18-05-15

Corde à treizes noeuds

                     Au Moyen Âge l'architecture d'un édifice religieux ne pouvait être appréhendée que par l'esprit qui fait naître la forme, cette maîtrise de l'art aux proportions harmonieuses reposait sur des notions simples, des figures géométriques. On se servait de mesures établies en rapport avec le corps humain, la ligne, le pouce, la paume, la palme, l'empan, le pied, la coudée ainsi que la toise. La coudée (du latin, cubitus), respectant les proportions et l'harmonie des futurs tracés, le maître d'oeuvre, utilisait la corde à treize noeuds afin d'effectuer les différents traçages pour élaborer les  principes géométriques.

Triangle rectangle

                Corde de chanvre, réalisée sur les proportions de la coudée humaine, basée sur la mesure du coude jusqu'à l'extrémité des doigts de la main. Elle est d'une longueur de douze coudées , donc de douze intervalles identiques marqués par treize noeuds. On peut d'ailleurs comprendre l'origine du verbe multiplier en rapport avec celle-ci quand on le décompose: Multi, plusieurs et plier qui est l'action de donner une forme, mais encore, ne faut-il pas faire le lien avec les douze lunaisons représentions des douze intervalles et celui des treize noeuds pour rappeler les années à treize lunes......! Si la maîtrise de cet art passait par la relation à l'autorité sacerdotale n'oublions pas que chaque forme crée était conduite par l'élan spirituel qui dominait ces outils restreint, règle, pige, compas....etc, et surtout ne pas oublier que l'erreur était la part de dieu disait-on !    

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14-05-15

Gnomon

Gnomon

                 Plusieurs milliers d'années avant notre ère l'homme avait compris le rythme solaire, celui des saisons, des années, ainsi que l'alternance des jours et des nuits. Les premières orientations des constructions architecturales aussi simples qu'elles soient, menhirs, dolmens, chapelles, églises reposent sur les mêmes considérations, l'ombre du soleil ou de la lune à un instant donné du lieu.   C'est ainsi, que de tous temps, l'homme a toujours voulu mesurer le temps, la mort est associée aux ténèbres et la vie à la lumière.

                 Gnomon               

                          Le gnomon est l'un des premiers instruments scientifiques de l'histoire de l'humanité qui cumule les fonctions, celui du temps, mais aussi qui a la faculté de déterminer les grandes périodes de l'année solaire. Il suffit de mesurer au cours de l'année la longueur de l'ombre lorsque le soleil est au méridien.

  • Quand l'ombre est minimale, c'est le solstice d'été
  • Quand l'ombre est maximale, c'est le solstice d'hivers

Lever solaire 0

           Les constructions des édifices sacrés se faisaient selon les principes d'orientations.En fonction de la position du soleil, heure après heure, jour après jour, saison après saison, l'ombre portée par le bâton varie en intensité et en longueur en fonction du soleil.

  • Ils plantaient un mât, qui symbolisait l'axe vertical
  • A partir du bâton qui était le centre ils traçaient un cercle
  • Au lever et au coucher du soleil, le mât projette une ombre qui coupe le cercle en deux points. Ces deux points déterminent un axe orienté Est/Ouest 
  • Lorsque le soleil est à son zénith, l'ombre du mât dessine un deuxième axe sur le sol, orienté Nord/Sud 

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31-08-14

La croix du bûcheron

            L'arbre, symbole de force, de pouvoir, de sagesse, il y a des arbres, qui de par leur forme, leur port, leur qualité, leur défaut, leur blessure laissent apparaître, comme tout être, une conscience, une histoire. A chacun sa vie, il sera lui-même tributaire de ses rencontres, il aura ses propres rythmes, ses propres mouvements. Il peut avoir une croissance lente ou rapide, il peut avoir subi les rigueurs climatiques, chaud ou froid, avoir un tronc droit ou tordu, dur ou tendre, il restera celui dont le bûcheron devra déchiffrer son histoire, entre subtilité, conscience et savoir.

            Si au Moyen Âge, on mesurait la surface d'un bois de chênes en fonction du nombre de porcs qu'elle pouvait nourrir " la glandée", pour les dates d'abattages d'arbres ils utilisaient les sagesses populaires, les on dit, les croyances, les fêtes religieuses, qui étaient des repères temporels en fonction des cycles lunaires, le chêne pour noël, le bouleau entre deux.....etc. Le bois était luné en période de lune descendante, de plus on lui attribuait un sens noble ayant un rapport avec la matière bois, solidité, puissance et longévité. Pour l'abattage des arbres, pour en prendre les mesures ils utilisaient la croix de bûcheron.   

            Conception d'une croix de bûcheron:

                                                                 croix de bûcheron 3

 

            Estimation d'une hauteur d'arbre à l'aide de la croix de bûcheron:

  • Se placer face à l' arbre à estimer, à une distance approximative de sa hauteur.
  • Faire coïncider sur une même ligne, le pied de l'arbre avec le bas du bâton et l'oeil
  • Faire coïncider sur une même ligne, le haut de l'arbre avec le haut du bâton et l'oeil
  • Lorsque les deux extrémités de l'arbre correspondent bien aux extrémités du bâton, mesurer la distance entre vous et l'arbre. Soit BC sur le schéma

                                                                  Croix du bûcheron arbre 2

 Conclusion:

  • La hauteur de l'arbre AB est égale à la distance BC

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La coudée, la canne......etc, unités de mesures des constructeurs

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           Les hommes ont d'abord mesuré avec leur corps. Toutes les civilisations ont utilisé des unités en rapport avec la morphologie humaine. Jusqu'au XVIII ème siècle il existait en France aucun système de mesure unifié.  Au Moyen Âge, les maîtres constructeurs utilisaient une canne pour mesurer les longueurs. Les unités de mesures pour les longueurs étaient choisies en relation avec les dimensions du corps humain, la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.

           La ligne: La plus petite unité utilisé par les compagnons bâtisseurs était la ligne. Une ligne correspondait sensiblement au diamètre d'un grain d'orge, soit environ 2.25 millimètres. En multipliant la ligne par 555, les constructeurs obtenaient une unité appelée l'emjambée, d'une longueur de 125 centimètres. Cette longueur était ensuite divisée en 5 unités différentes, reliées entre elles par la valeur du nombre d'or 1.618 ce qui permettait de retrouver les valeurs.

          La canne ou la pige: des maîtres d'oeuvre, fut l'instrument de mesure privilégié des bâtisseur d'églises. Cet outil associé à la règle et au compas, permettait d'obtenir pratiquement toutes les tracés géométriques et harmonique. La canne des bâtisseurs équivaut à 555 lignes et une ligne vaut en moyenne 2.25 millimètres ou en ajoutant la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée équivaut à environ 1.25m selon les régions. Ces mesures ont un facteur commun, la ligne.

  • 1 paume     =  34 lignes
  • 1 palme      =  55 lignes
  • 1 empan     =  89 lignes
  • 1 pied         = 144 lignes
  • 1 coudée    = 233 lignes

          Le pied: Le pied servit longtemps de base pour déterminer d'autres mesures de longueurs. Le pied utilisé par les bâtisseurs équivalaient à 32 cm environ. Cette valeur correspond à la longueur de l'empan 20 cm, multiplié par le nombre d'or 20x1.618 = 32.36

Main titrée

         Cette suite de mesure s'appelle la Quine et fonctionne ainsi, chaque mesure est la somme des deux précédentes:

  • 1 paume    +     1 palme      =      1 empan
  • 1 palme     +     1 empan     =      1 pied     
  • 1 empan    +     1 pied         =      1 coudée 

          En utilisant la coudée du lieu à la place du mètre pour construire un édifice, on crée une dynamique et une harmonie entre l'énergie propre  au lieu (en lien avec la latitude autrement dit la course du soleil) et celle de l'homme par l'intermédiare du bâti qui devient un interface énergétique.

Citation: Le Corbusier 

          Le malheur du présent, c'est que les mesures sont partout tombées dans l'arbitraire et dans l'abstraction, elle devrait être chair, c'est une expression palpitante de notre univers à nous, l'univers des hommes qui est le seul concevable dans notre entendement.

           

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