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19 juin 2013

Chapelle XII eme Sainte Eulalie Cauzac 47470

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                    Cette chapelle de pierres et d'esprit, isolée, seule, elle nous invite à découvrir sa beauté dissimulée. Elle garde le souvenir d'un passé, enracinée dans le paysage et dans le temps, elle est là posée au fond de cette vallée construite sur des ruines gallo-romaine. Faite de pierres elle symbolise le divin. En poussant la porte, vous serez envahi par l'atmosphère qui domine cet édifice "La Lumière".

Photo 1: Entrée de l'église (sans doute ancien narthex ou parvis), le dallage au sol semble dater de l'époque romane. Les larges pierres au sol sont marquées par l'humidité du lieu. 

Photo 2: Soleil dardant ses rayons par un après-midi estival aux travers les vitraux du choeur faisant flamboyer les couleurs sur ses piliers de pierres. Instant uniques, magiques où le temps est suspendu.

Photo3: Choeur de pierres blanches toujours éclairé par un facétieux soleil d'été.

  

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Photo 4: Fragment de bas-relief datant de l'époque gallo-romaine découvert lors des travaux de refection de la nef et du choeur de cette chapelle attestant qu'elle était bâtie sur d'anciens bains romains d'où l'importance de l'eau.

Photo 5: La dualité semble avoir été vaincue, les animaux fantastiques se tiennent la main, ils sont liés par leurs pattes et semble même s'élever dans les airs ensembles.

Photo  6:  Dualité opposant les contraires telles que l'ombre et la lumière, le bien et le mal. Au centre de la composition un visage. L'homme doit il choisir entre céder à ses passions ou les maitriser.  

Photo 7: Dans la scupture romane, la représentation du feuillage et un symbole d'espérance. Il porte en lui le message de la transformation car il est appelé à porter des fleurs et des fruits. Il est un moyen de nous montrer notre cheminement.

 

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Photo 8: Animal fantastique montrant la direction à suivre.

Photo 9: Vitrail récent au-dessus de la porte d'entrée actuelle, communion de trois cercles symbolisant la Tinité sur un cercle représentant le tout fini et l'infini, l'unité et le multiple, le plein est la perfection comme l'est le Créateur de l'Univers.

 

Extraits des notes historiques du chanoine Durengues (1860-1948)

Saint Patron: On lit dans le verbal de Mascaron (1681) Sainte Eulalie est la patronne de cette paroisse et Saint Orens en est le premier titulaire. Par contre dans le propre du diocèse de 1724 c'est Sainte Eulalie qui est qualifiée titulaire. Quoi qu'il en soit de temps immémorial et de nos jours encore on célébre la fête le 1er mai qui est le fête de Saint l'Orens

Titres: Sous l'ancien régimeSaint Eulalie était une cure du diocèse d'Agen, archiprète de Férrussac., anciennement de ..........à la nomination de l'evèque. En 1792, les constitutionnels lui avaient conserné son titre de cure dans leur projet de circonscription. A l'organisation de 1803 elle fut érigée  en succursale du canton de Beauville.

Note archéologique: On a trouvé aux abords de l'église de Sainte Eulalie des tombes en pierre qui remontent vraisemblablement à la période carolingienne. 

Eglise: un pré, éloignée des maisons, qu'elle est longue de 20 cannes, large de 3, haute de 7, que le sanctuaire est voûté ainsi qu'une partie de la nef le reste lambrissé. Que le clocher au bas de l'église en carré voûté et élevé. Claude Joly compléte ainsi ces données (verbal de 1668), du côté de l'épLe sanctuaire date seul de l'époque romane. La voute du choeur en berceau plein cintre est séparée de celle de l'abside par un fort doubleau qui repose sur des colonnes dosserets. Des cinq fenêtres étroites de l'époque romane, l'une celle du fond de l'abside, est percée dans un contre fort, une autre est actuellement condamnée. Nota, depuis plusieurs de ces fenêtres ont été agrandies en dépit du style de l'édifice (verbal de 1879)

Les supports de l'arc triomphal et du doubleau ont des chapiteaux dont la sculpture est rudimentaire, ce n'est qu'un épannelage de la corbeille corynthienne dans lequel les volutes et la rose centrale sont remplacées par des billettes plates carrées. Ces denticules sont ornées de volutes gravées aux replis si nombreux qu'on les prend tout d'abord pour des cercles concentriques. La tentation d'Adam et d' Eve, dit animaux fantastiques à la tête et aux membres grossièrement équarris, des feuilles épaisses figurent comme décoration sur les corbeilles. La nef est recouverte de trois travées voûtées en croisées d'ogives lors d'une restauration moderne. Elle s'appuie au sud sur un bas-côté de deux travées dont les voutes en étoile doivent dater du XVI eme siècle. J'attribue le sanctuaire au commencement du XI eme siécle.

 

Nicolas de Villars qui visite cette église en 1595, la trouva assez entière. Il y a, écrivait-il, deux fonds baptismaux, point de repositoire. Les guerres et injures du temps ne le permettant pas comme en plusieurs lieux pour .............par la retraite des pauvres passants dans les églises. Les ornements, sacristie, autels ont été reconnus par les anciens profanés, les hérétiques ayant préché et démoli les autels.Dans un verbal de 1681, Mascaron constate que cette église est champêtre, dans itre il y a une grande chapelle qui fait une sorte d'aile dédiée à Antoine, aujourd'hui à la Sainte Vierge. Elle est aujourd'hui à deux arceaux et bien voûtée. L'unique cloche de Sainte Eulalie est de trois quintaux.

