25-09-16

Patrimoine en Aquitaine

 

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                                             Qui n'a jamais été saisi par l'immense beauté de notre patrimoine! Qui n'a jamais regardé vers l'infini et a abandonné ses communes mesures pour revivre une page d'histoire! C'est oser s'aventurer au delà des certitudes, c'est aussi l'aptitude à nous interroger sur notre passé et sur ceux qui ont su à travers des formes trouver l'acte de géométrie pour bâtir et laisser des traces d'un savoir faire. Bien des hommes, bien des femmes , bien des enfants ont embrassé la foi à travers de cruels épisodes de guerres, d'épidémies et de sacrifices face à la réalité de cette page d'hitoire.

                                             A travers les décennies, il y en a un autre qui a traversé de nombreuse péripéties celui de nos édifices religieux. Les traces de leur passé s'est arrêté et s'est figé pour nous permettre à chacun de retrouver et de renouer avec cette histoire lointaine. Si l'on est en droit d'avoir une vision strictement romantique du patrimoine, on peut aussi envisager de prêter à ce dernier des vertus pédagogiques pour nous aider à aiguiser notre jugement sur la civilisation moderne. Une lecture attentive des présentations proposées, qu'elle soit poêtique, scientifique, selon les goûts et les besoins de chacun, ne peut que vous guider dans vos choix futurs. 

      

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                         Essayer de comprendre ce patrimoine, c'est déjà tenter de démêler un écheveau où interviennent tant de paramétres qu'il est difficile de cerner lesquels des facteurs, naturels et humains ont la primeur pour expliquez cette exeptionnelle variété d'expressions. C'est bien de plusieurs dizaines de types d'églises que nous allons présenter afin d'entrer dans le monde de la géobiologie pour accéder dans le détail de ces architectures afin de comprendre  le savoir de nos anciens constructeurs.

                        Toutes belles, toutes étonnantes, elles nous donnent toutes envie de s'arrêter pour mieux les connaître, et surtout de pouvoir approcher le mystère de leur singularité. De cette diversité, nous ne tiendrons compte que des grands traits, ceux qui parlent d'évidences, des formes, de proportions, de symboles, des réseaux et bien sur des matériaux.

                        Notre  approche pour les chapelles romanes n'est pas le fait du hasard. L'invisible dont personne ne parle, les mystères, les légendes ne font qu'éveiller nos sens.Fondé, ou infondé nous allons à travers la géobiologie essayer de donner un sens, ou plustôt nous allons soulever un savoir ancêstrale resté au fond d'un tiroir qui appartenait à la liturgie.

 

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           Au 21 eme siècle, à travers toute notre évolution avons nous oublié que la technologie est un produit de la terre! Ce produit là est de l'énergie puisque il est issu de la terre. Alors pourquoi ne pas vouloir mieux regarder, mieux comprendre ce phénomène qui a appartenu durant des siècles à des générations qui ont su à travers leurs constructions nous laisser leur savoir sur la captation des énergies.

 


05-02-13

Chapelle Saint Thomas Hautefage La Tour 47340

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Archives départementales Lot et Garonne. Extraits des notes historiques de chamoine Durengues.

Saint patron: Saint Thomas, apôtre le 21 décembre

Titres: Sous l'ancien régime, Saint Thomas, était une cure, d'abord de l'archiprêtre d'Agen, ensuite de l'archiprêtre de Villeneuve, à la nomination de l'évêque. Primitivement, les paroisses de Bonneval et de Saint Thomas formaient deux rectories (bureau du recteur) indépendantes. Elles furent unies par Nicolas de Villars. Ce prélat (dignitaire ecclésiastique) dit en effet dans ses mémoires: Le rectum du lieu (de Saint Thomas) lors d'une visite à Penne en 1792 me présenta la pauvreté de la rectorie Saint Thomas et que je voulusse; unir Saint Jean de Bonneval. Ce que je lui promis. Depuis la réunion étant faites. Les constitutionnels, dans leur projet de circonscription de 1792 suppriment l'église de Saint Thomas et furent de Bonneval une succursale de Saint Just. A l'organisation de 1803 l'église de Bonneval fut érigée en succursale du canton de Penne. Celle de Saint Thomas, d'abord supprimé, reçut le titre d'annexe par décret du 17 avril 1806.

Eglise: Saint Thomas dans son verbal du 16 octobre 1531, monsieur Valère ne révèle rien d'anormal dans cette église. En dehors des prescriptions communes à toutes les paroisses et donne l'ordre aux paroissiens de bâtir une caminade près de l'église afin que le curé puisse résider et s'opposer à l' hérésie menaçante. Le curé qui avait été nommé le 7 janvier 1534 qui était aussi curé de Galaissac depuis le 19 mars 1539 vivait encore en 1572 au moment de la célèbre enquête à laquelle il se fit représenter. Il s'appelait Jehan de Fenelon. D'après le verbal de ............, l'église de Saint Thomas a 18 pas de long, 6 de large, le choeur est vouté, la nef n'est pas lambrissée. Il y a un clocher, Monsieur de Bonnac, dans son verbal de 1782 mentionne une chapelle de Saint Roch.

Temporel: A Saint Thomas, sous l'ancien régime la dîme du blé se payait au dixième, celle du vin au vingtième. Cette paroisse était un membre de prieuré (communauté gouvernée par un prieur) de Cambes le titulaire de ce dernier bénéfice prenait la grosse dîme, c'est à dire les trois quarts du blé et tout le vin. Le curé prenait un quart de blé, toute la dime verte, lin et chanvre, les menus grains, le carnelage, agneaux, cochons, il prélevait en outre 11 sacs de blé pour ses novables. D'après le verbal de............il y avait un demi cartonat de terre labourables de gleysage à l'usage du curé. De plus celui-ci prenait le quint d'une pièce de terre de trois carteries et la moitié du foin d'un pré trois cartonats qui appartenait à un particulier. En 1682 l'Evêque prenait trois quarts de la grosse dîme, le curé l'autre quart et tous les menus grains. Il y avait un cartonat en friche de gleysage. En 1782 l'Evêque et le curé partagérent la grosse dîme par portions égales, mais le curé avait renoncé aux novales. Pendant la révolution, on vendit comme biens nationaux, les pièeces de terre.............appartenant à la cure de Bonneval: 1er 1 cartonant, 6..........près du presbytère estimé à deux cent quarante livres, 3e une pièce de terre et près de neuf cartonats estimés à mil six cent livres. 4e une pièce de trois cartonats estimée à trois cent livres. En 1790 le revenu du curé d'après son compte de régie fut de mil deux cent soixante sept livres, six sols et sept deniers.

Spirituel: Sous l'ancien régime et depuis l'union, la messe et les vêpres étaient célébrées les dimanches et les fêtes alternativement de quinze en quinze dans les deux paroisses. Il y avait deux confréries, l'une de Saint Jean à Bonneval et l'autre de Saint Roch à Saint Thomas. De nos jours l'adoration perpétuelle se célèbre le huit mars.

Démographie: En 1843 trois cent quatre vingt quinze âmes. En 1919 cent quatre vingt six âmes.

Implantation de la chapelle Saint Thomas selon la liturgie du 12 éme siècle 

 

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Figure 1: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire