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1 Chapelle Sainte-Foy-de-Jérualem XII siècle

                      Osez pousser sa porte, c'est déjà vouloir aller à la rencontre de Dieu et l'homme dans les sacrements et l'Eucharistie, mais c'est aussi s'aventurer dans une page d'histoire lointaine, de celle qui est l'unique vestige d'une commanderie templière qui s'élevait non loin de celle-ci.

                      Chapelle du XII siècle, elle garde avec elle les règles des bâtisseurs de l'époque, qui utilisaient un savoir unique, celui de  maitriser les énergies naturelles et celui du symbolisme. A l'extérieur de l'abside, un fragment de corniche, usé par le temps, mais combien de personnes étranges, combien d'animaux fantastiques et surtout que voulait nous livrer cet ensemble de modillons disparus à jamais qui était la représentation du livre de pierre!

Saint Patron: Sainte-Foy, le 6 ctobre

                        Pendant l'occupation romaine, les persécutions contre les chrétiens sont particuliérement importantes à la fin du 3 ème siècles. A Agen, c'est à cette période que naît Foy (fides) qui appartenait à une très riche famille gallo-romaine. Elle avait été instruite des vérités de le foi par sa nourrice qui lui inspire l'amour de Jésus Christ. Elle reçoit la baptême puis mêne une vie exemplaire aidant les plus pauvres. La légende veut que ce soit son père qui la dénonça à Dacien, proconsul romain, qui la fit paraître à son tribunal puis décapiter à l'âge de 13 ans.

                        Le corps de Sainte-Foy, fut enseveli à Agen dans la petite église du Martou, puis au XI siècle ses reliques furent transférées à Conques où les miracles se multiplièrent. Agen conserve une partie des ossements de la sainte, toujours vénérée par les fidéles. 

Implantation de la chapelle Sainte Foy-de-Jérusalem selon la liturgie du XI siècle

 

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                                                                2 Plan Sainte Foy-de-Jérusalem

La figure 2: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champs magnétiques) en voici la légende:

  • Bleu veine d'eau  
  • Rouge cheminée cosmo-tellurique
  • Vert réseau Hartmann
  • Maron réseau Curry
  • Jaune réseau sacré
  • Noir cavité

 

 

Plan cadastre Saint Foy de Jérusalem

3 Plan cadastral napoléonien

                       Les actes les plus anciens concernant la commanderie de Sainte-Foy-de-Jérusalem datent de 1313. Or, le transfert des biens des Templiers aux Hospitaliers ne s'est effectué qu'en 1318 et il paraît donc certain qu'elle avait toujours appartenue à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Plusieurs religieux et bon nombre de laïcs  y vivaient. Cette commanderie avait de nombreuses possessions qui s'étendaient sur plusieurs paroisses, Sainte foy, Artigues, Cambes, Sainte-Gemme.

                       Le château-fort eu un rôle important pendant les guerres contre les Anglais qui s'y réfugièrent en 1317 et y installèrent une garnison. Peu éloigné de celui de Bajamont, passé dans le camp des Anglais, ils formaient une protection aux approches de la ville d'Agen. Mais en 1327, les Anglais ne conservèrent avec peine que quelques commanderies, dont celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem et le précepteur de Sauvagnas obtint du lieutenant du roi de France en Gascogne de reprendre la place des mains des ennemis. Le commandeur de Sauvagnas, autorisa alors les chevaliers de Saint-Jean à reprendre possession de Sainte-Foy, à la fortifier et à la peupler de nouveau, à condition de rester désormais sous l'autorité du roi de France. C'est en 1347 que le sénéchal d'Agen s'empara du château de Sainte-Foy et c'est vers cette date que la maison des Hospitaliers fut détruite. 

                       Comme les grandes commanderies, celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem était prospère. En 1529, on y dénombrait au moins cinquante quatre familles de tenanciers sur son territoire, dont dix neuf à Sainte-Foy; vingt et un à Saint-Arnaud et sept à Serres. Outre les cultures habituelles de plaine, les côteaux environnants de Sainte-Foy-de-Jérusalem étaient plantés de vigne qui demandait une nombreuse main d'oeuvre. Elle était si réputée que le commandeur du Temple-de-Breuil fit venir des plants de Bajamont  et de Sainte-Gemme pour ses terres. (sources: Burias Jean, Sieuzac Monique)

 

 

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Nota  Bene : Pourquoi des sépultures datées de 1965 à 1968 dans ce petit cimetière ?

      Ce sont des sépultures de patients du centre hospitalier de La Candélie ouvert en 1965 situé sur la commune de Pont du Casse. Cet établissement de soins était dénommé à son ouverture "Centre psychothérapique de La Candélie". "La Candélie" est le nom du lieu-dit et de la propriété - il existe toujours le château dans l'enceinte de l'établissement - sur cette commune de Pont du Casse). Les patients venaient de l'établissement annexe de l'hôpital St Jacques d'Agen, dénommé "Pulet" (aujourd'hui "EHPAD de Pompeyrie (dépendant du centre hospitalier d'Agen avec ses 3 sites "Monbran, Pompeyrie et St Esprit). Les patients décédés n'ayant pas de famille ou "délaissés" par leur famille devait être inhumés dans le cimetière de la commune (obligation prévue par la réglementation), ce fut dans un premier temps ce petit cimetière de "Ste Foi de Jérusalem". Ce cimetière saturé, les inhumations se font, aujourd'hui de façon exceptionnelle dans le cimetière situé près de l'église de "Merrens" (près du bourg de Pont du Casse). Le nombre de lits en 1965 était de 840 intra muros, aujourd'hui, en fonction de la prévention, de l'évolution des prises en charge, de la diversité des structures réparties dans tout le département, le nombre de lits intra muros n'est que de 200 environ. Par ailleurs le centre hospitalier de La Candélie, comme tout centre hospitalier, prend en charge les patients pour des hospitalisations intra muros de courte durée. Les familles sont partie prenante dans les soins. La plupart des patients du centre hospitalier de La Candélie sont traités en Hospitalisation Libre (HL). ( Informations données par Mr Lalaurie Michel )