LIEUX D'ENERGIES

25-10-14

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                                  Notre monde électromagnétique, celui dans lequel nous vivons. Ce monde de l'invisible, celui dont personne n'ose parler, est un facteur d'interaction avec le vivant, qu'il soit animal,végétal ou humain, et il va nous conduire dans l'avènement de la géobiologie à travers notre page d'histoire.  Eglises romanes lieux d'énergies

                                 Partout où que nous soyons sur notre planète, nous sommes sous l'influence permanente de deux énergies desquelles nul, ne peut se soustraire. L'espèce humaine est donc, de nature électromagnètique naturelle.L'énergie tellurique, celle qui provient de la terre, et l'énergie cosmique celle qui vient de l'espace. Depuis tous les temps, dans toutes les civilisations, l 'homme  de par son intuition, de par ces ressentis se trouve  "relié entre la terre et le ciel ", ils savaient parfaitement laisser parler leurs émotions, choses que nous avons complétement perdu à cause de notre société évolutive, où nous ne savons plus nous situer par rapport  à nous même. La conscience celle qui nous relie, celle que nous unifie, s'oppose au mental, qui lui à l'inverse, va séparer et diviser. Bien sûr au sens large des choses, j'aurai envie de dire que la différence entre conscience et  mental peut paraitre subjectif. Par définition notre mental ne cesse de nous guider, de nous orienter vers l'extérieur de nous même, et que la conscience nous guide, et nous oriente vers l'intérieur de nous même. Cette conscience là nous donne la paix et la sensation d'élévation spirituelle.   

                                 Les civilisations lointaines, à travers leurs cultures commençaient par voir l'esprit des choses puisque ils ont vénéré toutes sortes de dieux, un lieu,un arbre, une pierre, ....etc....Cette approche était un moyen de rentrer en contact avec les grandes énergies, et de pouvoir  vénérer les grandes forces de la nature celles de notre Terre-Mère et notre Soleil-Père. Depuis la nuit des temps l'homme s'est toujours positionner dans l'espace en fonction du soleil et sur un point bien précis celui des énergies géomagnétiques. L'homme d'autrefois était il doté d'un sixième sens?  

                                 Druides,Celtes, Templiers, ont tous  marqué la conscience humaine, à travers des savoirs qui ont laissé leurs marques à une certaines classes, celles des initiés. A travers ce temps passé, qui peut paraître au premier regard inintelligible, nous venions d'hériter d'un savoir, celui du choix des lieux, où nos bâtisseurs ont implanté nos monuments, nos chapelles. 

                                Bien sur nous n'avons aucune prétention de pouvoir expliquer en quelques lignes le contenu sacré qui a appartenu au monde des bâtisseurs, mais nous voulons juste apporter une meilleur compréhension  dans la visite de notre petit patrimoine., celui de nos chapelles.   

 


22-09-14

Cromlech Reaup Lisse 47170

Cromlech Reaup Lisse cours quadrilataire

                                     

Légende: Le plan représente les réseaux aquifères (veine d'eau) ainsi que les réseaux géomagnétiques (réseau solaire) en fonction du quadrilatère solsticial (orange) par rapport au lieu et lever du soleil . On constate que le quadrilatère est orienté dans une direction précise Est/Ouest, donc à l'équinox. Ces directions sont généralement en rapport avec le soleil ou avec la lune.  En noir, les pierres plantées de chant entourant cette tombe circulaire de type tumulus (âge de fer) dont la stucture s'est effacée au fil des millénaires. On peut remarquer que les neufs pierres s'inscrivent dans le quadrilatère du lieu. En marron une cheminée cosmo-tellurique (rond de la sorcière)  marque le sol faisant fuir la végétion.

                                     En suivant les perceptions et connaissances ancestrales il apparait comme une évidence que les réseaux sont à l'origine de véritables flux d'énergies. Les courants sont invisibles dans l'état ordinaire de conscience, mais on peut les percevoir dans des états de conscience élargie. Les sensations corporelles peuvent se manifester par une approche "radiesthésique"

Représentation cromlech Reaup Lisse

                                                                 " Las naou pèyros" vers 1813

                               Cette nature, riche de sa propre vie aux détails inépuisables, désignant tour à tour un semblant de chemin, au loin, un bouquet d'arbres, aux diversités d'essences variées, pins, chênes lièges, sont probablement les restes d'un peuplement ancien de ce lieu. 

