10-05-12

Glossaire

GLOSSAIRE

 

Antienne: Du grec antiphone. Versets chantés avant et après un psaume.

Aulne: Arbre de l'hémisphère Nord poussant sur les sols humides. Dont l'espèce  la plus courante est le vergne ou verne. Arbre sacré 

Bénédiction: Consacrer, mis au service de dieu.

Bréviaire: Ensemble de prières à lire chaque jour par les pr^tres et les moines catholique.

Canon: Décret, régle concernant la foi ou la discipline religieuse. Ensemble de texte de la bible tenus pour être d'inspiration divine et officiellement reconnus.  

Canoniste: Théologien spécialiste du droit canon.

Catéchumène: Personne que l'on instruit our la disposer à recevoir la baptême.

Cénacle: (coenaculum) Les premières assemblées chrétiennes se tenaient dans des maisons particulières dans la partie supérieure à laquelle on donnait le nom de cénacle.

Chambre de sacrememt: (cubicula sacramenforum) Chambre de sacrement qui était utilisée au début du Christianisme que l'on a retrouvé dans les cimetières afin qu'ils puissent célébrer la messe.

Chrême: Huile bénite mêlée de baume, utilisée pour la consécration et l'administration de certains sacrements.

Consécration: Cérémonie dédiée à Dieu.

Dédicace: Inauguration, action de placer une église, une chapelle sous l'évocation d'un saint. Inscription qui rapelle cette consécration.

Diacre: Clerc, qui a reçu l'ordre immédiatement inférieur à la prêtrise.

Eau Lustrale: Eau relative à la purification. Eau spéciale dans laquelle entrent les éléments suivants: Le sel (symbole de la doctrine incorruptible), des cendres (symbole de la Pénitence) et le vin (symbole de la divinité du sauveur).

Encens: Gomme résineuse aromatique, tirée d'une plante d'Arabie et d'Ethiopie.

Exorcisme: Pratique religieuse comportant cartaines formules, certaines prières destinées à chasser le démon dun endroit qu'il occupe. D'un corps, d'un objet ou d'un lieu.

Laudes: Prières liturgiques à l'aurore

Litanie: Suite de courtes invocations, que les fidéles récitent ou chantent en l'honneur d'un Dieu, de la vierge ou d'un saint.

Liturgie: Ensembles de rites et des cérémonies mis en oeuvre au cours d'une célébration religieuse rendu par le peuple à Dieu.

Liturgiste: Personnes tels qu'évêque, prêtre, diacre, pasteur qui harmonisent l'action liturgique avec l'aide du cérémonial du gest prévu et de la parole.

Onction: Application d'huile sainte sur une personne pour la consacrer à Dieu, lui conférer la grâce de lutter contre le mal et la maladie.

Oraison: Courtes prières liturgiques récitées par l'officiant.

Paganisme: Nom donné par les chrétiens des premiers siècles au polythéisme auquel les populations paysannes de l'empire romain restèrent longtemps fidèles.

Païen: Adepte des cultes polythéistes. Qui admet l'existante de plusieurs dieux.

Persécution: Ensemble de mesure violente, cruelle et arbitraire prisent à l'égard de la communauté chrétienne.

Pontifie: Titre donné aux évêques, en particulier au Pape, évêque de Rome appelé souverain pontife.

Pontificat: Se rapporte aux fonctions des pontifes ou des papes ou des évêques.

Psaume: Du grec psalmos, action de faire. Chant liturgiques de la religions d'Israël (attribué au roi David) passé dans le culte chrétien d'une suite variable de versets.

 

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27-04-12

Dédicace

La dédicace des l'églises

La dédicace des églises écrit par Jules Baudot bénédictin de Farnborough 1909

Historique

           Le mot dédicace n'eut tout d'abord, dans le langage ecclésiatique, la signification que nous lui donnons aujourd'hui, parce que le rite désigné actuellement sous ce mot se forma peu à peu. Primitivement , dans l'antiquité liturgie romaine, il semble bien que toute la cérémonie consistait dans la consécration d'un autel dressé sur le tombeau d'un martyr et dans la célébration solennelle de la messe sur cet autel. L'événement attirait souvent un concours considérable de fidèles, on faisait suivre la cérémonie d'un repas et sous prétexte d'honorer la mémoire des martyrs, on tomba dans les excès et désordre des païens qui avaient leurs anniversaires marqués par les sacrifices. Il fallut réprimer ces abus de dédicaces.

           En Gaulle et ailleurs, il y eu bientôt un rite spécial, occasionné par la transformation de temples païens en églises cathholiques, on procédait d'abord à des purifications préalable. Bientôt le même rite de purification s'étendit aux nouvelles églises et on y joignait des onctions (application d'huile sainte pour la consacrer à Dieu) tant pour l'édifice tout entier que pour l'autel. C'est le rite de la consécration ou dédicace des églises. Plus tard fut institué une cérémonie plus simple pour les oratoires ou même pour les grandes églises dont on ne pouvait pas faire immédiatement la consécration.    

           La consécration ou dédicace des églises peut se définir comme une action sainte ou plustôt un ensemble d'actions saintes et solennelles, déterminées par l'Eglise et dont l'effet est de rendre un édifice, sacré de profane qu'il était, dédié pour toujours à Dieu et son culte, par un ministre légitime, afin que dans l'édifice on puisse accomplir les fonctions divines ecclésiastiques. 

Dédicace église 

  

    Il y a dans une église deux choses que l'on doit consacrer:

    Le Temple 

  •     L'autel

 

 

 Les règles canoniques et liturgies du rite de la dédicace et son symbolisme.

              Quelles que soient les difficultés que l'on éprouve à découvrir l'origine des cérémonies et rite de la consécration des églises, on doit tenir à la correction du Pontifical romain faite en 1596 par les soins du pape Clément VIII, défense étant insérée dans la bulle de publication de rien ajouter, changer ou retrancher à ce qui est prescrit pour l'accomplissement des cérémonies pontificales.

 Préparatifs: Il est permis d'accomplir la dédicace des églises n'importe quel jour de la semaine ou le dimanche.Si une coutume existe déjà il faut la respecter.

Obliguation de jeûner la veille de la cérémonie: Elle existe pour l'êveque consécrateur et pour ceux qui ont sollicité la faveur d'avoir une église consacrée.

