29-11-14

Chapelle du jugement dernier Brantôme 24310

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                      Tout est là pour imprégner le site de mystère, en se glissant dans les méandres de la roche fraîche, le site dévoile ses secrets, rivalisant entre beauté et mystère. Les hommes ont façonné tout un monde pour laisser leur empreinte, ils ont écrit les premières pages d'une histoire dont subsiste les vestiges dissimulés sous un relief naturel.

 

Jugement dernier

  

Photo représention du jugement dernier

                        Pénétrer le lieu, symbole des entrailles de notre Mère -Terre, symbole de la création, là où les premiers hommes ont souvent trouvé refuge, ils recevaient tout de la terre c'était un don de la nature, mais à l'inverse ils voyaient en elle une toute puissance cachée à travers la violence des éléments, et le mystère de la mort qui finissait toujours par s'imposer à tous. Ces cavités rocheuses ont continué à jouer un rôle dans la pratique des croyances anciennes, et c'est par l'appropriation du lieu et la sanctification de cet espace naturel, que les premiers chrétiens s'abritèrent des persécutions.

                       C'est en pénétrant ce lieu, que nous cherchons la vérité des hommes de l'époque, leurs secrets qui étaient le fondement élémentaire pour établir celle qui allait devenir une chapelle. Deux fresques, l'une la scène du jugement dernier, une grande parabole nous renvoyant à la symbolique, nous livrant ses dires, pour cristalliser les peurs qui étaient une source de nourriture intellectuelle. Situer dans la partie lunaire, nord, les ténèbres pour nous rappeler que Saint Michel juge les mérites ou les immérites des âmes qui se présentent à la porte du ciel.

Descriptif photo jugement dernier:

                    1  Porte qui mène au jugement dernier.

                    2  Accueil des âmes.

                    3  Ange annonçant le jugement dernier par les trompettes pour réveiller les morts.

                    4  Ange annonçant le jugement dernier par les trompettes pour réveiller les morts.

                    5  Tombeau, d'ou sortent des têtes en attente du jugement.

                    6  Balance à plateaux pour peser les âmes.

                    7  Tête humaine, coiffée d'un chaudron contenant de l'eau bouillante.

                    8  Diable, remuant, dans  son écuelle d'eau bouillante, les âmes immérites.

                    9  Âmes, après jugement, marquées d'un symbole le cercle représentant le paradis.

                  10  Ange, dirigeant les âmes, soit en enfer, soit au paradis.

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                  13   Représentation de Saint Pierre détenant les clés du paradis

                  14  Trous des pigeonniers

                        Les trous dans les hauts de murs sont des pigeonniers. Cet élevage était un monopole de la noblesse du clergé pour les propriétaires terriens. Le droit coutumier attribuait un trou de boulin pour un demi hectare de terre et ceci pour limiter le nombre d'oiseaux afin qu'ils ne soient pas en cause lors de famine en allant se nourrir dans les récoltes.                 

                         La deuxième sculpture, représente la Passion du Christ, au pied de la Croix se trouvent les Maries et Saint Jean que Jésus aimait, ils veillent sur lui et l'assistent dans son martyr et dernier souffle. Orientée vers le soleil levant symbole de la résurrection et de la victoire de la lumière de Dieu qui éclaire le monde.Crucification

Photo  représentant la crucifixion de Jésus

Descriptif photo crucifixion de Jésus:

                           1.  Jésus crucifié sur la croix

                           2.  Marie Madeleine au pied de la croix

                           3.  Jean l'Evangéliste disciple aimé de Jésus

                           4.  La vierge Marie

                           5.  Marie de Cléophas, tante de Jésus et "soeur spirituelle de Marie"

                           6. Marie Salomé de Zebedie et mère de Jacques le Majeur et de Jean l' évangéliste

                           7. Représentation de Jérusalem

Symbolique:

                           Au pied de la croix, la Vierge Marie, représente l'amour maternel, Saint Jean l'amour fraternel et Marie Madeleine l'amour

Photos divers

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19-02-13

Eglise Saint Sardos 47360

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Notes: Archives départementales du Lot et Garonne extraits des notes de chamoine Durengues (1860-1948)

Églises: L'église primitive de la paroisse de Saint Sardos s'élevait il y a très longtemps à quelques distances du bourg. Le souvenir n'en était pas tout à fait perdu au XVII siècle, Claude Joly écrivait dans un verbal en 1668: Il y a une place appelée " L'église Rouge" à 500 pas de Saint Sardos, on nous dit qu'autrefois l'église paroissiale y était bâtie et que celle de Saint Sardos était l'église priorale. Il n'y reste pour toute marque qu'une grande pierre qui a pu servir d'autel. On peu très bien comprendre comment les choses ont dù se passer. Après la construction de la bastide, les habitants groupés autour de l'église paroissiale devenue insuffisante, éloignée, située en plein champ ont dès lors abandonnée et vouée à la destruction et à la ruine. 

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Saint Patron: Le patron de la matrice est Saint Sardos (VI ou VII siècle). Né dans le bourg de Calabre sur les frontières du Périgord et du Quercy, il fut d'abord abbé d'un monastère à Calabra puis  évêque de Limoges. La fête liturgique de ce saint, quoique marquée au 4 mai dans le martyrologe romain et dans quelques autres, s'est toujours célébrée le lendemain. Cependant la fête locale de cette paroisse est le dimanche de la fête  Dieu......etc

Topographie: On dit dans l'article que Mr Marboutier a consacré à cet édifice: L'église du prieuré de Saint Sardos avait trois nefs terminées par trois absides orientées. Une partie du bas-côté nord seule a survécu à toutes les destructions ou réparations. Le mur nord, en effet, dans lequel s'ouvre le portail et qui se termine par une abside en hémicycle devenue la sacristie a été conservée...etc

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                                Monsieur Marboutier ajoute: Un énorme dragon, dont le corps écailleux..............en deux replis, tient un fruit dans sa gueule ornée de fortes dents. Les pattes ailées, munient de robustes griffes, se tendent en avant et l'une d'elles parait donner un fruit à la femme placée à l'autre angle sous la volute, dont la tête est cassée, d'une main saisit le fruit que le dragon lui tend et de l'autre elle en cueille un second à l'arbre placé derriere elle. Elle est vétue  du bliand, vieil habit féminin en usage au XI et XII siècle, dont les manches se terminent au poignet par une vaste ouverture  en entonoir.

                                De cette sculpture profondément fouillée, il se dégage une impession de puissance, l'ouvrier qui l'a ciselée était maitre de son ciseau, Il savait plier la pierre à sa fantaisie. Cet ouvrier, un véritable artiste a voulu signer une oeuvre dont il était content. Derriere la tête d'Eve, nous trouvons gravé dans la pierre le nom de "Danichelio". Est-ce aussi au sculpteur "Daniel" qu'il faut attribuer les beaux chapiteaux que l'on voit sur les murs du jardin de l'église?

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