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12 avril 2012

Chapelle Sainte Foy de Jérusalem Pont-du-Casse 47480

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1 Chapelle Sainte-Foy-de-Jérualem XII siècle

                      Osez pousser sa porte, c'est déjà vouloir aller à la rencontre de Dieu et l'homme dans les sacrements et l'Eucharistie, mais c'est aussi s'aventurer dans une page d'histoire lointaine, de celle qui est l'unique vestige d'une commanderie templière qui s'élevait non loin de celle-ci.

                      Chapelle du XII siècle, elle garde avec elle les règles des bâtisseurs de l'époque, qui utilisaient un savoir unique, celui de  maitriser les énergies naturelles et celui du symbolisme. A l'extérieur de l'abside, un fragment de corniche, usé par le temps, mais combien de personnes étranges, combien d'animaux fantastiques et surtout que voulait nous livrer cet ensemble de modillons disparus à jamais qui était la représentation du livre de pierre!

Saint Patron: Sainte-Foy, le 6 ctobre

                        Pendant l'occupation romaine, les persécutions contre les chrétiens sont particuliérement importantes à la fin du 3 ème siècles. A Agen, c'est à cette période que naît Foy (fides) qui appartenait à une très riche famille gallo-romaine. Elle avait été instruite des vérités de le foi par sa nourrice qui lui inspire l'amour de Jésus Christ. Elle reçoit la baptême puis mêne une vie exemplaire aidant les plus pauvres. La légende veut que ce soit son père qui la dénonça à Dacien, proconsul romain, qui la fit paraître à son tribunal puis décapiter à l'âge de 13 ans.

                        Le corps de Sainte-Foy, fut enseveli à Agen dans la petite église du Martou, puis au XI siècle ses reliques furent transférées à Conques où les miracles se multiplièrent. Agen conserve une partie des ossements de la sainte, toujours vénérée par les fidéles. 

Implantation de la chapelle Sainte Foy-de-Jérusalem selon la liturgie du XI siècle

 

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                                                                2 Plan Sainte Foy-de-Jérusalem

La figure 2: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champs magnétiques) en voici la légende:

  • Bleu veine d'eau  
  • Rouge cheminée cosmo-tellurique
  • Vert réseau Hartmann
  • Maron réseau Curry
  • Jaune réseau sacré
  • Noir cavité

 

 

Plan cadastre Saint Foy de Jérusalem

3 Plan cadastral napoléonien

                       Les actes les plus anciens concernant la commanderie de Sainte-Foy-de-Jérusalem datent de 1313. Or, le transfert des biens des Templiers aux Hospitaliers ne s'est effectué qu'en 1318 et il paraît donc certain qu'elle avait toujours appartenue à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Plusieurs religieux et bon nombre de laïcs  y vivaient. Cette commanderie avait de nombreuses possessions qui s'étendaient sur plusieurs paroisses, Sainte foy, Artigues, Cambes, Sainte-Gemme.

                       Le château-fort eu un rôle important pendant les guerres contre les Anglais qui s'y réfugièrent en 1317 et y installèrent une garnison. Peu éloigné de celui de Bajamont, passé dans le camp des Anglais, ils formaient une protection aux approches de la ville d'Agen. Mais en 1327, les Anglais ne conservèrent avec peine que quelques commanderies, dont celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem et le précepteur de Sauvagnas obtint du lieutenant du roi de France en Gascogne de reprendre la place des mains des ennemis. Le commandeur de Sauvagnas, autorisa alors les chevaliers de Saint-Jean à reprendre possession de Sainte-Foy, à la fortifier et à la peupler de nouveau, à condition de rester désormais sous l'autorité du roi de France. C'est en 1347 que le sénéchal d'Agen s'empara du château de Sainte-Foy et c'est vers cette date que la maison des Hospitaliers fut détruite. 

                       Comme les grandes commanderies, celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem était prospère. En 1529, on y dénombrait au moins cinquante quatre familles de tenanciers sur son territoire, dont dix neuf à Sainte-Foy; vingt et un à Saint-Arnaud et sept à Serres. Outre les cultures habituelles de plaine, les côteaux environnants de Sainte-Foy-de-Jérusalem étaient plantés de vigne qui demandait une nombreuse main d'oeuvre. Elle était si réputée que le commandeur du Temple-de-Breuil fit venir des plants de Bajamont  et de Sainte-Gemme pour ses terres. (sources: Burias Jean, Sieuzac Monique)

 

 

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Nota  Bene : Pourquoi des sépultures datées de 1965 à 1968 dans ce petit cimetière ?

