02-09-14

Peintures murales au Moyen Âge


                        La paroi naturelle pour ne pas dire la pierre à l'état brut fût l'un des premiers supports que nos artistes, ancêtres de la préhistoire utilisaient durant des millénaires " l'art pariétal". Sous l'antiquité l'art de la peinture se developpe, l'artiste applique la couleur sur un enduit à la chaux (A FRESCO qui vient du terme Italien dans le frais). Cette technique consiste à peindre sur un enduit encore frais, il va se dérouler en cinq étapes.   

TECHNIQUE PEINTURE A FRESCO

 

Dessin 1

                       1) L'artiste va appliquer à la truelle et taloche un enduit (L'ARRICO) composé de chaux et de sable contenant une légère granulation afin de gommer toutes les imperfections du support.

Dessin 2

                       2) Sur l'arrico le peintre va préciser les grandes lignes préparatoires à son oeuvre avec du charbon de bois ou de l'ocre contenu dans la terre afin de laisser apparaître son esquisse.

Dessin 3

                       3) Puis l'artiste va appliquer une terre rouge (SINOPIA) qui est contenue dans la terre sur son esquisse qui disparaîtra sous l'enduit final pour en laisser deviner la généralité de son dessin.

                       4) Le peintre crée ensuite les différentes couleurs à partir de différents pigments contenus dans les plantes et les différentes terres. Le contenu étant broyé ils seront mélangés avec de l'eau (LE LIANT) qui laissera apparaître la couleur définitive. Une fois la peinture réalisée une seconde fine couche (L'INTONACO) est appliquée laissant apparaître par transparence l'oeuvre.  

TECHNIQUE PEINTURE A LA DETREMPE

                        La peinture à la détrempe utilise une technique simple et rapide contenue dans trois applications laissant à l'artiste le temps de composer son oeuvre.

                        1) L'artiste va appliquer à la truelle et la taloche un enduit (L'ARRICO) sur le support.

                        2) Il va appliquer ((L'INTONACO) sur la surface de sa future peinture.

                        3)Puis l'artiste exécute son oeuvre, sachant que sa couleur ne peut plus pénétrer dans le mortier de chaux et de sable (L'ARRICO) 

  

 

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                             Au XV ème siècle, les murs foisonnent d'images, cette période perpétue et concrétise les peurs du Moyen-âge. Confronté à la crise religieuse, aux guerres et aux épidémies, l'art devient le reflet des maux du temps, par lui des générations entières exorcisent leurs peurs.  Enfers, Cavalcades des vices, Tentations.........Les murs des plus humbles sanctuaires sont ainsi sacralisés par les peintures offertes à la méditation du pauvre "Représentation du monde imaginaire". Sans cesse est ainsi rappelé la lutte éternelle du Bien et du Mal.

                            C'est le Concile de Trente qui tente de rénover le Mal totalement désacralisé, l'église ordonne le badigeonnage des peintures murales et le remplacement de cette iconographie périmée. A ce changement profond, on doit sa protection sous badigeon de ces peintures.  

La peinture monochrome médiévale dite "La Grisaille"

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                          Cette technique servait à faire croire que les personnages ainsi représentés étaient sculptés dans la pierre. Elle était utilisée pour décorer certain volet de retable, ou choeur de chapelle, les gens du Moyen Âge ne s'approchait que très peu de l'autel ou du choeur, l'illusion était crée. L'artiste utilise des tons blancs, gris, noirs qu'il applique soit de façon couvrante ou diluée sur un fond ocre ainsi celui-ci transparait et donne aux nuances de gris une coloration différente.


31-08-14

La croix du bûcheron

            L'arbre, symbole de force, de pouvoir, de sagesse, il y a des arbres, qui de par leur forme, leur port, leur qualité, leur défaut, leur blessure laissent apparaître, comme tout être, une conscience, une histoire. A chacun sa vie, il sera lui-même tributaire de ses rencontres, il aura ses propres rythmes, ses propres mouvements. Il peut avoir une croissance lente ou rapide, il peut avoir subi les rigueurs climatiques, chaud ou froid, avoir un tronc droit ou tordu, dur ou tendre, il restera celui dont le bûcheron devra déchiffrer son histoire, entre subtilité, conscience et savoir.

            Si au Moyen Âge, on mesurait la surface d'un bois de chênes en fonction du nombre de porcs qu'elle pouvait nourrir " la glandée", pour les dates d'abattages d'arbres ils utilisaient les sagesses populaires, les on dit, les croyances, les fêtes religieuses, qui étaient des repères temporels en fonction des cycles lunaires, le chêne pour noël, le bouleau entre deux.....etc. Le bois était luné en période de lune descendante, de plus on lui attribuait un sens noble ayant un rapport avec la matière bois, solidité, puissance et longévité. Pour l'abattage des arbres, pour en prendre les mesures ils utilisaient la croix de bûcheron.   

            Conception d'une croix de bûcheron:

                                                                 croix de bûcheron 3

 

            Estimation d'une hauteur d'arbre à l'aide de la croix de bûcheron:

  • Se placer face à l' arbre à estimer, à une distance approximative de sa hauteur.
  • Faire coïncider sur une même ligne, le pied de l'arbre avec le bas du bâton et l'oeil
  • Faire coïncider sur une même ligne, le haut de l'arbre avec le haut du bâton et l'oeil
  • Lorsque les deux extrémités de l'arbre correspondent bien aux extrémités du bâton, mesurer la distance entre vous et l'arbre. Soit BC sur le schéma

                                                                  Croix du bûcheron arbre 2

 Conclusion:

  • La hauteur de l'arbre AB est égale à la distance BC

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La coudée, la canne......etc, unités de mesures des constructeurs

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           Les hommes ont d'abord mesuré avec leur corps. Toutes les civilisations ont utilisé des unités en rapport avec la morphologie humaine. Jusqu'au XVIII ème siècle il existait en France aucun système de mesure unifié.  Au Moyen Âge, les maîtres constructeurs utilisaient une canne pour mesurer les longueurs. Les unités de mesures pour les longueurs étaient choisies en relation avec les dimensions du corps humain, la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.

           La ligne: La plus petite unité utilisé par les compagnons bâtisseurs était la ligne. Une ligne correspondait sensiblement au diamètre d'un grain d'orge, soit environ 2.25 millimètres. En multipliant la ligne par 555, les constructeurs obtenaient une unité appelée l'emjambée, d'une longueur de 125 centimètres. Cette longueur était ensuite divisée en 5 unités différentes, reliées entre elles par la valeur du nombre d'or 1.618 ce qui permettait de retrouver les valeurs.

          La canne ou la pige: des maîtres d'oeuvre, fut l'instrument de mesure privilégié des bâtisseur d'églises. Cet outil associé à la règle et au compas, permettait d'obtenir pratiquement toutes les tracés géométriques et harmonique. La canne des bâtisseurs équivaut à 555 lignes et une ligne vaut en moyenne 2.25 millimètres ou en ajoutant la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée équivaut à environ 1.25m selon les régions. Ces mesures ont un facteur commun, la ligne.

  • 1 paume     =  34 lignes
  • 1 palme      =  55 lignes
  • 1 empan     =  89 lignes
  • 1 pied         = 144 lignes
  • 1 coudée    = 233 lignes

          Le pied: Le pied servit longtemps de base pour déterminer d'autres mesures de longueurs. Le pied utilisé par les bâtisseurs équivalaient à 32 cm environ. Cette valeur correspond à la longueur de l'empan 20 cm, multiplié par le nombre d'or 20x1.618 = 32.36

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         Cette suite de mesure s'appelle la Quine et fonctionne ainsi, chaque mesure est la somme des deux précédentes:

  • 1 paume    +     1 palme      =      1 empan
  • 1 palme     +     1 empan     =      1 pied     
  • 1 empan    +     1 pied         =      1 coudée 

          En utilisant la coudée du lieu à la place du mètre pour construire un édifice, on crée une dynamique et une harmonie entre l'énergie propre  au lieu (en lien avec la latitude autrement dit la course du soleil) et celle de l'homme par l'intermédiare du bâti qui devient un interface énergétique.

Citation: Le Corbusier 

          Le malheur du présent, c'est que les mesures sont partout tombées dans l'arbitraire et dans l'abstraction, elle devrait être chair, c'est une expression palpitante de notre univers à nous, l'univers des hommes qui est le seul concevable dans notre entendement.

           

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24-08-14

Chapelle de Cadillac Roumagne 47800

    Saint Patron: St Martin, évêque de Tours, fêté le 11 Novembre. L'image de charité de Saint Martin devient le symbole de l'imitation du Christ. 

                           Nous voici sur le seuil, celui qui rassemble les hommes pour toujours. De par sa pérennité, la pierre est l'élément majeur qui allie le livre de pierre au monde animal et végétal pour participer à la gloire des Cieux. Petit chef d'oeuvre de l'art roman, enrichit d'images bibliques où sur la gauche est enseigné le bien, et sur la droite le mal, nous allons donc essayer de déchiffrer le message que le constructeur de l'époque a voulu nous laisser. 

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Descriptif scène de l'agneau: L'agneau, emblème du Christ portant une croix sur son dos. Il semblerait qu'il ait la bouche entre ouverte: C'est l'appel aux âmes, l'appel échappé des lèvres du Sauveur que répètent les Évangiles.

                                                   Deux oiseaux, deux colombes une à gauche, une à droite de l'agneau, regardant derrière elles, libre choix d'écouter la parole du Christ, si elles le souhaitent, <<qu'elles prennent ma croix et me suivent>>. La colombe, est plus qu'un oiseau, un esprit, un souffle, une lumière,mais aussi un médiateur entre le monde d'en bas tellurique et le monde d'en haut cosmique.

  

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                                  Chapiteau Saint Martin                   Chapiteau faute originelle

Chapiteau Saint Martin: Il est la représentation de Saint Martin qui voyant un mendiant nu alors qu'il était soldat romain, partagea en deux son manteau et lui en donna la moitié. L'image de charité de Saint Martin devint le symbole de l'imitation du Christ. 

Chapiteau La faute originelle: Ce chapiteau se trouve souvent placé du côté droit, du coté solaire de l'église. Il représente dans le nouveau testament Eve donnant à Adam la pomme, fruit défendu, la végétation est luxuriante, c'est le jardin d'Eden. Il nous signifie que nous sommes des pêcheurs que nous devons nous laver du péché originel. Entrer dans cette chapelle pour nous purifier

                                 

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L'Aigle : Aigle reposant sur le sol, les ailes à demi-déployées, prêt à l'envol  . Juste au dessus de son corps se  trouve une lignée de volutes comme pour séparer la terre et le ciel et montrer la difficulté de prendre son l'envol, de s'élever. Il est face au soleil, il devient alors la représentation solaire comme pour nous montrer le chemin.  

Implantation de la chapelle de Cadillac selon la liturgie du 12 ème siècle

 

Plan chapelle Cadillac Roumagne 2

Extraits des notes historiques du chanoine Durangues (1860-1948)

Saint Patron: Cadillac est sous le patronage de Saint Martin, évêque de Tours (11 novembre). Cette paroisse honorait comme patron secondaire Saint Clair (1er juin) aux XVII et XVIII ème siècle.

Église: On trouve dans les mémoires de Nicolas de Villars aux dates de 1603 et de 1607: Église toute couverte, clocher sans cloche. Aucun autel en pied, tous trois rompus, sans fonts, quelques ornements, mais point de chasuble en 1607 ni autel, ni chrèmière. Le recteur ne réside pas. Il y a un vicaire ignorantissime, fait prêtre à 20 ans par M. de Périgueux, interdit et renvoyé. Le verbal de Mascaron 1680 fournit ce détail: L'église située dans la plaine a 12 cannes de long, 8 de larges et 6 de haut, le sanctuaire est lambrissé. On lit dans celui de monsieur de Chabannes 1732: Église petite, le sanctuaire et la nef lambrissés. Cette petite église a été restaurée en 1888. 

Temporel: Il n'y avait pas de fondation de charité. Les pauvres étaient presque tous à la charge du curé et cette charge était souvent fort lourde. Dans un rapport en date de 1775 le curé Rustant observe que depuis plusieurs années à l'exception de celle de 1773, il y a eu très peu de blé dans la paroisse et que l'année 1774 a été une des plus disetteuse qu'il ait vues puisqu'il n'y a pas eu la moitié des grains de toutes espèces qu'il y avait les années précédentes et qu'il y a très peu eu de personnes dans sa paroisse qui soient en état de soulager les pauvres.

                  Ils s'attendent à gémir cruellement et la plupart dans leurs maisons, ayant honte de mendier si une maison bienfaisante ne charite ces gens infortunés déjà réduit à une extrême indigence. La misère devait être bien plus grande encore quelques années plus tard après le terrible orage du 18 août 1789 dont nous empruntons le récit aux registres paroissiaux de Roumagne..............................Le 18 août 1789  tout a été perdu sans ressources, ce jour qu'on n'oubliera de longtemps dans ce pays, a consommé la ruine des habitants. Le bruit affreux des éclats et la vivacité des éclairs qui se succèdent  sans interruption, semblaient annoncer aux habitants effrayés les malheurs dont ils étaient menacés. Il tomba une grêle si forte qu'elle détruisit absolument tout ce qui s'y trouva exposé. Les maisons furent découvertes, les tuiles mises en pièces, de même que les lattes ou planches minces qui soutiennent les tuiles sur les charpentes. Les maisons furent inondées, les meubles et les denrées qu'elles enfermaient furent mouillés comme s'ils avaient été dehors. Les habitants ne savaient où se mettre à découvert et ne trouvaient après l'orage ni linge, ni habits secs pour changer.

                 La grêle qui fit ce dégât horrible était d'une grosseur énorme. On en vit plus gros que la tête d'un enfant. On en pesa le lendemain qui se trouvèrent du poids de cinq livres et demi...........etc 

 

 

23-08-14

Presbytère

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Le presbytère du latin presbyterium et du grec presbuteros: Ordre ou sacerdoce des prêtres, d'où lieu de vie des prêtres, il est l'habitation du curé de sa paroisse.

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14-03-14

Les couleurs et les habits liturgiques

Habits

 

 

« La différence des couleurs dans les vêtements sacrés a pour but d’exprimer, même avec des moyens externes, la caractéristique particulière des mystères de la foi qui sont célébrés et le sens de la vie chrétienne en marche au cours de l’année liturgique. »

 

 

 

Les cinq couleurs liturgiques : blanc, rouge, vert, violet et noir

  • Blanc : Il   est aux fêtes de Notre Seigneur, de la Sainte Vierge et des Saints qui ne sont pas martyrs et au temps pascal. Il est le symbole de la joie pascale, de la pureté, de la lumière et de la vie.
  • Rouge : Il est pour les fêtes de la Croix, du précieux Sang, des apôtres, des martyrs et pour les fêtes du Saint Esprit. Il est le symbole de l’Amour de Dieu, du don de l’Esprit Saint qui rend capable de témoigner de sa foi même jusqu'à l’effusion du sang.
  • Vert : Il est réservé à tous les dimanches, en dehors du temps où on emploie le blanc (temps pascal) et du temps où on emploie le violet. Le vert symbolise l’espérance du ciel, la reprise d’une vie nouvelle.
  • Violet : Il est la couleur de l’Avent, de la Septuagésime à Pâques, des Quatre temps, des Rogations, des Vigiles. Il est le symbole de la pénitence, l’espérance chrétienne au moment de la souffrance et du deuil.
  • Noir : Il est la couleur de deuil pour le vendredi Saint et pour les messes des morts.
  • Drap d’or : A ces couleurs liturgiques il faut ajouter le drap d’or, qui peut remplacer, dans des circonstances solennelles, le blanc, le rouge et le vert.

Les habits

  • L’Amict : Linge blanc à appliquer autour du cou quand l’aube ne couvre pas complètement l’habit commun du prêtre. A l’origine, il couvrait  la tête, le cou, les épaules. Il symbolise la force contre le démon. La tête pour éviter les pensées dangereuses, le cou pour que la Parole ne soit dite qu’avec respect et dignité, les épaules pour marquer le poids du sacerdoce.
  • L’Aube : Vêtement d’étoffe blanche, long jusqu’au chevilles et couvre complètement l’habit du prêtre. Elle est l’image de la pureté par sa blancheur, elle présage des joies éternelles. Il est nécessaire de posséder de la pureté pour accomplir l’œuvre du Seigneur.
  • La chasuble : Elle était à l’origine un manteau de grandes dimensions, sans manches et avec une petite ouverture dans le haut, pour y passer la tête comme un disque percé, elle fut aussi appelée « Planetta »symbolisant ainsi le cosmos dont le Christ est Roi. Elle est composée de deux pans d’égale longueur, dont l’un est sur la poitrine et l’autre sur le dos. La chasuble comme l’étole symbolise le joug du seigneur que la grâce rend léger. Elle exprime en plus de la fidélité, la charité dont on doit faire preuve, de l’accueil, à ouvrir notre porte aux autres. Celui qui la revêt, revêt le Christ et agit « in personae »
  • La chape : Vêtement en forme d’ample pèlerine, ouverte sur le devant. Elle figure la robe éternelle dont les Saints seront un jour revêtus.
  • Le Cordon d’Aube : C’est le symbole de la chasteté et de la continence, il assure le contrôle du siège des passions charnelles. Celui qui le porte doit avoir de la retenue.
  • L’étole : Ornement en forme de bande, que le prêtre passe autour du cou. Elle est le rappel de la première robe d’innocence perdue par le péché originel. En la portant, le prêtre conjure le Seigneur de lui rendre cette innocence avec celle qui le couvre puisqu’il célèbre la Messe « in personna Christi »Elle se porte toujours pour célébrer une messe, comme l’aube elle représente le pourvoir sacerdotal. Elle est un vêtement d’immortalité.
  • La bannière : Les oriflammes représentent des scènes ou des personnages religieux.

Le tétramorphe église Saint Pierre-és-Liens Goujounac 46250

 

                      Dans l'art chrétien occidental, l'iconographie chrétienne représente fréquemment les Évangélistes sous des  formes figuratives animales, Le Tétramorphe.Du grec tétra, qutare et morphè, forme. 

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                  Le Christ au centre, à la fois juge et roi, il trône en majesté. Placé dans la mandorle identifiant l'état de ressuscité, Le Christ est vêtu d'une longue tunique, il est la représentation bénissant de sa main droite, et de la main gauche tenant le livre du savoir. juste au dessus de la mandorle deux anges ailés.

                  Le tétramorphe: Il réapparaît dans l'Apocalypse de Jean (chapitre IV), dans sa vision du trône de Dieu. Les quatre "Vivants" ont été associés aux évangélistes par les pères de l'église dans les premiers siècles du christianisme.

Mathieu : La sculpture de l'homme est attribuée à Saint Mathieu, il commence son évangile par la généalogie de Jésus, indiquant l'impliquation du Christ dans l'histoire de l'humanité par son incarnation. Symbole de l'incarnation, l'homme.

Marc : il commençe son évangile dans le désert qui à l'époque, était encore hanté par les lions. Le lion est le symbole de la christologie.

Luc : Saint Luc, commence son Évangile dans le temple avec l'annonce de Gabriel à Zacharie puis à Marie. C'est dans le temple que l'on sacrifié les taureaux comme offrande à Dieu. Symbole taureau.

Jean : L'aigle est attribué à l'évangéliste Jean, car le prologue de son évangile, sur le verbe de Dieu, commence avec sa vision pénétrante du mystère, une grande hauteur de vue qui lui provient du Verbe de Dieu lui-même. C'est pour cette raison, Jean l'Evangéliste, sera   appelé Jean le Théologien.

     

04-02-14

Menhir Tayrac 47270

              

Etude Menhir Tayrac 

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Définition: Le mot breton men-hir signifie en français "pierre longue" 

                   La vie de par son principe est rythmée par le soleil. L'homme en parcourant le monde prend conscience des éléments qui régissent le monde l'eau, l'air et le feu. Depuis la plus haute antiquité il s'oriente en fonction du soleil, et de par ses observations, ses connaissances et ses émotions il cherche un lien avec les énergies de la nature et celles du ciel.

                   Nos druides, les chammans sont les grands promoteurs d'une science où ils ont su unir les énergies telluriques et les énergies cosmiques afin d'équilibrer le monde sur le plan subtil pour en assurer la prospérité du plan physique. C'est ainsi qu'ils ont créé le menhir qui était une véritable machine à énergiser. Depuis le massacre des druides, gardiens de la nature, gardiens des pierres levées, gardiens d'un secret, elles furent couchées souvent détruites pour éviter que les populations ne se livrent à des cultes paëns. Puis Charlemagne ordonna; lui aussi les destructions des mégalithes, mais l'endroit, le lieu resta marqué à jamais qui étaient considérés par les populations comme des lieux sacrés. Ces lieux furent en partie récupérés, utilisés pour y implanter nos églises et chapelles, ou dans notre cas il servit de support pour une croix chrétienne.

Réseau aquifère et magnétique menhir Tayrac

                                                                                     Figure   2

Figure 2: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnètiques (champs magnétiques). En voici la légende:

  • Bleu clair.................................................veine d'eau 
  • Bleu Foncé.............................................veine d'eau
  • Vert.........................................................réseau magnétique Hartmann
  • Rouge.....................................................réseau magnétique Curry
  • Marron....................................................courant tellurique
  • Violet.......................................................cheminée cosmotellurique
  • Rectanble blanc......................................implantation menhir

                 Depuis longtemps, les chinois ont connaissance d'un système de lignes de courants d'énergie qui circulent dans et sur la terre. Ils nomment cette énergie la veine du dragon (marron,dans la lithurgie chrétienne elle est symbolisée par la vouivre). Magnétisme et électricité sont intimement liès. Le magnétisme est l'effet de courants électriques profonds de notre globe.  Le champ magnétique terrestre et le champ électrique terrestre sont donc modifiés chaque fois que des courants électriques additionnels arrivent. Les lignes du dragon sont formées de courants électriques qui circulent le long de conducteurs naturels dans la terre. Au contact, au mouvement de l'eau (bleu clair, bleu foncé), de riviéres souterraines, ressac, cascade....etc, la friction des roches, l'activité des volcans, le vent sont sources de charges électriques. Notre écorce terrestre est composée de métaux (fer, nickel, or, cuivre), les gisements de cristaux minéraux (contenant du quartz) sont aussi producteurs de courants électriques.

                Les rayonnements venus du centre de la terre apparaissent sous formes de grilles d'énergie, comme une maille de filet. Chaque métal a sa propre forme donc des dimensions et des orientations différentes.

Réseau Hartmann           Réseau Curry

          Figure 3 : réseau Hartmann                                                      Figure 4 réseau Curry

                La qualité énergétique du lieu, peut être ressentie par de nombreuses personnes au travers  leur corps physique. On peut ressentir des picotements, une atmosphère lourde, vivifiante, ou même pour les plus sensibles des frissons ou à l'inverse du chaud......etc. L'implantation du menhir de Tayrac n'a donc pas était située au hasard mais bien sur un lieu d'énergie, ce qui prouve que les peuples anciens détenaient la connaissance des énergies.  

                On peut supposer que le site de Tayrac avait un lien direct avec l'astronomie, car le site fut en partie détruit par l'activité humaine. Servait-il à repèrer des dates importantes afin de les repérer pour planifier les récoltes?  On peut toujours supposer mais ceci reste qu'une spéculation sans preuve.             

Champ énergétique repos menhir Tayrac

 Figure 5           

Légende figure 5:

Jaune champ électrique

Orange champ magnétique

Bleu champ thérmique                                          

              Rassemblons toutes nos données pour synthétiser le contenu. Un  courant tellurique circule à travers la terre (marron), liés à trois veines d'eau (beu foncé, bleu clair) superposées qui de par leur frottement sur la roche créent un champ électrique et un champ magnétique en fonction de leurs débits. En vert le réseau géomagnétique Hartmann qui lui est comme un maillage à la surface de la terre, il vient se déformer car de par sa composante il est attiré par l'électricité. Le menhir, lui agit comme un condensateur, un véritable accumulateur d'électrons. De par sa polarité moins au sol et plus au sommet il permet un échange continuel des énergies avec le cosmos.

              Ces flux naturels restent invisibles, mais peuvent être ressentis en accordant une importance  par certaines personnes entrainées et par radiesthésie. On peut déterminer la localisation d'un flux, sa largeur, sa profondeur et son intensité vibratoire.

Champ énergétique activé menhir Tayrac

         Figure 7          

Légende figure 7:

Bleu champ électrique

Orange champ magnétique  

Rouge champ thermique                                                                                 

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19-01-14

Chapelle XII eme Saint Clair Cauzac 47470

 

 

DSC_6631 Posée au bout d'un chemin, au bord d'une crête bordée de chênes tortueux semblant lutter pour la vie, surplombant un lavoir à l'eau limpide d'une source fraîche qui jaillit sous une paisible chapelle de pierres blanches : Saint Clair.

                        Ce hameau de quelques maisons, a été un lieu où la vie était plus importante, il existait une mairie, un four à pain communal, un lavoir, un presbytère, cette chapelle...Quelle était cette vie au bout de ce chemin, au bout du monde, une vie sans doute rythmait par les saisons, la cloche de l'église (mâtine, angélus, complie ), les travaux des champs, les corvées à rendre au châtelain de Cauzac.

                         Son nom St Clair peut s'expliquer par la luminosité du lieu. D'après des notices sur les saints de l'Eglise de Nantes, l'éphéméride que le Grand Chantre de la cathédrale notait à l'Ordinaire de 1263, sous la date du 10 0ctobre: "Fête du bienheureux Clair, évêque et confesseur. Ce saint fut le premier évêque de l' Eglise de Nantes, qui, envoyé par le Pontife romain de cette même église, apporta avec lui le clou que Saint Pierre avait à la main droite durant son martyre, et que nous avons en grande vénération." Dieu guérit les maux d'yeux par l'invocation de St Clair.

                         Nous avons là, sans doute, le souvenir de guérisons miraculeuses opérées par l'apôtre durant sa vie, probablement au début de ses prédications: c'est aussi peut-être un symbole de lumière dont il est venu éclairer ceux qui "étaient assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort." Comment celui qui alluma, pour éclairer les intelligences, le flambeau de la foi, ne rendrait-il pas la vue aux yeux éteints ! L'oraison de son office demande à Dieu "d'éclairer les ténèbres de nos coeurs par l'intercession de celui qui illumina les aveugles." Les laminiers et les miroitiers l'ont choisi comme Saint Patron.

                        Cette chapelle est simplissime, une énorme clé pour ouvrir sa vieille porte de bois épaisse et lourde, au sol un dallage d'origine de pierres blanches, les murs de pierres millénaires, un autel de pierre, quelques statues ayant fait leur temps, des gravures Jésus, Marie, des fonds baptismaux, elle représente la sobriété même pourtant elle brille ...

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 Saint Antoine de Padoue                   Porte d'entrée et sa clé                 Gravure Jésus                           

 

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     Fonds Baptismaux

             Dans le druidisme, l'eau sied à l'ouest, là où pour nos ancêtres se termine la terre pour plonger dans l'immensité de l'océan. La récupération symbolique chrétienne, c'est accaparée de cette tradition en placant les fonts baptismaux dans la partie ouest de l'église.  

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                                                                            Lumière, clarté,majesté...

                     La symbolique de la lumière n'est pas une notion exclusivement  chrétienne. Associant les éléments physiques de clarté avec la connotation morale, souvent formulée bien/mal, lumière/ténébres.

                    Seule particularité, au sol se trouve des dalles marquées de diverses croix, ce sont des tombes de prêtres, de seigneurs qui au cours des siècles se sont faits inhumer à l'intérieur de cette chapelle Saint Clair, la bien nommée, resplendit, nous inonde de lumière et de sérénité. Vous quittez cette chapelle à regret en état de grâce...

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Implantation de la chapelle Saint Clair selon la liturgie du 12 siècle.

  Plan Saint Clair implanation géographique   Plan réseaux Saint Clair Cauzac

Plan quadrilatère Saint Clair Cauzac   Plan énergétique Saint Clair Cauzac

 

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15-01-14

Les sept péchés capitaux église Sainte Perdulphe de la Masse

7 péchés capitaux blog


  La gueule grande ouverte, le léviathan laisse apparaître ses crocs pour dévorer les pécheurs. Ils sont  enchaînés et tirés par un diable qui les mène à la porte de l'enfer.

Orgueil:  Représenté sous les traits d'un noble chevauchant un lion roi des animaux. Il est vêtu d'un manteau à col de fourrure et d'un chapeau à plumet. Sur sa main droite est posé un faucon, animal de chasse réservé à la noblesse.

Avarice: Un homme chevauchant son âne, tenant précautionneusement dans chaque main un sac probablement rempli d'or.

Luxure: Une femme chevauchant un bouc, symbole d'impucidité, vêtue d'une robe aux manches à crevés, une courtisane s'admire dans un miroir

Envie: Un homme chevauchant son âne, contemple un objet. Le diable qui l'accompagne appuie sa main pour l'inciter à regarder de plus près l'objet de sa convoitise.

Gourmandise: Partie peut visible, mais facilement imaginable, une cruche ainsi que le groin d'un porc.

Colère: Un homme chevauchant un léopard se transperce la poitrine avec son épée.

Paresse: Un homme, chevauchant un âne, vêtu d'une tunique aux manches tailladées et d'un chapeau de feutre. Il ferme la marche, se faisant fouetter par un diable.

Arrestation de Jésus blog

 Le saint qui a donné le nom à l'église de la Masse est certainement Saint Perdulphe ou Saint Pardoux, abbé de Guéret mort en 737. Devenu aveugle dès son enfance, il effectue de nombreuses guérisons miraculeuses, à l'aide d'eau ou d'huile bénite.

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