07-01-15

Calvaires, croix de chemin

Elles sont là, dressées comme pour nous rappeler quelque chose, témoin d'un passé qui a façonné notre religion chrétienne, elles marquent nos chemins. Symbole ancien, symbole protecteur guidant le voyageur, symbole du recueillement où la foi chrétienne était signifiée par de nombreuses croix jalonnant nos chemins, nos villages et nos cimetières.

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                                                          Croix Sainte Eulalie Cauzac 47470 

                              Elles montraient l'avancé du christianisme. Elles étaient aussi le lien du chemin du dernier voyage celui de la mort.            

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                                                         Croix chapelle Saint Julien Couyssel 82150

 Etude calvaire Saint Amans Saint Sardos

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                                                           Calvaire Saint Amans Saint Sardos 47360

 

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Calvaire Saint Amant

Figure 1

Implantation du Calvaire Saint Amans selon la liturgie: 

Figure 1: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Vert réseau Hartmann  
  • Rose réseau Curry
  • Jaune réseau solaire
  • Marron courant tellurique                             

Calvaire vient du latin "calvarius. Le calvaire représente Jésus en croix. C'est le lieu de prière. Quelquefois implantés pour marquer des événements marquants comme les grandes pestes ou les guerres.

Calvaire tayonnement

Figure 2

 

 

 

   

Croix Lieu dit Rouet Saint Aubin 47150    Croix Dordogne 24    Croix Lamothe Fey 47 

      lieu dit Rouet Saint Aubin 47150                  croix dordogne 24                         Lamothe Fey 47300

                                             Croix les bordier Laroque 47

                                                                Les Bordiers Laroque Timbaut 47340

 

Croix route de Saint Vite     Croix Cazideroque 47

             Croix route de Saint Avit 47350                                                   Croix Cazideroque 47370

 

Massoules   Route de Massoules

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   Croix église Saint Laurent 47410

 

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Croix de chemin Auradou               Croix Sainte Agathe Dolmayrac

 

 


01-01-15

Le Lotus, Fleur Divine ...

Afficher l'image d'origine

                 Messagères entre les hommes et les divinités, les fleurs ont été souvent liées au culte des Dieux. Leur symbolisme se retrouve dans la plupart des religions où elles font parfois partie des rites religieux et elles ornent depuis toujours les sanctuaires. Parmi ces fleurs, il en est certaines universellement reconnues, admirées et parfois vénérées comme le Lotus, la Pivoine, la Rose ... Reines parmi d'autres.

 " OM MANI PADME ."

" Oh ! La perle de la création est dans le Lotus. "     Sentence tibétaine

                 Le Lotus dans ses diverses variétés, blanc, bleu, ou sacré est associé à la création du monde dans diverses religions en Asie, boudhisme, brahmaniste mais aussi en Egypte. Pour ces religions, évoquant le début de la vie dans le marais originel, l'image de cette fleur émergeant intacte et pure de la boue s'associe à la naissance des dieux et du monde. Dans l'enseignement boudhiste, le Sûtra du Lotus, compare l'élévation et l'éveil personnels à la fleur de Lotus sur un étang boueux ...

                  En Egypte, c'est surtout le Lotus bleu qui a été vénéré. S'ouvrant avec le lever du soleil et se refermant le soir, il a tout d'abord été associé au dieu solaire Ra puis à Osiris et Horus et ses fleurs liées à leur culte. Dans les tombes égyptiennes, les défunts sont souvent représentés respirant une fleur de Lotus bleu dont le parfum suave est sensé leur redonné la vie. Le Lotus, graines, fleurs ou racine figurait chez les Egyptiens dans seize remèdes inscrits dans les papyrus médicaux retrouvés. La médecine ayurvédique utilise ses graines (tonifiantes) et sa racine (calmante) pour rééquilibrer l'organisme.  La fleur de Lotus, plus que royale reste un symbole divin de pureté et de recherche de perfection.

