01-10-16

Retable Baroque de l' église Saint-Louis, Montcabrier 46700

                     Il est le support pour accompagner le sacrifice eucharistique du culte chrétien, "le retable" (du latin retro tabula altaris en arrière d'autel) son emplacement en fait un mobilier sacré, destiné à orienter le regard.

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                    L'entablement central offre le spectacle du Christ sur la croix souffrant pour susciter la compassion. Juste au dessus Dieu le père pour accueillir son fils crucifié. Bordé de chaque côté par des colonnes à torse "putti" supporte une ornementation de feuilles de vigne et de raisins ainsi que des chapiteaux aux feuilles d'acanthes minutieusement dorées.

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Des angelots, créatures de sainteté placés sous et sur les niches abritant les statues de saints sont les caractéristiques de l'art de l'atelier de sculpteurs sur bois Les Tournié. 

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montcabrier

 


25-09-16

Patrimoine en Aquitaine

 

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                                             Qui n'a jamais été saisi par l'immense beauté de notre patrimoine! Qui n'a jamais regardé vers l'infini et a abandonné ses communes mesures pour revivre une page d'histoire! C'est oser s'aventurer au delà des certitudes, c'est aussi l'aptitude à nous interroger sur notre passé et sur ceux qui ont su à travers des formes trouver l'acte de géométrie pour bâtir et laisser des traces d'un savoir faire. Bien des hommes, bien des femmes , bien des enfants ont embrassé la foi à travers de cruels épisodes de guerres, d'épidémies et de sacrifices face à la réalité de cette page d'hitoire.

                                             A travers les décennies, il y en a un autre qui a traversé de nombreuse péripéties celui de nos édifices religieux. Les traces de leur passé s'est arrêté et s'est figé pour nous permettre à chacun de retrouver et de renouer avec cette histoire lointaine. Si l'on est en droit d'avoir une vision strictement romantique du patrimoine, on peut aussi envisager de prêter à ce dernier des vertus pédagogiques pour nous aider à aiguiser notre jugement sur la civilisation moderne. Une lecture attentive des présentations proposées, qu'elle soit poêtique, scientifique, selon les goûts et les besoins de chacun, ne peut que vous guider dans vos choix futurs. 

      

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                         Essayer de comprendre ce patrimoine, c'est déjà tenter de démêler un écheveau où interviennent tant de paramétres qu'il est difficile de cerner lesquels des facteurs, naturels et humains ont la primeur pour expliquez cette exeptionnelle variété d'expressions. C'est bien de plusieurs dizaines de types d'églises que nous allons présenter afin d'entrer dans le monde de la géobiologie pour accéder dans le détail de ces architectures afin de comprendre  le savoir de nos anciens constructeurs.

                        Toutes belles, toutes étonnantes, elles nous donnent toutes envie de s'arrêter pour mieux les connaître, et surtout de pouvoir approcher le mystère de leur singularité. De cette diversité, nous ne tiendrons compte que des grands traits, ceux qui parlent d'évidences, des formes, de proportions, de symboles, des réseaux et bien sur des matériaux.

                        Notre  approche pour les chapelles romanes n'est pas le fait du hasard. L'invisible dont personne ne parle, les mystères, les légendes ne font qu'éveiller nos sens.Fondé, ou infondé nous allons à travers la géobiologie essayer de donner un sens, ou plustôt nous allons soulever un savoir ancêstrale resté au fond d'un tiroir qui appartenait à la liturgie.

 

Chapelle Beaugeas 47 1

           Au 21 eme siècle, à travers toute notre évolution avons nous oublié que la technologie est un produit de la terre! Ce produit là est de l'énergie puisque il est issu de la terre. Alors pourquoi ne pas vouloir mieux regarder, mieux comprendre ce phénomène qui a appartenu durant des siècles à des générations qui ont su à travers leurs constructions nous laisser leur savoir sur la captation des énergies.

 

20-07-16

Eglise Saint Martin Besse 24550

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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                    La légende des séraphins                         

En 740 avant Jésus Christ, les séraphins sont décrits par le prophète Isaïe. Le prophète est en prière dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem et il a une vision Dieu, de Dieu dans sa gloire. Dieu n'est pas seul, il est accompagné d'anges, de séraphins. Ces séraphins se déplacent au-dessus de la vision du Seigneur. Isaïe décrit ces séraphins avec six ailes, deux ailes pour voler, deux ailes pour se voiler la face et deux ailes pour se couvrir les pieds. Ces séraphins chantent d'une voix forte le trois fois saint, le trisagion. Voici comment Isaïe décrit la vision des séraphins : "L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l'un à l'autre, et disaient : Saint, saint, saint est le Seigneur des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis: Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des armées. Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes. Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié" (Isaïe, chapitre 6). On peut voir sur la photo numèro deux un séraphin tenant dans sa main une pince au bout duquel une braise purifie les lèvres d'Isaïe.

 

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              La légende de Saint Eustache

           Selon le récit originel de sa vie et de sa Passion (un texte grec [BHG 641] d'où dérivent toutes les versions connues de la légende), Eustathe, qui portait initialement le nom de Placidas, était un excellent général (στρατηλάτης), païen de religion mais très humain et charitable, qui vivait à l'époque de l'empereur Trajan. S'étant converti au christianisme à la suite d'un miracle survenu pendant une partie de chasse (entre les bois du cerf qu'il poursuivait une croix apparut tandis que la voix divine l'interpelait), Placidas se fit baptiser avec sa femme et ses deux enfants : il prit alors le nom d'Eustathios/Eustathe (qui signifie « bien équilibré », « constant »), son épouse Tatiana celui de Théopisté (« celle qui a foi en Dieu ») et leurs fils furent appelés Agapios (« celui qui est plein de charité ») et Théopistos (« celui qui a foi en Dieu »). Des malheurs annoncés par la voix divine s'abattirent bientôt sur lui pour le mettre à l'épreuve : il perd ses terres, ses troupeaux, sa fortune. Pour cacher sa misère, la famille décide de se retirer en Égypte. Comme Eustathe ne peut payer le prix de la traversée, le capitaine du bateau se dédommage en gardant pour lui la belle Théopisté. Menacé de mort, Eustathe s'enfuit à la nage avec ses deux fils. Mais bientôt ceux-ci, au moment de traverser un fleuve, sont brusquement ravis, l'un par un lion, l'autre par un loup. Eustathe les croit morts mais ils ont été sauvés l'un par des bergers, l'autre par des laboureurs qui les élèvent dans le même village sans que personne (pas même les intéressés) soupçonne qu'ils sont frères. Le temps passe. Le péril barbare rappelle Placidas au souvenir de Trajan. L'empereur fait rechercher partout l'exilé volontaire, le tire de sa retraite, lui rend son grade et lui confie la défense du pays. Eustathe enrôle alors de nouveaux soldats, parmi lesquels deux jeunes gens qu'il prend en amitié et dont il fait ses commensaux. Après une brillante victoire sur les Barbares, le général et ses deux aides de camp font halte près d'une maison habitée par une pauvre femme qui cultive un petit jardin. Les deux aides de camp, qui ne sont autres qu'Agapios et Théopistos, se reconnaissent alors les premiers au moment où ils se racontent leur vie. Témoin muet de ces retrouvailles, la jardinière (en réalité Théopisté, que le capitaine, mort subitement, n'a pas eu le temps de déshonorer et qui s'est échappée) reconnaît bientôt son mari dans le général. Toute la famille (père, mère et fils) se retrouve alors en une scène émouvante, typique de l'anagnorisis hagiographique. Mais la réhabilitation mondaine de Placidas-Eustathe ne dure guère. À Trajan succède Hadrien. Le nouvel empereur, voyant que le héros et les siens refusent de sacrifier aux idoles, les fait jeter en pâture à un lion féroce, lequel se couche à leurs pieds. Hadrien ordonne alors de les ébouillanter dans un taureau d'airain chauffé à blanc : plus résolus et unis que jamais, Eustathe, son épouse et ses deux fils conquièrent ainsi la palme du martyre. Les corps sont enlevés secrètement par les Chrétiens et déposés avec vénération « dans un lieu très célèbre ». Saint Eustache (c'est le nom sous lequel l'Occident médiéval le connaît) est fêté, à Rome comme chez les Grecs, le 20 septembre[1], mais son nom a été supprimé du calendrier romain général lors de la réforme de 1969.

 

 IMG_3236 Saint Michel

Michel est cité dans la bible, dans le livre de Daniel comme le premier des princes et gardiens d'Israël. Dans le nouveau testament, il est défini comme archange dans l'Epître de Saint Jude, alors que dans l'Apocalypse, il est l'ange qui conduit d'autres anges dans le combat contre le dragon représentant le démon, et il le vainc. Il est représenté avec des ailes, en armure portant l'épée ou la lance avec laquelle il vainquit le démon, représenté sous forme de dragon.

 

 

 

 

 

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18-08-15

Eglise Saint Hilarion Duravel crypte 46700

                   Tous les regards, se portent vers cet escalier qui descend, pour nous conduire dans un espace, celui qui est dédié au culte de la mort, celui de l'au-delà. L'étymologie du mot crypte (cacher) indique bien sa signification. Sombre et humide, elle est reliée au mystère de la mort et de la résurrection, on peut sans le savoir, ressentir l'expression de toute sa symbolique à travers sa propre conscience qui sera celle du moment et de son propre état mental.

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                                                                                    Crypte autel

                  Descendre ces marches, c'est déjà, vouloir comprendre l'importance du message que le constructeur a voulu nous laisser. L'obscurité, le silence du lieu prête à croire à l'importance du langage de l'art à travers la lumière, la forme et la matière mais dans la réalité il en est tout autre. Nos ancêtres voyaient l'esprit des choses, ils savaient montrer l'aspect émotionnel pour nous emmener à considérer que Dieu est à l'intérieur de soi et que la seule lumière vient de notre coeur.

                   Nous savons tous que notre mental oriente nos pensées vers l'extérieur de soi-même, alors essayons d'utiliser notre conscience, celle qui nous mène vers notre jardin intérieur, la voie de la connaissance, la voie du coeur pour aborder cette visite de façon symbolique. Elle en sera d'autant plus riche qu'elle vous guidera en fonction de vos émotions pour vous faire découvrir votre propre cheminement intérieur.

     

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                     Crypte côté lunaire                                                              Crypte escalier côté lunaire

                   Dans sa généralité, la crypte se présente comme un rectangle, avec en fond "l'acrosolium", elle mesure dans les deux dimensions quatre mètres cinquante par quatre mètres cinquante. Le bâtisseur l'a creusée, l'a enracinée, et c'est de là que se nourrissent les racines de notre humanité, à travers des forces invisibles, bien présentes. Elles furent représentées sur les hauts et bas de colonnes, elles sont là pour nous montrer toutes les indications énergétiques et symboliques et pour nous faire suivre notre propre chemin de lumière. La crypte possédait à l'origine deux escaliers permettant aux nombreux pèlerins qui venaient implorer l'assistance des saints, de descendre processionnellement par l'un qui est solaire puisque il se situe au sud et pour remonter par l'autre, qui lui est lunaire puisque il est positionné sur le côté nord.C'était le chemin des pèlerins, celui de la renaissance, celui de la course du soleil de gauche à droite pour en ressortir par la porte lunaire. D'une manière plus symbolique, il tournait dans le sens solaire, celui des énergies naturelles pour accomplir sa renaissance, et, inversement, à l'opposé du sens solaire, il aurait fait la démarche de retourner à ses origines. Plus tard, le percement de l'escalier central certainement aménagé lorsque les reliques furent remontées. Des fûts de colonnes, en pierre, aux nombres de quatorze viennent en complément des chapiteaux soutenir la voûte de la crypte. Dans cette ombre romane, le calme ancien ne suffisait pas, on apporta évidemment la lumière immuable des cierges pour que notre regard se porte vers l'autel, où convergent toutes les énergies afin de transcender les pélerins devant les reliques d'hilarion, Agathon et Poemon. 

                                       

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  Saint Hilarion mort en 372              Saint Agathon mort en 370            Saint Poemon mort en 450

                   Si le constructeur était le maitre absolu, il fallait recourir à certaines conditions. Le choix du lieu n'était jamais découvert, mais simplement reconnu par lui. Si le temps n'existait pas, nos bâtisseurs, maîtres absolus, issus du compagnonnage restaient dans l'anonymat pour nous livrer tout au fond de l'obscurité un message d'espoir de la vie après la mort. C'était savoir transmettre la notion du changement d'état et regarder le message autrement afin d'agir avec le coeur, pour aborder l'au-delà. Le constructeur de Duravel possédait de par son savoir la géométrie et par le sacerdoce la symbolique, si le symbole joue le rôle d'une structure mentale, ce lieu nous donne les alignements et les principes des énergies nécessaires à l'animation du lieu "sacré". On peut dire aujourd'hui qu'il est possible non seulement de comprendre le lieu, mais il est aussi possible d'en restituer le circuit initiatique. La crypte est par excellence, le lien entre le monde visible et le monde invisible, elle est orientée comme un grand nombre de construction privilégiant l'axe équinoxial (est/ouest), qui représente la relation entre l'ordre terrestre et l'ordre cosmique, l'ordre humain et l'ordre divin.Si l'orientation fait partie des grands fondamentaux, il fallait harmoniser les énergies de la terre (réseaux aquifères) et les énergies du ciel (réseau cosmique) avec la course du soleil.

Quadrilatère solsticial

Schéma Duravel crypte quadrilatère solsticial

                 

                    Dans la tradition chrétienne, l'eau revêt un caractère important. L'eau est l'énergie de la terre, elle est la jonction des deux qui donnera la vie. L'eau représente le passage d'un monde à l'autre, dans l'au-delà. D'une manière plus symbolique l'eau est l'élément qui transforme, qui purifie, qui bénit. Compte tenu de ces propriétés on comprend mieux pourquoi les anciens l'ont souvent sacralisée là où elle surgit de la terre, et que le choix de cet emplacement n'était pas dû au hasard.

Plan aquifère

 

Plan église crypte Duravel aquifère brut

 

 

                   Dans le silence de notre chère Terre, il y en a un autre qui est là! Invisible, inodore elle serpente les sous sols la "vouivre". Cette énergie venant de sous terre a été diabolisée ou reconvertie par l'église, ces phénomènes font référence à la nature infernale, aux serpents et aux personnages de la bible ayant combattu les dragons.Dans la réalité, ces courants telluriques sont des flux éthériques certainement liés à des mouvements de convections causés par la rotation de la terre, qui de par son coeur en fusion vient former un courant tellurique qui généralement suit de façon naturelle les cavités, les rivières, les veines d'eau ainsi que certaines couches de l'écorce terrestre. 

                   Pour aborder cette étude, il est nécessaire de savoir que le symbolisme roman est construit sur un mode de pensée et d'opposé, le bien et le mal, le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel, tout peut engendrer un symbole. Plus précisément, chaque objet devient la figuration d'une chose concernant le mystère de la foi, et c'est ainsi que l'imaginaire devient réalité. C'est dans ce décor sculpté  que nous allons retenir toute notre attention, que l'on peut classer en deux  groupes, celui des énergies telluriques et des énergies cosmiques. Ils sont là pour nous indiquer la notion de changement d'état, interprétons et regardons ces messages avec la raison et le coeur pour mieux les comprendre. Un chapiteaux se lit sur trois niveaux d'ouverture d'esprit.

  • Le parlant, le descriptif, lecture simple.
  • Le signifiant, jeu de symboles suivant son stade d'entendement.
  • Le cachant, lecture sacrée du message, prise de conscience. 

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                                                    Chapiteau 5 haut               Chapiteau 5 bas

                   Ces symboles ne sont pas une réponse en soit, mais ils vont nous révéler un cheminement. Si le corps est le véhicule de l'âme au service de l'esprit, les premiers pas dans l'église devront être vécus avec émotions pour prétendre alimenter eux aussi notre âme. Si nous nous obstinons dans notre mental, nous passerons à côté d'une partie de la réalité en prônant la valeur universel des sculptures sachant que celle-ci n'existe pas. S'ils représentent le corps, l'âme et l'esprit ils ne sont pas là, par fantaisie ou lubie d'artiste, ils sont là pour nous ouvrir notre conscience d'homme. 

Chapiteau 5 bas (Le parlant). La vouivre est représentée sous la forme d'un mouvement ondulatoire qui comporte trois enroulements, de sa bouche, elle semble cracher de l'énergie. 

Chapiteau 5 bas (Le signifiant). La vouivre représente les courants d'énergies telluriques qui innervent la Terre considérée comme vivante. La manifestation des énergies de la vouivre est équilibrée par les énergies cosmiques. C'est pour celà qu'elle est associée au paon qui est un symbole solaire.

Chapiteau 5 bas (Le cachant). Elle est la représentation même des énergies pour nous rappeler sa force, sa façon de se transformer.

Chapiteau 5 haut (Le parlant). La paon, symbole paloéchrétien. Au moyen âge on croyait qu'il était imputrescible, c'est pour cette raison qu'il est devenu un symbole d'immortalité. Son bec se termine en forme de spirale.

Chapiteau 5 haut (Le signifiant). Le paon, symbole solaire de l'immortalité, de la résurrection. Il est aussi le symbole de la beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est produite par la transmutation spontanée des venins qu'il absorbe en détruisant les serpents (symbole du Christ rachetant le péché originel  par sa mort et sa résurrection). Son bec en forme de spirale, indique les énergies d'évolution tournant de la droite vers la gauche pour permettre l'évolution. Symboliquement, il tire les énergies telluriques. 

Chapiteau 5 haut (Le cachant). Il est là pour nous rappeler le passage à un autre état celui du monde visible au monde invisible, et que la transmutation peut être spontanée.

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                                         Chapiteau 10 haut                                             Chapiteau 7 haut

 

                       Dans le centre de la crypte se trouvent quatre colonnes, chacune, posées sur un socle identique dont la base de pierre est carrée. Le pied des fûts délimités par deux astragales intègre parfaitement la base, que l'on pourrait assimiler au système racinaire d'un arbre, peut être pour nous faire comprendre son ancrage ainsi que sa force à travers son enracinement. Au-dessus de la base, le fût s'élève pour soutenir celui qui repose sur l'astragale, le chapiteau. L'ensemble représente des feuilles d'acanthe dans leurs divers états, partant d'une simple feuille ouverte à la représentation de plusieurs feuilles comme une multiplication ou duplication. Les chapiteaux n°7 et 9 possèdent dans leurs angles des voulutes représentatives d'un état d'énergie. Du n° 7 a jailli de la matière des feuilles, elle s'est dépliée, ouverte symbole d'évolution et de maturation. Comme l'esprit qui s'interroge, se questionne, s'ouvre, se métamorphose. D'une graine en,terre, naît une plante. Elle grandit, fleurit et produit des fruits. Dans le jardin d'Eden, la nature y était luxuriante, généreuse. C'est le cycle de la vie, de la mort. Dans la représentation de ces chapiteaux aux feuilles d'acanthe, la nature exprime un au-delà, lieu paradisiaque où séjourne l'âme du défunt.

                     Le pèlerin descendait l'escalier aux marches étroites et abruptes guidé à la lueur d'une bougie pour pénétrer le monde de l'au-delà, celui des trois saints, Hilarion, Poemon et Agathon.

    Sarcophage des trois saints

Sarcophage des trois saints Duravel

Saint Hilarion abbé à Gaza mort en 372:

                   Issu d'une famille aisée, ses parents l'envoyèrent faire des études à Alexandrie en Egypte. Baptisé vers l'âge de 15 ans, il partit rejoindre Saint Antoine dans le désert, il resta à ses côtés trois mois et décida de se faire ermite à son tour à Naiouma près de Gazza. Ses parents étant décédés, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres et parti en solitaire. Il fonda à Gazza la vie érémitique. Une nouvelle organisation y prend corps "Les Laures".

                   Les ermites installent leurs habitations individuelles le long d'une avenue (Laura en Grec) qui conduit à l'église ou à un oratoire où ils se retrouvent plusieurs fois par semaine. De plus, ils se soumettent à la direction spirituelle d'un Abbé tout en gardant leur indépendance de mouvement. Le système des Laures eut du succès et se développa grâce Saint Chariton dans le désert de Judée et sur le territoire qui va de la Mer Rouge à Nirnive. C'est la  préfiguration, en fait de la vie érémétique groupée, plus tard instututionnalisée par les Chartreux. A Gazza, Hilarion vécut dans la plus totale austérité, ne changeant de tunique que seulement si celle-ci tombait en lambeaux, ne mangeant que quelques figues et lentilles. Sa seule lecture était les Saintes Ecritures.  A l'instar de Saint Antoine, son maître, il triompha de nombreuses tentations. Il accueillait tous les malades qui venaient à lui, chassait les démons et guérissait la cécité, des chevaux fous, tous les fidéles se joignaient à lui. Des admirateurs le poursuivent tant est grand son rayonnement, il entame une grève de la faim et fuit avec quarante moines allant d'Alexandrie, Libye, Sicile; Dolmatie pour se fixer à Chypre. Hilarion avait eu une vision où sa mort lui était annoncée. Il s'étendit et s'écria: "Sors mon âme, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore, il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ. Peux-tu craindre la mort!"

                  Dix jours plus tard, son corps fut ramené secrètement à Gazza, son premier monastère par Saint Hésyschios. Sa vie fut décrite par Saint Jérôme. Il se fête le 21 Octobre. 

 Saint Agathon (qui veut dire bon en  français ) ermite au désert de Scété en Egypte mort en 370:

                  Ouadi Natroum connu sous le nom de désert de Scété dans l'histoire Chrétienne, est une vallée aride dans le désert occidental de l'Egypte à environ 75 kms au Nord-Ouest du Caire et 80 kms au Sud-Est d'Alexandrie. Durant l'époque pharaonique, cette région était considérée comme sacrée en raison du Natron, composé naturel de carbonate de sodium, bicarbonate, sulfate de sodium et chlore ayant des propriétés absorbante et antiseptique, qui s'y trouvait en abondance, et qui était essentiel aux cérémonies de purification et à la conservation des momies. La très grande consommation de ce produit nécessitait de fréquentes visites et le lieu devint vite un sanctuaire.

                  Connu sous le nom de Désert de Scété durant l'ère chrétienne, le Ouadi Natroum abrita Saint Macaire Le Grand qui s'y retira en 330. Sa présence attira de nombreux croyants puis peu à peu des églises et des hospices pour les pèlerins furent construits ainsi que des monastères pour les religieux. Dès les premiers siècles de notre ère, le Ouadi Natroum servit de refuge aux chrétiens d'Egypte brimés par les autorités de Byzance puis par le pouvoir musulman de Caire. Ayant souvent recours à l'exil pour pouvoir préserver leur foi, les coptes (habitants chrétiens d'Egypte) y vivaient d'abord en ermite avant de s'organiser en communautés. C'est ainsi que près de cinquante monastères y ont été établis au IV siècle. De nos jours, il n'en reste que quatre toujours habités par des moines. 

                  Agathon de l'Egypte était un contemporain de Saint Macaire Le Grand, il vécut en ermite dans ce désert de Scété.Il fut surnommé "Le Silentiaire" parce qu'il garda pendant 3 ans un caillou dans sa bouche pour éviter de parler. Ensuite, il se distingua par sa grande douceur, ses sermonts toujours très sages, sa grande humilité. Il se fête le 2 Mars.

Saint Poemon Abbé de Diolcos (ile semi deserte du Delta du Nil en Egypte ) mort en 450.

                  Un des pères du désert Egyptien. Propablement originaire d'Egypte, il se retira avec plusieurs de ses frères dans une île se mi déserte du Delta du Nil. Après des attaques de Berbères en 408 ils fuient et s'installent dans les ruines du temple païens à Terenuthis. Poemon fut abbé de la communauté. Il était doté de grandes vertus, humilité, bonté et sagesse. La note caractéristique de la fin des solitaires est la sérénité. Ils meurent comme ils ont vécu.

Sources: La vie des Saints Pères du Désert et de quelques Saintes Solitaires d'Orient (Joseph François Bourgoing de Villefore 1714)

Notes: Ces Saints Reliques Egyptiens certainement momifiés car encore relativement en bon état furent offerts à l'abbaye de Moissac par Charlemagne. L'abbaye de Moissac les transféra à Duravel en l'an 1095, Elles se trouvaient probablement dans la crypte. Actuellement, elles se situent dans un sarcophage derrière le maître autel. Une ostentation se déroule le 21 Octobre tous les cinq ans, la dernière a eu lieu en 2010. Elles sont alors visibles dans le sarcophage vitré.

09-06-15

Libellule

                               

                           

                                    

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                      Nous étions là, devant ce lavoir sans âge, fait de pierres devenues calcédoine, jaspe avec le continuel polissage de l'eau ruisselant sur elles, quand une libellule au vol horizontal attira notre attention. Elle voulait sans doute que nous la prenions en photo, peut-être, mais pas seulement.......Et le lendemain, me voilà ouvrant plusieurs livres, penchée sur la vie d'une libellule, pour comprendre cet instant magique que la nature nous avait offert.    

                      La libellule au Moyen-âge était assimilée à la mouche représentante de la mort, des tableaux de nature morte la montre en opposition au papillon qui lui représente le combat du bien et du mal. Par contre, en Orient, au Japon plus précisément, elle symbolise la force et la bravoure. Elle fait partie de la pharmacopée orientale, elle soulagerait le mal de gorge et la fièvre. Dans d'autres parties du monde, Afrique, Amérique, elle fait partie du régime alimentaire. Oui bien sûr, mais ma libellule du lavoir ne m'a pas raconté tout cela.   

                      Elle m'a dit: "Je nais oeuf, pré-nymphe, larve et libellule. Ma vie est faite d'une dizaine de mues, à chaque fois j'abandonne et acquiers de nouveaux attributs, cela peut durer 5 ans avant d'être libellule, mon ami papillon me fait sourire, je mute la majorité de ma vie.......Je vis dans l'air et dans l'eau, j'y puise mon énergie et ma lumière. Je transmets des messages de mes amies les plantes et d'autres élémentaux de la nature parfois, à qui sait voir, entendre". Le mot message est dit, oui, une messagère de lumière pour nous homme en transformation, en évolution, en mutation. Prenons nos distances, ne nous fions pas aux apparences.

 

                      Et pour tous les sceptiques, les cartésiens si vous voyez une libellule sur un point d'eau, c'est que le lieu n'est pas pollué..........


21-05-15

Eglise de Mourrens Sainte Colombe en Bruilhois 47310

                           Portail roman du XII ème siècle, modeste, il est avant tout la rigueur qui caractérise ce style sobre et austère. Ce portail, de plein cintre se compose d'une triple voussure, les colonnes supportant quatre chapiteaux ou les sculptures s'épanouissent dans une iconographie mêlant le monde de l'imaginaire et de la pédagogie. Le point n'est-il pas l'étincelle de le forme, l'idée du projet sur lequel le constructeur a développé ce tout pour laisser un décor qui mêle une ambiance qui passe par le mystère originel! S'il est le représentant du lien entre la "Terre et le Royaume céleste", leur propre science de l'époque, savait associer nature et symbole pour traduire et élever le monde invisible.   

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1     (modillon haut gauche)          2    (chapiteau côté gauche)            3   (chapiteau côté gauche)         

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1     (modillon haut droit)                  2    (chapiteau côté droit)              3   (chapiteau côté droit)

                           Des liens invisibles traversent le point pour orienter de façon pensée le portail, ils sont ceux des levers et des couchers solaires, ceux qui marquent de leurs empreintes, ceux qui changent d'états. De ce point comme toutes les constructions sacrées, il fallait associer une horizontalité, comme pour séparer le plan matière et divin ainsi qu'une verticalité pour son élévation, lumière et ténèbres. Afin de contenir ces axes sans limites, le sculpteur a contenu l'ensemble des droites dans un cercle, de là vient de naître l'intention, l'expression de la forme et des proportions qui va être disposée et rythmée pour lui donner une dimension cosmique.  

                                                                                           Porche roman dessin de base quadrilatère                                                                                Schéma 1

Référentiel schéma 1:

  • L'orientation spatiale par rapport aux points cardinaux terrestre, elle s'articule sur l'axe Est/Ouest marqué par les levers et les couchers du soleil.
  • L'orientation temporelle par rapport aux points cardinaux célestes, elle s'articule sur l'axe de rotation Nord/Sud.
  • Confondre le monde visible avec le monde invisible.

                           Réduite à sa plus simple expression, la géométrie de ce portail est la représentation même du monde vibratoire utilisant l'espace en fonction du soleil et de la lune. Astres de vie, ceux qui rythment la nature, de la naissance (Est), en passant par l'apogée (Sud) pour à son retour retirer ses dons, la mort (Ouest). Assimilés aux astres, matières et formes sont là pour atteindre une architecture vibratoire pour toucher l'irrationnel et marquer l'essence de la pensée pour transcender les fidèles. 

                           Nous pouvons ainsi, assimiler les éléments qui composent une colonne à celle d'un végétal, un arbre est doté de son système racinaire tel que la colonne possède une base, celle qui de par sa surface va augmenter sa prise pour puiser les énergies telluriques, le tronc, représente la verticalité, l'élément conducteur celui qui canalise est associé au fût, la frondaison de l'arbre, celle qui est le lien entre terre et ciel permettant l'échange cosmo-tellurique, elle même ré-émettrice des afflux d'énergies à qui traversera le portail.

                           Les éléments d'un tout, colonnes et modillons sont distribués, ordonnés dans un espace matière (orange) par laquelle le mystère essentiel de la création est rendu visible, il est aussi le passage d'un état pour manifester la création. Si l'imaginaire guide le ciseau du sculpteur, la raison d'être de l'homme est de transformer son incarnation involuée en un corps lumière, représentant des états successifs, d'évolution, de transformation et de mutation. Le décor végétal, lui, s'épanouit pour s'articuler sur des lignes, il souligne les corbeilles des chapiteaux, il court sur les tailloirs.

                            Deux figurines animales, monstreuses, situées à chaque extrémité de la voussure,  accompagnent de leur regard malveillant et attentif le fidèle dans sa progression vers le salut, en lui rappelant que les puissances du Mal régnent en Maître en dehors du royaume de Dieu.  

Référentiels schéma 2:

  • Rose, le point symbolise l'esprit, tout part du point.
  • Noir axes points cardinaux, croix d'orientation.
  • Rouge, représentation des quatre dimensions de l'univers.
  • Violet, le cercle symbole créateur, il est l'esprit
  • Vert, du mariage du cercle et de la croix, naît l'esprit de la forme.
  • Orange, il est la représentation parfaite de la matière, la terre. 

 

Porche roman géométrie

                                                                                       Schéma 2

Descriptif chapiteau gauche 1 (le parlant): Deux têtes , l'une animale, semblant regarder vers le bas, l'autre humaine regardant devant elle, toutes deux positionnées de chaque côté d'une feuille d'acanthe aux nervures resserrées et à l'extrémité de sa limbe repliée sur elle-même. Sur cette feuille est posée sur son dessus deux spirales.  

Descriptif chapiteau gauche 2 (le parlant): Animaux fantastiques, liés, épaule contre épaule, front contre front regardant chacun dans une direction. Au-dessus de leurs têtes l'expression de deux spirales semble les lier en les tenant. Au-dessus du tailloir, la représentation d'une tête animale tenant dans sa gueule des liens en forme de spirale.

Descriptif chapiteau droit 4 (le parlant): Bouquet de feuilles d'acanthe, l'extrémité de leurs limbes sont repliées sur elles-mêmes. Au  dessus de la feuille centrale sont posées deux spirales. Dans les angles, des feuilles semblent pousser les entrelacs situés juste au-dessus.

Descriptif chapiteau droit 5 (le parlant): Un animal fantastique, juste au-dessus de sa croupe une tête animale semble sortir de sa bouche un lien comme pour l'attacher. A son côté un humain semblant tirer ou  tenir une personne. C'est trois représentations sont toutes unies par une spirale au dessus de leur tête. Au dessus du tailloir, la représentation d'une tête animale tenant dans sa gueule des liens en forme de spirale.

                                                                                          

          DSC_9582                                   DSC_9585                                                                                                                                                                                                                                                                                  

Saint Patron: Saint Martin. 

Allée funéraire Grézac Auradou 47140

réseau aquifère allée funéraire Grèzac Auradou 47140

               Définition: Un mégalithe est une architecture utilisant des pierres. Le mot vient du grec mega (grand) et lithes (pierres) est le sens général qu'on lui prête car il peut s'appliquer à un simple bloc érigé (menhir) ou à des constructions élaborées comme un dolmen, une allée funéraire ou un cromlech         

               Légende: Le plan représente les réseaux aquifères (veine d'eau), violet les cheminées cosmo-telluriques ainsi que le réseau géomagnétique de couleur gris (réseau argent) en fonction du lieu par rapport au lever et au coucher du soleil. 

               L'imaginaire a tendance à voir le temps préhistorique plus que simple, rudimentaire, aux allures rustres, mais dans la réalité il en est tout autre. Bâtir en pierres brutes ne constituait  pas un manque de savoir sur cette architecture primitive, mais en décidant  la conception de cette demeure des morts ils répondaient à certaines règles. 

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                        Dans leurs choix, ils attachaient une importance particulière aux arbres, aux rivières, aux montagnes et ainsi toutes les manifestations naturelles prenaient à leurs yeux une signification. Situé sur un  tertre dominant la chapelle de Grèzac, il était le lieu idéal pour créer cet espace. Ce monument entouré d'une végétation aux apparences tortueuses, ayant une tendance à fuir ce lieu comme pour laisser place au monument. De par son aura, sa forme, sa couleur, sa texture, son orientation entre l'équinox d'été et l'équinox d'hivers n'était-il pas là pour affronter le gigantisme de l'éternité et de l'indestructible !. Possédait-il une signification  de lieux d'énergie, de lieux sacrés?.

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                       Construits de pierres calcaire, le monument 1 d'une longueur de 6.60m et d'une largeur 0.50m à 1.20m, le monument 2 d'une longueur de 8.20 m et d'une largeur variable entre 0.80m et 1.20m,ces deux monuments ont été élevés dos à dos sur le même axe Sud/Est, Nord/ouest, en opposition sur le même espace, ils étaient une façon d'affirmer une appartenance et de marquer les restes des aïeux. Il semblerait que les bâtisseurs aient privilégié cette direction luni-solaire, mais les raisons pour lesquelles ils l'ont fait reste un profond mystère. C'était peut-être purement symbolique, une représentation cosmique des cycles de la vie et de la mort associée à un culte funéraire.

Extrait de Notes: Alain Beyneix. Les archives mégalithiques du département du Lot-et-Garonne

                       Les restes très discrets d'un tumulus peuvent s'observer autour de de ces deux allées funéraires que l'on nomme "Les Tombeaux des Anglais". En 1876, ils furent explorés par le comte J. de Bonnal qui y recueillit des ossements et des dents humaines, des dents d'ours perforées, une petite hache en pierre polie, un anneau en terre cuite et un fragment d'objet de bronze indéterminé.

 

18-05-15

Corde à treizes noeuds

                     Au Moyen Âge l'architecture d'un édifice religieux ne pouvait être appréhendée que par l'esprit qui fait naître la forme, cette maîtrise de l'art aux proportions harmonieuses reposait sur des notions simples, des figures géométriques. On se servait de mesures établies en rapport avec le corps humain, la ligne, le pouce, la paume, la palme, l'empan, le pied, la coudée ainsi que la toise. La coudée (du latin, cubitus), respectant les proportions et l'harmonie des futurs tracés, le maître d'oeuvre, utilisait la corde à treize noeuds afin d'effectuer les différents traçages pour élaborer les  principes géométriques.

Triangle rectangle

                Corde de chanvre, réalisée sur les proportions de la coudée humaine, basée sur la mesure du coude jusqu'à l'extrémité des doigts de la main. Elle est d'une longueur de douze coudées , donc de douze intervalles identiques marqués par treize noeuds. On peut d'ailleurs comprendre l'origine du verbe multiplier en rapport avec celle-ci quand on le décompose: Multi, plusieurs et plier qui est l'action de donner une forme, mais encore, ne faut-il pas faire le lien avec les douze lunaisons représentions des douze intervalles et celui des treize noeuds pour rappeler les années à treize lunes......! Si la maîtrise de cet art passait par la relation à l'autorité sacerdotale n'oublions pas que chaque forme crée était conduite par l'élan spirituel qui dominait ces outils restreint, règle, pige, compas....etc, et surtout ne pas oublier que l'erreur était la part de dieu disait-on !    

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14-05-15

Gnomon

Gnomon

                 Plusieurs milliers d'années avant notre ère l'homme avait compris le rythme solaire, celui des saisons, des années, ainsi que l'alternance des jours et des nuits. Les premières orientations des constructions architecturales aussi simples qu'elles soient, menhirs, dolmens, chapelles, églises reposent sur les mêmes considérations, l'ombre du soleil ou de la lune à un instant donné du lieu.   C'est ainsi, que de tous temps, l'homme a toujours voulu mesurer le temps, la mort est associée aux ténèbres et la vie à la lumière.

                 Gnomon               

                          Le gnomon est l'un des premiers instruments scientifiques de l'histoire de l'humanité qui cumule les fonctions, celui du temps, mais aussi qui a la faculté de déterminer les grandes périodes de l'année solaire. Il suffit de mesurer au cours de l'année la longueur de l'ombre lorsque le soleil est au méridien.

  • Quand l'ombre est minimale, c'est le solstice d'été
  • Quand l'ombre est maximale, c'est le solstice d'hivers

Lever solaire 0

           Les constructions des édifices sacrés se faisaient selon les principes d'orientations.En fonction de la position du soleil, heure après heure, jour après jour, saison après saison, l'ombre portée par le bâton varie en intensité et en longueur en fonction du soleil.

  • Ils plantaient un mât, qui symbolisait l'axe vertical
  • A partir du bâton qui était le centre ils traçaient un cercle
  • Au lever et au coucher du soleil, le mât projette une ombre qui coupe le cercle en deux points. Ces deux points déterminent un axe orienté Est/Ouest 
  • Lorsque le soleil est à son zénith, l'ombre du mât dessine un deuxième axe sur le sol, orienté Nord/Sud 

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05-05-15

Allées funéraires Le Bosc Tournon d'Agenais

                            Vestige de nos lointains ancêtres, bien qu'incomplet cet ensemble funéraire, nécropole mégalithique, nommé "Les Tombeaux Dels Géants" était probablement le reflet d'une communauté installée à proximité. Les structures montrent que les orientations architecturales sont variables d'un monument à l'autre, l'accès étant caractérisé par un axe, mais encore par une direction, l'entrée s'opposant à la chambre. La question de l'orientation solaire et celle du phénomène astronomique liés au soleil levant reste posée, car les comparaisons des orientations selon le système cardinal montrent des différences caractérisés sans aucunes prédominances. Bien sûr, on ne peut construire une théorie à partir de deux ou trois exemples.

    

Vue d'ensembles 2

  Plan d'ensemble des monuments

Monument 1: Il est d'une longueur de 6.80m sur une largeur comprise entre 0.60m et 1.20m. Il est situé sur un axe Nord/Ouest, Sud/Est, composé d' ortosthates plantées de champ, cinq pour le côté gauche et trois pour le côté droit. Ces pierres composant les montants latéraux sont en calcaire. On devine les restes d'un tumulus érodé par les millénaires. 

Plan Allées funéraires monument 1 réseau Bosc Tournon d'Agenais

Légende plan monument 1:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire

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Monument 1

Monument 2: D'une longueur de 6.50m et d'une largeur d'environ 0.80m. Cette allée est pratiquement orientée au soleil levant sur un axe Est/ouest. Le monument est posé sur un tumulus fortement érodé.Il est constitué d'un chevet, le montant gauche est composé de cinq dalles dressées, le droit, lui, est constitué de deux dalles dont une de champ, et l'autre est à terre. 

Plan Allée funéraire monument 2 réseau le Bosc Tournon d'AgenaisLégende plan monument 2:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique

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Monument 2

Monument 3: Monument fortement délabré, ce mégalithe mesure 3.70m sur 0.80m. Il est lui-même sur un semblant de tumulus, suivant un axe Nord/est, Sud/Ouest. 

Plan Allée funéraire monument 3 réseau le Bosc Tournon d'AgenaisLégende plan monument 3:

  • Bleu veine d'eau

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Monument 3

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