Temporel: Sous l'ancien régime la dîme du blé se payait au dixième, du vin et des menus grains à discrétion. Le curé ne prenait que la moitié de la dîme, l'autre moitié étant perçue par le seigneur de Cauzac en vertu d'un prétendu droit d'inféodation (verbal de Mascaron). Le revenu du curé était .........commune de 1700 livres dont il fallait déduire 30 livres pour les  frais d'exploitation (compte établi d'après les revenus des dix années qui ont précédé la révolution).Son compte de régie de 1790 porte en recette de 1604 livres 15 sols provenant des fruits décimaux et en dépense 24 livres pour frais de perception.D'où un revenu net de 1580 livres 15 sols. A quoi l'on doit ajouter le produit des fonds obituaires. Ces fonds comprenant 1er, 1 pré 1 cartonnat 1/2 d'un revennu de 8 livres, estimé 132 livres vendu 176 livres, 2eme, une pièce de terre labourable de 1 cartonnat du revenu de 12 livres, estimé 264 livres, 3eme une pièce de vignes au lieu de Salomon de 1 cartonnat estimé 88 livres, 4eme une pièce de terre labourable et bois et taillis de 3 cartonnats.

               Il y avait aussi un presbytère avec dépendances et jardin d'une valeur locative de 30 livres. Il fut vendu 540 francs pendant la révolution. Le desservant qui fut nommé à l'organisation monsieur Delméja en  était propriétaire, moyennant 80 francs d'indemmité que lui allouait la commune il en fit sa résidence. A sa mort survenue 1833, les paroissiens se cotisèrent pour acheter cet immeuble et le réparer. Monsieur de Châteaurenard avança les fonds qui devaient lui être remboursés dans l'espace de trois ans.Le presbyptère de Sainte Eulalie n'est donc pas communal. La superficie du jardin est de 5 ou 6 ares.

Démographie: 550 âmes en 1804, 360 en 1844, 233 en 1879, 210 en 1910.  En 1876, 8 hommes et 50 femmes furent leurs ages.En 1879,  aucun homme et seulement 20 femmes. 

Implantation de la chapelle Sainte Eulalie Cauzac selon la liturgie du XII siècle .

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La figure 10: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire 

 

30 mai 2013

Dolmen La Case du Loup, Sainte Sabine 24440

                                     S'il est des lieux hautement vibratoires, celui-ci est le plus bas que nous ayons rencontré lors de nos études géobiologiques. Son emplacement n'est pas des plus faciles d'accès. Il se trouve au milieu d'un massif épais et dru de petit houx (fragon) entre des excavations faites par l'homme pour extraire les pierres à silex et ce même homme s'est servi de ces cavités pour jeter ses  encombrants!

                                     A la vue se joint une odeur nauséabonde de putréfaction. Ce lieu n'a rien d'accueillant, il est obscur, piquant, malodorant, la nature y est hostile. Ceci explique peut être ce taux vibratoire si bas et cette couleur vibratoire allant du vert électrique au noir électrique symbolisant la mort et la nocivité de l'endroit.  

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                                    Un sentiment d'oppression, d'appel du vide, de panique vous saisit, vous étreint, vous n'avez qu'une seule envie fuir le lieu. Parfois vous rencontrez des lieux si chargés, si lourds, si pesant en raison de leur passé qu'ils vous oppressent et vous avaleraient comme certaines plantes carnivores, et oui sans doute les histoires de loups dévorant les humains.

                                    Vous devez strictement suivre le petit sentier qui évite les excavations pour vous sauvez et le retour semble long, quel bonheur de voir apparaître l'orée du bois, sa lumière, retour à la vie. Vous êtes entrés dans la case au loup............

Données techniques: Orienté Nord/sud, doté d'une table certainement cassée en deux, ou l'on devine sur le plan les deux parties, la première partie posée sur les orthostates, côté nord, et l'autre partie située dans le même axe que le monument, posé sur le sol entre les deux arbres. Son nom, La Case au Loup, est très certainement lié aux superstitions et aux légendes locales.

  • Longueur, 4.30m, largeur 3.80m
  • Orientation Nord/Sud
  • Bleu, veine d'eau
  • Violet, cheminée cosmo-tellurique
  • Taux vibratoire, 4000 unités Bovis
  • Couleur, noir électrique

 

Expertise dolmen la case du loup réseau Sainte Sabine 24

 

27 mai 2013

Dolmen Peyrelevade Rampieux Beaumont du Périgord 24440

  

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                                        Il est là posé, dominant comme pour marquer une possession de l'homme, celui qui a aménagé, cultivé a peut-être voulu marquer un signe de propriété. Si l'homme de cette époque attachait une importance particulière aux arbres, aux sources, aux montagnes, il était celui à qui les pierres  parlaient. Le dolmen, de part sa  forme achevée, nous signifierait-il que ces hommes pensaient,"matière et esprit" ? Ne  possédaient-ils pas ainsi un pouvoir qui les rendait capables d'une expérience pure "l'intuition"?

 

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                                       Pour choisir ce lieu, ils écartaient toutes formes de pensées pour se laisser envahir par des émotions pour pénétrer et vénérer cet endroit. Symbole de l'éternité de par sa matière "pierre", le dolmen est édifié au-dessus d'un courant d'eau qui traverse son intimité. L'eau, cet élément est là pour remplir sa mission, elle cache ses mystères mais elle est le fondement essentiel de cette alchimie naturelle qui relie les éléments naturels, air, eau, terre et feu.

DSC_9129 A                                                               Figure 1

 Figure 1: Elle représente le sous-sol aquifère et les réseaux géomagnétiques. En voici la légende.

  • Bleu veine d'eau
  • Jaune réseau solaire
  • Vert réseau Hartmann

 

 

19 février 2013

Eglise Saint Sardos 47360

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Notes: Archives départementales du Lot et Garonne extraits des notes de chamoine Durengues (1860-1948)

Églises: L'église primitive de la paroisse de Saint Sardos s'élevait il y a très longtemps à quelques distances du bourg. Le souvenir n'en était pas tout à fait perdu au XVII siècle, Claude Joly écrivait dans un verbal en 1668: Il y a une place appelée " L'église Rouge" à 500 pas de Saint Sardos, on nous dit qu'autrefois l'église paroissiale y était bâtie et que celle de Saint Sardos était l'église priorale. Il n'y reste pour toute marque qu'une grande pierre qui a pu servir d'autel. On peu très bien comprendre comment les choses ont dù se passer. Après la construction de la bastide, les habitants groupés autour de l'église paroissiale devenue insuffisante, éloignée, située en plein champ ont dès lors abandonnée et vouée à la destruction et à la ruine. 

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Saint Patron: Le patron de la matrice est Saint Sardos (VI ou VII siècle). Né dans le bourg de Calabre sur les frontières du Périgord et du Quercy, il fut d'abord abbé d'un monastère à Calabra puis  évêque de Limoges. La fête liturgique de ce saint, quoique marquée au 4 mai dans le martyrologe romain et dans quelques autres, s'est toujours célébrée le lendemain. Cependant la fête locale de cette paroisse est le dimanche de la fête  Dieu......etc

Topographie: On dit dans l'article que Mr Marboutier a consacré à cet édifice: L'église du prieuré de Saint Sardos avait trois nefs terminées par trois absides orientées. Une partie du bas-côté nord seule a survécu à toutes les destructions ou réparations. Le mur nord, en effet, dans lequel s'ouvre le portail et qui se termine par une abside en hémicycle devenue la sacristie a été conservée...etc

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                                Monsieur Marboutier ajoute: Un énorme dragon, dont le corps écailleux..............en deux replis, tient un fruit dans sa gueule ornée de fortes dents. Les pattes ailées, munient de robustes griffes, se tendent en avant et l'une d'elles parait donner un fruit à la femme placée à l'autre angle sous la volute, dont la tête est cassée, d'une main saisit le fruit que le dragon lui tend et de l'autre elle en cueille un second à l'arbre placé derriere elle. Elle est vétue  du bliand, vieil habit féminin en usage au XI et XII siècle, dont les manches se terminent au poignet par une vaste ouverture  en entonoir.

                                De cette sculpture profondément fouillée, il se dégage une impession de puissance, l'ouvrier qui l'a ciselée était maitre de son ciseau, Il savait plier la pierre à sa fantaisie. Cet ouvrier, un véritable artiste a voulu signer une oeuvre dont il était content. Derriere la tête d'Eve, nous trouvons gravé dans la pierre le nom de "Danichelio". Est-ce aussi au sculpteur "Daniel" qu'il faut attribuer les beaux chapiteaux que l'on voit sur les murs du jardin de l'église?

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7 février 2013

Chapelle XIII Saint Pierre d'Orival Laroque Timbaut 47340

 

                          Avec  sa quiétude, perchée sur un tertre elle est là comme pour nous livrer sa propre histoire. Modeste ou simple, elle reflète la diversité des modes

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de construction et d'ornementation. Nécessité faisant, le maitre d'oeuvre avait fait  appel aux ressources locales. Une mosaïque de pierres dures ou tendres, gélives ou non gélives compose cette chapelle du XIII. 

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                            Près d'elle, l'histoire semble une continuité, on peut presque s'imaginer qu'il n'y a rien eu de changé, et que ce lieu reste toujours le même, avec ses secrets. Le décor se situe principalement à l'extérieur avec ses modillons. C'était un contenu aux messages formateurs que nous livrent ces représentations. Les sculpteurs puisaient leurs inspirations dans les textes saints et dans les sujets de la vie de tous les jours. Pénétrer dans le monde des symboles, c'est faire reconnaitre la présence d'un véritable trésor "le livre de pierre".

Ces modillons-là, représentaient toujours un état de l'être, une quête à mener, ou une indication physique des énergies entrantes dans l'église.La chapelle de Saint Pierre d'Orival ne déroge pas à cette règle.

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Atlante 1: Un atlante agrippé au rebord de la corniche, symbolisant la matière, semble soulever un poids afin de se dégager de la lourdeur de celle-ci, pour mieux se détacher du monde matériel pour élever son esprit, son âme.

Tête de veau 2: Le veau représente la force, animal sacrifié jeune, donc innocent emblème du Christ mort pour l'humanité. Jésus fut homme par sa naissance, veau par sa mort, lion par sa résurrection et aigle par son ascension.

Tête humaine 3: Tête humaine, de par son sourire, elle semble nous montrer le chemin de la sérénité. Comme ce personnage, nous devons chercher son humeur joyeuse et communicative. Il nous montre l'exemple

Aigle 5: L'aigle est symboliquement un animal très important. Il existait pratiquement dans toutes les régions. Très tôt la codification stricte de sa représentation , même fortement stylisée, fait qu'il est impossible de le confondre avec un autre rapace.L'aigle est l'animal solaire par exellence. Sa représentation correspond toujours à une logique spécifique.     

Chouette 6: Oiseau de nuit que la lumière du jour aveugle. Elle est souvent opposée à l'aigle qui seul peut regarder le soleil en face. Elle symbolise la sagesse, car elle peut voir dans l'obscurité ce que les autres ne peuvent percevoir. Elle devient ainsi la représentation de la connaissance et de la raison.  

Lion 7: Le lion, symbole du Christ ressucité, car il possède dans sa plénitude la force divine et victorieuse.

Âne 9: Un âne qui ouvre la bouche pour laisser sortir la parole de Jésus.Celui qui veut vous dire quelque chose, ou qui rit, en se moquant du genre humain.  

Âne10: Dans toutes les traditions, l'âne a toujours été le symble de l'ignorance, mais il est aussi l'image de la sexualité. C'est l'élément instinctif par exellence, complétement ancré dans la sexualité. Il est dépendant de la matière  que doit chevaucher l'esprit pour la maîtriser, afin qu'elle ne s'emballe pas et ne nous domine pas.  

Cordes 11: Symbole du lien, de la dualité, du bien, du mal, mais également une information qui peut unir des énergies sur un plan physique.  

 

 

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Saint Patron: Saint Pierre

                                     

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Photo 12:

Photo 13: Dans la tradition romane , la représentation du feuillage est toujours un symbole d'espérance. Il porte en lui la promesse du renouveau et de la transformation, car ces fleurs vont donner des fruits. .Loin d'être un simple élément de décoration, il est là pour nous montrer un chemin à suivre. D'une façon symbolique ce chapiteau nous indique que le personnage sort de l'obscurité des feuilles, pour accepter de voir la lumière ( élévation).

Photo 14: Détail du bas d'une des deux colonnes séparant le temple du coeur (matière, divinité). L'aulne a toujours été comme un arbre magique. Chez les Celtes, c'est l'arbre sacré ou jaillis les sources sacrées. Il est une aide précieuse pour trouver le cheminement, ou le croisement  de courants d'eau souterrains.

 

 

 Implantation de la chapelle Saint Pierre d'Orival selon la liturgie du XII siècle

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Figure 15

           La figure 15 : Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagntiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • bleu veine d'eau
  • violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire 

          La construction des édifices sacrés, selon les maîtres d'oeuvre se faisait selon des principes cités ci-dessus ainsi que sur  l'orientaion en fonction du soleil, le quadrilatère solsticial représenté sur la photo 16. (se référer au chapitre Approche d'une église romane). Avant la construction, ils commencent par son orientation. 

           Basé sur le principe du cadran solaire

  • Ie constructeur plantait un mât en rouge et blanc sur la photo 16
  • A partir du bâton qui était le centre il traçait un cercle (violet)
  • Au lever et coucher du soleil , le mât projette une ombre la plus longue,qui coupe le cercle en deux points. Ces deux points déterminent un axe orienté est/ouest appelé "décumanus" (noir).
  • Lorsque le soleil est à son zénith, l'ombre du mât, la plus courte dessinait un deuxiéme axe sur le sol orienté nord/sur appelé "cardo" (noir).

Quadrilatère solsticial                                                                 photo 16

7 février 2013

Saint Martin de Sept-Albres 82150

Saint Martin de Sept-Albres 82150

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                           Sur ce haut lieu celtique  s'éléva pendant plus de mille ans l'église pré-romane de Saint Martin de Sept-Albres entourée de son cimetière disparue en 1969.

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28 juillet 2012

Eglise Saint Gayrand XIII Grateloup 47400

Eglise Grateloup XIII Grateloup 47400

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                 L'église est endommagée, pillée et soumise aux hugenots. Saint Gayrand, est un centre du protestantisme important. En 1660, il y a trois cent cinquante protestant et cinq catholiques.

  • 1685 Révocation de l'Edit de Nantes, regain d'activité de l'église
  • 1776 La chapelle de l'Epître abrite l'office
  • 1792 La paroisse de Saint Gayrand est annexée à Grateloup
  • 1843 Deux cent douze catholiques
  • 1895 Interdite pour cause de délabrement
  • 1945 Le 8 mai, dernier carillon  de l'église

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12 mai 2012

Chapelle en ruine source guérisseuse

                                                    

  

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              Eglise romane du XI siècle disparue, elle a perdu son manteau de pierres, celle qui a été l'expression d'une manifestation de vie, celle qui offrait ses pouvoirs de guérisseuse souffre en silence des assauts de l'espace temps. Interrogée dans son silence elle devrait nous livrer quelques secrets. Cette église était dotée d'une source miraculeuse guérissant les affections des membres des enfants.

Photo 1 et 2: Vestige de la chapelle Saint Avit

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               On peut supposer que l'implantation de la chapelle à cet endroit n'était pas un hasard. L'avait-on implantée à cet endroit pour honorer les bienfaits de la source! Nous avons l'habitude de considérer l'eau, celle qui fait partie de notre vie de tous les jours, comme celle qui éteind le feu, et nous avons oublié de penser aux forces mystérieuses qui traversent ces eaux , celles qui alimentent les vouivres. Compte tenue des propriétés spirituelles et magnétique de l'eau, on comprend pourquoi nos ancêtres l'ont souvent sacralisé, chargée des puissances minérales, et possédant des vertus  de guérisons.

 

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Photo 5: En haut sur un des chapiteaux à droite en entrant, un enfant se tenant la tête,  montre son état de douleur, dont les jambes paraissent en souffrances et à gauche, un enfant se mettant la main devant la bouche et de l'autre main montre ses jambes qui se  sont retournées. Il montre avec  étonnement sa guérison!  


Implantation de la chapelle de Avit Duravel selon la liturgie du XII siècle

DSC_7640                                                                               Figure 6

La figure 15: Elle représente le sous-sol acquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ électrique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmotellurique
  • Jaune réseau solaire 

 

 

 

27 avril 2012

Dédicace

La dédicace des l'églises

La dédicace des églises écrit par Jules Baudot bénédictin de Farnborough 1909

Historique

           Le mot dédicace n'eut tout d'abord, dans le langage ecclésiatique, la signification que nous lui donnons aujourd'hui, parce que le rite désigné actuellement sous ce mot se forma peu à peu. Primitivement , dans l'antiquité liturgie romaine, il semble bien que toute la cérémonie consistait dans la consécration d'un autel dressé sur le tombeau d'un martyr et dans la célébration solennelle de la messe sur cet autel. L'événement attirait souvent un concours considérable de fidèles, on faisait suivre la cérémonie d'un repas et sous prétexte d'honorer la mémoire des martyrs, on tomba dans les excès et désordre des païens qui avaient leurs anniversaires marqués par les sacrifices. Il fallut réprimer ces abus de dédicaces.

           En Gaulle et ailleurs, il y eu bientôt un rite spécial, occasionné par la transformation de temples païens en églises cathholiques, on procédait d'abord à des purifications préalable. Bientôt le même rite de purification s'étendit aux nouvelles églises et on y joignait des onctions (application d'huile sainte pour la consacrer à Dieu) tant pour l'édifice tout entier que pour l'autel. C'est le rite de la consécration ou dédicace des églises. Plus tard fut institué une cérémonie plus simple pour les oratoires ou même pour les grandes églises dont on ne pouvait pas faire immédiatement la consécration.    