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                                     En approchant le lieu, il tend à écraser le temps en l'absorbant, pour laisser découvrir une forme ronde, monde imaginaire qu'il constitue en déployant sa perspective sur un axe imaginaire pour nous laisser découvrir un cercle de pierres, les neuf pierres. Ce lieu sans attrait apparent, isolé devient un lieu mystérieux où il abrite ses secrets sur le monde extérieur. Végétation fuyante, des arbres repoussés vers l'extérieur de son centre, comme une appropriation de cet espace, le vide pour nouer une étrange relation avec ce cercle à l'apparence d'un lien nourricier, signe d'une attention de la nature, "le rond de la sorcière".

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                                    La nature de par ces éléments du lieu semble amplifier la dynamique provoquée par sa forme ronde, mais n'est-il pas là pour représenter et faire ressentir un rapport émotionnel "la limite opposée à l'existence". Cette entité, marque l'espace de l'empreinte d'une présence cachée mais localisable. 

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                                    Ce lieu de la nature est une véritable redécouverte, alors que l'ignorance populaire l'attribue au diable et à l'enfer, il est, pourtant le dissimulant de notre monde. Né de l'instauration d'une culture, passant d'un état visible à l'invisible, cet envers secret du monde est le reflet d'une veine d'eau qui traverse le rond de la sorcière, dans cette action elle est comme un miroir, qui permet de traverser le monde des apparences matériels pour laisser place à un lieu caché tout en ayant une signification de la mort et du temps qui s'écoule.

 Histoires et légendes (extraits bulletin de la société Préhistorique Française)

                                    Le cercle de pierres des Naous Peyros est certainement celui sur lequel le plus d'histoires et de légendes ont couru. Selon une tradition orale, le lieu était parfois nommé "Les Pierres de Diable". L'endroit aurait, en effet attiré les sorcières aux moments des sabbats, ces messes sataniques célébrées aux solstices d'été et d'hiver.  Une autre histoire fantastique prétendait que les pierres recelaient un trésor gardé par un gigantesque serpent ...etc

                                    Une derniere histoire mêlait pour sa part les deux précédentes. Au centre du monument reposait un trésor accessible seulement deux fois par an, lors des sabbats, à l'aube. La mort frappait, soi-disant, les curieux en quête de richesse en dehors de ce laps de temps. Or au XVIII siècle, à en croire les gens du pays, un berger de Sos-en-Albret courut le risque. Au milieu de la nuit, ce dernier attendit, camouflé sous un chêne tout proche du lieu "diabolique", la fin de la cérémonie. Pour son grand malheur, les sorcières, lui ingurgitèrent une infâme mixture et l'épuisèrent d'exploits amoureux. Le lendemain, on découvrit son corps, sans vie, portant des traits d'un vieillard.  

12-09-14

La Lune et nos édifices religieux

        

Peinture Chapelle Saint Cristophe Montferrand-du-Périgord

           

                   La lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse dont le foyer est au centre du globe terrestre, au cours de son parcours, elle se rapproche de la Terre pendant quelques jours, à une distance d'environ trois cent soixante mille kilomètres, on dit qu'elle est à son périgée. Puis elle s'en éloigne peu à peu, pour arriver quatorze jours plus tard à une distance maximale de quatre cent neuf mil kilomètres, on dit alors que la lune est à l'apogée. Entre deux passages successifs, s'écoule 27.55 jours.

                  Les noeuds lunaires sont des instants pendant lesquels la trajectoire de la lune traverse le plan écliptique, ce phénomène ne dure que quelques heures et s'observe deux fois par mois. Quand la lune est ascendante, on parle de noeud ascendant et inversement quand la lune est descendante on parle de noeud descendant.

Noeuds lunaires

                     Premier quartier, pleine lune, dernier quartier et nouvelle lune vont former un cycle, la lunaison. La lunaison, est le nom que l'on donne au cycle que forme conjointement le soleil et la lune douze à treize fois dans une année. La lune tourne autour de la terre, et le couple terre, lune tourne autour du soleil. Les positions de ces trois astres sont donc souvent différents mais se retrouvent cycliquement dans les mêmes configurations.   

                     Pendant des siècles les phases lunaires ou lunaisons furent le seul calendrier, il était l'échelle naturelle du temps.

 

cycle lunaire

                     Toute la durée du cycle nouveau voit alors  succéder les différentes phases de lunaison:

  • Premier croissant: Âge moyen, entre douze et vingt heures, c'est la plus petite partie observable du limbe lunaire éclairé. Entre ce premier croissant et le premier quartier, on observe la lumière cendrée qui correspond à la faible et douce lumière réfléchie par la partie éclairée de la lune.
  • Premier quartier (quadrature): Au septième jour, la partie Ouest de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en première partie de la nuit.
  • Pleine lune (opposition): Au quinzième jour la totalité du disque lunaire est illuminé. A partir de cet instant, on dit que la lune décroît.
  • Dernier quartier (quadrature): Au vingt troisième jour, la partie Est de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en deuxième partie de la nuit.
  • Nouvelle lune (conjonction): La fin du cycle moyen aura duré 29 jours, 12 heures et 3 secondes

                     Quand la lune se trouve entre la terre et le soleil, sa face éclairée n'est pas visible de la terre, c'est ce que l'on appelle la nouvelle lune qui est représentée par un disque noir. Puis en tournant autour de la terre, la lune va laisser apparaître un croissant lumineux qui va augmenter petit à petit jusqu'à devenir lumineux plein, c'est la pleine lune.

                     Lorsque l'on observe la lune dans l'hémisphère Nord, quand on peut dessiner soit un "p", soit un "d" avec une barre imaginaire on dit que:

  • La lune est croissante quand la barre est située à gauche, elle représente un p
  • La lune est décroissante quand la barre est située à droite, elle  représente un d

Lune montante descendante

                    Les anciens voyaient la lune formant un couple avec le soleil, elle a joué un rôle important dans toutes les mythologies, ces cycles souvent en relation avec l'idée de la fécondation, mythes ancestraux, à la lune rousse rien ne pousse, mais encore, la lune lave plus blanc, la relation de la femme et de la lune, et dans les expressions, être dans la lune, être lunatique. N'est elle pas un astre mystérieux!

Couleur des lunes traditionnelles

                     N'oublions pas que la lune a défini les dates de constructions de nos édifices religieux:

  • La lune est associée au temps, elle est le rétroviseur du soleil, elle est le symbole des apparences.
  • Le soleil est associé à l'espace.

                     Durant le moyen Âge, la lune occupait parmi les astres une relation privilégiée car c'est d'après ses cycles  que l'on mesurait  le temps et déterminait les principales lois de la nature, naissance, croissance et mort. La lune gouverne tous les cycles naturels liés à l'eau, de la pluie aux marées, de la gestation à l'accouchement. Elle est le second des grands luminaires elle incarne le principe féminin qui anime l'univers. Elle préside à l'humeur flegmatique, physiologique et émotive. N'oublions pas que la lune lors de sa phase ascendante, va tirer toutes les énergies pour atteindre son trop plein énergétique le jour de la pleine lune, et inversement ces mêmes énergies décroîtront en lune descendante. La lune qui n'est que le rétroviseur du soleil n'est elle pas là pour nous montrer notre chemin et pour nous rappeler notre état, celui du moment, pour suivre le chemin de la transformation. On comprend mieux pourquoi les constructeurs, ceux de nos chapelles on choisit de placer la zone baptistaire dans la partie lunaire de l'église, partie froide, sombre et humide, mais avant tout elle est là pour nous montrer le chemin de la transformation et d'appartenance pour accéder à la connaissance du divin, la maison de dieu, le baptême est la pour nous conduire à l'élan et l'éveil spirituel donc signe de changement d'état.

                      Elle est associée au métal argent de par sa couleur et se trouve en relation avec l'organe l'utérus. Le jour de la semaine que l'on lui attribue est le lundi. Mais encore, en fonction de sa couleur, de sa brillance et de sa position, ces différents états étaient considérés comme des signes prémonitoires, elle apparaît, disparaît et se représente sous différentes formes. La lune est depuis toujours considérée comme à l'origine de nombreux phénomènes psychiques comme par exemples la folie hystérique et lunatique.        

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02-09-14

Peintures murales au Monye Âge


                        La paroi naturelle pour ne pas dire la pierre à l'état brut fût l'un des premiers supports que nos artistes, ancêtres de la préhistoire utilisaient durant des millénaires " l'art pariétal". Sous l'antiquité l'art de la peinture se developpe, l'artiste applique la couleur sur un enduit à la chaux (A FRESCO qui vient du terme Italien dans le frais). Cette technique consiste à peindre sur un enduit encore frais, il va se dérouler en cinq étapes.   

TECHNIQUE PEINTURE A FRESCO

 

Dessin 1

                       1) L'artiste va appliquer à la truelle et taloche un enduit (L'ARRICO) composé de chaux et de sable contenant une légère granulation afin de gommer toutes les imperfections du support.

Dessin 2

                       2) Sur l'arrico le peintre va préciser les grandes lignes préparatoires à son oeuvre avec du charbon de bois ou de l'ocre contenu dans la terre afin de laisser apparaître son esquisse.

Dessin 3

                       3) Puis l'artiste va appliquer une terre rouge (SINOPIA) qui est contenue dans la terre sur son esquisse qui disparaîtra sous l'enduit final pour en laisser deviner la généralité de son dessin.

                       4) Le peintre crée ensuite les différentes couleurs à partir de différents pigments contenus dans les plantes et les différentes terres. Le contenu étant broyé ils seront mélangés avec de l'eau (LE LIANT) qui laissera apparaître la couleur définitive. Une fois la peinture réalisée une seconde fine couche (L'INTONACO) est appliquée laissant apparaître par transparence l'oeuvre.  

TECHNIQUE PEINTURE A LA DETREMPE

                        La peinture à la détrempe utilise une technique simple et rapide contenue dans trois applications laissant à l'artiste le temps de composer son oeuvre.

                        1) L'artiste va appliquer à la truelle et la taloche un enduit (L'ARRICO) sur le support.

                        2) Il va appliquer ((L'INTONACO) sur la surface de sa future peinture.

                        3)Puis l'artiste exécute son oeuvre, sachant que sa couleur ne peut plus pénétrer dans le mortier de chaux et de sable (L'ARRICO) 

  

 

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                             Au XV ème siècle, les murs foisonnent d'images, cette période perpétue et concrétise les peurs du Moyen-âge. Confronté à la crise religieuse, aux guerres et aux épidémies, l'art devient le reflet des maux du temps, par lui des générations entières exorcisent leurs peurs.  Enfers, Cavalcades des vices, Tentations.........Les murs des plus humbles sanctuaires sont ainsi sacralisés par les peintures offertes à la méditation du pauvre "Représentation du monde imaginaire". Sans cesse est ainsi rappelé la lutte éternelle du Bien et du Mal.

                            C'est le Concile de Trente qui tente de rénover le Mal totalement désacralisé, l'église ordonne le badigeonnage des peintures murales et le remplacement de cette iconographie périmée. A ce changement profond, on doit sa protection sous badigeon de ces peintures.  

La peinture monochrome médiévale dite "La Grisaille"

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                          Cette technique servait à faire croire que les personnages ainsi représentés étaient sculptés dans la pierre. Elle était utilisée pour décorer certain volet de retable, ou choeur de chapelle, les gens du Moyen Âge ne s'approchait que très peu de l'autel ou du choeur, l'illusion était crée. L'artiste utilise des tons blancs, gris, noirs qu'il applique soit de façon couvrante ou diluée sur un fond ocre ainsi celui-ci transparait et donne aux nuances de gris une coloration différente.

31-08-14

Gnomon

Gnomon

                 Plusieurs milliers d'années avant notre ère l'homme avait compris le rythme solaire, celui des saisons, des années, ainsi que l'alternance des jours et des nuits. Les premières orientations des constructions architecturales aussi simples qu'elles soient, menhirs, dolmens, chapelles, églises reposent sur les mêmes considérations, l'ombre du soleil ou de la lune à un instant donné du lieu.  

                 Gnomon               

                          Le gnomon est l'un des premiers instruments scientifiques de l'histoire de l'humanité qui cumule les fonctions, celui du temps, mais aussi qui a la faculté de déterminer les grandes périodes de l'année solaire. Il suffit de mesurer au cours de l'année la longueur de l'ombre lorsque le soleil est au méridien.

  • Quand l'ombre est minimale, c'est le solstice d'été
  • Quand l'ombre est maximale, c'est le solstice d'hivers

                         C'est ainsi, que de tous temps, l'homme a toujours voulu mesurer le temps, la mort est associée aux ténèbres et la vie à la lumière.

 

Lever solaire 0

           Les constructions des édifices sacrés, selon les maîtres d'oeuvres se faisaient selon les principes d'orientations rigoureux. Selon la position du soleil, heure après heure, jour après jour, saison après saison, l'ombre portée par le bâton varie en intensité et en longueur en fonction du soleil.

  • Ils plantaient un mât, qui symbolisait l'axe vertical
  • A partir du bâton qui était le centre ils traçaient un cercle
  • Au lever et au coucher du soleil, le mât projette une ombre qui coupe le cercle en deux points. