Photos liées au tag 'promenade'

Voir toutes les photos
13-03-17

Arbre sacré chêne Tombeboeuf 47380

                  Au cours de mes promenades de chapelles en menhirs, par mont et par vaux, à côté du lieu-dit   Barrail sur la commune de Tombeboeuf 47380, sur le coteau à votre droite se situe un chêne, seul, posé, majestueux à la frondaison imposante. Vous ne pouvez passer sur cette petite route sans vous arrêtez un instant.       

IMG_8370

                    L'arbre, lui, est perçu comme le représentant de la forêt. Depuis les temps les plus anciens, l'arbre a été un symbole de force, de pouvoir, de sagesse, de fertilité et de vie. Chaque espèce d'arbre possède sa propre forme distinctive et sa manière personnelle de produire ses fleurs, de porter ses fruits, de répandre ses graines, en réponse aux conditions selon lesquelles il se développe.

IMG_8347

     L'arbre possède son propre champ énergétique, donc voici les principaux ressentis au moment de s'en approcher, suivant son état de conscience du moment. Un végétal est doté d'une conscience.

  • On oscille entre  peur et  confiance
  • On oscille entre  doute et assurance
  • On oscille entre détente et agressivité

                    Approchez vous de celui-ci, essayez de sortir de vos certitudes de la vie quotidienne en donnant à votre mental un autre espace. Vous allez recevoir des questionnements les plus divers. Qu'il est énorme cet arbre, qu'il est beau ce chêne.....etc. Dès qu'une pensée apparaitra, dites vous qu'elle vous coupe de l'échange entre vous et l'arbre. Même si vous croyez que c'est une bonne pensée, alors, laissez là s'éloigner. Une autre apparaîtra jusqu' à ce que vos pensées s'effeuillent pour laisser un état d'abandon entre vous et l'arbre. Il risque de vous révèler un état  bouleversant propre à votre histoire

.IMG_8375

                  Se régénérer dans la nature: Sous l'influence du rayonnement cosmique, rendu positif en traversant l'atmosphère, les électrons et les ions négatifs sortant du sol s'élèvent à sa rencontre. Les électrons empruntent alors les formes verticales conductrices pour monter. Les électrons montent par la sève humide des arbres jusqu'à leur cime. Un sommet au centre d'une étendue plane sera le point de convergence des électrons provenant des étendues environnantes.

                 C'est sur ces sommets pointus, au plus haut de sa frondaison que se rejoignent une amorce électrique montante et une amorce électrique descendante lorsque il y a surcharge d'électrons à la base des nuages. Un canal conducteur étant créé, à travers l'air isolant, les électrons montés retourne en vrac au sol à travers la foudre.  

                  Les arbres captent le rayonnement cosmique à l'aide de leur frondaison et le rayonnement tellurique par leur système racinaire et les canalisent dans leur tronc. En choisissant un bel arbre adulte, bien droit et en bonne santé, nous pouvons nous revitaliser en plaquant notre colonne vertébrale contre le tronc de l'arbre. Par induction, notre corps récupérera une part de l'énergie cosmo-tellurique drainée par l'arbre.

Chêne Tombeboeuf l'hivers

Dossier technique chêne Tombeboeuf: 

  • Age 350 ans
  • Rayon frondaison ...............................17.80 m
  • Diamètre frondaison ...........................35.60 m 
  • Circonférence frondaison..................111.78 m
  • Surface frondaison............................994.87 m2
  • Circonférence tronc...............................4.95 m 

Chêne Tombeboeuf l'hivers

                                   

DSC_8328 dimensions

Légende:

  • bleu veine d'eau
  • jaune réseau sacré
  • rouge champ électrique
  • gris champ magnétique
  • orange champ thermique

                 Cet arbre est placé sur un réseau sacré (en jaune sur la photo) . Tout comme le monde animal et humain, le réseau sacré renforce la vitalité et les défenses des végétaux qui  poussent dessus. Il est aussi traversé par une veine d'eau ( en bleu sur le photo).

Chêne Tombeboeuf l'été

 

 

 


25-09-16

Patrimoine en Aquitaine

 

IMG_3603 IMG_3602

                                                    

                                             Qui n'a jamais été saisi par l'immense beauté de notre patrimoine! Qui n'a jamais regardé vers l'infini et a abandonné ses communes mesures pour revivre une page d'histoire! C'est oser s'aventurer au delà des certitudes, c'est aussi l'aptitude à nous interroger sur notre passé et sur ceux qui ont su à travers des formes trouver l'acte de géométrie pour bâtir et laisser des traces d'un savoir faire. Bien des hommes, bien des femmes , bien des enfants ont embrassé la foi à travers de cruels épisodes de guerres, d'épidémies et de sacrifices face à la réalité de cette page d'hitoire.

                                             A travers les décennies, il y en a un autre qui a traversé de nombreuse péripéties celui de nos édifices religieux. Les traces de leur passé s'est arrêté et s'est figé pour nous permettre à chacun de retrouver et de renouer avec cette histoire lointaine. Si l'on est en droit d'avoir une vision strictement romantique du patrimoine, on peut aussi envisager de prêter à ce dernier des vertus pédagogiques pour nous aider à aiguiser notre jugement sur la civilisation moderne. Une lecture attentive des présentations proposées, qu'elle soit poêtique, scientifique, selon les goûts et les besoins de chacun, ne peut que vous guider dans vos choix futurs. 

      

 DSC_0000

  

                         Essayer de comprendre ce patrimoine, c'est déjà tenter de démêler un écheveau où interviennent tant de paramétres qu'il est difficile de cerner lesquels des facteurs, naturels et humains ont la primeur pour expliquez cette exeptionnelle variété d'expressions. C'est bien de plusieurs dizaines de types d'églises que nous allons présenter afin d'entrer dans le monde de la géobiologie pour accéder dans le détail de ces architectures afin de comprendre  le savoir de nos anciens constructeurs.

                        Toutes belles, toutes étonnantes, elles nous donnent toutes envie de s'arrêter pour mieux les connaître, et surtout de pouvoir approcher le mystère de leur singularité. De cette diversité, nous ne tiendrons compte que des grands traits, ceux qui parlent d'évidences, des formes, de proportions, de symboles, des réseaux et bien sur des matériaux.

                        Notre  approche pour les chapelles romanes n'est pas le fait du hasard. L'invisible dont personne ne parle, les mystères, les légendes ne font qu'éveiller nos sens.Fondé, ou infondé nous allons à travers la géobiologie essayer de donner un sens, ou plustôt nous allons soulever un savoir ancêstrale resté au fond d'un tiroir qui appartenait à la liturgie.

 

Chapelle Beaugeas 47 1

           Au 21 eme siècle, à travers toute notre évolution avons nous oublié que la technologie est un produit de la terre! Ce produit là est de l'énergie puisque il est issu de la terre. Alors pourquoi ne pas vouloir mieux regarder, mieux comprendre ce phénomène qui a appartenu durant des siècles à des générations qui ont su à travers leurs constructions nous laisser leur savoir sur la captation des énergies.

 

18-08-15

Eglise Saint Hilarion Duravel crypte 46700

                   Tous les regards, se portent vers cet escalier qui descend, pour nous conduire dans un espace, celui qui est dédié au culte de la mort, celui de l'au-delà. L'étymologie du mot crypte (cacher) indique bien sa signification. Sombre et humide, elle est reliée au mystère de la mort et de la résurrection, on peut sans le savoir, ressentir l'expression de toute sa symbolique à travers sa propre conscience qui sera celle du moment et de son propre état mental.

DSC_7835

                                                                                    Crypte autel

                  Descendre ces marches, c'est déjà, vouloir comprendre l'importance du message que le constructeur a voulu nous laisser. L'obscurité, le silence du lieu prête à croire à l'importance du langage de l'art à travers la lumière, la forme et la matière mais dans la réalité il en est tout autre. Nos ancêtres voyaient l'esprit des choses, ils savaient montrer l'aspect émotionnel pour nous emmener à considérer que Dieu est à l'intérieur de soi et que la seule lumière vient de notre coeur.

