16-04-13

Romarin

 

Romarin

                      Plante sacrée dès l'Antiquité, sa symbolique reste importante dans les siècles suivants. Pour les Chrétiens, la Vierge Marie se serait reposait sur un buisson de romarin et c'est depuis ce jour que ses fleurs ont la couleur du ciel. Plante mellifère, comme la plupart des labiées aromatiques, elle est utilisées, au Moyen Âge, à la fois pour la cuisine et pour confectionner des remèdes. Les fleurs de romarin étaient ainsi la composante essentielle de l'eau de la Reine de Hongrie, sorte d'élixir de jeunesse, connue dès le 14 ème siècle. Quelquefois, on y ajoutait des fleurs de lavande, de la menthe pouliot et de l'origan.

Propriétés: Antispasmodique, stimulante, antiseptique, cicatrisante

Indications: Entorses, maux de tête, problèmes respiratoires, aphtes

Parties utilisées: Feuilles et sommités fleuries


Rose

        

rose

                     Comme dès l'Antiquité, la rose est célébrée au Moyen Âge comme la reine des fleurs, aux qualités ornementales, médicinale et culinaire. L'une des variétés de roses aurait été apportée en Europe au moment des croisades. Comme de nombreuse autres fleurs, elle était employée pour soigner, l'huile essentielle de rose soulageait le mal de tête et les pétales de rose confits stimulaient le coeur et l'intestin. Ses pétales séchés parfumaient le linge. Enfin, la symbolique de la rose était importante, elle est associée à la Vierge Marie, rappelant sa pureté. Depuis le 12 ème siècle et les écrits de Saint Bernard, la Vierge est comparée à la rose sans épines, les épines étaient l'emblème du péché.

Propriétés: Fébrifuge, anti-diarrhéique, astringente 

Applications: Maux de gorges, de tête et d'yeux, soins de la peau

15-04-13

Sarriette

 

Sarriette

                 Depuis l'Antiquité, elle est appréciée tant pour ses vertus médicinales que pour ses qualités aromatiques. Ainsi, au Moyen Âge, elle faisait partie des herbes dont on faisait une soupe épaisse à base de plantes, de pain, d'oignons appelée "porée". Il semble aussi, que du fait de son nom latin "satureia", évoquant la figure du styre, on lui a attribué un pouvoir aphrodisiaque.

Propriétés: Antiseptique, anti-diarrhéique, digestive

Indications: Aphtes, Muguet, problèmes de peau

Sauge

Sauge

                   La sauge est capable de protéger du tonnerre, à condition d'en faire bénir un bouquet le jour de l'Assomption. Elle protège une récolte si on la met à chaque coin du champ, mais il faudra surveiller car un proverbe dit  aussi " quand un bouquet de sauge dépérit, la maison s'amoindrit".

                  La sauge officinale, probablement originaire d'Asie occidentale et répandue en région méditerranéenne, elles est réputée pour ses nombreuses vertus médicinales et culinaires. On dit qu'elle est la reine des plantes médicinales comme la rose est celle des fleurs d'agrément. Son étymologie issue du latin "salvare", en faite la plante qui sauve. Au Moyen Âge, il n'en existe que deux sortes, la sauce officinale et la sauge sclarée.

Propriétés: Stimulante, antispasmodique, stomachique, emménagogue

Indications: Troubles nerveux, cicatrise plaies et aphtes, fait baisser la fièvre.

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Tanaisie

 

Tanaisie

               Au Moyen Âge, la tanaisie, est appréciée pour sa valeur culinaire et médicinale. Elle est à la fois réputée pour son pouvoir vermifuge, on l'appele aussi "herbe aux vers" et pour son parfum légèrement camphré. Elle faisait partie des herbes amères consommées pour rompre le jeûne et le carême. Elle est à manier avec précaution car elle a des indications et contre-indications de la sulfureuse absinthe.

Propriétés: Tonique, emménagogue, vermifuge, gigestive, béchique.

Indications: Douleurs rhumatismales, plaies, foulures; entorses


19-03-13

Notre Dame du Bourg, Sainte Colombe en Bruilhois 47310

 

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                     La sculpture, l'orientation,, le dessin, chaque éléments a sa fonction à la foie physique, ornementale et liturgique. Chacun d'eux concourt, à faire de tout l'édifice un symbole, c'est à dire un pont entre les réalités visibles et invisibles. La lecture de ces chapiteaux correspondent à des aspirations personnelles.

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10-03-13

Eglise Loupinat Monbahus 47290

 

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Notes: Archives départementales du lot et Garonne, extraits des notes de chamoines Durengues.

                              Cette église eut aussi beaucoup à souffrir pendant les guerres de religion. Elle est toute découverte, écrivait en 1597 Nicolas de Villars dans ses mémoires. Il y a une grande ouverture derrière l'autel, aucun autel en pied, qu'un amas de pierres, point de cloche. Le recteur réside dans le Limousin, le vicaire a été trouvé sans robe.......On lit dans le verbal de Mascaron 1682. L'église est champêtre n'y ayant que quatre ou cinq maisons au voisinage, elle est longue de 12 cannes, large de 4, haute de 5, elle n'est ni voûtée ni lambrissée. Le clocher est en bas de l'édifice en triangle. L'ancienne église était romane, dit monsieur Massip, détruite de fond en comble par les protestants à la fin du XVI siècle. Elle fut reconstruite en 1639 dans le style gothique, telle qu'on la voit aujourd'hui. Son aspect est misérable.  

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07-03-13

Eglisse paroissiale Saint Cyprien Dolmayrac 47110

   

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Eglise: Un verbal d'archiprête de 1640 fournit les renseignements suivants: L'église est sur une montagne, la sacristie seule est voûtée. De chaque côté il y a deux chapelles voûtée et les voûtes sont peintes. Le clocher est en bas de l'église pavillon. Le rapport d'un curé de 1740 complaisant le verbal de Joly de 1668 nous apprend que cette église est bâtie en pierre, que la nef n'est pas lambrissée, qu'il y a vu le haut des murs sur les côtés, la marque d'une naissance de voûte, qu'il y a deux chapelles voûtées l'une côté sud (côté épître) dédiée à Saint Jean, l'autre au nord côté de l'évangile dédiée à Sainte Catherine......etc.

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Spirituel: Saint Cyprien avait droit, sous l'ancien régime à toutes les fonctions curiales. La grande fête locale était le 15 août. Ce jour là, écrivait un curé en 1740, il se rassemble beaucoup de monde et l'on danse beaucoup. En 1640, il y avait deux reliquaires d'argent l'un enfermait une sainte épine, l'autre les reliques de Saint Cyprien, Saint Jean, Sainte Blaise, Saint Loup, Saint Ferriol et Sainte Raffine.....etc.   

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02-03-13

Eglise Saint Pierre de Cazaux Laplume

 

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Chapiteaux côté solaire dans l'église 

Photo 1:  La tradition chrétienne fait état d'une apparition de la croix dans le ciel vue par Constantin  et son armée en 312, ainsi que d'un songe prémonitoire qui aurait annoncé à Constantin sa victoire au pont de Malvius. La même nuit, Jésus lui serait apparu en rêve et lui aurait montré un chrisme flamboyant dans le ciel en lui disant: "par ce signe,  " in hoc, vinces", traduit tu vaincras. Constantin fit alors apposer sur le labarum et sur les boucliers de ses légionnaires un chrisme formé de la lettre grecques KHI (X) et Rho (p), les initiales du mot Christ. Après cette grande victoire, il reconnut officiellement le christianisme jusque là persécuté, en signant le concile de Milan. 

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Chapiteaux côté lunaire dans l'église 

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Modillons entrée portail 

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19-02-13

Eglise Saint Sardos 47360

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Notes: Archives départementales du Lot et Garonne extraits des notes de chamoine Durengues (1860-1948)

Églises: L'église primitive de la paroisse de Saint Sardos s'élevait il y a très longtemps à quelques distances du bourg. Le souvenir n'en était pas tout à fait perdu au XVII siècle, Claude Joly écrivait dans un verbal en 1668: Il y a une place appelée " L'église Rouge" à 500 pas de Saint Sardos, on nous dit qu'autrefois l'église paroissiale y était bâtie et que celle de Saint Sardos était l'église priorale. Il n'y reste pour toute marque qu'une grande pierre qui a pu servir d'autel. On peu très bien comprendre comment les choses ont dù se passer. Après la construction de la bastide, les habitants groupés autour de l'église paroissiale devenue insuffisante, éloignée, située en plein champ ont dès lors abandonnée et vouée à la destruction et à la ruine. 

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Saint Patron: Le patron de la matrice est Saint Sardos (VI ou VII siècle). Né dans le bourg de Calabre sur les frontières du Périgord et du Quercy, il fut d'abord abbé d'un monastère à Calabra puis  évêque de Limoges. La fête liturgique de ce saint, quoique marquée au 4 mai dans le martyrologe romain et dans quelques autres, s'est toujours célébrée le lendemain. Cependant la fête locale de cette paroisse est le dimanche de la fête  Dieu......etc

Topographie: On dit dans l'article que Mr Marboutier a consacré à cet édifice: L'église du prieuré de Saint Sardos avait trois nefs terminées par trois absides orientées. Une partie du bas-côté nord seule a survécu à toutes les destructions ou réparations. Le mur nord, en effet, dans lequel s'ouvre le portail et qui se termine par une abside en hémicycle devenue la sacristie a été conservée...etc

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                                Monsieur Marboutier ajoute: Un énorme dragon, dont le corps écailleux..............en deux replis, tient un fruit dans sa gueule ornée de fortes dents. Les pattes ailées, munient de robustes griffes, se tendent en avant et l'une d'elles parait donner un fruit à la femme placée à l'autre angle sous la volute, dont la tête est cassée, d'une main saisit le fruit que le dragon lui tend et de l'autre elle en cueille un second à l'arbre placé derriere elle. Elle est vétue  du bliand, vieil habit féminin en usage au XI et XII siècle, dont les manches se terminent au poignet par une vaste ouverture  en entonoir.

                                De cette sculpture profondément fouillée, il se dégage une impession de puissance, l'ouvrier qui l'a ciselée était maitre de son ciseau, Il savait plier la pierre à sa fantaisie. Cet ouvrier, un véritable artiste a voulu signer une oeuvre dont il était content. Derriere la tête d'Eve, nous trouvons gravé dans la pierre le nom de "Danichelio". Est-ce aussi au sculpteur "Daniel" qu'il faut attribuer les beaux chapiteaux que l'on voit sur les murs du jardin de l'église?

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