Sources : Les plantes magiques Michèle Bilimoff

 

05-12-14

Dolmen Prayssac 46220

 Dolmen des Trois Pierres

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                      Ces pierres brutes, battues par la pluie et les millénaires portent en elles toutes les vieilles croyances populaires associant l'origine des mégalithes au monde de l'invisible et du sacré. Beaucoup de mystères entourent encore ces lieux, pierres de guérison, pierres d'énergie, pierres de légendes et pour certains pierres du diable. Ces hommes voulaient-ils en choisissant cet espace, montrer la force de la pensée religieuse à travers la forme et la matière pour éveiller l'idée d'une maison de pierre, le temple de l'au-delà!

Dolmen Des Trois Peyres

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                 Ces monuments aux formes lourdes et simples, une grande dalle de pierre (table) reposant sur deux ou plusieurs pierres verticales ( les orthostates) sont là comme pour défier et affronter un combat, celui des forces naturelles. Les pierres proviennent d'affleurement rocheux prélevées non loin, Le Chaos. Cette pierre qui change de couleur et de texture en signe d'appartenance, de pouvoir afin qu'elle puisse étendre une influence, une prise de pouvoir, auprès de ceux qui vénéraient les manifestions naturelles " Les Pierres".

Dolmen La Bertrandoune

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                      On voit que ces pierres sont bien différentes de celles qui jonchent le sol du Causse, et qu'elles vont nous révéler un fonctionnement propre aux énergies, celui des connaissances du tellurisme. "Le chaos" est formé de blocs granitiques, ces grès ont leurs origines dans la cimentation des altérites sableuses par précipitation et cristallisation de la silice véhiculée par des circulations paléodrologiques. La pierre est par essence un amplificateur tellurique.

 

Le Chaos 

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                      Ce lieu est le résultat d'une alchimie complexe de la nature, mais aussi d'une configuration tellurique particulièrement favorable en relation avec l'homme.Ce lieu d'énergie, sacré de par son passé, de par son histoire et de ses rites ont ancrés la terre et le ciel pour y laisser une certaine pérennité. A vous de ressentir ces pierres, à vous de trouver l'âme du lieu. 

Figurations simplifiées des phénomènes telluriques rencontrés  

 

Dolmen Les Trois Pierres réseaux

                                                                                                                  Figure 1

 

Dolmen La Bertrandoune réseaux

 

                                                                                                                    Figure 2

 

Dolmen des Trois Peyres réseaux

 

                                                                                                                   Figure 3

                    Si le choix de la pierre était important, l'importance de l'implantation du monument faisait appel à certaines règles, celles de leur savoir des réseaux telluriques..

La figure 1-2-3: Elles représentent le sous-sol aquifère et les réseaux géomagnétiques. En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Jaune réseau solaire
  • Vert réseau Hartmann

 

29-11-14

Chapelle du jugement dernier Brantôme 24310

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                      Tout est là pour imprégner le site de mystère, en se glissant dans les méandres de la roche fraîche, le site dévoile ses secrets, rivalisant entre beauté et mystère. Les hommes ont façonné tout un monde pour laisser leur empreinte, ils ont écrit les premières pages d'une histoire dont subsiste les vestiges dissimulés sous un relief naturel.

 

Jugement dernier

  

Photo représention du jugement dernier

                        Pénétrer le lieu, symbole des entrailles de notre Mère -Terre, symbole de la création, là où les premiers hommes ont souvent trouvé refuge, ils recevaient tout de la terre c'était un don de la nature, mais à l'inverse ils voyaient en elle une toute puissance cachée à travers la violence des éléments, et le mystère de la mort qui finissait toujours par s'imposer à tous. Ces cavités rocheuses ont continué à jouer un rôle dans la pratique des croyances anciennes, et c'est par l'appropriation du lieu et la sanctification de cet espace naturel, que les premiers chrétiens s'abritèrent des persécutions.

                       C'est en pénétrant ce lieu, que nous cherchons la vérité des hommes de l'époque, leurs secrets qui étaient le fondement élémentaire pour établir celle qui allait devenir une chapelle. Deux fresques, l'une la scène du jugement dernier, une grande parabole nous renvoyant à la symbolique, nous livrant ses dires, pour cristalliser les peurs qui étaient une source de nourriture intellectuelle. Situer dans la partie lunaire, nord, les ténèbres pour nous rappeler que Saint Michel juge les mérites ou les immérites des âmes qui se présentent à la porte du ciel.

Descriptif photo jugement dernier:

                    1  Porte qui mène au jugement dernier.

                    2  Accueil des âmes.

                    3  Ange annonçant le jugement dernier par les trompettes pour réveiller les morts.

                    4  Ange annonçant le jugement dernier par les trompettes pour réveiller les morts.

                    5  Tombeau, d'ou sortent des têtes en attente du jugement.

                    6  Balance à plateaux pour peser les âmes.

                    7  Tête humaine, coiffée d'un chaudron contenant de l'eau bouillante.

                    8  Diable, remuant, dans  son écuelle d'eau bouillante, les âmes immérites.

                    9  Âmes, après jugement, marquées d'un symbole le cercle représentant le paradis.

                  10  Ange, dirigeant les âmes, soit en enfer, soit au paradis.

                  11  ..................................................................................................................................

                  12  ..................................................................................................................................

                  13   Représentation de Saint Pierre détenant les clés du paradis

                  14  Trous des pigeonniers

                        Les trous dans les hauts de murs sont des pigeonniers. Cet élevage était un monopole de la noblesse du clergé pour les propriétaires terriens. Le droit coutumier attribuait un trou de boulin pour un demi hectare de terre et ceci pour limiter le nombre d'oiseaux afin qu'ils ne soient pas en cause lors de famine en allant se nourrir dans les récoltes.                 

                         La deuxième sculpture, représente la Passion du Christ, au pied de la Croix se trouvent les Maries et Saint Jean que Jésus aimait, ils veillent sur lui et l'assistent dans son martyr et dernier souffle. Orientée vers le soleil levant symbole de la résurrection et de la victoire de la lumière de Dieu qui éclaire le monde.Crucification

Photo  représentant la crucifixion de Jésus

Descriptif photo crucifixion de Jésus:

                           1.  Jésus crucifié sur la croix

                           2.  Marie Madeleine au pied de la croix

                           3.  Jean l'Evangéliste disciple aimé de Jésus

                           4.  La vierge Marie

                           5.  Marie de Cléophas, tante de Jésus et "soeur spirituelle de Marie"

                           6. Marie Salomé de Zebedie et mère de Jacques le Majeur et de Jean l' évangéliste

                           7. Représentation de Jérusalem

Symbolique:

                           Au pied de la croix, la Vierge Marie, représente l'amour maternel, Saint Jean l'amour fraternel et Marie Madeleine l'amour

Photos divers

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02-09-14

Peintures murales au Moyen Âge


                        La paroi naturelle pour ne pas dire la pierre à l'état brut fût l'un des premiers supports que nos artistes, ancêtres de la préhistoire utilisaient durant des millénaires " l'art pariétal". Sous l'antiquité l'art de la peinture se developpe, l'artiste applique la couleur sur un enduit à la chaux (A FRESCO qui vient du terme Italien dans le frais). Cette technique consiste à peindre sur un enduit encore frais, il va se dérouler en cinq étapes.   

TECHNIQUE PEINTURE A FRESCO

 

Dessin 1

                       1) L'artiste va appliquer à la truelle et taloche un enduit (L'ARRICO) composé de chaux et de sable contenant une légère granulation afin de gommer toutes les imperfections du support.

Dessin 2

                       2) Sur l'arrico le peintre va préciser les grandes lignes préparatoires à son oeuvre avec du charbon de bois ou de l'ocre contenu dans la terre afin de laisser apparaître son esquisse.

Dessin 3

                       3) Puis l'artiste va appliquer une terre rouge (SINOPIA) qui est contenue dans la terre sur son esquisse qui disparaîtra sous l'enduit final pour en laisser deviner la généralité de son dessin.

                       4) Le peintre crée ensuite les différentes couleurs à partir de différents pigments contenus dans les plantes et les différentes terres. Le contenu étant broyé ils seront mélangés avec de l'eau (LE LIANT) qui laissera apparaître la couleur définitive. Une fois la peinture réalisée une seconde fine couche (L'INTONACO) est appliquée laissant apparaître par transparence l'oeuvre.  

TECHNIQUE PEINTURE A LA DETREMPE

                        La peinture à la détrempe utilise une technique simple et rapide contenue dans trois applications laissant à l'artiste le temps de composer son oeuvre.

                        1) L'artiste va appliquer à la truelle et la taloche un enduit (L'ARRICO) sur le support.

                        2) Il va appliquer ((L'INTONACO) sur la surface de sa future peinture.

                        3)Puis l'artiste exécute son oeuvre, sachant que sa couleur ne peut plus pénétrer dans le mortier de chaux et de sable (L'ARRICO) 

  

 

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                             Au XV ème siècle, les murs foisonnent d'images, cette période perpétue et concrétise les peurs du Moyen-âge. Confronté à la crise religieuse, aux guerres et aux épidémies, l'art devient le reflet des maux du temps, par lui des générations entières exorcisent leurs peurs.  Enfers, Cavalcades des vices, Tentations.........Les murs des plus humbles sanctuaires sont ainsi sacralisés par les peintures offertes à la méditation du pauvre "Représentation du monde imaginaire". Sans cesse est ainsi rappelé la lutte éternelle du Bien et du Mal.

                            C'est le Concile de Trente qui tente de rénover le Mal totalement désacralisé, l'église ordonne le badigeonnage des peintures murales et le remplacement de cette iconographie périmée. A ce changement profond, on doit sa protection sous badigeon de ces peintures.  

La peinture monochrome médiévale dite "La Grisaille"

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                          Cette technique servait à faire croire que les personnages ainsi représentés étaient sculptés dans la pierre. Elle était utilisée pour décorer certain volet de retable, ou choeur de chapelle, les gens du Moyen Âge ne s'approchait que très peu de l'autel ou du choeur, l'illusion était crée. L'artiste utilise des tons blancs, gris, noirs qu'il applique soit de façon couvrante ou diluée sur un fond ocre ainsi celui-ci transparait et donne aux nuances de gris une coloration différente.


31-08-14

La croix du bûcheron

            L'arbre, symbole de force, de pouvoir, de sagesse, il y a des arbres, qui de par leur forme, leur port, leur qualité, leur défaut, leur blessure laissent apparaître, comme tout être, une conscience, une histoire. A chacun sa vie, il sera lui-même tributaire de ses rencontres, il aura ses propres rythmes, ses propres mouvements. Il peut avoir une croissance lente ou rapide, il peut avoir subi les rigueurs climatiques, chaud ou froid, avoir un tronc droit ou tordu, dur ou tendre, il restera celui dont le bûcheron devra déchiffrer son histoire, entre subtilité, conscience et savoir.

            Si au Moyen Âge, on mesurait la surface d'un bois de chênes en fonction du nombre de porcs qu'elle pouvait nourrir " la glandée", pour les dates d'abattages d'arbres ils utilisaient les sagesses populaires, les on dit, les croyances, les fêtes religieuses, qui étaient des repères temporels en fonction des cycles lunaires, le chêne pour noël, le bouleau entre deux.....etc. Le bois était luné en période de lune descendante, de plus on lui attribuait un sens noble ayant un rapport avec la matière bois, solidité, puissance et longévité. Pour l'abattage des arbres, pour en prendre les mesures ils utilisaient la croix de bûcheron.   

            Conception d'une croix de bûcheron:

                                                                 croix de bûcheron 3

 

            Estimation d'une hauteur d'arbre à l'aide de la croix de bûcheron:

  • Se placer face à l' arbre à estimer, à une distance approximative de sa hauteur.
  • Faire coïncider sur une même ligne, le pied de l'arbre avec le bas du bâton et l'oeil
  • Faire coïncider sur une même ligne, le haut de l'arbre avec le haut du bâton et l'oeil
  • Lorsque les deux extrémités de l'arbre correspondent bien aux extrémités du bâton, mesurer la distance entre vous et l'arbre. Soit BC sur le schéma

                                                                  Croix du bûcheron arbre 2

 Conclusion:

  • La hauteur de l'arbre AB est égale à la distance BC

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La coudée, la canne......etc, unités de mesures des constructeurs

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           Les hommes ont d'abord mesuré avec leur corps. Toutes les civilisations ont utilisé des unités en rapport avec la morphologie humaine. Jusqu'au XVIII ème siècle il existait en France aucun système de mesure unifié.  Au Moyen Âge, les maîtres constructeurs utilisaient une canne pour mesurer les longueurs. Les unités de mesures pour les longueurs étaient choisies en relation avec les dimensions du corps humain, la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.

           La ligne: La plus petite unité utilisé par les compagnons bâtisseurs était la ligne. Une ligne correspondait sensiblement au diamètre d'un grain d'orge, soit environ 2.25 millimètres. En multipliant la ligne par 555, les constructeurs obtenaient une unité appelée l'emjambée, d'une longueur de 125 centimètres. Cette longueur était ensuite divisée en 5 unités différentes, reliées entre elles par la valeur du nombre d'or 1.618 ce qui permettait de retrouver les valeurs.

          La canne ou la pige: des maîtres d'oeuvre, fut l'instrument de mesure privilégié des bâtisseur d'églises. Cet outil associé à la règle et au compas, permettait d'obtenir pratiquement toutes les tracés géométriques et harmonique. La canne des bâtisseurs équivaut à 555 lignes et une ligne vaut en moyenne 2.25 millimètres ou en ajoutant la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée équivaut à environ 1.25m selon les régions. Ces mesures ont un facteur commun, la ligne.

  • 1 paume     =  34 lignes
  • 1 palme      =  55 lignes
  • 1 empan     =  89 lignes
  • 1 pied         = 144 lignes
  • 1 coudée    = 233 lignes

          Le pied: Le pied servit longtemps de base pour déterminer d'autres mesures de longueurs. Le pied utilisé par les bâtisseurs équivalaient à 32 cm environ. Cette valeur correspond à la longueur de l'empan 20 cm, multiplié par le nombre d'or 20x1.618 = 32.36

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         Cette suite de mesure s'appelle la Quine et fonctionne ainsi, chaque mesure est la somme des deux précédentes:

  • 1 paume    +     1 palme      =      1 empan
  • 1 palme     +     1 empan     =      1 pied     
  • 1 empan    +     1 pied         =      1 coudée 

          En utilisant la coudée du lieu à la place du mètre pour construire un édifice, on crée une dynamique et une harmonie entre l'énergie propre  au lieu (en lien avec la latitude autrement dit la course du soleil) et celle de l'homme par l'intermédiare du bâti qui devient un interface énergétique.

Citation: Le Corbusier 

          Le malheur du présent, c'est que les mesures sont partout tombées dans l'arbitraire et dans l'abstraction, elle devrait être chair, c'est une expression palpitante de notre univers à nous, l'univers des hommes qui est le seul concevable dans notre entendement.

           

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24-08-14

Chapelle de Cadillac Roumagne 47800

    Saint Patron: St Martin, évêque de Tours, fêté le 11 Novembre. L'image de charité de Saint Martin devient le symbole de l'imitation du Christ. 

                           Nous voici sur le seuil, celui qui rassemble les hommes pour toujours. De par sa pérennité, la pierre est l'élément majeur qui allie le livre de pierre au monde animal et végétal pour participer à la gloire des Cieux. Petit chef d'oeuvre de l'art roman, enrichit d'images bibliques où sur la gauche est enseigné le bien, et sur la droite le mal, nous allons donc essayer de déchiffrer le message que le constructeur de l'époque a voulu nous laisser. 

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Descriptif scène de l'agneau: L'agneau, emblème du Christ portant une croix sur son dos. Il semblerait qu'il ait la bouche entre ouverte: C'est l'appel aux âmes, l'appel échappé des lèvres du Sauveur que répètent les Évangiles.

                                                   Deux oiseaux, deux colombes une à gauche, une à droite de l'agneau, regardant derrière elles, libre choix d'écouter la parole du Christ, si elles le souhaitent, <<qu'elles prennent ma croix et me suivent>>. La colombe, est plus qu'un oiseau, un esprit, un souffle, une lumière,mais aussi un médiateur entre le monde d'en bas tellurique et le monde d'en haut cosmique.

  

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                                  Chapiteau Saint Martin                   Chapiteau faute originelle

Chapiteau Saint Martin: Il est la représentation de Saint Martin qui voyant un mendiant nu alors qu'il était soldat romain, partagea en deux son manteau et lui en donna la moitié. L'image de charité de Saint Martin devint le symbole de l'imitation du Christ. 

Chapiteau La faute originelle: Ce chapiteau se trouve souvent placé du côté droit, du coté solaire de l'église. Il représente dans le nouveau testament Eve donnant à Adam la pomme, fruit défendu, la végétation est luxuriante, c'est le jardin d'Eden. Il nous signifie que nous sommes des pêcheurs que nous devons nous laver du péché originel. Entrer dans cette chapelle pour nous purifier

                                 

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L'Aigle : Aigle reposant sur le sol, les ailes à demi-déployées, prêt à l'envol  . Juste au dessus de son corps se  trouve une lignée de volutes comme pour séparer la terre et le ciel et montrer la difficulté de prendre son l'envol, de s'élever. Il est face au soleil, il devient alors la représentation solaire comme pour nous montrer le chemin.  

Implantation de la chapelle de Cadillac selon la liturgie du 12 ème siècle

 

Plan chapelle Cadillac Roumagne 2

Extraits des notes historiques du chanoine Durangues (1860-1948)

Saint Patron: Cadillac est sous le patronage de Saint Martin, évêque de Tours (11 novembre). Cette paroisse honorait comme patron secondaire Saint Clair (1er juin) aux XVII et XVIII ème siècle.

Église: On trouve dans les mémoires de Nicolas de Villars aux dates de 1603 et de 1607: Église toute couverte, clocher sans cloche. Aucun autel en pied, tous trois rompus, sans fonts, quelques ornements, mais point de chasuble en 1607 ni autel, ni chrèmière. Le recteur ne réside pas. Il y a un vicaire ignorantissime, fait prêtre à 20 ans par M. de Périgueux, interdit et renvoyé. Le verbal de Mascaron 1680 fournit ce détail: L'église située dans la plaine a 12 cannes de long, 8 de larges et 6 de haut, le sanctuaire est lambrissé. On lit dans celui de monsieur de Chabannes 1732: Église petite, le sanctuaire et la nef lambrissés. Cette petite église a été restaurée en 1888. 

Temporel: Il n'y avait pas de fondation de charité. Les pauvres étaient presque tous à la charge du curé et cette charge était souvent fort lourde. Dans un rapport en date de 1775 le curé Rustant observe que depuis plusieurs années à l'exception de celle de 1773, il y a eu très peu de blé dans la paroisse et que l'année 1774 a été une des plus disetteuse qu'il ait vues puisqu'il n'y a pas eu la moitié des grains de toutes espèces qu'il y avait les années précédentes et qu'il y a très peu eu de personnes dans sa paroisse qui soient en état de soulager les pauvres.

                  Ils s'attendent à gémir cruellement et la plupart dans leurs maisons, ayant honte de mendier si une maison bienfaisante ne charite ces gens infortunés déjà réduit à une extrême indigence. La misère devait être bien plus grande encore quelques années plus tard après le terrible orage du 18 août 1789 dont nous empruntons le récit aux registres paroissiaux de Roumagne..............................Le 18 août 1789  tout a été perdu sans ressources, ce jour qu'on n'oubliera de longtemps dans ce pays, a consommé la ruine des habitants. Le bruit affreux des éclats et la vivacité des éclairs qui se succèdent  sans interruption, semblaient annoncer aux habitants effrayés les malheurs dont ils étaient menacés. Il tomba une grêle si forte qu'elle détruisit absolument tout ce qui s'y trouva exposé. Les maisons furent découvertes, les tuiles mises en pièces, de même que les lattes ou planches minces qui soutiennent les tuiles sur les charpentes. Les maisons furent inondées, les meubles et les denrées qu'elles enfermaient furent mouillés comme s'ils avaient été dehors. Les habitants ne savaient où se mettre à découvert et ne trouvaient après l'orage ni linge, ni habits secs pour changer.

                 La grêle qui fit ce dégât horrible était d'une grosseur énorme. On en vit plus gros que la tête d'un enfant. On en pesa le lendemain qui se trouvèrent du poids de cinq livres et demi...........etc 

 

 

23-08-14

Presbytère

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Le presbytère du latin presbyterium et du grec presbuteros: Ordre ou sacerdoce des prêtres, d'où lieu de vie des prêtres, il est l'habitation du curé de sa paroisse.

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14-03-14

Les couleurs et les habits liturgiques

Habits

 

 

« La différence des couleurs dans les vêtements sacrés a pour but d’exprimer, même avec des moyens externes, la caractéristique particulière des mystères de la foi qui sont célébrés et le sens de la vie chrétienne en marche au cours de l’année liturgique. »

 

 

 

Les cinq couleurs liturgiques : blanc, rouge, vert, violet et noir

  • Blanc : Il   est aux fêtes de Notre Seigneur, de la Sainte Vierge et des Saints qui ne sont pas martyrs et au temps pascal. Il est le symbole de la joie pascale, de la pureté, de la lumière et de la vie.
  • Rouge : Il est pour les fêtes de la Croix, du précieux Sang, des apôtres, des martyrs et pour les fêtes du Saint Esprit. Il est le symbole de l’Amour de Dieu, du don de l’Esprit Saint qui rend capable de témoigner de sa foi même jusqu'à l’effusion du sang.
  • Vert : Il est réservé à tous les dimanches, en dehors du temps où on emploie le blanc (temps pascal) et du temps où on emploie le violet. Le vert symbolise l’espérance du ciel, la reprise d’une vie nouvelle.
  • Violet : Il est la couleur de l’Avent, de la Septuagésime à Pâques, des Quatre temps, des Rogations, des Vigiles. Il est le symbole de la pénitence, l’espérance chrétienne au moment de la souffrance et du deuil.
  • Noir : Il est la couleur de deuil pour le vendredi Saint et pour les messes des morts.
  • Drap d’or : A ces couleurs liturgiques il faut ajouter le drap d’or, qui peut remplacer, dans des circonstances solennelles, le blanc, le rouge et le vert.

Les habits

  • L’Amict : Linge blanc à appliquer autour du cou quand l’aube ne couvre pas complètement l’habit commun du prêtre. A l’origine, il couvrait  la tête, le cou, les épaules. Il symbolise la force contre le démon. La tête pour éviter les pensées dangereuses, le cou pour que la Parole ne soit dite qu’avec respect et dignité, les épaules pour marquer le poids du sacerdoce.
  • L’Aube : Vêtement d’étoffe blanche, long jusqu’au chevilles et couvre complètement l’habit du prêtre. Elle est l’image de la pureté par sa blancheur, elle présage des joies éternelles. Il est nécessaire de posséder de la pureté pour accomplir l’œuvre du Seigneur.
  • La chasuble : Elle était à l’origine un manteau de grandes dimensions, sans manches et avec une petite ouverture dans le haut, pour y passer la tête comme un disque percé, elle fut aussi appelée « Planetta »symbolisant ainsi le cosmos dont le Christ est Roi. Elle est composée de deux pans d’égale longueur, dont l’un est sur la poitrine et l’autre sur le dos. La chasuble comme l’étole symbolise le joug du seigneur que la grâce rend léger. Elle exprime en plus de la fidélité, la charité dont on doit faire preuve, de l’accueil, à ouvrir notre porte aux autres. Celui qui la revêt, revêt le Christ et agit « in personae »
  • La chape : Vêtement en forme d’ample pèlerine, ouverte sur le devant. Elle figure la robe éternelle dont les Saints seront un jour revêtus.
  • Le Cordon d’Aube : C’est le symbole de la chasteté et de la continence, il assure le contrôle du siège des passions charnelles. Celui qui le porte doit avoir de la retenue.
  • L’étole : Ornement en forme de bande, que le prêtre passe autour du cou. Elle est le rappel de la première robe d’innocence perdue par le péché originel. En la portant, le prêtre conjure le Seigneur de lui rendre cette innocence avec celle qui le couvre puisqu’il célèbre la Messe « in personna Christi »Elle se porte toujours pour célébrer une messe, comme l’aube elle représente le pourvoir sacerdotal. Elle est un vêtement d’immortalité.
  • La bannière : Les oriflammes représentent des scènes ou des personnages religieux.