                   Nous savons tous que notre mental oriente nos pensées vers l'extérieur de soi-même, alors essayons d'utiliser notre conscience, celle qui nous mène vers notre jardin intérieur, la voie de la connaissance, la voie du coeur pour aborder cette visite de façon symbolique. Elle en sera d'autant plus riche qu'elle vous guidera en fonction de vos émotions pour vous faire découvrir votre propre cheminement intérieur.

     

DSC_7837                                           DSC_7838

                     Crypte côté lunaire                                                              Crypte escalier côté lunaire

                   Dans sa généralité, la crypte se présente comme un rectangle, avec en fond "l'acrosolium", elle mesure dans les deux dimensions quatre mètres cinquante par quatre mètres cinquante. Le bâtisseur l'a creusée, l'a enracinée, et c'est de là que se nourrissent les racines de notre humanité, à travers des forces invisibles, bien présentes. Elles furent représentées sur les hauts et bas de colonnes, elles sont là pour nous montrer toutes les indications énergétiques et symboliques et pour nous faire suivre notre propre chemin de lumière. La crypte possédait à l'origine deux escaliers permettant aux nombreux pèlerins qui venaient implorer l'assistance des saints, de descendre processionnellement par l'un qui est solaire puisque il se situe au sud et pour remonter par l'autre, qui lui est lunaire puisque il est positionné sur le côté nord.C'était le chemin des pèlerins, celui de la renaissance, celui de la course du soleil de gauche à droite pour en ressortir par la porte lunaire. D'une manière plus symbolique, il tournait dans le sens solaire, celui des énergies naturelles pour accomplir sa renaissance, et, inversement, à l'opposé du sens solaire, il aurait fait la démarche de retourner à ses origines. Plus tard, le percement de l'escalier central certainement aménagé lorsque les reliques furent remontées. Des fûts de colonnes, en pierre, aux nombres de quatorze viennent en complément des chapiteaux soutenir la voûte de la crypte. Dans cette ombre romane, le calme ancien ne suffisait pas, on apporta évidemment la lumière immuable des cierges pour que notre regard se porte vers l'autel, où convergent toutes les énergies afin de transcender les pélerins devant les reliques d'hilarion, Agathon et Poemon. 

                                       

  DSC_8297 Hilarion DSC_8299 Agathon DSC_8298 Poemon

  Saint Hilarion mort en 372              Saint Agathon mort en 370            Saint Poemon mort en 450

                   Si le constructeur était le maitre absolu, il fallait recourir à certaines conditions. Le choix du lieu n'était jamais découvert, mais simplement reconnu par lui. Si le temps n'existait pas, nos bâtisseurs, maîtres absolus, issus du compagnonnage restaient dans l'anonymat pour nous livrer tout au fond de l'obscurité un message d'espoir de la vie après la mort. C'était savoir transmettre la notion du changement d'état et regarder le message autrement afin d'agir avec le coeur, pour aborder l'au-delà. Le constructeur de Duravel possédait de par son savoir la géométrie et par le sacerdoce la symbolique, si le symbole joue le rôle d'une structure mentale, ce lieu nous donne les alignements et les principes des énergies nécessaires à l'animation du lieu "sacré". On peut dire aujourd'hui qu'il est possible non seulement de comprendre le lieu, mais il est aussi possible d'en restituer le circuit initiatique. La crypte est par excellence, le lien entre le monde visible et le monde invisible, elle est orientée comme un grand nombre de construction privilégiant l'axe équinoxial (est/ouest), qui représente la relation entre l'ordre terrestre et l'ordre cosmique, l'ordre humain et l'ordre divin.Si l'orientation fait partie des grands fondamentaux, il fallait harmoniser les énergies de la terre (réseaux aquifères) et les énergies du ciel (réseau cosmique) avec la course du soleil.

Quadrilatère solsticial

Schéma Duravel crypte quadrilatère solsticial

                 

                    Dans la tradition chrétienne, l'eau revêt un caractère important. L'eau est l'énergie de la terre, elle est la jonction des deux qui donnera la vie. L'eau représente le passage d'un monde à l'autre, dans l'au-delà. D'une manière plus symbolique l'eau est l'élément qui transforme, qui purifie, qui bénit. Compte tenu de ces propriétés on comprend mieux pourquoi les anciens l'ont souvent sacralisée là où elle surgit de la terre, et que le choix de cet emplacement n'était pas dû au hasard.

Plan aquifère

 

Plan église crypte Duravel aquifère brut

 

 

                   Dans le silence de notre chère Terre, il y en a un autre qui est là! Invisible, inodore elle serpente les sous sols la "vouivre". Cette énergie venant de sous terre a été diabolisée ou reconvertie par l'église, ces phénomènes font référence à la nature infernale, aux serpents et aux personnages de la bible ayant combattu les dragons.Dans la réalité, ces courants telluriques sont des flux éthériques certainement liés à des mouvements de convections causés par la rotation de la terre, qui de par son coeur en fusion vient former un courant tellurique qui généralement suit de façon naturelle les cavités, les rivières, les veines d'eau ainsi que certaines couches de l'écorce terrestre. 

                   Pour aborder cette étude, il est nécessaire de savoir que le symbolisme roman est construit sur un mode de pensée et d'opposé, le bien et le mal, le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel, tout peut engendrer un symbole. Plus précisément, chaque objet devient la figuration d'une chose concernant le mystère de la foi, et c'est ainsi que l'imaginaire devient réalité. C'est dans ce décor sculpté  que nous allons retenir toute notre attention, que l'on peut classer en deux  groupes, celui des énergies telluriques et des énergies cosmiques. Ils sont là pour nous indiquer la notion de changement d'état, interprétons et regardons ces messages avec la raison et le coeur pour mieux les comprendre. Un chapiteaux se lit sur trois niveaux d'ouverture d'esprit.

  • Le parlant, le descriptif, lecture simple.
  • Le signifiant, jeu de symboles suivant son stade d'entendement.
  • Le cachant, lecture sacrée du message, prise de conscience. 

    DSC_7841    DSC_7844   

                                                    Chapiteau 5 haut               Chapiteau 5 bas

                   Ces symboles ne sont pas une réponse en soit, mais ils vont nous révéler un cheminement. Si le corps est le véhicule de l'âme au service de l'esprit, les premiers pas dans l'église devront être vécus avec émotions pour prétendre alimenter eux aussi notre âme. Si nous nous obstinons dans notre mental, nous passerons à côté d'une partie de la réalité en prônant la valeur universel des sculptures sachant que celle-ci n'existe pas. S'ils représentent le corps, l'âme et l'esprit ils ne sont pas là, par fantaisie ou lubie d'artiste, ils sont là pour nous ouvrir notre conscience d'homme. 

Chapiteau 5 bas (Le parlant). La vouivre est représentée sous la forme d'un mouvement ondulatoire qui comporte trois enroulements, de sa bouche, elle semble cracher de l'énergie. 

Chapiteau 5 bas (Le signifiant). La vouivre représente les courants d'énergies telluriques qui innervent la Terre considérée comme vivante. La manifestation des énergies de la vouivre est équilibrée par les énergies cosmiques. C'est pour celà qu'elle est associée au paon qui est un symbole solaire.

Chapiteau 5 bas (Le cachant). Elle est la représentation même des énergies pour nous rappeler sa force, sa façon de se transformer.

Chapiteau 5 haut (Le parlant). La paon, symbole paloéchrétien. Au moyen âge on croyait qu'il était imputrescible, c'est pour cette raison qu'il est devenu un symbole d'immortalité. Son bec se termine en forme de spirale.

Chapiteau 5 haut (Le signifiant). Le paon, symbole solaire de l'immortalité, de la résurrection. Il est aussi le symbole de la beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est produite par la transmutation spontanée des venins qu'il absorbe en détruisant les serpents (symbole du Christ rachetant le péché originel  par sa mort et sa résurrection). Son bec en forme de spirale, indique les énergies d'évolution tournant de la droite vers la gauche pour permettre l'évolution. Symboliquement, il tire les énergies telluriques. 

