Saint Patron: St Martin, évêque de Tours, fêté le 11 Novembre. L'image de charité de Saint Martin devient le symbole de l'imitation du Christ. 

                           Nous voici sur le seuil, celui qui rassemble les hommes pour toujours. De par sa pérennité, la pierre est l'élément majeur qui allie le livre de pierre au monde animal et végétal pour participer à la gloire des Cieux. Petit chef d'oeuvre de l'art roman, enrichit d'images bibliques où sur la gauche est enseigné le bien, et sur la droite le mal, nous allons donc essayer de déchiffrer le message que le constructeur de l'époque a voulu nous laisser. 

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Descriptif scène de l'agneau: L'agneau, emblème du Christ portant une croix sur son dos. Il semblerait qu'il ait la bouche entre ouverte: C'est l'appel aux âmes, l'appel échappé des lèvres du Sauveur que répètent les Évangiles.

                                                   Deux oiseaux, deux colombes une à gauche, une à droite de l'agneau, regardant derrière elles, libre choix d'écouter la parole du Christ, si elles le souhaitent, <<qu'elles prennent ma croix et me suivent>>. La colombe, est plus qu'un oiseau, un esprit, un souffle, une lumière,mais aussi un médiateur entre le monde d'en bas tellurique et le monde d'en haut cosmique.

  

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                                  Chapiteau Saint Martin                   Chapiteau faute originelle

Chapiteau Saint Martin: Il est la représentation de Saint Martin qui voyant un mendiant nu alors qu'il était soldat romain, partagea en deux son manteau et lui en donna la moitié. L'image de charité de Saint Martin devint le symbole de l'imitation du Christ. 

Chapiteau La faute originelle: Ce chapiteau se trouve souvent placé du côté droit, du coté solaire de l'église. Il représente dans le nouveau testament Eve donnant à Adam la pomme, fruit défendu, la végétation est luxuriante, c'est le jardin d'Eden. Il nous signifie que nous sommes des pêcheurs que nous devons nous laver du péché originel. Entrer dans cette chapelle pour nous purifier

                                 

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L'Aigle : Aigle reposant sur le sol, les ailes à demi-déployées, prêt à l'envol  . Juste au dessus de son corps se  trouve une lignée de volutes comme pour séparer la terre et le ciel et montrer la difficulté de prendre son l'envol, de s'élever. Il est face au soleil, il devient alors la représentation solaire comme pour nous montrer le chemin.  

Implantation de la chapelle de Cadillac selon la liturgie du 12 ème siècle

 

Plan chapelle Cadillac Roumagne 2

Extraits des notes historiques du chanoine Durangues (1860-1948)

Saint Patron: Cadillac est sous le patronage de Saint Martin, évêque de Tours (11 novembre). Cette paroisse honorait comme patron secondaire Saint Clair (1er juin) aux XVII et XVIII ème siècle.

Église: On trouve dans les mémoires de Nicolas de Villars aux dates de 1603 et de 1607: Église toute couverte, clocher sans cloche. Aucun autel en pied, tous trois rompus, sans fonts, quelques ornements, mais point de chasuble en 1607 ni autel, ni chrèmière. Le recteur ne réside pas. Il y a un vicaire ignorantissime, fait prêtre à 20 ans par M. de Périgueux, interdit et renvoyé. Le verbal de Mascaron 1680 fournit ce détail: L'église située dans la plaine a 12 cannes de long, 8 de larges et 6 de haut, le sanctuaire est lambrissé. On lit dans celui de monsieur de Chabannes 1732: Église petite, le sanctuaire et la nef lambrissés. Cette petite église a été restaurée en 1888. 

Temporel: Il n'y avait pas de fondation de charité. Les pauvres étaient presque tous à la charge du curé et cette charge était souvent fort lourde. Dans un rapport en date de 1775 le curé Rustant observe que depuis plusieurs années à l'exception de celle de 1773, il y a eu très peu de blé dans la paroisse et que l'année 1774 a été une des plus disetteuse qu'il ait vues puisqu'il n'y a pas eu la moitié des grains de toutes espèces qu'il y avait les années précédentes et qu'il y a très peu eu de personnes dans sa paroisse qui soient en état de soulager les pauvres.

                  Ils s'attendent à gémir cruellement et la plupart dans leurs maisons, ayant honte de mendier si une maison bienfaisante ne charite ces gens infortunés déjà réduit à une extrême indigence. La misère devait être bien plus grande encore quelques années plus tard après le terrible orage du 18 août 1789 dont nous empruntons le récit aux registres paroissiaux de Roumagne..............................Le 18 août 1789  tout a été perdu sans ressources, ce jour qu'on n'oubliera de longtemps dans ce pays, a consommé la ruine des habitants. Le bruit affreux des éclats et la vivacité des éclairs qui se succèdent  sans interruption, semblaient annoncer aux habitants effrayés les malheurs dont ils étaient menacés. Il tomba une grêle si forte qu'elle détruisit absolument tout ce qui s'y trouva exposé. Les maisons furent découvertes, les tuiles mises en pièces, de même que les lattes ou planches minces qui soutiennent les tuiles sur les charpentes. Les maisons furent inondées, les meubles et les denrées qu'elles enfermaient furent mouillés comme s'ils avaient été dehors. Les habitants ne savaient où se mettre à découvert et ne trouvaient après l'orage ni linge, ni habits secs pour changer.

                 La grêle qui fit ce dégât horrible était d'une grosseur énorme. On en vit plus gros que la tête d'un enfant. On en pesa le lendemain qui se trouvèrent du poids de cinq livres et demi...........etc