      Ce sont des sépultures de patients du centre hospitalier de La Candélie ouvert en 1965 situé sur la commune de Pont du Casse. Cet établissement de soins était dénommé à son ouverture "Centre psychothérapique de La Candélie". "La Candélie" est le nom du lieu-dit et de la propriété - il existe toujours le château dans l'enceinte de l'établissement - sur cette commune de Pont du Casse). Les patients venaient de l'établissement annexe de l'hôpital St Jacques d'Agen, dénommé "Pulet" (aujourd'hui "EHPAD de Pompeyrie (dépendant du centre hospitalier d'Agen avec ses 3 sites "Monbran, Pompeyrie et St Esprit). Les patients décédés n'ayant pas de famille ou "délaissés" par leur famille devait être inhumés dans le cimetière de la commune (obligation prévue par la réglementation), ce fut dans un premier temps ce petit cimetière de "Ste Foi de Jérusalem". Ce cimetière saturé, les inhumations se font, aujourd'hui de façon exceptionnelle dans le cimetière situé près de l'église de "Merrens" (près du bourg de Pont du Casse). Le nombre de lits en 1965 était de 840 intra muros, aujourd'hui, en fonction de la prévention, de l'évolution des prises en charge, de la diversité des structures réparties dans tout le département, le nombre de lits intra muros n'est que de 200 environ. Par ailleurs le centre hospitalier de La Candélie, comme tout centre hospitalier, prend en charge les patients pour des hospitalisations intra muros de courte durée. Les familles sont partie prenante dans les soins. La plupart des patients du centre hospitalier de La Candélie sont traités en Hospitalisation Libre (HL). ( Informations données par Mr Lalaurie Michel )

 

11 mars 2012

Chapelle XIII eme Saint Avit 47150

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                                     Une petite route s'ouvre dans cette vallée encaissée entre le village de Monflanquin et Lacapelle Biron pour laisser apparaître un petit village aux mille éclats. Maisons moitié en ruines et d'autres restaurées  laissent apparaître des pierres du pays jaunâtre avec des trainées rougeâtres probablement dues à des coulées ferreuses. Des toits à deux pentes recouverts de lauses chapeautent ces vieilles pierres aux mille  histoires.

                                    Au milieu de tout, posée, sobre et majestueuse la chapelle du village.Cette vallée, chargée d'histoire avec des guerres de religions. La dispute des divers territoires aquitain entre l'Angleterre et la France, était un lieu de passage entre Monflanquin et Monpazier en Dordogne.   

Photo 2 et 3: Ce type de croix signalent une bénédiction effectuée lors de la consécration de l'église. Ces croix restent pour les générations futures une attestation de l'acte de consécration.

 

                                                

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 Figure 4 Chapelle Saint Avit XIII eme siècle

Photo 4: On peut trouver des églises carrées, rectangulaires ou de plan plus complexe en mélangeant ces différentes formes. Les églises de notre région à partir du Moyen Age étaient pour la plupart rectangulaires.  

 

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Photo 5: Pousser cette porte n'est pas anodin. L'entrée de cette chapelle est le passage du profane au sacré, elle est marquée d'une demi-marche, comme pour mieux montrer le chemin pour aller à la rencontre de Dieu.

Photo 6: Le baptistère situé dans la partie lunaire de la chapelle, placé sur une veine d'eau symbolisant le Jourdain , là où Jésus fût baptisé. Cette cuve en  pierre, massive, de forme hoctogonale représente les sept jours de la semaine et la résurrection de Jésus.

 Photo 7: Représentation Jésus sur la croix.

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Photo 8: Un personnage semblant se pencher avec attention  devant un femme agenouillée.

Photo 9: Les églises de notre région n'avaient pas le caractère de nudité sévère qu'on leur donne, la couleur triomphait sur les murs peints. Une femme à la longue chevelure ondoyante et dénouée aux mains jointes en signe de prière.

Photo 10: La scène figurée sur la pierre tombale puise sa signification dans les textes bibliques. C'était un moyen d'expliquer la pesée de l'âme par Saint Michel.

 

 Titres: La paroisse de Saint Avit, sous l'ancien régime, était une cure de l'ancien comme du plus récent archiprêtre de Fumel à la nomination de l'Evêque. Elle figure comme membre du prieuré de Laurenque dans la bulle d'Eugène III de 1153, confirmative des possessions de l'abbaye de Sarlat. On lit dans le verbal de Mascaron de 1dans celui de monsieur de Chabannes de 1738, il y a une chapelle publique ( distante de la chapelle d

 

Extraits des notes du chanoine Durengues (1860-1948)

 

Saint patron: Saint Avit, confesseur (17 juin). Il s'agit de Saintomestique du château) à l'entrée du bourg du côté du couchant, réparée mais interdite. On dit qu'elle est établie pour trois chanoines que le seigneur de la chapelle est obligé de payer, mais il y a cent ans que cela ne se fait. Selon toute vraisemblance, cette chapelle avait été construite et votée par les seigneurs de Biron pour servir aux habitants du bourg qui s'étaient formés autour du château bâti sur cette partie de leur terre. De là, sans doute, le nom de Lacapelle Biron qui prit le lieu et qu'il a gardé depuis ruinée et dépouillée de sa dotation pendant les troubles du XVI eme siècle, cette chapelle fut relevée et restaurée dans la suite, mais les autorités éclésiastiques mirent peu d'empressement à la desservir 682: Il y a une chapelle à cent pas du bourg. Elle est en ovale, longue de six cannes, large de trois et haute de cinq . Les paroissiens demandent qu'on y dise la messe de quinze en quinze, ou du moins le troisième dimanche de chaque mois.Ce n'est pas l'usage, et pour ne pas porter tort à l'église parossiale Sain Avit. En 1783 le comte de Valenu, seigneur du lieu, la fit encore réparer et à partir de cette époque un service régulier semble y avoir été établi.

Eglise: De Saint Avit, Nicolas de Villars notait dans ses mémoires 1609 que cette église est toute couverte, qu'elle a été publiée puis quelques mois par sépulture d'un hugenot, qu'elle a été autrefois consacrée, qu'il n'y a pas de fond que le St sacrement y été réservé dans un vieux reliquaire, la sainte hostie fort vieille, que le cimetière est aussi .........,que la caminade est un peu ruinée mais habitable, que la plupart  des habitant sont huguenots, que l'on ne sait pas qui est recteur, qu'il y a un vicaire logé chez la dame de Biron assez peu catholique.

             Verbal de Mascaron de 1682 porte: Cette église est champêtre, dans un vallon, sur une croupe de montagne à cinq cents pas du château et du bourg. Elle est longue de vingt cannes, large de six, haute de 10. Le sanctuaire est voûté, la nef lambrissée. Le clocher est sur l'arceau.

             Verbal de monsieur Chabannes donne les renseignements suivants: église toute voûtée, le clocher sur le sanctuaire. Il y a des croix sur les murs et on célébre la dédicace le dimanche après Saint Luc (18 octobre). Depuis le verbal de monsieur Bonnac de Radegonde de 1769, il y avait deux chapelles respectivement dédiées à la Sainte Vierge et à Sainte Radegonde. Monsieur Tholien  a consacré à cet édifice la notice suivante: église  Sainte du XIII eme siècle, entièrement voûtée en berceau brisé. Il n'y a pas de doubleau dans la nef. Le choeur assez étroit terminé par une abside , est surmonté d'une haute tour servant de clocher. Une toiture en pierre plate est posée sur .............des voûtes. Cette église remarquable construite en beaux matériaux n'est pas pourvue de contreforts. Elle n'a plus d'ornementation L'un triomphal et le doubleau du choeur repose sur de simples pilastres.

Temporel: Dans cette paroisse, sous l'ancien régime, la dîme du blé, du vin et du chanvre se payait au dixième. On ne dîmait pas les mesures grains. Cette paroisse était un membre du prieuré de Saint Sardos de Lorenques. Le chapitre de Sarlat, auquel le prieuré était uni, prenait encore en 1601 (mémoire de Nicolas de Villars) la moitié de tous les fruits décimaux.Cette paroisse, prenant un quartier de cette dite paroisse appelé le .............. de Montauriol où le curé ne prend rien. A cette époque, et depuis  le curé prenait le reste de la dîme. Il jouissaient en outre d'un ............composé:  1° Une pièce de terre appelée à Padirot, de onze ............d'une valeur locative de quatorze livres et capitale de 308 livres, 2e Une pièce de terre située dans le bourg, dans laquelle il y a un pigeonnier de un cartonnat, d'une valeur locative de 13 livres et capitale de trois cent trente livres, 3e Prè et petit jardin attenant le bourg de Saint Avit de cinq boisselats deux escats, d'une valeur locative de six livres et capitale de 132 livres, 4e Un jardin dans le bourg de un boisselat d'une valeur locative de une livre et capitale de 22 livres, 5e Un pré appelé sur le ruisseau de Lède, de quatre boisselets, d'une valeur locative de six livres et capitale de 132 livres. Le revenu du bénéfice dépassait 1300 livres en 1790. Il y avait aussi à Saint Avit un presbytère, avec une petite décharge, petite écurie, grange, fournil, basse-cour,corridor, terrasse et petit jardin attenant, de deux boisselets et un demi, d'une valeur locative de 55 livres fut vendu 1050 livres pendant la Révolution.     

 

Implantation de la chapelle Avit selon la liturgie du 12 siècle 

 

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La figure 10: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire  
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