Chapiteau 5 haut (Le cachant). Il est là pour nous rappeler le passage à un autre état celui du monde visible au monde invisible, et que la transmutation peut être spontanée.

DSC_7847         DSC_7848

                                         Chapiteau 10 haut                                             Chapiteau 7 haut

 

                       Dans le centre de la crypte se trouvent quatre colonnes, chacune, posées sur un socle identique dont la base de pierre est carrée. Le pied des fûts délimités par deux astragales intègre parfaitement la base, que l'on pourrait assimiler au système racinaire d'un arbre, peut être pour nous faire comprendre son ancrage ainsi que sa force à travers son enracinement. Au-dessus de la base, le fût s'élève pour soutenir celui qui repose sur l'astragale, le chapiteau. L'ensemble représente des feuilles d'acanthe dans leurs divers états, partant d'une simple feuille ouverte à la représentation de plusieurs feuilles comme une multiplication ou duplication. Les chapiteaux n°7 et 9 possèdent dans leurs angles des voulutes représentatives d'un état d'énergie. Du n° 7 a jailli de la matière des feuilles, elle s'est dépliée, ouverte symbole d'évolution et de maturation. Comme l'esprit qui s'interroge, se questionne, s'ouvre, se métamorphose. D'une graine en,terre, naît une plante. Elle grandit, fleurit et produit des fruits. Dans le jardin d'Eden, la nature y était luxuriante, généreuse. C'est le cycle de la vie, de la mort. Dans la représentation de ces chapiteaux aux feuilles d'acanthe, la nature exprime un au-delà, lieu paradisiaque où séjourne l'âme du défunt.

                     Le pèlerin descendait l'escalier aux marches étroites et abruptes guidé à la lueur d'une bougie pour pénétrer le monde de l'au-delà, celui des trois saints, Hilarion, Poemon et Agathon.

    Sarcophage des trois saints

Sarcophage des trois saints Duravel

Saint Hilarion abbé à Gaza mort en 372:

                   Issu d'une famille aisée, ses parents l'envoyèrent faire des études à Alexandrie en Egypte. Baptisé vers l'âge de 15 ans, il partit rejoindre Saint Antoine dans le désert, il resta à ses côtés trois mois et décida de se faire ermite à son tour à Naiouma près de Gazza. Ses parents étant décédés, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres et parti en solitaire. Il fonda à Gazza la vie érémitique. Une nouvelle organisation y prend corps "Les Laures".

                   Les ermites installent leurs habitations individuelles le long d'une avenue (Laura en Grec) qui conduit à l'église ou à un oratoire où ils se retrouvent plusieurs fois par semaine. De plus, ils se soumettent à la direction spirituelle d'un Abbé tout en gardant leur indépendance de mouvement. Le système des Laures eut du succès et se développa grâce Saint Chariton dans le désert de Judée et sur le territoire qui va de la Mer Rouge à Nirnive. C'est la  préfiguration, en fait de la vie érémétique groupée, plus tard instututionnalisée par les Chartreux. A Gazza, Hilarion vécut dans la plus totale austérité, ne changeant de tunique que seulement si celle-ci tombait en lambeaux, ne mangeant que quelques figues et lentilles. Sa seule lecture était les Saintes Ecritures.  A l'instar de Saint Antoine, son maître, il triompha de nombreuses tentations. Il accueillait tous les malades qui venaient à lui, chassait les démons et guérissait la cécité, des chevaux fous, tous les fidéles se joignaient à lui. Des admirateurs le poursuivent tant est grand son rayonnement, il entame une grève de la faim et fuit avec quarante moines allant d'Alexandrie, Libye, Sicile; Dolmatie pour se fixer à Chypre. Hilarion avait eu une vision où sa mort lui était annoncée. Il s'étendit et s'écria: "Sors mon âme, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore, il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ. Peux-tu craindre la mort!"

                  Dix jours plus tard, son corps fut ramené secrètement à Gazza, son premier monastère par Saint Hésyschios. Sa vie fut décrite par Saint Jérôme. Il se fête le 21 Octobre. 

 Saint Agathon (qui veut dire bon en  français ) ermite au désert de Scété en Egypte mort en 370:

                  Ouadi Natroum connu sous le nom de désert de Scété dans l'histoire Chrétienne, est une vallée aride dans le désert occidental de l'Egypte à environ 75 kms au Nord-Ouest du Caire et 80 kms au Sud-Est d'Alexandrie. Durant l'époque pharaonique, cette région était considérée comme sacrée en raison du Natron, composé naturel de carbonate de sodium, bicarbonate, sulfate de sodium et chlore ayant des propriétés absorbante et antiseptique, qui s'y trouvait en abondance, et qui était essentiel aux cérémonies de purification et à la conservation des momies. La très grande consommation de ce produit nécessitait de fréquentes visites et le lieu devint vite un sanctuaire.

                  Connu sous le nom de Désert de Scété durant l'ère chrétienne, le Ouadi Natroum abrita Saint Macaire Le Grand qui s'y retira en 330. Sa présence attira de nombreux croyants puis peu à peu des églises et des hospices pour les pèlerins furent construits ainsi que des monastères pour les religieux. Dès les premiers siècles de notre ère, le Ouadi Natroum servit de refuge aux chrétiens d'Egypte brimés par les autorités de Byzance puis par le pouvoir musulman de Caire. Ayant souvent recours à l'exil pour pouvoir préserver leur foi, les coptes (habitants chrétiens d'Egypte) y vivaient d'abord en ermite avant de s'organiser en communautés. C'est ainsi que près de cinquante monastères y ont été établis au IV siècle. De nos jours, il n'en reste que quatre toujours habités par des moines. 

                  Agathon de l'Egypte était un contemporain de Saint Macaire Le Grand, il vécut en ermite dans ce désert de Scété.Il fut surnommé "Le Silentiaire" parce qu'il garda pendant 3 ans un caillou dans sa bouche pour éviter de parler. Ensuite, il se distingua par sa grande douceur, ses sermonts toujours très sages, sa grande humilité. Il se fête le 2 Mars.

Saint Poemon Abbé de Diolcos (ile semi deserte du Delta du Nil en Egypte ) mort en 450.

                  Un des pères du désert Egyptien. Propablement originaire d'Egypte, il se retira avec plusieurs de ses frères dans une île se mi déserte du Delta du Nil. Après des attaques de Berbères en 408 ils fuient et s'installent dans les ruines du temple païens à Terenuthis. Poemon fut abbé de la communauté. Il était doté de grandes vertus, humilité, bonté et sagesse. La note caractéristique de la fin des solitaires est la sérénité. Ils meurent comme ils ont vécu.

Sources: La vie des Saints Pères du Désert et de quelques Saintes Solitaires d'Orient (Joseph François Bourgoing de Villefore 1714)

Notes: Ces Saints Reliques Egyptiens certainement momifiés car encore relativement en bon état furent offerts à l'abbaye de Moissac par Charlemagne. L'abbaye de Moissac les transféra à Duravel en l'an 1095, Elles se trouvaient probablement dans la crypte. Actuellement, elles se situent dans un sarcophage derrière le maître autel. Une ostentation se déroule le 21 Octobre tous les cinq ans, la dernière a eu lieu en 2010. Elles sont alors visibles dans le sarcophage vitré.

21-05-15

Allée funéraire Grézac Auradou 47140

réseau aquifère allée funéraire Grèzac Auradou 47140

               Définition: Un mégalithe est une architecture utilisant des pierres. Le mot vient du grec mega (grand) et lithes (pierres) est le sens général qu'on lui prête car il peut s'appliquer à un simple bloc érigé (menhir) ou à des constructions élaborées comme un dolmen, une allée funéraire ou un cromlech         

               Légende: Le plan représente les réseaux aquifères (veine d'eau), violet les cheminées cosmo-telluriques ainsi que le réseau géomagnétique de couleur gris (réseau argent) en fonction du lieu par rapport au lever et au coucher du soleil. 

               L'imaginaire a tendance à voir le temps préhistorique plus que simple, rudimentaire, aux allures rustres, mais dans la réalité il en est tout autre. Bâtir en pierres brutes ne constituait  pas un manque de savoir sur cette architecture primitive, mais en décidant  la conception de cette demeure des morts ils répondaient à certaines règles. 

DSC_9336DSC_9331DSC_9332

                        Dans leurs choix, ils attachaient une importance particulière aux arbres, aux rivières, aux montagnes et ainsi toutes les manifestations naturelles prenaient à leurs yeux une signification. Situé sur un  tertre dominant la chapelle de Grèzac, il était le lieu idéal pour créer cet espace. Ce monument entouré d'une végétation aux apparences tortueuses, ayant une tendance à fuir ce lieu comme pour laisser place au monument. De par son aura, sa forme, sa couleur, sa texture, son orientation entre l'équinox d'été et l'équinox d'hivers n'était-il pas là pour affronter le gigantisme de l'éternité et de l'indestructible !. Possédait-il une signification  de lieux d'énergie, de lieux sacrés?.

DSC_9312 DSC_9317 DSC_9318 DSC_9324

                       Construits de pierres calcaire, le monument 1 d'une longueur de 6.60m et d'une largeur 0.50m à 1.20m, le monument 2 d'une longueur de 8.20 m et d'une largeur variable entre 0.80m et 1.20m,ces deux monuments ont été élevés dos à dos sur le même axe Sud/Est, Nord/ouest, en opposition sur le même espace, ils étaient une façon d'affirmer une appartenance et de marquer les restes des aïeux. Il semblerait que les bâtisseurs aient privilégié cette direction luni-solaire, mais les raisons pour lesquelles ils l'ont fait reste un profond mystère. C'était peut-être purement symbolique, une représentation cosmique des cycles de la vie et de la mort associée à un culte funéraire.

Extrait de Notes: Alain Beyneix. Les archives mégalithiques du département du Lot-et-Garonne

                       Les restes très discrets d'un tumulus peuvent s'observer autour de de ces deux allées funéraires que l'on nomme "Les Tombeaux des Anglais". En 1876, ils furent explorés par le comte J. de Bonnal qui y recueillit des ossements et des dents humaines, des dents d'ours perforées, une petite hache en pierre polie, un anneau en terre cuite et un fragment d'objet de bronze indéterminé.

 

07-01-15

Calvaires, croix de chemin

                                  Elles sont là, dressées comme pour nous rappeler quelque chose, témoin d'un passé qui a façonné notre religion chrétienne, elles marquent nos chemins. Symbole ancien, symbole protecteur guidant le voyageur, symbole du recueillement où la foi chrétienne était signifiée par de nombreuses croix jalonnant nos chemins, nos villages et nos cimetières.

DSC_6937         

                                                          Croix Sainte Eulalie Cauzac 47470 

                              Elles montraient l'avancé du christianisme. Elles étaient aussi le lien du chemin du dernier voyage celui de la mort.            

 DSC_6984                                  

                                                         Croix chapelle Saint Julien Couyssel 82150

 Etude calvaire Saint Amans Saint Sardos

DSC_7005

                                                           Calvaire Saint Amans Saint Sardos 47360

 

IMG_4022  IMG_4024  IMG_4025    IMG_4027 compressée  IMG_4026

IMG_4028

 

 

Calvaire Saint Amant

Figure 1

Implantation du Calvaire Saint Amans selon la liturgie: 

Figure 1: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Vert réseau Hartmann  
  • Rose réseau Curry
  • Jaune réseau solaire
  • Marron courant tellurique                             

Calvaire vient du latin "calvarius. Le calvaire représente Jésus en croix. C'est le lieu de prière. Quelquefois implantés pour marquer des événements marquants comme les grandes pestes ou les guerres.

Calvaire tayonnement

Figure 2

 

 

 

   

Croix Lieu dit Rouet Saint Aubin 47150    Croix Dordogne 24    Croix Lamothe Fey 47 

      lieu dit Rouet Saint Aubin 47150                  croix dordogne 24                         Lamothe Fey 47300

                                             Croix les bordier Laroque 47

                                                                Les Bordiers Laroque Timbaut 47340

 

Croix route de Saint Vite     Croix Cazideroque 47

             Croix route de Saint Avit 47350                                                   Croix Cazideroque 47370

 

Massoules   Route de Massoules

DSC_8990

   Croix église Saint Laurent 47410

 

DSC_9311     DSC_0222  DSC_0221

 

DSC_0225   IMG_3951

Croix de chemin Auradou               Croix Sainte Agathe Dolmayrac

 

 


05-12-14

Dolmen Prayssac 46220

 Dolmen des Trois Pierres

DSC_8406DSC_8459DSC_8457

                      Ces pierres brutes, battues par la pluie et les millénaires portent en elles toutes les vieilles croyances populaires associant l'origine des mégalithes au monde de l'invisible et du sacré. Beaucoup de mystères entourent encore ces lieux, pierres de guérison, pierres d'énergie, pierres de légendes et pour certains pierres du diable. Ces hommes voulaient-ils en choisissant cet espace, montrer la force de la pensée religieuse à travers la forme et la matière pour éveiller l'idée d'une maison de pierre, le temple de l'au-delà!

Dolmen Des Trois Peyres

DSC_8383DSC_8384 

                 Ces monuments aux formes lourdes et simples, une grande dalle de pierre (table) reposant sur deux ou plusieurs pierres verticales ( les orthostates) sont là comme pour défier et affronter un combat, celui des forces naturelles. Les pierres proviennent d'affleurement rocheux prélevées non loin, Le Chaos. Cette pierre qui change de couleur et de texture en signe d'appartenance, de pouvoir afin qu'elle puisse étendre une influence, une prise de pouvoir, auprès de ceux qui vénéraient les manifestions naturelles " Les Pierres".

Dolmen La Bertrandoune

DSC_8401 

                      On voit que ces pierres sont bien différentes de celles qui jonchent le sol du Causse, et qu'elles vont nous révéler un fonctionnement propre aux énergies, celui des connaissances du tellurisme. "Le chaos" est formé de blocs granitiques, ces grès ont leurs origines dans la cimentation des altérites sableuses par précipitation et cristallisation de la silice véhiculée par des circulations paléodrologiques. La pierre est par essence un amplificateur tellurique.

 

Le Chaos 

DSC_8398DSC_8393DSC_8394

                      Ce lieu est le résultat d'une alchimie complexe de la nature, mais aussi d'une configuration tellurique particulièrement favorable en relation avec l'homme.Ce lieu d'énergie, sacré de par son passé, de par son histoire et de ses rites ont ancrés la terre et le ciel pour y laisser une certaine pérennité. A vous de ressentir ces pierres, à vous de trouver l'âme du lieu. 

Figurations simplifiées des phénomènes telluriques rencontrés  

 

Dolmen Les Trois Pierres réseaux

                                                                                                                  Figure 1

 

Dolmen La Bertrandoune réseaux

 

                                                                                                                    Figure 2

 

Dolmen des Trois Peyres réseaux

 

                                                                                                                   Figure 3

                    Si le choix de la pierre était important, l'importance de l'implantation du monument faisait appel à certaines règles, celles de leur savoir des réseaux telluriques..

La figure 1-2-3: Elles représentent le sous-sol aquifère et les réseaux géomagnétiques. En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Jaune réseau solaire
  • Vert réseau Hartmann

 

04-02-14

Menhir Tayrac 47270

              

Etude Menhir Tayrac 

DSC_6974

1

Définition: Le mot breton men-hir signifie en français "pierre longue" 

                   La vie de par son principe est rythmée par le soleil. L'homme en parcourant le monde prend conscience des éléments qui régissent le monde l'eau, l'air et le feu. Depuis la plus haute antiquité il s'oriente en fonction du soleil, et de par ses observations, ses connaissances et ses émotions il cherche un lien avec les énergies de la nature et celles du ciel.

                   Nos druides, les chammans sont les grands promoteurs d'une science où ils ont su unir les énergies telluriques et les énergies cosmiques afin d'équilibrer le monde sur le plan subtil pour en assurer la prospérité du plan physique. C'est ainsi qu'ils ont créé le menhir qui était une véritable machine à énergiser. Depuis le massacre des druides, gardiens de la nature, gardiens des pierres levées, gardiens d'un secret, elles furent couchées souvent détruites pour éviter que les populations ne se livrent à des cultes paëns. Puis Charlemagne ordonna; lui aussi les destructions des mégalithes, mais l'endroit, le lieu resta marqué à jamais qui étaient considérés par les populations comme des lieux sacrés. Ces lieux furent en partie récupérés, utilisés pour y implanter nos églises et chapelles, ou dans notre cas il servit de support pour une croix chrétienne.

Réseau aquifère et magnétique menhir Tayrac

                                                                                     Figure   2

Figure 2: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnètiques (champs magnétiques). En voici la légende:

  • Bleu clair.................................................veine d'eau 
  • Bleu Foncé.............................................veine d'eau
  • Vert.........................................................réseau magnétique Hartmann
  • Rouge.....................................................réseau magnétique Curry
  • Marron....................................................courant tellurique
  • Violet.......................................................cheminée cosmotellurique
  • Rectanble blanc......................................implantation menhir

                 Depuis longtemps, les chinois ont connaissance d'un système de lignes de courants d'énergie qui circulent dans et sur la terre. Ils nomment cette énergie la veine du dragon (marron,dans la lithurgie chrétienne elle est symbolisée par la vouivre). Magnétisme et électricité sont intimement liès. Le magnétisme est l'effet de courants électriques profonds de notre globe.  Le champ magnétique terrestre et le champ électrique terrestre sont donc modifiés chaque fois que des courants électriques additionnels arrivent. Les lignes du dragon sont formées de courants électriques qui circulent le long de conducteurs naturels dans la terre. Au contact, au mouvement de l'eau (bleu clair, bleu foncé), de riviéres souterraines, ressac, cascade....etc, la friction des roches, l'activité des volcans, le vent sont sources de charges électriques. Notre écorce terrestre est composée de métaux (fer, nickel, or, cuivre), les gisements de cristaux minéraux (contenant du quartz) sont aussi producteurs de courants électriques.

                Les rayonnements venus du centre de la terre apparaissent sous formes de grilles d'énergie, comme une maille de filet. Chaque métal a sa propre forme donc des dimensions et des orientations différentes.

Réseau Hartmann           Réseau Curry

          Figure 3 : réseau Hartmann                                                      Figure 4 réseau Curry

                La qualité énergétique du lieu, peut être ressentie par de nombreuses personnes au travers  leur corps physique. On peut ressentir des picotements, une atmosphère lourde, vivifiante, ou même pour les plus sensibles des frissons ou à l'inverse du chaud......etc. L'implantation du menhir de Tayrac n'a donc pas était située au hasard mais bien sur un lieu d'énergie, ce qui prouve que les peuples anciens détenaient la connaissance des énergies.  

                On peut supposer que le site de Tayrac avait un lien direct avec l'astronomie, car le site fut en partie détruit par l'activité humaine. Servait-il à repèrer des dates importantes afin de les repérer pour planifier les récoltes?  On peut toujours supposer mais ceci reste qu'une spéculation sans preuve.             

Champ énergétique repos menhir Tayrac

 Figure 5           

Légende figure 5:

Jaune champ électrique

Orange champ magnétique

Bleu champ thérmique                                          

              Rassemblons toutes nos données pour synthétiser le contenu. Un  courant tellurique circule à travers la terre (marron), liés à trois veines d'eau (beu foncé, bleu clair) superposées qui de par leur frottement sur la roche créent un champ électrique et un champ magnétique en fonction de leurs débits. En vert le réseau géomagnétique Hartmann qui lui est comme un maillage à la surface de la terre, il vient se déformer car de par sa composante il est attiré par l'électricité. Le menhir, lui agit comme un condensateur, un véritable accumulateur d'électrons. De par sa polarité moins au sol et plus au sommet il permet un échange continuel des énergies avec le cosmos.

              Ces flux naturels restent invisibles, mais peuvent être ressentis en accordant une importance  par certaines personnes entrainées et par radiesthésie. On peut déterminer la localisation d'un flux, sa largeur, sa profondeur et son intensité vibratoire.

Champ énergétique activé menhir Tayrac

         Figure 7          

Légende figure 7:

Bleu champ électrique

Orange champ magnétique  

Rouge champ thermique                                                                                 

Posté par Lieuxdenergies à 06:48 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

19-01-14

Chapelle Saint Sabin Villefranche du Queyran 47160

 

 

IMG_4858

                                                      

IMG_4869

                                       Celle qui fut, et qui reste un des symboles de l'art roman, prisonnière de son histoire, prisonnière du temps qui passe, cette vieille dame est là pour  livrer ses secrets, et nous laisser découvrir la lecture de ses chapiteaux.

 

 

IMG_4870 IMG_4871 IMG_4872 IMG_4873 

IMG_4874 IMG_4875 IMG_4876 IMG_4882 

IMG_4924 IMG_4917 IMG_4879 IMG_4927

                           

Photo 12: La spirale est un symbole graphique bien antérieur aux Celtes. Le motifs de la spirale peut avoir été inspiré à l'origine par l'observation des turbulances de l'eau. On peut également supposer qu'elle permet d'établir la relation avec les puissances invisibles surnaturelles " énergies d'évolutions et d'involutions"

 

Photo 7: Elle est le symbole d'un passage d'une veine eau, une indication.L'eau est le principe même de la vie. Par les informations qu'elle emmaganise, elle devient le gardien de la mémoire du monde. Elle permet le passage du monde de la matière à celui de l'esprit

 

Photo 1: Représentation de la marque du tailleur de pierre, le tâcheron, le compagnon.

                        Toutes ces représentations, "art sacré", se sont attachées à répandre toutes leurs illustrations de l'histoire sainte, qui était un véritable récit, d'un enseignement religieux imagé à travers ces scuptures. Ces chefs d'oeuvres représentatifs ne sont que le reflet de l'homme à travers des scènes, utilisant des êtres aux formes exagérées, que se soit des monstres ou des animaux, le sculpteur, ne cherchait vraiment, que la représentation de l'homme à travers un symbole.

      

 DSC_7654  DSC_7194  DSC_7655  DSC_7656

  6                                              7                                            8                                           9 

Photo 6.8.9: Feuillage, dans la tradition romane, la représentation du feuillage est toujours un symbole d'espérance. Dans l'église romane, le végétal marque la promesse de la rédemption. Très souvent il est marqué par une tête de loup qui jaillit du feuillage. Il est là pour montrer le point d'ouverture, le début de notre chemin et de notre cheminement vers l'intérieur de nous même.

                      Le symbole, par définition n'était pas là pour donner une réponse à une question, mais simplement pour faire ressentir et éveiller des sens, afin de montrer un chemin à suivre. Toutes les interrogations, quelles qu'elles soient, sont dues à l'instant même sur notre état de conscience, qui va changer avec les événements du temps et permettre à chacun d'évoluer dans l'interprétation de ces sculptures.  Il y aura mille et une façons pour déchiffrer un châpiteau, dans le sens où personne n'a le même niveau de conscience, et qu'une oeuvre, une sculpture doit d'abord nous interpeller avant de pouvoir la comprendre. 

                       Nous pouvons l'aborder d'une façon objective, et là, elle ne sera que le refflet d' une réalité, qui ne changera rien en nous sauf le fait de trouver la représentation à notre goût ou pas, ou soit, nous pouvons l'interroger, mais celà dépendra de la qualité des questions posées pour que celles-ci nous donnent des réponses de qualité. Ces questions réponses sont en nous à travers l'imaginaire de chacun. 

 

DSC00819

10

Photo 10: Cette colonne est la seule à être ornée à la base. Aulne, Verne, Vergne, il a toujours était considéré comme un arbre magique. Chez les Celtes, c'est l'arbre sacré sous lequel jaillissent les sources sacrées. Il a toujours été associé à la symbolique de l'eau. On ne peut le confondre avec une pomme de pin, car dans les traditions du Moyen Âge Saint Martin considérait le pin comme un arbre démoniaque.  Il permet selon les superstitions de ressusciter les morts. 

Extraits des notes historiques du chanoine Durengues (1860-1948)

Saint Patron: Saint Sabin évêque d'assise et martyre au IV eme siècle titulaire de l'église paroissiale primitive était  anciennement le patron de la paroisse.

Topographie: Villefranche est une bastide du XIII ème siècle qui appartient aux Ferréol, aux d'Albret, aux Caumont.C'était un chef- lieu de baillage et de juridiction comprenant les paroisses de Villefranche, de Saint Pierre de Cabadex, de Saint Etienne de Crespian ou de Peyré, d'Anzex, Corbian, Lussac, Lesbourres, Notre Dame des Près, de Saint Martin, Legrity, Razinet et Saint  Pé de Lanon. Il n'a jamais été la capitale de l'archiprête de Quayran , comme l'avance Samazenilh.................., est archiprête étant bien antérieur à la fondation de cette bastide et n'ayant jamais eu de chef lieu propement dit Villefranche fut pris par Derby en 1346, repris par les français et détruit sauf le château qui la même année fut de nouveau occupé par Derby. Occupé en 1569 par une force protestante de l'armée Montgomery, il fut enlevé par Dupleix qui commandait dans Casteljaloux une garnison catholique.

Eglise: Monsieur Samazenilh lui à consacré la notice suivante. Elle est située à la porte de Villefranche, sur le bord méridional du chemin de grande communication N°8 de cette ville à Lavardac.Elle se compose du choeur évidemment roman bysantin et de la nef gothique. Celle-ci n'offre rien de remarquable, ses murs se trouvent entierement nus, sans colonne, ni pilastre.Seulement une ligne de modillons les couronne intérieurement, et une porte en ogives sans ornement rattache cette partie de l'église à l'époque gothique. Quand au choeur, c'est là, nous semble-t-il l'ancienne église de Saint Savin et celle-ci mérite fort les nombreuses visites dont elle fait l'objet.

           Treize colonnes qui régnent à l'entour de ce sanctuaire dont elles dessinent l'enceinte, s'y relient entre elles par 12 arceaux à plein cintre. Chaque chapiteau de ses colonnes porte dans sa partie superieure, un envoutement, des feuilles de vigne ou des grappes de raisin. Ces chapiteaux, à l'exception d'un seul, sont historiés, et nous croyons utile d'en donner la description succinte.

1 )DSC_7673 Chapiteau, à droite en rentrant. Adam et Eve, ainsi que l'arbre de la science du bien et du mal, avec le serpent tentateur qui s'y voit enroulé.

2 )DSC_7672Chapiteau, Quatre lions entrelacés deux à deux par leur cou, lequel a une longueur démesurée. La queue de ces animaux ainsi que celle de tous les autres ci-après, leur dépasse sous le ventre, pour se relever le long du flanc, bien au dessus du corps et se termine par un fouet fort épanoui où figure une ou deux fleurs de lys ou tréfles.

3 )DSC_7671 Chapiteau, Quatre lions se tenant deux à deux  par une patte de devant levée à hauteur de poitrine. 

4 )DSC_7670 Chapiteau, deux centaures, dont toutefois la queue et la crinière indiquent plutôt un corps de lion que de cheval. Ces monstres tiennent chacun un arc tendu, visant un oiseau debout et ayant une forme humaine.

5 )DSC_7669 Chapiteau très fruste, cinq personnages dont l'un est à peine visible et dont les autres se trouvent fort dégradés. La première figure s'appuie contre une chaire, sur laquelle s'aperçoit une inscription devenue illisible. La chaire a pour support un lion. Le personnage opposé porte une urne ou amphore dans sa main, en se dirigeant vers la chaire .

6 )DSC_7668 Chapiteau, un personnage revêtu d'habits pontificaux, d'un côté un lion rampant de l'autre côté, un ange qui enlève au vieux une figure dont une main tient une amphore et l'autre un pain. Mais ici l'anse de l'amphore est au-dessus, et c'est dans cette anse que passe la main de cette dernière figure.

7 )DSC_7667 Chapiteau, sept figures qui doivent représenter l'adoration des mages. L'enfant Jésus reconnaissable au nimbe qui la couronne, repose sur les genoux de sa mère assise sur un escabeau. Des trois mages, le premier  est à genoux, les deux autres debout tenant chacun une urne dans la main. La Sainte Vierge a derrière elle deux personnages debout entre le premier mage et l'enfant  divin et dans les cieux plane un aigle tenant dans sa griffe un livre, à ce qui nous semble du moins. Nota. Ce chapiteau qui est celui du fond du sanctuaire, le précédent et le suivant, sont d'une pierre au grain plus fin et d'un meilleur travail que les autres, bien que l'on y remarque plusieurs fautes de dessin, l'enfant Jésus notamment s'y trouvant aussi grand que sa mère.

8 )DSC_7666 Chapiteau, sept figures agencées à peu près comme au précédent et représentant aussi un hommage, peut être l'adoration des bergers. Seulement le personnage qui soutient l'autre sur ces genoux parait être un homme et ici les trois personnages qui s'avancent vers les deux premiers se tiennent par la main, à la manière des bas-reliefs antiques. Derrière le personnage assis sur l'escabeau, on remarque deux autres figures assises également et dont la plus voisine des précédents tient sa tête appuyée dans sa main, dans l'attitude d'une personne qui écoute avec attention ce que paraissent  dire les autres personnages. 

9 )DSC_7665 Chapiteau, au centre, et faisant face au spectateur, un personnage nimbé et debout sous une arcade légèrement ogivale. Cette figure tient d'une main un livre sur son coeur. A sa gauche, se montrent un lion et un ange au-dessus de ce lion, à sa main droite un ange lion surmonté d'un oiseau aux ailes étendues.

10 )DSC_7664 Chapiteau, six oiseaux, les uns entrelacés par leurs cous, les autres par leurs becs lesquels sont démesurés. Ces oiseaux se tiennent aussi  deux à deux par une patte.

11 )DSC_7663 Chapiteau, sans figure, soit d'hommes, soit d'animaux, ornés seulement de feuilles ou palmes fort droites.

12 )DSC_7662 Chapiteau, cinq personnages, celui de devant, c'est à dire au centre se tient debout. De chaque côté une figure à cheval. Celle qui se trouve à la gauche du premier personnage joue d'un instrument à cordes, avec un archet, la bride de son cheval passée au bras qui tient l' instrument. Derrière ce musicien  s'en montre un second qui tient à hauteur de sa bouche, un instrument qu'il ne nous a pas été possible de déterminer. Le cavalier placé de l'autre côté de la première figure porte une chevelure crépée et fort prolongée par derrière sa tête. Il est impossible d'assigner des fonctions à la personne à pied qui se trouve derrière ce cavalier.

13 )DSC_7661 Chapiteau, deux figures d'hommes saisies chacun à la tête par un lion. Ces deux animaux réunissent leurs têtes au milieu du chapiteau pour saisir également le sommet de la tête d'un enfant debout et sur le devant. 

            Au chapiteau d'une des colonnes qui soutiennent l'arceau séparatif entre le choeur roman et la nef gothique, nous avons cru reconnaitre la fuite en Egypte. On y remarque une monture qui porte un enfant, et devant laquelle marche un personnage couvert d'un manteau en face d'une autre figure couvert d'un manteau également. Ce chapiteau a été maçonné et il y a une telle hauteur que nous n'avons pas pu discerner convenablement.

DSC_7674  DSC_7675  DSC_7676  DSC_7677  DSC_7679

11                               12                             13                            14                              15

 

DSC_7681  DSC_7683  DSC_7684

16                              17                                 18

Photo 11: L'aigle est l'animal solaire par exellence. Sa représentation correspond toujours à une logique spécifique. Selon sa situation dans l'édifice, il nous indique son rôle et sa fonction. Nous le retrouvons comme gardien du temple, c'est lui qui nous montre le chemin. Il peut seul s'élever jusqu'au soleil de la création, sans s'y brûler les yeux.

Photo 16: Dans la tradition romane, la représentation du feuillage est un symbole d'espérance. Il es la promesse de la transformation et du renouveau. Lorsque il arrive  à maturation,  les fleurs se sont se transformer en fruits. Il est le moyen d'indiquer le chemin à suivre celui de la transformation.

           A l'intérieur du choeur, les arcs boutans sont surmontés, chacun d'une colonnette qui devait soutenir un entablement. Mais cette église n'avait plus ni voûte, ni toiture. Un arbre pin avait même pris racine au sommet du mur septentrionnal. Lorsque en 1840, pour conserver ce monument, le gouvernement, sur notre rapport accorda des fonds qui ont permis de le mettre quelque peu à l'abri de l'intempérie des saisons.Les pierres en sont de moyen appareil, à l'exception de l'église gothique qui est en moëllon.

           Somme toute, l'église de Saint Savin parait la plus précieuse que possède l'arrondissement de Nérac. Nota; les pierres de taille du sanctuaire portent des marques de tâcherons.  

                         Implantation  de la chapelle Saint Sabin Villefranche du Queyran

 

                                          Plan Villefrance de Queyran plan géomagnétique

                                                            22

La figure 22: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétiques). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire

 

024-400Chapelle Saint Sabin autrefois

 

IMG_4877 IMG_4880 IMG_4883 IMG_4937

 

 

 

24-11-13

Notre Dame de Moirax

 

 IMG_4730Notre Dame de Moirax:

Si Guillaume d'Arnaud en 1409 n'avait pas eu peur de brûler dans les flammes de l'enfer, Notre Dame de Moirax et son prieuré n'aurait jamais existé. Ce seigneur local de l'époque, peu populaire, belliqueux, peu aimé fit don d'une partie de ses richesses et de son domaine à l'Eglise pour racheter ses fautes. C'est ainsi que Moirax village perdu au milieu des forêts et broussailles "Brulh en vieux français, se retrouva avec un des tout premiers prieurés Clunisien de la région.                                                    

  Le village de Moirax situé sur les chemins des pélerins de Saint Jacques de Compostelle, sur la voie romaine dite "La Peyrine" de Saint Bernard de Cominges à Agen, cette voie traversait Moirax du sud au nord depuis les hauts plateaux de Brimont aux portes de Lécussan qui commandait un passage de gué sur la Garonne, il fut un prieuré florissant.

Les moines qui ne furent jamais plus de six, implantèrent les vignes sur les côteaux du Bruilhois, le prieuré possédait deux moulins, un à vent et un à eau au lieu-dit Lécussan. Ils percevaient également les deux tiers des péages du passage de gué sur Garonne. Dans le village, ils avaient établi un pressoir à huile qui donnait soixante dix litres.  

                               

 

            

IMG_4734  IMG_4735  IMG_4736  IMG_4737 

IMG_4737  IMG_4740  IMG_4741  IMG_4742

                Le regard posé sur ces oeuvres peuvent faire naître diverses émotions. Que la curiosité prenne le pas ou pas, le sculpteur a laissé un message plus ou moins énigmatique que l'on peut  regarder et 'essayer de décrypter au cours de cet itinéraire en suivant ses propres ressentis. 

 

Moirax 9

 

IMG_4675

Histoire Daniel dans la fosse aux lions: Le sujet est tiré de l'ancien testament, Daniel est présenté comme un modèle de confiance absolue dans la protection chrétienne, mais dans la plus grande adversité. L'entourage du roi Darius, roi de Babylone, jalouse Daniel, un juif qui réussit et le fit condamner au prétexte qu'il ne prie pas le roi. Jeté dans la fosse aux lions pour sa fidélité à Dieu. Après la sentence, le lendemain, le roi alla précipitamment à la fosse aux lions. En s'approchant de celle-ci, il appela Daniel d'une voix triste. " Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu que tu sers avec persévérance, a-t-il pu te délivrer des lions?". Daniel répondit au roi " Mon dieu a envoyé son ange et il a fermé le gueule des lions...... 

Descriptif chapiteau Daniel dans la fosse aux lions : Le prophète Daniel au visage juvénile est assis entre six lions dont deux  lui lèchent les jambes et deux autres les avant- bras. Il a les bras levés en symbole d'innocence.

 

 

 

IMG_4704Histoire: Adam et Eve: Gn 2,4-9,  Au commencement, Dieu fit le ciel et la terre, puis avec la terre, il modela un humain. Un homme fait avec de la terre est un adam. On l'appela donc Adam. Dieu souffla dans les narines de l'humain, et celui-ci se mit à vivre. Dieu planta ensuite un merveilleux jardin. Il y plaça l'arbre de vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

               Gn 2,15-24, Dieu dit à l'humain: Tu peux manger de tous les fruits du jardin. Mais Dieu dit aussi: Ne mange pas les fruits de l'arbre qui fait connaître le bien et le mal, sinon tu mourras. Dieu dit encore: L' humain est seul. Cela n'est pas bon, alors Dieu fabriqua les bêtes sauvages et les oiseaux du ciel, l'humain leur donna un nom. Mais l'humain voulait un autre comme lui. Dieu plongea donc l'humain dans un profond sommeil. Dieu prit une côte d'Adam et la transforma en femme. En se réveillant, l'homme parla: Elle est à la fois comme moi, os de mes os, chair de ma chair, et elle est femme. Il l'appela Eve.

               Gn 3,1-13, Un serpent malin , vint voir la femme et il lui dit: Ainsi Dieu vous a défendu de manger le fruit de cet arbre! Moi je vous dis que vous pouvez en manger. Vous serez comme des dieux. Vous saurez ce qui est bon et ce qui est mauvais. Le fruit de l'arbre était beau. Il avait l'air bon à manger. La femme en mangea et en donna à l'homme. Alors ils virent qu'ils étaient nus, et ils se couvrirent avec des feuilles d'un figier. Au matin, Dieu les chercha. Il appela l'homme: Où es-tu? Celui-ci répondit: Je me cache je suis nu. Dieu dit: Comment sais tu que tu es nu? As tu mangé du fruit que je t'ai défendu? L'homme dit: C'est la femme qui m'en a donné. La femme dit: C'est le serpent qui m'a trompé.

                         Gn3,14-24, Vous avez voulu être comme des dieux et trouver seuls ce qui est bon ou mauvais, alors maintenant vous saurez comme il est dur de vivre et de travailler pour se nourrir. Il dit encore: Maintenant ne cueillez pas de l'arbre de la vie. Car la vie ne vient pas de vous. Dieu leur donna une tunique de peau pour les protéger et il les envoya hors du jardin pour travailler la terre.

 

IMG_4672

Descriptif chapiteau : Adam et Eve ont été chassés du Paradis et condamnés à cultiver la terre pour y vivre.  Sur le chapiteau on peut voir Adam tenant dans ses mains un manche de pelle bêche et avec son pied poussant pour retourner la terre. Eve se tient le bas ventre car Dieu lui a dit " Tu enfanteras dans la douleur ".

                                                                                                                                                               

 

 

 

 

 

IMG_4578

IMG_4579

IMG_4580

IMG_4581

                                                                                                                                                                             

IMG_4583

IMG_4584

IMG_4585

IMG_4586

           

 

                                                                                                                                                                                   

 

IMG_4601

IMG_4602

IMG_4604

IMG_4614

 

                                                                                                                                                                                    

IMG_4623  IMG_4624  IMG_4640  IMG_4641

 

IMG_4644

IMG_4646

IMG_4647

IMG_4648

 

                                                                                                                                                                       

IMG_4639  IMG_4643 

19-06-13

Chapelle XII eme Sainte Eulalie Cauzac 47470

DSC_6927           DSC_6918        DSC_6924

1                                                         2                                                       3

                    Cette chapelle de pierres et d'esprit, isolée, seule, elle nous invite à découvrir sa beauté dissimulée. Elle garde le souvenir d'un passé, enracinée dans le paysage et dans le temps, elle est là posée au fond de cette vallée construite sur des ruines gallo-romaine. Faite de pierres elle symbolise le divin. En poussant la porte, vous serez envahi par l'atmosphère qui domine cet édifice "La Lumière".

Photo 1: Entrée de l'église (sans doute ancien narthex ou parvis), le dallage au sol semble dater de l'époque romane. Les larges pierres au sol sont marquées par l'humidité du lieu. 

Photo 2: Soleil dardant ses rayons par un après-midi estival aux travers les vitraux du choeur faisant flamboyer les couleurs sur ses piliers de pierres. Instant uniques, magiques où le temps est suspendu.

Photo3: Choeur de pierres blanches toujours éclairé par un facétieux soleil d'été.

  

DSC_6929

4

  

DSC_6905   DSC_6908   DSC_6911

   5                                                        6                                                 7 

Photo 4: Fragment de bas-relief datant de l'époque gallo-romaine découvert lors des travaux de refection de la nef et du choeur de cette chapelle attestant qu'elle était bâtie sur d'anciens bains romains d'où l'importance de l'eau.

Photo 5: La dualité semble avoir été vaincue, les animaux fantastiques se tiennent la main, ils sont liés par leurs pattes et semble même s'élever dans les airs ensembles.

Photo  6:  Dualité opposant les contraires telles que l'ombre et la lumière, le bien et le mal. Au centre de la composition un visage. L'homme doit il choisir entre céder à ses passions ou les maitriser.  

Photo 7: Dans la scupture romane, la représentation du feuillage et un symbole d'espérance. Il porte en lui le message de la transformation car il est appelé à porter des fleurs et des fruits. Il est un moyen de nous montrer notre cheminement.

 

DSC_6906

   DSC_6919                                                                                          9

Photo 8: Animal fantastique montrant la direction à suivre.

Photo 9: Vitrail récent au-dessus de la porte d'entrée actuelle, communion de trois cercles symbolisant la Tinité sur un cercle représentant le tout fini et l'infini, l'unité et le multiple, le plein est la perfection comme l'est le Créateur de l'Univers.

 

Extraits des notes historiques du chanoine Durengues (1860-1948)

Saint Patron: On lit dans le verbal de Mascaron (1681) Sainte Eulalie est la patronne de cette paroisse et Saint Orens en est le premier titulaire. Par contre dans le propre du diocèse de 1724 c'est Sainte Eulalie qui est qualifiée titulaire. Quoi qu'il en soit de temps immémorial et de nos jours encore on célébre la fête le 1er mai qui est le fête de Saint l'Orens

Titres: Sous l'ancien régimeSaint Eulalie était une cure du diocèse d'Agen, archiprète de Férrussac., anciennement de ..........à la nomination de l'evèque. En 1792, les constitutionnels lui avaient conserné son titre de cure dans leur projet de circonscription. A l'organisation de 1803 elle fut érigée  en succursale du canton de Beauville.

Note archéologique: On a trouvé aux abords de l'église de Sainte Eulalie des tombes en pierre qui remontent vraisemblablement à la période carolingienne. 

Eglise: un pré, éloignée des maisons, qu'elle est longue de 20 cannes, large de 3, haute de 7, que le sanctuaire est voûté ainsi qu'une partie de la nef le reste lambrissé. Que le clocher au bas de l'église en carré voûté et élevé. Claude Joly compléte ainsi ces données (verbal de 1668), du côté de l'épLe sanctuaire date seul de l'époque romane. La voute du choeur en berceau plein cintre est séparée de celle de l'abside par un fort doubleau qui repose sur des colonnes dosserets. Des cinq fenêtres étroites de l'époque romane, l'une celle du fond de l'abside, est percée dans un contre fort, une autre est actuellement condamnée. Nota, depuis plusieurs de ces fenêtres ont été agrandies en dépit du style de l'édifice (verbal de 1879)

Les supports de l'arc triomphal et du doubleau ont des chapiteaux dont la sculpture est rudimentaire, ce n'est qu'un épannelage de la corbeille corynthienne dans lequel les volutes et la rose centrale sont remplacées par des billettes plates carrées. Ces denticules sont ornées de volutes gravées aux replis si nombreux qu'on les prend tout d'abord pour des cercles concentriques. La tentation d'Adam et d' Eve, dit animaux fantastiques à la tête et aux membres grossièrement équarris, des feuilles épaisses figurent comme décoration sur les corbeilles. La nef est recouverte de trois travées voûtées en croisées d'ogives lors d'une restauration moderne. Elle s'appuie au sud sur un bas-côté de deux travées dont les voutes en étoile doivent dater du XVI eme siècle. J'attribue le sanctuaire au commencement du XI eme siécle.

 

Nicolas de Villars qui visite cette église en 1595, la trouva assez entière. Il y a, écrivait-il, deux fonds baptismaux, point de repositoire. Les guerres et injures du temps ne le permettant pas comme en plusieurs lieux pour .............par la retraite des pauvres passants dans les églises. Les ornements, sacristie, autels ont été reconnus par les anciens profanés, les hérétiques ayant préché et démoli les autels.Dans un verbal de 1681, Mascaron constate que cette église est champêtre, dans itre il y a une grande chapelle qui fait une sorte d'aile dédiée à Antoine, aujourd'hui à la Sainte Vierge. Elle est aujourd'hui à deux arceaux et bien voûtée. L'unique cloche de Sainte Eulalie est de trois quintaux.

Temporel: Sous l'ancien régime la dîme du blé se payait au dixième, du vin et des menus grains à discrétion. Le curé ne prenait que la moitié de la dîme, l'autre moitié étant perçue par le seigneur de Cauzac en vertu d'un prétendu droit d'inféodation (verbal de Mascaron). Le revenu du curé était .........commune de 1700 livres dont il fallait déduire 30 livres pour les  frais d'exploitation (compte établi d'après les revenus des dix années qui ont précédé la révolution).Son compte de régie de 1790 porte en recette de 1604 livres 15 sols provenant des fruits décimaux et en dépense 24 livres pour frais de perception.D'où un revenu net de 1580 livres 15 sols. A quoi l'on doit ajouter le produit des fonds obituaires. Ces fonds comprenant 1er, 1 pré 1 cartonnat 1/2 d'un revennu de 8 livres, estimé 132 livres vendu 176 livres, 2eme, une pièce de terre labourable de 1 cartonnat du revenu de 12 livres, estimé 264 livres, 3eme une pièce de vignes au lieu de Salomon de 1 cartonnat estimé 88 livres, 4eme une pièce de terre labourable et bois et taillis de 3 cartonnats.

               Il y avait aussi un presbytère avec dépendances et jardin d'une valeur locative de 30 livres. Il fut vendu 540 francs pendant la révolution. Le desservant qui fut nommé à l'organisation monsieur Delméja en  était propriétaire, moyennant 80 francs d'indemmité que lui allouait la commune il en fit sa résidence. A sa mort survenue 1833, les paroissiens se cotisèrent pour acheter cet immeuble et le réparer. Monsieur de Châteaurenard avança les fonds qui devaient lui être remboursés dans l'espace de trois ans.Le presbyptère de Sainte Eulalie n'est donc pas communal. La superficie du jardin est de 5 ou 6 ares.

Démographie: 550 âmes en 1804, 360 en 1844, 233 en 1879, 210 en 1910.  En 1876, 8 hommes et 50 femmes furent leurs ages.En 1879,  aucun homme et seulement 20 femmes. 

Implantation de la chapelle Sainte Eulalie Cauzac selon la liturgie du XII siècle .

DSC_7642

                                                                              10

La figure 10: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire