29-10-13

Saint Julien de Terrefosses, Laugnac 47360

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26-09-13

L' église vieille de Cocumont 47250

 

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 Portail église paroissiale Saint Jean de Vidailhac dite la vieille église

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Sur la gauche du portail trois chapiteaux ancien testament;

Chapiteau 1, La décollation de Saint Jean Baptiste: Cette église est dédiée à Saint Jean Baptiste, nous voyons ici le martyr (la décollation) de Saint Jean Baptiste qui eu le tête coupée, déposée sur un plat d'argent comme l'avait demandé Salomé au roi Hérode car elle avait bien dansé lors d'un banquet. Saint Jean Baptiste est le précurseur du Christ, il prêchait l'arrivée d'un messie quand il vit Jésus sur les rives du Jourdain et qu'il le baptisa. Salomé fait partie des femmes tentatrices, grâce à elles le péché se commet.

Chapiteau 2, La Tentation, Le péché Originel: Au centre du chapiteau, le serpent initiateur, enroulé autour de l'arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, à gauche Eve l'écoutant, à droite Adam une main à sa gorge, il a mangé le fruit défendu. Ils seront exclus du paradis terrestre. Comme punition, la femme enfantera dans la douleur, le serpent rampera et sera foulé au pied, l'homme travaillera dans la sueur. Eve femme tentatrice, pour elle, la faute originelle sera commise.  

Chapiteau 3, L'Offrande du Pain et du Vin à Abraham par Melchisédech: Abraham à gauche sur son siège avec les pieds surélevés peut-être sur des feuilles d'acanthe symbole de l'élévation, reçoit le pain et le vin apportés par Melchisédech, Roi de Salem, roi de Jérusalem, Melchisédech était le prêtre du Dieu Très Haut, il est un intermédiaire entre Dieu et les Hommes. Abraham reçu le pain et donna le dîme en retour.

  

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Sur la droite du portail, trois chapiteaux,  la Rédemption.

Chapiteau 4, La cène: Jésus apparaît au milieu d'apôtres, c'est une représentation de la Cène. Le personnage de Jésus semble avoir été vandalisé, il se trouvait au centre, un peu plus bas exactement sous les volutes d'énergies et sous le regard du petit loup vert positionné sur l'angle du tailloir. A la gauche de Jésus, un personnage drapé, peut-être s'agit-il du préféré, de l'ami, Jean ?  

Chapiteau 5: La Sirène : Etre hybride mi-femme, mi-poisson, elle apparaît comme une messagère de certains enseignements. De par ses formes, elle est le symbole de la beauté, elle avertit du danger de la séduction, elle attire les feux de l'amour et se fait luxurieuse. Elle reste aussi le symbole de l'eau, le maître d'oeuvre a utilisé ce chapiteau pour informer la présence d'une veine d'eau souterraine qui passe dans le sanctuaire.

Chapiteau 6: Les Oiseaux : Chapiteau d'oiseaux affrontés ayant vaincus la dualité du Bien et du Mal. Il semblerait représenter deux oiseaux aux corps liés et afrontés avec un renversement, but final, s'extraire de la matière pour pouvoir se rendre au cimetière côté Sud, côté de l'Eternité.   

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 Chrisme

Clé de voute le chrisme: Symbole chrétien, le chrisme est formé des lettres grecques  X (chi) qui ressemble à la lettre X majuscule et le Rô semblable à notre P majuscule. L'X est associé à la représentation solaire du quadrilataire solsticial , entre le solstice d'été et le solstice d'hiver, alors que le P représente l'axe du monde coupé par alpha et l'oméga symbolisant le début et la fin. Véritable enseignement que nous a laissé le maître d'oeuvre en nous livrant la clé énergétique du lieu.

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23-09-13

Chapelle Notre Dame de Cambe, Brugnac Castelmoron Sur Lot 47260

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Notes: Archives départementales du Lot et Garonne extraits des notes de chamoine Durengues

 

Saint patron: A la nativité de la vierge, fête le 8 septembre 

                       Nicolas de Villars visita l'église de Cambes en 1897, il la trouva sans toit, sans cloche, sans porte, sans autel et sans fonts. Il n'y avait pas d'ornement et l'on n'y disait la messe que deux ou trois fois l'an. Elle était à demi-couverte en 1696 et couverte en entier en 1673. On lit à son sujet dans le verbal de Mascaron: L'église est entièrement champêtre n'ayant que deux ou trois maisons à plus de vingt pas. Elle est située dans un vallon, longue de sept cannes, large de neuf, ni voûtée, ni lambrissée. Le clocher est en bas sur la porte en triangle. Une partie du cimetière usurpé par les huguenots et abandonné par eux est défraîchi et le revenu de neuf ou dix livres est employé à l'entretien de l'église. En 1899, les habitants ont fait fondre la cloche.

                      Le presbytère construit après 1744, avec trois cartonnats de terre et neuf cartonnats de vigne, d'une valeur locative de 80 livres, fut vendu  1760 livres pendant la révolution.

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                                                      Tout d'abord, merci à la pierre levée du moulin de Roquepiquet car sans elle, cette merveille qui se meurt lentement, doucement, sans bruit, ne nous aurez pas ouvert ses bras pour nous montrer son désespoir. Oui elle est désespérée cette église de toute son âme, de toutes ses pierres. Pourtant, le lieu est serein, loin de tout, au bout du monde et c'est bien là le drame, oubliée au fond d'un vallon.

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                                                    L'arrivée se fait par un chemin en herbe, une mare déverse son trop plein dans un fossé ponté où un seul pilier de l'entrée a résisté à l'assaut du temps. Un portail en fer entièrement rouillé dont il ne reste qu'un seul ventail enchevêtré dans un arbre. Sur le bas du portail, un visage d'enfant ou d'un angelot en son centre que les rayons blancs d'un soleil matinal d'hiver réchauffent. Le bruit apaisant  de l'eau qui coule entre les pierres apporte une sérénité, confère au lieu une majesté dans sa misère.

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                                                      Rien dans la nature ne peint mieux que la puissance de ses droits. Elle est là envahissante reprenant des droits sur celle qui fut la maison de Dieu. Elle libère sa force, dominante elle dégrade se frayant des passages pour dominer à jamais la pierre de cet édifice. La pluie qui aura versé ses ondées, le gel qui aura séparé les éléments matière, le soleil qui aura alimenté la photosynthèse, elle est en ce lieu pour nous signifier "Tout reprend son âme même la nature".

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                                                    Le calvaire de pierres moussues vous accueille mais sa croix est tronquée où est-elle, enfouie sans doute!!!. Les tombes du cimetière sont envahies par les ronces, les orties, seuls s'élèvent avec force et vigueur un cyprès et des buis plus que centenaires. Les fonds baptismaux hexagonaux gisent, jetés face contre terre, devant l'entrée de l'église. Le portail plein cintre repose sur ce qui devait être deux faces humaines. Des arbres poussent à l'intérieur de la nef, ainsi que sur ses hauts de murs. L'autel appuyé au fond du choeur atteste de l'oubli depuis des décennies voir des siècles de ce lieu, pourtant les trois marches sont présentes pour l'élévation..............   

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                                   Dans le choeur, une rangée de billettes peintes de couleur rouge, délavée par les pluies atteste de l'envie de plaire de cette chapelle de campagne, simple et robuste. Lieu hors du temps, fait de silence, de lumière, de paix. Vous partez sans vous retourner, ému, impuissant et honteux tant c'est un crève-coeur, un patrimoine qui se meurt.......  

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12-09-13

Règle selon Saint Benoit

Régle Saint Benoit

Selon la régle de Saint Benoit:

Né au 3 éme siècle dans les déserts d'orient, dans les pas d'Antoine l'ermite et des abbés Pachôme et Basile, il multiplie ses adeptes.

Aux orignes du Monachisme (état de moine, institution monastique)

  • En 270 Antoine, l'un des tout premiers ermites chrétiens se retire dans le désert de Pispir, à l'est du Nil.
  • En 320, l'égyptien Pachôme
  • En 358, le Cappadocien Basile
  • En 358, ils instaurent les premiers monastères de moines cénobites (moine qui vit en communauté)   

En occident, l'idéal monastique séduit en premier lieu les évêques tels que :

  • Martin de tours (vers 316-397)
  • Augustin d'Hippone (vers 354-410)
  • Saint Victor de Marseille (vers 415)

Dans sa première expression chrétienne, le monachisme est cette forme de vie religieuse, adoptée par les croyants appelés anachorètes ou ermites.

  • Ils se retirent dans la solitude
  • Ils refusent toutes richesses
  • Ils refusent la vie des plaisirs
  • Ils se réfugient dans la prière

Le mouvement monastique a pris une grande ampleur:

  • Engypte, en Thébaïde et dans le désert de Scété.
  • Syrie
  • Palestine
  • Asie Mineur

        La vie parfaite d'Antoine lui a conféré des charismes, attirant auprès de lui, et malgré son désir de solitude, des disciples. Son admirateur, et ami l'évêque d'Alexandrie Athanase, fait connaitre au monde occidentale l'existence du "Père des moines" Athanase compose la bibliographie d'Antoine, traduit en latin vers 370, ce premier traité de spirualité monastique qui se diffuse dans l'ensemble de l'empire romain, ces brèves sentences ou anecdotes ont données les premières règles de ceux que l'église appellera les "Péres du désert".

L'ascétisme (personne qui s'impose une vie rude) des premiers ermites orientaux pouvait prendre des formes spectaculaire:

  • Les brouteurs ne se nourissaient que d'herbe et de racines
  • Les stationnaires restaient immobiles au milieu des foules
  • Les dentrites vivaient sur les arbres
  • Les stylites, tels des statues au sommet des colonnes

D'orient où il est né, le monachisme se répand rapidement en Occident sous deux formes

  • Erémitique (mode de vie relatif aux ermites)
  • Cénobotique (forme de vie monastique en communauté)

        Au VI ème siècle et VII ème siècles le monachisme est solidement implanté en Occident. Les monastères y suivent chacun sa règle, mais une seule allait devenir universelle des moines d'Occident "celle de Saint Benoit".

 

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05-09-13

Eglise de Fontarède Moncaut 47310

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                           S'il se situe comme une identité au principe divin, l'artiste a fait surgir une figure matière muette pour lui donner une forme et un sens. Animée d'une grâce naïve et d'une simplicité touchante, elle est la représentation du Christ en majesté bénissant de sa main droite, entouré de sa mandorle qui concrétise le rayonnement d'un personnage céleste.  

                           Symbole de la puissance divine, maître des énergies, de sa main bénissante, il se coupe des énergies telluriques en fermant vers le bas l'annulaire et l'auriculaire pour s'ouvrir vers les énergies cosmiques.

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                                      Le portail est un passage obligatoire pour entrer dans l'église, une occasion de se livrer à un enseignement moral. Les images et les formes transmettent leurs messages.

 

 


30-07-13

Dolmen de Bonarme, Camp de César

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Dolmen Bonarme

 

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28-07-13

Le Polissoir des Charrieux à Saint Cassien

                       Situé à flanc de côteau, cette pierre est le témoin du labeur, elle a servi à des époques bien déterminées, elle est restée telle qu'elle apparaissait il y a quelques millénaires aux yeux de nos lointains ancêtres. 

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                        Cette pierre, paraissant brute ou partiellement taillée au premier abord, a été extraite de son affleurement géologique du lieu. Tous les blocs de pierres visibles autour de celle-ci ne sont sans doute que des blocs naturels enfouis et déchaussés par d'anciennes exploitations.  Ces hommes semblaient dominer l'extraction des pierres, en utilisant les discontinuités naturelles afin de les extraire à l'aide de coins de bois trempés dans l'eau. Si la trace de l'homme est inscrite sur cette pierre, elle a joué un rôle important dans leur vie. Époque lointaine où ils n'eurent d'abord d'autres outils, ni d'autres armes que des pierres plus ou moins grossièrement taillées. Avant d'obtenir une forme et un poli, l'objet était d'abord taillé, puis l'ébauche était soumise à des frottements sur le bloc de pierre associé probablement avec de l'eau et du sable afin de renforcer le pouvoir abrasif de la roche.

                        L'homme de cette époque possédait la nature, et avait développé des sens en se tournant en direction de son complément, le soleil, cet astre composant majeur, qui rythme et oriente. L'alternance des périodes diurnes et nocturnes a pesé dans la structuration de leur société, mais il a aussi, organisé, parfois de façon inconsciente l'espace, le positionnement. Leur choix se faisait au niveau de l'émotionnel, mental et physique tel que le fait le monde animal en suivant cet astre généreux qui alimente notre planète en énergie.   

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Données techniques:

  • Longueur du bloc 2.20m environ
  • Largeur du bloc 1.80m environ
  • Epaisseur comprise entre 1.40m et 0.40m
  • Orientation Sud/Ouest
  • Largeur de la gorge 0.28m
  • Roche silex, contanant des cristaux de quartz
  • Datation de 5000 à 2500 ans av J-C

 

Polissoir des Charieux en coupe face côté

 

19-06-13

Chapelle XII eme Sainte Eulalie Cauzac 47470

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                    Cette chapelle de pierres et d'esprit, isolée, seule, elle nous invite à découvrir sa beauté dissimulée. Elle garde le souvenir d'un passé, enracinée dans le paysage et dans le temps, elle est là posée au fond de cette vallée construite sur des ruines gallo-romaine. Faite de pierres elle symbolise le divin. En poussant la porte, vous serez envahi par l'atmosphère qui domine cet édifice "La Lumière".