Préparation des saints religieux: La consécration d'une église ne peut se faire licitement sans la consécration d'un autel fixe.La table de cet autel doit être de pierre et d'un seul morceau. On y fait graver cinq croix, une au milieu et une à chacun des quatres coins. En avant de la croix du milieu on fait pratiquer une cavité assez grande pour renfermer les saintes reliques. On prépare une pierre qui devra fermer l'entrée de cette cavité. Cette pierre sera scellée au cours de la cérémonie après qu'on aura déposé les saintes reliques dans le sépulcre (tombeau). Pour la quantité des reliques, il faut que ce soient des reliques de saints, et non simplement de bienheureux, de plusieurs saints et non simplement d'un seul. La veille du jour ou doit se faire la concécration de l'église, le Pontife (titre donné aux évêques) s'étant procuré de ces reliques, les enfermera dans une boite convenable avec trois grain d'encens (résine aromatique, tirée principe d'une plante d'Arabie et d'Ethiopie). Il y joindra une attestation par écrit de l'acte de consécration qui va s'accomplir, et scellera le tout de son sceau. Puis il exposera les reliques dans un endroit distinct de l'église dont il doit faire la consécration sur une table convenablement ornée, avec deux flambeaux allumés. Les reliques demeurent ainsi exposées toute la nuit.Dédicace autelVigiles : Le Pontifical romain dit que devant les reliques exposées, on chantera les nocturnes (qui a lieu pendant la nuit) et laudes (prières liturgiques à l'aurore) des saints dont on a les reliques.  

Ministre consécrateur: Le ministre ordinaire de la consécration des églises est l'évêque. Le droit canon qui en décide ainsi, s'appuie sur la pratique universelle de l'Eglise.L'évêque ne peut se faire suppléer dans cet office par un simple prêtre. Le droit de consacrer les églises appartient à l'évêque du lieu pour toute l'étendue de son diocèse. Dans des temps anciens, les évêques se réunissaient nombreux à l'occasion de la consécration des églises, et plusieurs se partageaient souvent les parties de la cérémonie.

Essence de la consécration: L'essence de la consécration de l'église doit être placée dans l'onction (appliquation d'huile sainte pour la consacrer à Dieu), avec le saint chrême (Huile bénite mêlé de baume, utilisée pour les consécrations), des douzes croix qui sont sur les mures et dans les paroles que le pontifie prononce au moment de l'onction. 

Les conséquences de la consécration: Pour tous ceux qui sont attachés à l'église consacrée, il y a obliguation de célébrer cette dédicace, plutôt en vertu d'une coutume que d'une loi écrite. Dès le fin du IV eme siècle, la pèlerine Ethérie nous atteste l'existance de cette pratique à Jérusalem. Chaque années, au jour anniversaire de la consécration, à moins que l'Evêque n'ait fixé, une fois pour toutes, un autre jour, le clergé de l'église consacré récite l'office et célèbre la messe du commun de la dédicace en tenant compte des rubriques générales.  

 I Le rite actuel de la dédicace au point de vue liturgique

 
Préludes:
                1  Au préalable, le pontife vient faire l'inspection de l'église à consacrer pour s'assurer par lui-même que tout est prêt. Il fait allumer les douzes cierges qui surmontent les douzes croix autour des murs, sort de l'édifice, en fait sortir tous ceux qui s'y trouveraient, laissant uniquement à l'intérieur un diacre (serviteur) qui en fera la garde, puis les portes se ferment. Devant les reliques exposées, l'Evêque assisté du clergé, récite les prières préparatoires. Elles se composent aujourd'hui des septs Psaumes (champ liturgique) de la Pénitence, de l'invocation à la sainte Trinité, et de la premiere des Litanies des saints.
                  Après les septs Psaumes de la pénitence, l'Evêque se revêt de l'amict, de l'aube, du cordon, de l'étole et de la chape blanche, puis se rend avec le clergé à la porte extérieure de l'église, non content de s'être reconnu comme pécheur, il proclame ici son impuissance, fait invoquer par le choeur l'assistance des trois personnes divines, demande leur intervention pour l'accomplissement de l'oeuvre, et comme effrayé de l'entreprise, il se prosterne de nouveau pendant qu'on invoque tous les saints du ciel.
                2  Alors, par des exorcismes et bénédictions, il prépare l'eau qui doit servir à l'aspertion extérieure. Les trois aspersions qui se succèdent ont pour objet de ravir l'influence du démon l'édifice avec le terrain sur lequel il est bâti, d'assujettir  cet édifice pleinement à Dieu qui a présidé à la construction, en a uni toutes les parties et daigne le visiter en la personne de son ministre.
                    C'est la pensée qu'expriment les oraisons récitées après chaque aspersion. On remarquera ainsi que l'Evêque faisant cette aspertion ne cesse de répéter " Iin nomine Patris" c'est au nom de la sainte Trinité qu'il prétend agir. A ce titre aussi, il demande par trois fois qu' on lui ouvre les portes. Ainsi la cérémonie nous fait entendre la difficulté d'arracher au démon les éléments matériels depuis qu'il est devenu le maître par le péché de l'homme.Parvenu à se faire ouvrir les portes, l'Evêque prend possession de l'édifice, en marquant le seuil du signe de la croix, annonce la paix au nom du Sauveur Jésus qui choisit ici sa demeure.
                3 L'hymne Veni Creator appelle la bénédiction de Dieu sur cette prise de possession, c'est aussi pour celà qu'on répéte les Litanies des Saints avec les solennelles invocatrions, que l'Evêque après deux oraisons et pendant le chant du Benedictus grave sur le pavet les deux alphabets grec et latin.
 
Dédicace croix
 
II Lustration de l'autel et de l'Eglise
 
                  Tout ce qui a été fait jusqu'ici n'est qu'un préambule de la cérémonie, c'est la prise de possession de l'édifice au nom de Dieu. Maintenant commence l'oeuvre de la purification pour laquelle l'Evêque implore le secours d'En-Haut, par une invocation trois fois répétée.
              
                    1 Préparation de l'eau lustrale. Eau bénéite pour la purification extérieure ne suffit plus. Il faut une eau spéciale dans lequelle entrent les éléments du sel (symbole de la doctrine incorruptible), des cendres (symbole de la pénitence) et du vin (symbole de la divinité du Sauveur).Les rituels de date postérieure ont appelé cette eau, eau grégorienne. Pour sa bénédiction, le Pontifical romain contient de nouvelles formules, l'exorcisme et la bénédiction. de l'eau disent la vertu de l'eau pénétrée d'une efficacité divine par le baptême du Sauveur. Après que le pontifie a marqué de la croix la porte intérieure de l'église, il est question de l'ange gardien des sanctuaires où Dieu veut habiter.
            
                     2 Lustration de l'autel. Elle commence par la récitation de l'ancienne Introibo et du psaume Judicame, que le prètre dit au début de chaque messe avant de monter à l'autel.L'Evêque monte ensuite à l'autel pour y marquer de l'eau lustrale les croix gravées sur la table, la croix du milieu rappelle plus spécialement la passion de Jésus, les quatre autres aux quatres coins symbolisent l'efficacité universelle de son sacrifice. En y traçant une croix, le pontife prononce une parole de sanctification qui reviendra souvent sur les lèvres au cours de la cérémonie. Il conclut ce premier acte par une oraison qui rapelle l'acte de Jacob dressant un autel au Seigneur après la vision dont il fut favorisé. Pendant les septs tours qu'il fait pour l'aspersion de l'autel, le choeur chante l'antienne Asperges me et le psaume Miserere. Ces actes d'aspersion nous disent l'ardeur infatiguable que les Apôtres doivent apporter à la santification des âmes purifiées par leur ministre.
           