           La consécration ou dédicace des églises peut se définir comme une action sainte ou plustôt un ensemble d'actions saintes et solennelles, déterminées par l'Eglise et dont l'effet est de rendre un édifice, sacré de profane qu'il était, dédié pour toujours à Dieu et son culte, par un ministre légitime, afin que dans l'édifice on puisse accomplir les fonctions divines ecclésiastiques. 

Dédicace église 

  

    Il y a dans une église deux choses que l'on doit consacrer:

    Le Temple 

  •     L'autel

 

 

 Les règles canoniques et liturgies du rite de la dédicace et son symbolisme.

              Quelles que soient les difficultés que l'on éprouve à découvrir l'origine des cérémonies et rite de la consécration des églises, on doit tenir à la correction du Pontifical romain faite en 1596 par les soins du pape Clément VIII, défense étant insérée dans la bulle de publication de rien ajouter, changer ou retrancher à ce qui est prescrit pour l'accomplissement des cérémonies pontificales.

 Préparatifs: Il est permis d'accomplir la dédicace des églises n'importe quel jour de la semaine ou le dimanche.Si une coutume existe déjà il faut la respecter.

Obliguation de jeûner la veille de la cérémonie: Elle existe pour l'êveque consécrateur et pour ceux qui ont sollicité la faveur d'avoir une église consacrée.

Préparation des saints religieux: La consécration d'une église ne peut se faire licitement sans la consécration d'un autel fixe.La table de cet autel doit être de pierre et d'un seul morceau. On y fait graver cinq croix, une au milieu et une à chacun des quatres coins. En avant de la croix du milieu on fait pratiquer une cavité assez grande pour renfermer les saintes reliques. On prépare une pierre qui devra fermer l'entrée de cette cavité. Cette pierre sera scellée au cours de la cérémonie après qu'on aura déposé les saintes reliques dans le sépulcre (tombeau). Pour la quantité des reliques, il faut que ce soient des reliques de saints, et non simplement de bienheureux, de plusieurs saints et non simplement d'un seul. La veille du jour ou doit se faire la concécration de l'église, le Pontife (titre donné aux évêques) s'étant procuré de ces reliques, les enfermera dans une boite convenable avec trois grain d'encens (résine aromatique, tirée principe d'une plante d'Arabie et d'Ethiopie). Il y joindra une attestation par écrit de l'acte de consécration qui va s'accomplir, et scellera le tout de son sceau. Puis il exposera les reliques dans un endroit distinct de l'église dont il doit faire la consécration sur une table convenablement ornée, avec deux flambeaux allumés. Les reliques demeurent ainsi exposées toute la nuit.Dédicace autelVigiles : Le Pontifical romain dit que devant les reliques exposées, on chantera les nocturnes (qui a lieu pendant la nuit) et laudes (prières liturgiques à l'aurore) des saints dont on a les reliques.  

Ministre consécrateur: Le ministre ordinaire de la consécration des églises est l'évêque. Le droit canon qui en décide ainsi, s'appuie sur la pratique universelle de l'Eglise.L'évêque ne peut se faire suppléer dans cet office par un simple prêtre. Le droit de consacrer les églises appartient à l'évêque du lieu pour toute l'étendue de son diocèse. Dans des temps anciens, les évêques se réunissaient nombreux à l'occasion de la consécration des églises, et plusieurs se partageaient souvent les parties de la cérémonie.

Essence de la consécration: L'essence de la consécration de l'église doit être placée dans l'onction (appliquation d'huile sainte pour la consacrer à Dieu), avec le saint chrême (Huile bénite mêlé de baume, utilisée pour les consécrations), des douzes croix qui sont sur les mures et dans les paroles que le pontifie prononce au moment de l'onction. 

Les conséquences de la consécration: Pour tous ceux qui sont attachés à l'église consacrée, il y a obliguation de célébrer cette dédicace, plutôt en vertu d'une coutume que d'une loi écrite. Dès le fin du IV eme siècle, la pèlerine Ethérie nous atteste l'existance de cette pratique à Jérusalem. Chaque années, au jour anniversaire de la consécration, à moins que l'Evêque n'ait fixé, une fois pour toutes, un autre jour, le clergé de l'église consacré récite l'office et célèbre la messe du commun de la dédicace en tenant compte des rubriques générales.  

 I Le rite actuel de la dédicace au point de vue liturgique

 
Préludes:
                1  Au préalable, le pontife vient faire l'inspection de l'église à consacrer pour s'assurer par lui-même que tout est prêt. Il fait allumer les douzes cierges qui surmontent les douzes croix autour des murs, sort de l'édifice, en fait sortir tous ceux qui s'y trouveraient, laissant uniquement à l'intérieur un diacre (serviteur) qui en fera la garde, puis les portes se ferment. Devant les reliques exposées, l'Evêque assisté du clergé, récite les prières préparatoires. Elles se composent aujourd'hui des septs Psaumes (champ liturgique) de la Pénitence, de l'invocation à la sainte Trinité, et de la premiere des Litanies des saints.
                  Après les septs Psaumes de la pénitence, l'Evêque se revêt de l'amict, de l'aube, du cordon, de l'étole et de la chape blanche, puis se rend avec le clergé à la porte extérieure de l'église, non content de s'être reconnu comme pécheur, il proclame ici son impuissance, fait invoquer par le choeur l'assistance des trois personnes divines, demande leur intervention pour l'accomplissement de l'oeuvre, et comme effrayé de l'entreprise, il se prosterne de nouveau pendant qu'on invoque tous les saints du ciel.
                2  Alors, par des exorcismes et bénédictions, il prépare l'eau qui doit servir à l'aspertion extérieure. Les trois aspersions qui se succèdent ont pour objet de ravir l'influence du démon l'édifice avec le terrain sur lequel il est bâti, d'assujettir  cet édifice pleinement à Dieu qui a présidé à la construction, en a uni toutes les parties et daigne le visiter en la personne de son ministre.
                    C'est la pensée qu'expriment les oraisons récitées après chaque aspersion. On remarquera ainsi que l'Evêque faisant cette aspertion ne cesse de répéter " Iin nomine Patris" c'est au nom de la sainte Trinité qu'il prétend agir. A ce titre aussi, il demande par trois fois qu' on lui ouvre les portes. Ainsi la cérémonie nous fait entendre la difficulté d'arracher au démon les éléments matériels depuis qu'il est devenu le maître par le péché de l'homme.Parvenu à se faire ouvrir les portes, l'Evêque prend possession de l'édifice, en marquant le seuil du signe de la croix, annonce la paix au nom du Sauveur Jésus qui choisit ici sa demeure.
                3 L'hymne Veni Creator appelle la bénédiction de Dieu sur cette prise de possession, c'est aussi pour celà qu'on répéte les Litanies des Saints avec les solennelles invocatrions, que l'Evêque après deux oraisons et pendant le chant du Benedictus grave sur le pavet les deux alphabets grec et latin.
 
Dédicace croix
 
II Lustration de l'autel et de l'Eglise
 
                  Tout ce qui a été fait jusqu'ici n'est qu'un préambule de la cérémonie, c'est la prise de possession de l'édifice au nom de Dieu. Maintenant commence l'oeuvre de la purification pour laquelle l'Evêque implore le secours d'En-Haut, par une invocation trois fois répétée.
              
                    1 Préparation de l'eau lustrale. Eau bénéite pour la purification extérieure ne suffit plus. Il faut une eau spéciale dans lequelle entrent les éléments du sel (symbole de la doctrine incorruptible), des cendres (symbole de la pénitence) et du vin (symbole de la divinité du Sauveur).Les rituels de date postérieure ont appelé cette eau, eau grégorienne. Pour sa bénédiction, le Pontifical romain contient de nouvelles formules, l'exorcisme et la bénédiction. de l'eau disent la vertu de l'eau pénétrée d'une efficacité divine par le baptême du Sauveur. Après que le pontifie a marqué de la croix la porte intérieure de l'église, il est question de l'ange gardien des sanctuaires où Dieu veut habiter.
            
                     2 Lustration de l'autel. Elle commence par la récitation de l'ancienne Introibo et du psaume Judicame, que le prètre dit au début de chaque messe avant de monter à l'autel.L'Evêque monte ensuite à l'autel pour y marquer de l'eau lustrale les croix gravées sur la table, la croix du milieu rappelle plus spécialement la passion de Jésus, les quatre autres aux quatres coins symbolisent l'efficacité universelle de son sacrifice. En y traçant une croix, le pontife prononce une parole de sanctification qui reviendra souvent sur les lèvres au cours de la cérémonie. Il conclut ce premier acte par une oraison qui rapelle l'acte de Jacob dressant un autel au Seigneur après la vision dont il fut favorisé. Pendant les septs tours qu'il fait pour l'aspersion de l'autel, le choeur chante l'antienne Asperges me et le psaume Miserere. Ces actes d'aspersion nous disent l'ardeur infatiguable que les Apôtres doivent apporter à la santification des âmes purifiées par leur ministre.
           
                   3 Lustration de l'église. Trois tours intérieurs sont accomplis pour l'aspersion des murs pendant que le choeur chante des antiennes psaumes. C'est en effet la purification extérieure ne suffit pas. Celle du dedans prépare la maison de Dieu où ses serviteurs goûteront la joie, contre lequelle les ennemis du Seigneur seront impuissants, à l'ombre de laquelle on trouvera toujours la puissante protection du Très-Haut. Puis le pavé est aspergé et comme lavé à fond pendant que le choeur chante les heureux effets de cet acte.
            
                   4 Préface consécratoire ou prière eucharistique. L'acte de lustration se termine par deux oraisons, dont la seconde tirée en partie du deuxième livre des Paralipomènes, servait autrefois de consécration. Elle est suivie aujourd'hui d'une autre formule consécratoire dont l'objet est de nous inspirer la plus grande vénération pour nos églises. C'est là, y est il dit, que les prêtres offrent le saint Sacrifice, que les fidéles viennent payer à Dieu le tribut de leurs péchés, relevés, guéris, comblés de toutes les grâces du ciel. Alors se prépare le ciment avec l'eau lustrale et le reste de cette eau est répendu à la base de l'autel.
 
III Translation solennelle des reliques
 
Relique
 
                       Le trône  étant préparé, le moment est venu d'aller chercher les maîtres ou plutôt Notre-Seigneur lui-même qui ne se sépare point de ses serviteurs, les saints martyrs. 
 
                   1 Point de départ et la procession jusqu'à l'entrée de l'église: Après une demande de purification du coeur qu'on retrouve sur les lèvres du prêtre a saint sacrifice de la messe, l'Evêque fait fumer l'encens devant les saintes reliques, des prêtres chargent sur leurs épaules le précieux fardeau et l'on se met en marche en chantant des antiennes ou des répons qui sont une invitation enthousiaste et pressante adressée à la personne même des saints. Puis retentit le psaume 94 qui est comme une prococation à la louange et, au milieu de ces acclamations, on entend une prière qui semble rappeler les guérisons opérées par le contact des saintes reliques. Le cortège arrive ainsi à l'entrée de l'église. 
 
                   2 Allocution du Pontife: Le peuple fidèle va être admis à rentrer dans l'édifice à la suite des saintes reliques. Les églises, y est-il dit sont vénérables, parce que les Hébreux ont eu leur sanctuaire en grande vénération, que les empereurs romains convertis au christianisme ont traduit leur respect pour les édifices sacrés par toutes sortes d'immunités et de privilèges. Le pontif fait lire par l'archidiacre deux décrets. Le premier contre les usurpateurs des biens de l'église, le second prescrivant le paiement des dîmes. La même préocupation lui fait interpeller le constructeur ou fondateur de l'édifice.A lui et à ses héritiers sera accordée la première place dans les processions, mais on veut savoir quel dot il assure à cette fiancée du Sauveur qu'est l'édifice sacré.
 
                    4 Entrée dans l'Eglise: Alors reprennent les chants de triomphe en l'honneur des saintes reliques, mais avant d'aller plus loin l'Evêque marque d'une onction avec le saint chrême la porte extérieure pour qu'elle soit vraiment l'entrée du salut et de la paix.  

 
 
IV Consécration de l'autel et de l'église
 
                      Cette acte constitue comme le point central de toute la cérémonie. Il se décompose lui-même en reposition des reliques et onction de la table d'autel, onction des murs de l'église, prière eucharistique ou consécratoire.  
   
                    1 Reposition des reliques et onctions de la table d'autel: La cérémonie s'accomplissaient autrefois dans le mystère et comme dans l'ombre, un voile séparait le sanctuaire du reste de l'église, les fidéles n'entendaient que les chants et les prières sans apercevoir ce qui faisait à l'autel. Une ouverture a été pratiquée préalablement au milieu de l'autel. C'est là que doivent reposer les saintes reliques comme dans un tombeau. L'Evêque fait à l'intérieur, des onctions avec le saint chrème, il y place ensuite le sacré dépot et scelle lui même la pierre qui ferme l'entrée du sépulcre. Cette pierre devra désormais ne plus former qu'un seil tenant avec la table d'autel, l'enlever ou la briser serait faire perdre à l'autel sa consécration. Pendant toute cette opération , le choeur chante des antiennes, Après quoi le pontife récite une oraison qui résume les voeux et les intentions de tous. Il marque d'une nouvelle onction du saint chrême la partie extérieure du tombeau et encense l'autel. L'encensement doit alors se continuer sans interruption jusqu'à la fin de l'acte de concécration.
                        Par trois fois le pontife marque d'une onction les cinq croix incrustées sur la table d'autel, les deux prmieres fois avec l'huile des catéchumènes, la troisième avec le saint chrême. A chaque oraison il répète la même formule, pendant ce temps le choeur chante des antiennes et des psaumes. Le pontife s'interrompt pour entonner un répons, encenser l'autel et dire une oraison. Pendant une quatrième antienne et un quatrième psaume, il répand sur toute la table et mêle ensemble l'huile des catéchumènes et le saint chrême pour que la pierre en soit tout imprégnée et toute pénétrée. On chante alors une cinquième antienne et un cinquiéme psaume, puis l'Evêque en une dernière formule exprime le résultat des onctions réptées. Jusqu'à ce moment les psaumes sont chantés sans Gloria Patri à la fin, comme pour marquer le caractère de purification.
 
                    2 Onctions des murs de l'église: Sur les murs on été gravées ou peintes des croix qui doivent être pour les générations futures une marque et une attestation de l'acte de consécration. Sur chacune de ces croix brûlent les cierges allumès dès le commencement de la cérémonie. L'Evêque vient faire une onction avec le saint chrême en prononçant une formule (Sanctificetur et consecretur hoc templum) et immédiatement après chaque, il encense la croix. Pendant ce temps le choeur exécute des antiennes, un psaume et des répons auxquels se mêlent cette fois le Gloria Patri et allelluia.  
                       L'Evêque revient ensuite à l'autel où par une antienne et plusieurs oraisons, il prépare les fumigations d'encens qui vont embraser et embaumer l'autel tout entier. C'est comme une oblation d'holcauste sur laquelle on appelle les flammes de l'amour divin. La combustion terminée on nettoie la table d'autel, le pontife y fait descendre les bénédictions du ciel en prère. 
 
                    3 Préface consécratoire:  Elle exprime la reconnaissance pour le choix que Dieu a daigné faire de ce temple sacré, le voeu réalisé dans son enceinte sous le regard des anges ce qu'Abraham et Jacob se proposaient d'obtenir le premier, par l'immolation de son fils, le second par l'autel érigé à l'endroit de sa vision céleste.Le tout se termine par l'antienne Confirma  hoc, le psaume Exurgat Deus, un chant de triomphe après le combat. Et enfin une dernière onction sur la partie antérieure de l'autel, sur les jointures, et deux oraisons pour attirer les regards favorables du Seigneur.
 
 Le rite actuel de la dédicace au point de vue symbolique
 
                      La cérémonie décrite dans les pages précédentes devait plus que toute autre donner occasion à des leçons pratiques et à des interprétations mystiques,pour ce motif, dès les premiers temps, une consécration d'église était toujours accompagnée d'un discours destiné à en expliquer le sens. Il serait trop long d'analyser ici tous les sermons prononcés en pareille circonstance, depuis d'Eusèbe à la dédicace de l'église de Tyr, en passant par les explications des Pères grecs et latins pour arriver à celle des liturgistes du moyen âge.
 

 
                      Retenons deux points principaux qui sont:
  • La dédicace d'une église est comme un baptême de l'édifice sacré.
  • Elle représente l'union entre Dieu et son temple matériel. 

           L'enseignement de la foi est présenté à l'âme paîenne dont le ministre de Dieu tâche d'ouvrir l'intelligence en la marquant du signe de la croix, c'est la période du catéchuménat. Tout ceci est symbolisé dans la cérémonie de la dédicace par:

  • Les douzes cierges allumés le long des murs représentent les douzes apôtres.
  • L'alphabet tracé au sol en forme de croix contenant  l'alphabet grec et latin.  Ils contiennent tous les éléments par lesquels est exprimée la divine doctrine, rappellent la simplicité de la foi que Notre-Seigneur envoya annoncer aux sages et aux puissants du monde.
  • L'enseignement pénétre dans l'intelligence par la vertu de la croix à mesure que l'on s'éloigne le prince des ténébres. C'est ce que marquent les troix coups frappés à la porte de l'église, la croix tracée sur le seuil, les alphabets tracés sur la croix de cendre
  • Les exorcismes et les prières
12 avril 2012

Chapelle Sainte Foy de Jérusalem Pont-du-Casse 47480

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1 Chapelle Sainte-Foy-de-Jérualem XII siècle

                      Osez pousser sa porte, c'est déjà vouloir aller à la rencontre de Dieu et l'homme dans les sacrements et l'Eucharistie, mais c'est aussi s'aventurer dans une page d'histoire lointaine, de celle qui est l'unique vestige d'une commanderie templière qui s'élevait non loin de celle-ci.

                      Chapelle du XII siècle, elle garde avec elle les règles des bâtisseurs de l'époque, qui utilisaient un savoir unique, celui de  maitriser les énergies naturelles et celui du symbolisme. A l'extérieur de l'abside, un fragment de corniche, usé par le temps, mais combien de personnes étranges, combien d'animaux fantastiques et surtout que voulait nous livrer cet ensemble de modillons disparus à jamais qui était la représentation du livre de pierre!

Saint Patron: Sainte-Foy, le 6 ctobre

                        Pendant l'occupation romaine, les persécutions contre les chrétiens sont particuliérement importantes à la fin du 3 ème siècles. A Agen, c'est à cette période que naît Foy (fides) qui appartenait à une très riche famille gallo-romaine. Elle avait été instruite des vérités de le foi par sa nourrice qui lui inspire l'amour de Jésus Christ. Elle reçoit la baptême puis mêne une vie exemplaire aidant les plus pauvres. La légende veut que ce soit son père qui la dénonça à Dacien, proconsul romain, qui la fit paraître à son tribunal puis décapiter à l'âge de 13 ans.

                        Le corps de Sainte-Foy, fut enseveli à Agen dans la petite église du Martou, puis au XI siècle ses reliques furent transférées à Conques où les miracles se multiplièrent. Agen conserve une partie des ossements de la sainte, toujours vénérée par les fidéles. 

Implantation de la chapelle Sainte Foy-de-Jérusalem selon la liturgie du XI siècle

 

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                                                                2 Plan Sainte Foy-de-Jérusalem

La figure 2: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champs magnétiques) en voici la légende:

  • Bleu veine d'eau  
  • Rouge cheminée cosmo-tellurique
  • Vert réseau Hartmann
  • Maron réseau Curry
  • Jaune réseau sacré
  • Noir cavité

 

 

Plan cadastre Saint Foy de Jérusalem

3 Plan cadastral napoléonien

                       Les actes les plus anciens concernant la commanderie de Sainte-Foy-de-Jérusalem datent de 1313. Or, le transfert des biens des Templiers aux Hospitaliers ne s'est effectué qu'en 1318 et il paraît donc certain qu'elle avait toujours appartenue à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Plusieurs religieux et bon nombre de laïcs  y vivaient. Cette commanderie avait de nombreuses possessions qui s'étendaient sur plusieurs paroisses, Sainte foy, Artigues, Cambes, Sainte-Gemme.

                       Le château-fort eu un rôle important pendant les guerres contre les Anglais qui s'y réfugièrent en 1317 et y installèrent une garnison. Peu éloigné de celui de Bajamont, passé dans le camp des Anglais, ils formaient une protection aux approches de la ville d'Agen. Mais en 1327, les Anglais ne conservèrent avec peine que quelques commanderies, dont celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem et le précepteur de Sauvagnas obtint du lieutenant du roi de France en Gascogne de reprendre la place des mains des ennemis. Le commandeur de Sauvagnas, autorisa alors les chevaliers de Saint-Jean à reprendre possession de Sainte-Foy, à la fortifier et à la peupler de nouveau, à condition de rester désormais sous l'autorité du roi de France. C'est en 1347 que le sénéchal d'Agen s'empara du château de Sainte-Foy et c'est vers cette date que la maison des Hospitaliers fut détruite. 

                       Comme les grandes commanderies, celle de Sainte-Foy-de-Jérusalem était prospère. En 1529, on y dénombrait au moins cinquante quatre familles de tenanciers sur son territoire, dont dix neuf à Sainte-Foy; vingt et un à Saint-Arnaud et sept à Serres. Outre les cultures habituelles de plaine, les côteaux environnants de Sainte-Foy-de-Jérusalem étaient plantés de vigne qui demandait une nombreuse main d'oeuvre. Elle était si réputée que le commandeur du Temple-de-Breuil fit venir des plants de Bajamont  et de Sainte-Gemme pour ses terres. (sources: Burias Jean, Sieuzac Monique)

 

 

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Nota  Bene : Pourquoi des sépultures datées de 1965 à 1968 dans ce petit cimetière ?

      Ce sont des sépultures de patients du centre hospitalier de La Candélie ouvert en 1965 situé sur la commune de Pont du Casse. Cet établissement de soins était dénommé à son ouverture "Centre psychothérapique de La Candélie". "La Candélie" est le nom du lieu-dit et de la propriété - il existe toujours le château dans l'enceinte de l'établissement - sur cette commune de Pont du Casse). Les patients venaient de l'établissement annexe de l'hôpital St Jacques d'Agen, dénommé "Pulet" (aujourd'hui "EHPAD de Pompeyrie (dépendant du centre hospitalier d'Agen avec ses 3 sites "Monbran, Pompeyrie et St Esprit). Les patients décédés n'ayant pas de famille ou "délaissés" par leur famille devait être inhumés dans le cimetière de la commune (obligation prévue par la réglementation), ce fut dans un premier temps ce petit cimetière de "Ste Foi de Jérusalem". Ce cimetière saturé, les inhumations se font, aujourd'hui de façon exceptionnelle dans le cimetière situé près de l'église de "Merrens" (près du bourg de Pont du Casse). Le nombre de lits en 1965 était de 840 intra muros, aujourd'hui, en fonction de la prévention, de l'évolution des prises en charge, de la diversité des structures réparties dans tout le département, le nombre de lits intra muros n'est que de 200 environ. Par ailleurs le centre hospitalier de La Candélie, comme tout centre hospitalier, prend en charge les patients pour des hospitalisations intra muros de courte durée. Les familles sont partie prenante dans les soins. La plupart des patients du centre hospitalier de La Candélie sont traités en Hospitalisation Libre (HL). ( Informations données par Mr Lalaurie Michel )

 

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