Photo 1: Entrée de l'église (sans doute ancien narthex ou parvis), le dallage au sol semble dater de l'époque romane. Les larges pierres au sol sont marquées par l'humidité du lieu. 

Photo 2: Soleil dardant ses rayons par un après-midi estival aux travers les vitraux du choeur faisant flamboyer les couleurs sur ses piliers de pierres. Instant uniques, magiques où le temps est suspendu.

Photo3: Choeur de pierres blanches toujours éclairé par un facétieux soleil d'été.

  

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Photo 4: Fragment de bas-relief datant de l'époque gallo-romaine découvert lors des travaux de refection de la nef et du choeur de cette chapelle attestant qu'elle était bâtie sur d'anciens bains romains d'où l'importance de l'eau.

Photo 5: La dualité semble avoir été vaincue, les animaux fantastiques se tiennent la main, ils sont liés par leurs pattes et semble même s'élever dans les airs ensembles.

Photo  6:  Dualité opposant les contraires telles que l'ombre et la lumière, le bien et le mal. Au centre de la composition un visage. L'homme doit il choisir entre céder à ses passions ou les maitriser.  

Photo 7: Dans la scupture romane, la représentation du feuillage et un symbole d'espérance. Il porte en lui le message de la transformation car il est appelé à porter des fleurs et des fruits. Il est un moyen de nous montrer notre cheminement.

 

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Photo 8: Animal fantastique montrant la direction à suivre.

Photo 9: Vitrail récent au-dessus de la porte d'entrée actuelle, communion de trois cercles symbolisant la Tinité sur un cercle représentant le tout fini et l'infini, l'unité et le multiple, le plein est la perfection comme l'est le Créateur de l'Univers.

 

Extraits des notes historiques du chanoine Durengues (1860-1948)

Saint Patron: On lit dans le verbal de Mascaron (1681) Sainte Eulalie est la patronne de cette paroisse et Saint Orens en est le premier titulaire. Par contre dans le propre du diocèse de 1724 c'est Sainte Eulalie qui est qualifiée titulaire. Quoi qu'il en soit de temps immémorial et de nos jours encore on célébre la fête le 1er mai qui est le fête de Saint l'Orens

Titres: Sous l'ancien régimeSaint Eulalie était une cure du diocèse d'Agen, archiprète de Férrussac., anciennement de ..........à la nomination de l'evèque. En 1792, les constitutionnels lui avaient conserné son titre de cure dans leur projet de circonscription. A l'organisation de 1803 elle fut érigée  en succursale du canton de Beauville.

Note archéologique: On a trouvé aux abords de l'église de Sainte Eulalie des tombes en pierre qui remontent vraisemblablement à la période carolingienne. 

Eglise: un pré, éloignée des maisons, qu'elle est longue de 20 cannes, large de 3, haute de 7, que le sanctuaire est voûté ainsi qu'une partie de la nef le reste lambrissé. Que le clocher au bas de l'église en carré voûté et élevé. Claude Joly compléte ainsi ces données (verbal de 1668), du côté de l'épLe sanctuaire date seul de l'époque romane. La voute du choeur en berceau plein cintre est séparée de celle de l'abside par un fort doubleau qui repose sur des colonnes dosserets. Des cinq fenêtres étroites de l'époque romane, l'une celle du fond de l'abside, est percée dans un contre fort, une autre est actuellement condamnée. Nota, depuis plusieurs de ces fenêtres ont été agrandies en dépit du style de l'édifice (verbal de 1879)

Les supports de l'arc triomphal et du doubleau ont des chapiteaux dont la sculpture est rudimentaire, ce n'est qu'un épannelage de la corbeille corynthienne dans lequel les volutes et la rose centrale sont remplacées par des billettes plates carrées. Ces denticules sont ornées de volutes gravées aux replis si nombreux qu'on les prend tout d'abord pour des cercles concentriques. La tentation d'Adam et d' Eve, dit animaux fantastiques à la tête et aux membres grossièrement équarris, des feuilles épaisses figurent comme décoration sur les corbeilles. La nef est recouverte de trois travées voûtées en croisées d'ogives lors d'une restauration moderne. Elle s'appuie au sud sur un bas-côté de deux travées dont les voutes en étoile doivent dater du XVI eme siècle. J'attribue le sanctuaire au commencement du XI eme siécle.

 

Nicolas de Villars qui visite cette église en 1595, la trouva assez entière. Il y a, écrivait-il, deux fonds baptismaux, point de repositoire. Les guerres et injures du temps ne le permettant pas comme en plusieurs lieux pour .............par la retraite des pauvres passants dans les églises. Les ornements, sacristie, autels ont été reconnus par les anciens profanés, les hérétiques ayant préché et démoli les autels.Dans un verbal de 1681, Mascaron constate que cette église est champêtre, dans itre il y a une grande chapelle qui fait une sorte d'aile dédiée à Antoine, aujourd'hui à la Sainte Vierge. Elle est aujourd'hui à deux arceaux et bien voûtée. L'unique cloche de Sainte Eulalie est de trois quintaux.

Temporel: Sous l'ancien régime la dîme du blé se payait au dixième, du vin et des menus grains à discrétion. Le curé ne prenait que la moitié de la dîme, l'autre moitié étant perçue par le seigneur de Cauzac en vertu d'un prétendu droit d'inféodation (verbal de Mascaron). Le revenu du curé était .........commune de 1700 livres dont il fallait déduire 30 livres pour les  frais d'exploitation (compte établi d'après les revenus des dix années qui ont précédé la révolution).Son compte de régie de 1790 porte en recette de 1604 livres 15 sols provenant des fruits décimaux et en dépense 24 livres pour frais de perception.D'où un revenu net de 1580 livres 15 sols. A quoi l'on doit ajouter le produit des fonds obituaires. Ces fonds comprenant 1er, 1 pré 1 cartonnat 1/2 d'un revennu de 8 livres, estimé 132 livres vendu 176 livres, 2eme, une pièce de terre labourable de 1 cartonnat du revenu de 12 livres, estimé 264 livres, 3eme une pièce de vignes au lieu de Salomon de 1 cartonnat estimé 88 livres, 4eme une pièce de terre labourable et bois et taillis de 3 cartonnats.

               Il y avait aussi un presbytère avec dépendances et jardin d'une valeur locative de 30 livres. Il fut vendu 540 francs pendant la révolution. Le desservant qui fut nommé à l'organisation monsieur Delméja en  était propriétaire, moyennant 80 francs d'indemmité que lui allouait la commune il en fit sa résidence. A sa mort survenue 1833, les paroissiens se cotisèrent pour acheter cet immeuble et le réparer. Monsieur de Châteaurenard avança les fonds qui devaient lui être remboursés dans l'espace de trois ans.Le presbyptère de Sainte Eulalie n'est donc pas communal. La superficie du jardin est de 5 ou 6 ares.

Démographie: 550 âmes en 1804, 360 en 1844, 233 en 1879, 210 en 1910.  En 1876, 8 hommes et 50 femmes furent leurs ages.En 1879,  aucun homme et seulement 20 femmes. 

Implantation de la chapelle Sainte Eulalie Cauzac selon la liturgie du XII siècle .

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La figure 10: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire 

 

18-06-13

Source Saint Antoine de Ficalba 47340

                                                 Source discrète, l'eau nous livre ses états. Limpide et fraîche on la voit sans l'entendre, comme si elle ne voulait pas gêner le silence du lavoir. Elle n'est que de passage à travers son voyage. Elle prend son temps pour s'écouler lentement, de fissure en fissure, de roche en roche, de pore en pore pour continuer son chemin en se jetant dans le lavoir.

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                                              Elle est le symbole de la pureté. A l'état pur elle lave, efface, nettoie, mais encore plus lorsqu'on l'associe aux quatre éléments, la cendre pour le blanchiment, l'eau bouillante pour éliminer les germes et le vent pour évaporer celle qui reprendra son périple à travers son cycle de vie H2O.

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                                               Ce lavoir, de par sa forme ronde et sa matière pierre est associé à la perfection, ni début, ni fin, ce qui le rend symbole de l'éternité. Sa pierre, pour sa dureté et sa durée impressionne toujours.Face aux changements, la pierre est soumise aux lois de la nature. Elle a toujours était un symbole entre l'homme et la nature. Lieu de travail, lieu de joies, de peines, de confidences, les lavandières riaient, pleuraient, se chamaillaient, s'entraidaient  et  ainsi allait la vie comme l'eau qui cours et s'échappe du lavoir ...

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