                   3 Lustration de l'église. Trois tours intérieurs sont accomplis pour l'aspersion des murs pendant que le choeur chante des antiennes psaumes. C'est en effet la purification extérieure ne suffit pas. Celle du dedans prépare la maison de Dieu où ses serviteurs goûteront la joie, contre lequelle les ennemis du Seigneur seront impuissants, à l'ombre de laquelle on trouvera toujours la puissante protection du Très-Haut. Puis le pavé est aspergé et comme lavé à fond pendant que le choeur chante les heureux effets de cet acte.
            
                   4 Préface consécratoire ou prière eucharistique. L'acte de lustration se termine par deux oraisons, dont la seconde tirée en partie du deuxième livre des Paralipomènes, servait autrefois de consécration. Elle est suivie aujourd'hui d'une autre formule consécratoire dont l'objet est de nous inspirer la plus grande vénération pour nos églises. C'est là, y est il dit, que les prêtres offrent le saint Sacrifice, que les fidéles viennent payer à Dieu le tribut de leurs péchés, relevés, guéris, comblés de toutes les grâces du ciel. Alors se prépare le ciment avec l'eau lustrale et le reste de cette eau est répendu à la base de l'autel.
 
III Translation solennelle des reliques
 
Relique
 
                       Le trône  étant préparé, le moment est venu d'aller chercher les maîtres ou plutôt Notre-Seigneur lui-même qui ne se sépare point de ses serviteurs, les saints martyrs. 
 
                   1 Point de départ et la procession jusqu'à l'entrée de l'église: Après une demande de purification du coeur qu'on retrouve sur les lèvres du prêtre a saint sacrifice de la messe, l'Evêque fait fumer l'encens devant les saintes reliques, des prêtres chargent sur leurs épaules le précieux fardeau et l'on se met en marche en chantant des antiennes ou des répons qui sont une invitation enthousiaste et pressante adressée à la personne même des saints. Puis retentit le psaume 94 qui est comme une prococation à la louange et, au milieu de ces acclamations, on entend une prière qui semble rappeler les guérisons opérées par le contact des saintes reliques. Le cortège arrive ainsi à l'entrée de l'église. 
 
                   2 Allocution du Pontife: Le peuple fidèle va être admis à rentrer dans l'édifice à la suite des saintes reliques. Les églises, y est-il dit sont vénérables, parce que les Hébreux ont eu leur sanctuaire en grande vénération, que les empereurs romains convertis au christianisme ont traduit leur respect pour les édifices sacrés par toutes sortes d'immunités et de privilèges. Le pontif fait lire par l'archidiacre deux décrets. Le premier contre les usurpateurs des biens de l'église, le second prescrivant le paiement des dîmes. La même préocupation lui fait interpeller le constructeur ou fondateur de l'édifice.A lui et à ses héritiers sera accordée la première place dans les processions, mais on veut savoir quel dot il assure à cette fiancée du Sauveur qu'est l'édifice sacré.
 
                    4 Entrée dans l'Eglise: Alors reprennent les chants de triomphe en l'honneur des saintes reliques, mais avant d'aller plus loin l'Evêque marque d'une onction avec le saint chrême la porte extérieure pour qu'elle soit vraiment l'entrée du salut et de la paix.  

 
 
IV Consécration de l'autel et de l'église
 
                      Cette acte constitue comme le point central de toute la cérémonie. Il se décompose lui-même en reposition des reliques et onction de la table d'autel, onction des murs de l'église, prière eucharistique ou consécratoire.  
   
                    1 Reposition des reliques et onctions de la table d'autel: La cérémonie s'accomplissaient autrefois dans le mystère et comme dans l'ombre, un voile séparait le sanctuaire du reste de l'église, les fidéles n'entendaient que les chants et les prières sans apercevoir ce qui faisait à l'autel. Une ouverture a été pratiquée préalablement au milieu de l'autel. C'est là que doivent reposer les saintes reliques comme dans un tombeau. L'Evêque fait à l'intérieur, des onctions avec le saint chrème, il y place ensuite le sacré dépot et scelle lui même la pierre qui ferme l'entrée du sépulcre. Cette pierre devra désormais ne plus former qu'un seil tenant avec la table d'autel, l'enlever ou la briser serait faire perdre à l'autel sa consécration. Pendant toute cette opération , le choeur chante des antiennes, Après quoi le pontife récite une oraison qui résume les voeux et les intentions de tous. Il marque d'une nouvelle onction du saint chrême la partie extérieure du tombeau et encense l'autel. L'encensement doit alors se continuer sans interruption jusqu'à la fin de l'acte de concécration.
                        Par trois fois le pontife marque d'une onction les cinq croix incrustées sur la table d'autel, les deux prmieres fois avec l'huile des catéchumènes, la troisième avec le saint chrême. A chaque oraison il répète la même formule, pendant ce temps le choeur chante des antiennes et des psaumes. Le pontife s'interrompt pour entonner un répons, encenser l'autel et dire une oraison. Pendant une quatrième antienne et un quatrième psaume, il répand sur toute la table et mêle ensemble l'huile des catéchumènes et le saint chrême pour que la pierre en soit tout imprégnée et toute pénétrée. On chante alors une cinquième antienne et un cinquiéme psaume, puis l'Evêque en une dernière formule exprime le résultat des onctions réptées. Jusqu'à ce moment les psaumes sont chantés sans Gloria Patri à la fin, comme pour marquer le caractère de purification.
 
                    2 Onctions des murs de l'église: Sur les murs on été gravées ou peintes des croix qui doivent être pour les générations futures une marque et une attestation de l'acte de consécration. Sur chacune de ces croix brûlent les cierges allumès dès le commencement de la cérémonie. L'Evêque vient faire une onction avec le saint chrême en prononçant une formule (Sanctificetur et consecretur hoc templum) et immédiatement après chaque, il encense la croix. Pendant ce temps le choeur exécute des antiennes, un psaume et des répons auxquels se mêlent cette fois le Gloria Patri et allelluia.  
                       L'Evêque revient ensuite à l'autel où par une antienne et plusieurs oraisons, il prépare les fumigations d'encens qui vont embraser et embaumer l'autel tout entier. C'est comme une oblation d'holcauste sur laquelle on appelle les flammes de l'amour divin. La combustion terminée on nettoie la table d'autel, le pontife y fait descendre les bénédictions du ciel en prère. 
 
                    3 Préface consécratoire:  Elle exprime la reconnaissance pour le choix que Dieu a daigné faire de ce temple sacré, le voeu réalisé dans son enceinte sous le regard des anges ce qu'Abraham et Jacob se proposaient d'obtenir le premier, par l'immolation de son fils, le second par l'autel érigé à l'endroit de sa vision céleste.Le tout se termine par l'antienne Confirma  hoc, le psaume Exurgat Deus, un chant de triomphe après le combat. Et enfin une dernière onction sur la partie antérieure de l'autel, sur les jointures, et deux oraisons pour attirer les regards favorables du Seigneur.
 
 Le rite actuel de la dédicace au point de vue symbolique
 
                      La cérémonie décrite dans les pages précédentes devait plus que toute autre donner occasion à des leçons pratiques et à des interprétations mystiques,pour ce motif, dès les premiers temps, une consécration d'église était toujours accompagnée d'un discours destiné à en expliquer le sens. Il serait trop long d'analyser ici tous les sermons prononcés en pareille circonstance, depuis d'Eusèbe à la dédicace de l'église de Tyr, en passant par les explications des Pères grecs et latins pour arriver à celle des liturgistes du moyen âge.
 

 
                      Retenons deux points principaux qui sont:
  • La dédicace d'une église est comme un baptême de l'édifice sacré.
  • Elle représente l'union entre Dieu et son temple matériel. 

           L'enseignement de la foi est présenté à l'âme paîenne dont le ministre de Dieu tâche d'ouvrir l'intelligence en la marquant du signe de la croix, c'est la période du catéchuménat. Tout ceci est symbolisé dans la cérémonie de la dédicace par:

  • Les douzes cierges allumés le long des murs représentent les douzes apôtres.
  • L'alphabet tracé au sol en forme de croix contenant  l'alphabet grec et latin.  Ils contiennent tous les éléments par lesquels est exprimée la divine doctrine, rappellent la simplicité de la foi que Notre-Seigneur envoya annoncer aux sages et aux puissants du monde.
  • L'enseignement pénétre dans l'intelligence par la vertu de la croix à mesure que l'on s'éloigne le prince des ténébres. C'est ce que marquent les troix coups frappés à la porte de l'église, la croix tracée sur le seuil, les alphabets tracés sur la croix de cendre
  • Les exorcismes et les prières

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16-04-12

Guimauve

Guimauve

                    Son étymologie grecque "althaianô" qui signifie guérir annonce ses vertus médicinales, similaires à celles de la mauve. Dès l'Antiquité, elle était réputée pour chasser le venin. Autrefois, ses racines, une fois nettoyées, étaient utilisaient pour aider les bébés à faire leurs dents. 

Propriétés: Adoucissante, émolliente

Indications: Calme les ampoules, lutte contre les bronchites, facilite la digestion.

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Le Muguet

                                                                               

Le Muguet Nom populaire: Muguet de mai, Larmes de Notre-Dame, car il serait né des larmes versées par Marie au pied de la croix. 

 

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12-04-12

Chapelle Sainte Foy de Jérusalem Pont-du-Casse 47480

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1 Chapelle Sainte-Foy-de-Jérualem XII siècle

                      Osez pousser sa porte, c'est déjà vouloir aller à la rencontre de Dieu et l'homme dans les sacrements et l'Eucharistie, mais c'est aussi s'aventurer dans une page d'histoire lointaine, de celle qui est l'unique vestige d'une commanderie templière qui s'élevait non loin de celle-ci.

                      Chapelle du XII siècle, elle garde avec elle les règles des bâtisseurs de l'époque, qui utilisaient un savoir unique, celui de  maitriser les énergies naturelles et celui du symbolisme. A l'extérieur de l'abside, un fragment de corniche, usé par le temps, mais combien de personnes étranges, combien d'animaux fantastiques et surtout que voulait nous livrer cet ensemble de modillons disparus à jamais qui était la représentation du livre de pierre!

Saint Patron: Sainte-Foy, le 6 ctobre

                        Pendant l'occupation romaine, les persécutions contre les chrétiens sont particuliérement importantes à la fin du 3 ème siècles. A Agen, c'est à cette période que naît Foy (fides) qui appartenait à une très riche famille gallo-romaine. Elle avait été instruite des vérités de le foi par sa nourrice qui lui inspire l'amour de Jésus Christ. Elle reçoit la baptême puis mêne une vie exemplaire aidant les plus pauvres. La légende veut que ce soit son père qui la dénonça à Dacien, proconsul romain, qui la fit paraître à son tribunal puis décapiter à l'âge de 13 ans.

                        Le corps de Sainte-Foy, fut enseveli à Agen dans la petite église du Martou, puis au XI siècle ses reliques furent transférées à Conques où les miracles se multiplièrent. Agen conserve une partie des ossements de la sainte, toujours vénérée par les fidéles. 

Implantation de la chapelle Sainte Foy-de-Jérusalem selon la liturgie du XI siècle

 

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                                                                2 Plan Sainte Foy-de-Jérusalem

La figure 2: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champs magnétiques) en voici la légende:

  • Bleu veine d'eau  
  • Rouge cheminée cosmo-tellurique
  • Vert réseau Hartmann
  • Maron réseau Curry
  • Jaune réseau sacré
  • Noir cavité

 

 

Plan cadastre Saint Foy de Jérusalem

3 Plan cadastral napoléonien

                       Les actes les plus anciens concernant la commanderie de Sainte-Foy-de-Jérusalem datent de 1313. Or, le transfert des biens des Templiers aux Hospitaliers ne s'est effectué qu'en 1318 et il paraît donc certain qu'elle avait toujours appartenue à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Plusieurs religieux et bon nombre de laïcs  y vivaient. Cette commanderie avait de nombreuses possessions qui s'étendaient sur plusieurs paroisses, Sainte foy, Artigues, Cambes, Sainte-Gemme.

                       Le château-fort eu un rôle important pendant les guerres contre les Anglais qui s'y réfugièrent en 1317 et y installèrent une garnison. Peu éloigné de celui de Bajamont, passé dans le camp des Anglais, ils formaient une protection aux approches de la ville d'Agen. Mais en 1327, les Anglais ne conservèrent avec peine que quelques commanderies, dont celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem et le précepteur de Sauvagnas obtint du lieutenant du roi de France en Gascogne de reprendre la place des mains des ennemis. Le commandeur de Sauvagnas, autorisa alors les chevaliers de Saint-Jean à reprendre possession de Sainte-Foy, à la fortifier et à la peupler de nouveau, à condition de rester désormais sous l'autorité du roi de France. C'est en 1347 que le sénéchal d'Agen s'empara du château de Sainte-Foy et c'est vers cette date que la maison des Hospitaliers fut détruite. 

                       Comme les grandes commanderies, celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem était prospère. En 1529, on y dénombrait au moins cinquante quatre familles de tenanciers sur son territoire, dont dix neuf à Sainte-Foy; vingt et un à Saint-Arnaud et sept à Serres. Outre les cultures habituelles de plaine, les côteaux environnants de Sainte-Foy-de-Jérusalem étaient plantés de vigne qui demandait une nombreuse main d'oeuvre. Elle était si réputée que le commandeur du Temple-de-Breuil fit venir des plants de Bajamont  et de Sainte-Gemme pour ses terres. (sources: Burias Jean, Sieuzac Monique)

 

 

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Nota  Bene : Pourquoi des sépultures datées de 1965 à 1968 dans ce petit cimetière ?

      Ce sont des sépultures de patients du centre hospitalier de La Candélie ouvert en 1965 situé sur la commune de Pont du Casse. Cet établissement de soins était dénommé à son ouverture "Centre psychothérapique de La Candélie". "La Candélie" est le nom du lieu-dit et de la propriété - il existe toujours le château dans l'enceinte de l'établissement - sur cette commune de Pont du Casse). Les patients venaient de l'établissement annexe de l'hôpital St Jacques d'Agen, dénommé "Pulet" (aujourd'hui "EHPAD de Pompeyrie (dépendant du centre hospitalier d'Agen avec ses 3 sites "Monbran, Pompeyrie et St Esprit). Les patients décédés n'ayant pas de famille ou "délaissés" par leur famille devait être inhumés dans le cimetière de la commune (obligation prévue par la réglementation), ce fut dans un premier temps ce petit cimetière de "Ste Foi de Jérusalem". Ce cimetière saturé, les inhumations se font, aujourd'hui de façon exceptionnelle dans le cimetière situé près de l'église de "Merrens" (près du bourg de Pont du Casse). Le nombre de lits en 1965 était de 840 intra muros, aujourd'hui, en fonction de la prévention, de l'évolution des prises en charge, de la diversité des structures réparties dans tout le département, le nombre de lits intra muros n'est que de 200 environ. Par ailleurs le centre hospitalier de La Candélie, comme tout centre hospitalier, prend en charge les patients pour des hospitalisations intra muros de courte durée. Les familles sont partie prenante dans les soins. La plupart des patients du centre hospitalier de La Candélie sont traités en Hospitalisation Libre (HL). ( Informations données par Mr Lalaurie Michel )

 


17-03-12

Vitraux

 Les vitraux: Ils donnent de la lumière mais ils sont aussi une véritable catéchèse. Ils peuvent raconter la vie du saint patron de l'église 

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Symbolisme: Le vitrail, est d'abord une image contenue dans une architecture, où le maître verrier  saura à travers les formes, les couleurs et le symbolisme laisser passer  une  lumiere qui va elle même se transformer en lumière divine.  Il est aussi, le reflet des connaissances de l'époque pour enseigner les paroissiens qui vivaient dans l'ignorance. 

            Chapelle Saint Caprais Agen.....................................................................n° 1, 2, 10, 11, 12

            Chapelle Saint Jacques de Pauilhac, Foulayronnes..................................n° 4, 5, 6, 7, 8, 9

            Chapelle Saint Julien de Brioude, Terrefosses-Madaillan .........................n° 3, 13, 14, 15

            Chapelle  Sainte foy de jérusalem, Pont du Casse.....................................n° 16, 17, 18

 

 

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                  19 Ombre et lumière au sol

 Vitrail 7: Il représente le monogramme du chrisme, qui est la représentation des deux  lettres principales du nom du Christ, fait des deux premières lettres de son nom grec.  Le Chi, qui représente le X majuscule, et le Rô qui ressemble à notre P majuscule. Vient s'ajouter, horizontalement au P, le A qui est le commencement et Omega qui est la fin qui donne les directions des quatre points cardinaux. Ces deux lettres entrelacées donnant naissance au chrisme.   

 Vitrail 3: Il est difficile de donner au triskel une symbolique exacte, la transmission du savoir chez les druides ne s'étant faite que de manière orale. Dans la mythologie celtique, il peut être interprèté, et représenter différentes choses:

                                  Le passé, présent et l'avenir

                                  Le monde des vivants, des morts et des esprits

                                  L'air, l'eau et le feu

               Suivant notre niveau de conscience, de part sa forme et de son émission nous allons acquérir des émotions à travers ce symbole. Notre vision humaine, a tendance à tout vouloir de suite, organiser et structurer, alors notre champ de conscience se réduit.  

 

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20 Océan de lumière

 

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12-03-12

Chapelle XII eme Vitrac Laroque Timbaut 47340

DSC_6418Chapelle Vitrac Laroque-Timbaut

                                    

 

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                                      Au détour d'une petite route, sur une colline, à la lumière rasante du soleil couchant, notre regard est happé par une ruine de pierres. Là dans cette lumière rougeoyante, immobile et muet nous nous laissons envahir par nos propres émotions. Mémorisant le moindre détail à la recherche du temps passé, fébrilement et timidement, nous inspectons le lieu en marchant à petits pas pour ne rien dégrader. Ecartant les feuilles, les ronces, découvrant encore des vestiges, s'émerveillant de la résistance de ce passé en partie effacé par l'érosion et l'activité humaine.

                                      Que d'émotions! Que d'histoires! Que de vies! Ce sont les restes d'une ancienne chapelle. Une partie d'un mur laisse apparaitre l'ancienne entrée. Un porche roman, petit vestige du 12 éme siècle, où durant des décennies, celui-ci fut traversé pour aller chercher refuge, sécurité et prier pour le salut de leur âme. 

                                     Autour de cette émerveillement nous revîmes une histoire passée. Cette histoire là s'est imposée à travers toutes les tourmentes des épidémies, des famines et des guerres de l'Agenais.

                                     Au moyen-âge, la religion occupait une place importante. Les sons des cloches rythmaient la journée de labeur. Unis dans leurs croyances et leurs modes de vie, ils avaient conscience d'appartenir au même ensemble celui des chrétiens. Une époque où les gens ne savaient ni lire ni écrire, où les saintes écritures étaient réservées aux seuls gens de robe. La religion jouait un rôle important dans l'art, puisque la bible, si elle n'était lue que par les prêtres ou les moines, était une source importante d'inspiration et de communion pour les écrivains, les sculpteurs et les architectes, qui illustraient pour le peuple les histoires et les leçons religieuses. Epoque où le christianisme était simple, les bons au paradis les mauvais en enfer. La religion était un tout. Elle était le principal ciment social, puisque tous avaient la foi.   

                                    La chapelle de Vitrac était orientée est/ouest, deux veines d'eau venaient croiser au choeur de l'autel. Ils faisaient appel au sourcier, qui déjà commencait par observer le lieu ainsi que la végétation. Ils étaient observateurs et respectueux de la nature et ils en connaissaient les bienfaits et inversement les méfaits.S'il y avait des ronces, des orties, du sureau, qui est un arbuste à fruits ils savaient que c'était annonciateur d'humidité et d'eau d'où le nom de sureau. Son outil principal était son savoir, celui d'être observateur.

                                    Ils ont tout d'abord, déterminé l'emplacement de l'autel qui était dans notre cas sur un croisement de deux veines d'eau en sous sol, et en surface le réseau solaire. Ils savaient conjuguer les énergies, montante pour l'énergie tellurique, et descendante pour l'énergie cosmique: le soleil. Nos anciens savaient que  la vitalité humaine, végétale et animale était entretenue par les rayonnements comotelluriques qui sont en fait un mélange d'électrons négatifs qui est attiré par les rayonnements cosmiques qui eux sont des électrons positifs. C'était le point de consécration suivie de l'élévation. La vie, est un éternel échange d'énergie et sans ce continuel échange d'énergie nous ne pourrions pas vivre. A partir de ce point une forme était tracée pour que le bâtiment reçoive un maximun d'énergie. Le rayon d'Isis situé à l'est, laissait passer tous les matins ce flux de lumière vitale qui servait à dynamiser le bâtiment ainsi que les fidèles. A son opposé on trouvait le plus souvent la porte d'entrée. Le clocher, exposé à la foudre, était placé à l'opposé des deux réseaux car de par sa hauteur il ne pouvait que l'attirer, et l'eau étant conducteur ne pouvait que la capter et ne faisait que rajouter un facteur aggravant. 

                                     A travers ces régles qui viennent du monde de l'invisible, il y en avait une autre, ce que l'on appelle communément les ronds de la sorcière. A la campagne, par endroits dans les prairies, on peut remarquer des zones de couleurs différentes. On peut voir aussi, des fleurs, des champignons pousser en arc de cercle. Ceci sont des cheminées cosmotelluriques donc de l'énergie. Ces énergies là, étaient bien sûr ignorées du peuple. On y plaçait la zone baptistère. En fait, lors d'un baptème chrètien, on immergeait complétement l'enfant afin que l'eau froide lui provoque un choc, et son corps éthérique s'ouvrait. L'enfant étant dans une zone très vibratoire, donc une énergie positive il en emmagasinait une grande quantité qui le vitalisait bénéfiquement. Bien sûr, les religieux ont préféré le fait comme étant la descente du saint esprit, c'était beaucoup plus simple pour les gens du peuple qui vivaient dans l'ignorance.  

                                      En passant par la porte d'entrée située à l'ouest il y avait au sol une pierre de décharge. Il suffisait de passer dessus, elle vidait les paroissiens de leurs énergies. Celle-ci était une cheminée cosmotellurique négative qui avait pour but d'abaisser le taux vibratoire de la personne afin de nettoyer le corps énergétique, donc de purifier l'âme. Chaque endroit possédait bien sur ces vertus soit pour purifier ou soit pour dynamiser les fidèles. Puis après les sacrements, les paroissiens passaient sur la pierre de charge qui dynamisait le pratiquant car à l'inverse il passait sur une cheminée cosmotellurique positive quand il sortait par la porte située côté sud. 

                                     Nos ancêtres savaient manipuler les énergies et les diriger. Les prètres lorsqu'ils officiaient, étaient déjà de par leurs habillements en prise avec l' énergie universelle. Leurs vêtements n'étaient pas réalisés par hasard. Ils avaient avant tout une signification. Le vert, à un usage ordinaire. Le blanc, le jaune aux jours de fêtes. Le rouge pour la fête des apôtres, et des martyrs et pentecôte. Le violet, au temps de l'avent et du Carême, et le noir pour la messe des morts. Ils étaient constitués de lin et surtout de fils d'or, d'argent et de cuivre. Les vêtements à leurs extrémités avaient des franges qui touchaient le sol pour en assurer la continuité avec la terre afin d'éviter les excès d'énergies. Certains d'entre eux se protégaient par des plaques de plomb qu'ils intercalaient entre le pied et la chaussure pour se couper des énergies telluriques.

 

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Implantation de la chapelle de Vitac selon la liturgie du XII siècle

DSC_7635                                                                    Figure 4

La figure 4: Elle représente le sous- sol aquifère (eau) et les raiseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire

 

                                                                    

                                    Les premiers temps du christianisme, il n'existait pas de messe. Le mystère de l'Eucharistie était pratiqué à la tombée de la nuit chez l'habitant. Au 12 eme siècle, les prêtres, officiaient le dos tourné aux fidèles. Ils étaient fâce au rayon d'Isis, ils étaient positionnés à l'endroit du choeur, là où toutes les énergies circulent. En levant les bras au ciel, ils se reliaient entre la terre et le ciel, et ils se tournaient vers les paroissiens pour leurs donner l'Ostie qui lui, s'était chargé d'énergie. C'était savoir donner à travers ces énergies un équilibre mental, physique et spirituel.                                    

 

 

 imagesCAB5OJO8 Saint Denis Il fut décapité vers l'an 250, sous l'empereur Dèce, à Montmartre, mont des martyres. Aussitôt privé de sa tête, il se baissa, la ramassa et courut la laver dans l'eau d'une fontaine. Il descendit ensuite droit devant lui, fit quelques six mille pas dans la plaine en tenant son chef dans les mains.

                            Là où on l'enterra, les moissons alentours, furent merveilleuses. Des moines bénédictins ne tardèrent pas à s'établir dans ce domaine privilégié. De cette façon naquit l'abbaye de Saint Denis.

                  

 

Extraits des notes historiques du chanoine Durengues (1860-1948)

Saint patron: Saint Denis était le saint patron de l'église de Vitrac

Descriptions: Sous l'ancien régime Vitrac était une cure du diocèse d'Agen, anciennement de l'archiprête d'Agen, puis de l'archiprête du siège à la nomination du chapitre Saint Etienne Mascaron qui visita l'église le 6 mai 1682, la décrivit ainsi:

                       Elle est champêtre, sur une éminence. Elle est longue de 20 pas, large de 4 pas. Le sanctuaire est vouté, la nef n'est ni voutée, ni lambrissée. Le clocher est sur la muraille basse du chapiteau. La dîme du blé se payait au dixième, pour le vin au sixième. Primitivement le curé prenait le quart de la dîme, le prieur de Saint Antoine d'Agen et le chapitre Saint Etienne se partageaient le reste par portions égales. Elle fut érigée en succursale en 1803 à l'organisation, mais elle fut supprimée en 1808 et son territoire fut attribué à Monbalen. L'église de Vitrac échappa cependant aux marteaux des démolisseurs. Elle était considérée pendant la période concordataire comme une annexe sans titre légal de la paroisse de Laroque-Timbaut. 

Nota: Il fut question en 1845 de rétablir la succursale de Vitrac qui avait été supprimée par le décret impérial en 1808. L'église venait d'être réparée, la section comprenait cinquante maisons et l'on proposait de lui adjoindre comme annexe l'église de Saint Pierre d'Orival aves ses 280 âmes. Le projet n'aboutit pas!

Archéologie: Refuge naturel de Vitrac complété par un fossé creusé à la gorge. On le désigne au XIII eme siècle sous le nom de Matte de Vitrac.

  Souvenir écrit par Mr Yves Peleran sur l'église de Vitrac (1883-1884)

                     Au plus loin que je me rappelle, vers l'âge de 4 ou 5 ans, ma grand mère m'emmenait aux grands services de notre église paroissiale de Vitrac, dédié à Saint Denis, dont une peinture sur toile tenait presque toute la façade de l'autel, représentait le martyr de ce saint parisien, qui tenait entre ses mains sa tête décapitée, me causait quelques frayeurs, à ce moment là. Après l'office on allait au cimetière par le porche, et on me montrait les tombes de mes ancêtres, celles de mes voisins,de nos amis.Une qui me frappait par le nom qu'elle portait "La Bontre Négro", au fond, contre le mur, non loin de la croix du cimetiére, elle s'appelait Madame Précéptis Marie et elle est la derniére habitante propriétaire de la petite fermette à côté du château sur le pech de Vitrac. Décédée en 1883, c'était le premier enterrement auquel ma grand mère, dans toute sa jeunesse avait assistée, une autre plus récente, celle de monsieur Vidou habitant au "Del Roc" pas très riche et seul, très populaire, maniaque et amusant, à ceux qui curieux et qui n'avaient pas peur, proposait de leur montrer le diable dans une boite, que lorsqu' on soulevait le couvercle, surgissait un diable affreux, noir grimaçant et velu, animé je suppose par un ressort. Certaines personnes se sont refusées de le voir, par peur du jugement dernier. Le soir il dialoguait avec son ombre, en disposant une bougie allumée derriére lui, il s'était   fait photographier, bien sur, avec son seul habit de tous les jours, avec un pantalon aux fermetures rebelles, par pudeur pour la postérité, il  avait placé son chapeau devant.  

                  Vers 1913, les voisins ou familiers ne l'ayant pas vu depuis quelques temps, s'inquiétèrent et le trouverent dans l'autre monde son testament sur la table à côté de lui. Léguant la dite photo à un jeune du voisinage, son diable à un autre, un vase de nuit à une dame du coin qui lui avait rendu quelques services ménagers et un pot de cuivre blanc de deux litres aux fossoyeurs et en conclusion il écrit..........."On a beaucoup parlé de moi de mon vivant, on parlera davantage après ma mort". Lorsque un volontaire pour lui faire la toilette funèbre poussa la porte de sa chambre où était une machine infernale un fusil  placé sur deux chaises, une ficelle à la gachette qui devait en ouvrant la porte se déstabiliser et pousser le canon dans l'entrebaillement à hauteur du thorax, la ficelle tirant sur la gachette et le coup devait partir. L'idée était comme son diable de sa fabrication géniale et astucieuse mise en place depuis quelques temps. La ficelle de mauvaise qualité s'était rouillée, elle cassa évitant un drame. A la grande frayeur des témoins, on amena sa dépouille à Vitrac sa tombe existe toujours et suite à sa dernière volonté on but l'excellent vin blanc mis à leur disposition à sa santé éternelle.

                  Une autre datant de 1924, celle de madame Bulit de Traverse. Histoire quelque peu cocasse " la Bulido"  comme on l'appelait était une femme d'un poids plus que respectable, quelque peu bizarre et grincheuse n'ayant plus de suite de famille ayant perdu son mari et son unique fils. Quelques années auparavant, fit un testament en faveur d'un de ses voisins, monsieur et madame Vergnolles qui lui prodiguaient des soins. Elle leur fit laver tout son linge, tout son capital, puis quelques jours avant son grand départ pour une vie future, se fit fabriquer un cerceuil adéquate pour contenir tout ce qu'elle pouvait posséder exigeant d'être enterrée avec son avoir. Elle refusait que sa dépouille passe comme inévitablement elle aurait du pour atteindre le cimetière dans l'église de Vitrac. Le portillon ne fut percé que bien plus tard grâce à la leçon d'une parroissiènne un peu trop lourde.

                   Alors pour respecter ses dernières volontés on fit passer par dessus le mur de 1m50 de haut le lourd fardeau ce qui nécessita pas mal d'efforts et de sueur. Sans prêtre la cérémonie fut présidée par monsieur Saleres Aristide qui  prononça l'éloge funébre à la disparue. On planta un piquet de vigne comme on disait pour soutenir une couronne et marquer sa tombe.        

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11-03-12

Chapelle XIII eme Saint Avit 47150

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                                     Une petite route s'ouvre dans cette vallée encaissée entre le village de Monflanquin et Lacapelle Biron pour laisser apparaître un petit village aux mille éclats. Maisons moitié en ruines et d'autres restaurées  laissent apparaître des pierres du pays jaunâtre avec des trainées rougeâtres probablement dues à des coulées ferreuses. Des toits à deux pentes recouverts de lauses chapeautent ces vieilles pierres aux mille  histoires.

                                    Au milieu de tout, posée, sobre et majestueuse la chapelle du village.Cette vallée, chargée d'histoire avec des guerres de religions. La dispute des divers territoires aquitain entre l'Angleterre et la France, était un lieu de passage entre Monflanquin et Monpazier en Dordogne.   

Photo 2 et 3: Ce type de croix signalent une bénédiction effectuée lors de la consécration de l'église. Ces croix restent pour les générations futures une attestation de l'acte de consécration.

 

                                                

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 Figure 4 Chapelle Saint Avit XIII eme siècle

Photo 4: On peut trouver des églises carrées, rectangulaires ou de plan plus complexe en mélangeant ces différentes formes. Les églises de notre région à partir du Moyen Age étaient pour la plupart rectangulaires.  

 

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Photo 5: Pousser cette porte n'est pas anodin. L'entrée de cette chapelle est le passage du profane au sacré, elle est marquée d'une demi-marche, comme pour mieux montrer le chemin pour aller à la rencontre de Dieu.

Photo 6: Le baptistère situé dans la partie lunaire de la chapelle, placé sur une veine d'eau symbolisant le Jourdain , là où Jésus fût baptisé. Cette cuve en  pierre, massive, de forme hoctogonale représente les sept jours de la semaine et la résurrection de Jésus.

 Photo 7: Représentation Jésus sur la croix.

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Photo 8: Un personnage semblant se pencher avec attention  devant un femme agenouillée.

Photo 9: Les églises de notre région n'avaient pas le caractère de nudité sévère qu'on leur donne, la couleur triomphait sur les murs peints. Une femme à la longue chevelure ondoyante et dénouée aux mains jointes en signe de prière.

Photo 10: La scène figurée sur la pierre tombale puise sa signification dans les textes bibliques. C'était un moyen d'expliquer la pesée de l'âme par Saint Michel.

 

 Titres: La paroisse de Saint Avit, sous l'ancien régime, était une cure de l'ancien comme du plus récent archiprêtre de Fumel à la nomination de l'Evêque. Elle figure comme membre du prieuré de Laurenque dans la bulle d'Eugène III de 1153, confirmative des possessions de l'abbaye de Sarlat. On lit dans le verbal de Mascaron de 1dans celui de monsieur de Chabannes de 1738, il y a une chapelle publique ( distante de la chapelle d

 

Extraits des notes du chanoine Durengues (1860-1948)

 

Saint patron: Saint Avit, confesseur (17 juin). Il s'agit de Saintomestique du château) à l'entrée du bourg du côté du couchant, réparée mais interdite. On dit qu'elle est établie pour trois chanoines que le seigneur de la chapelle est obligé de payer, mais il y a cent ans que cela ne se fait. Selon toute vraisemblance, cette chapelle avait été construite et votée par les seigneurs de Biron pour servir aux habitants du bourg qui s'étaient formés autour du château bâti sur cette partie de leur terre. De là, sans doute, le nom de Lacapelle Biron qui prit le lieu et qu'il a gardé depuis ruinée et dépouillée de sa dotation pendant les troubles du XVI eme siècle, cette chapelle fut relevée et restaurée dans la suite, mais les autorités éclésiastiques mirent peu d'empressement à la desservir 682: Il y a une chapelle à cent pas du bourg. Elle est en ovale, longue de six cannes, large de trois et haute de cinq . Les paroissiens demandent qu'on y dise la messe de quinze en quinze, ou du moins le troisième dimanche de chaque mois.Ce n'est pas l'usage, et pour ne pas porter tort à l'église parossiale Sain Avit. En 1783 le comte de Valenu, seigneur du lieu, la fit encore réparer et à partir de cette époque un service régulier semble y avoir été établi.

Eglise: De Saint Avit, Nicolas de Villars notait dans ses mémoires 1609 que cette église est toute couverte, qu'elle a été publiée puis quelques mois par sépulture d'un hugenot, qu'elle a été autrefois consacrée, qu'il n'y a pas de fond que le St sacrement y été réservé dans un vieux reliquaire, la sainte hostie fort vieille, que le cimetière est aussi .........,que la caminade est un peu ruinée mais habitable, que la plupart  des habitant sont huguenots, que l'on ne sait pas qui est recteur, qu'il y a un vicaire logé chez la dame de Biron assez peu catholique.

             Verbal de Mascaron de 1682 porte: Cette église est champêtre, dans un vallon, sur une croupe de montagne à cinq cents pas du château et du bourg. Elle est longue de vingt cannes, large de six, haute de 10. Le sanctuaire est voûté, la nef lambrissée. Le clocher est sur l'arceau.

             Verbal de monsieur Chabannes donne les renseignements suivants: église toute voûtée, le clocher sur le sanctuaire. Il y a des croix sur les murs et on célébre la dédicace le dimanche après Saint Luc (18 octobre). Depuis le verbal de monsieur Bonnac de Radegonde de 1769, il y avait deux chapelles respectivement dédiées à la Sainte Vierge et à Sainte Radegonde. Monsieur Tholien  a consacré à cet édifice la notice suivante: église  Sainte du XIII eme siècle, entièrement voûtée en berceau brisé. Il n'y a pas de doubleau dans la nef. Le choeur assez étroit terminé par une abside , est surmonté d'une haute tour servant de clocher. Une toiture en pierre plate est posée sur .............des voûtes. Cette église remarquable construite en beaux matériaux n'est pas pourvue de contreforts. Elle n'a plus d'ornementation L'un triomphal et le doubleau du choeur repose sur de simples pilastres.

Temporel: Dans cette paroisse, sous l'ancien régime, la dîme du blé, du vin et du chanvre se payait au dixième. On ne dîmait pas les mesures grains. Cette paroisse était un membre du prieuré de Saint Sardos de Lorenques. Le chapitre de Sarlat, auquel le prieuré était uni, prenait encore en 1601 (mémoire de Nicolas de Villars) la moitié de tous les fruits décimaux.Cette paroisse, prenant un quartier de cette dite paroisse appelé le .............. de Montauriol où le curé ne prend rien. A cette époque, et depuis  le curé prenait le reste de la dîme. Il jouissaient en outre d'un ............composé:  1° Une pièce de terre appelée à Padirot, de onze ............d'une valeur locative de quatorze livres et capitale de 308 livres, 2e Une pièce de terre située dans le bourg, dans laquelle il y a un pigeonnier de un cartonnat, d'une valeur locative de 13 livres et capitale de trois cent trente livres, 3e Prè et petit jardin attenant le bourg de Saint Avit de cinq boisselats deux escats, d'une valeur locative de six livres et capitale de 132 livres, 4e Un jardin dans le bourg de un boisselat d'une valeur locative de une livre et capitale de 22 livres, 5e Un pré appelé sur le ruisseau de Lède, de quatre boisselets, d'une valeur locative de six livres et capitale de 132 livres. Le revenu du bénéfice dépassait 1300 livres en 1790. Il y avait aussi à Saint Avit un presbytère, avec une petite décharge, petite écurie, grange, fournil, basse-cour,corridor, terrasse et petit jardin attenant, de deux boisselets et un demi, d'une valeur locative de 55 livres fut vendu 1050 livres pendant la Révolution.     

 

Implantation de la chapelle Avit selon la liturgie du 12 siècle 

 

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La figure 10: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire  

09-02-11

Menhir Roquepiquet Brugnac 47260

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                                     Il est là, dressé à l'intersection de 3 routes, chemins ancestraux empruntés par les paysans allant aux moulins qui truffent le paysage de ce côteau. Brugnac, ses églises, ses moulins et sa pierre levée. Et la campagne est belle sous un soleil d'hiver ...

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05-02-03

Chapelle Saint Rémy Castelmoron Sur Lot 47260

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Chapelle Saint Rémy Castelmoron Sur Lot 47260

Archives départementales Lot et Garonne: Extrait des notes historiques de chamoine Durengues

                                Cette église comme toutes celles de la contrée, avait eu beaucoup à souffrir du vandalisme huguenot. Nicolas de Vilars qui la visita en 1792 nous dit de ses mémoires: L'église est toute découverte sauf l'endroit de l'autel, il n'y a aucun autel sur pied, sans clocher, sans fonds......On y vient dire messe quatre ou cinq fois par an.............Il s'y fit de grandes périgrinations. Il y a une canninade entière tenue par un huguenot. 

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                                       Le revenu est de 7 ou 8 pipes de blé, le recteur prend le 4 eme. L'église a été autrefois consacrée. Jusqu' à la révolution le service s'y fit de 15 en 15 jours par le curé de Laparade. Dans leur projet de circonscription (1792) les constitutionnels supprimèrent cette église.Le 4 novembre 1835, l' évêque d'Agen donna un avis favorable à la vente des ruines et du sol de l'église de Saint Rémy en faveur de la fabrique de Sermet.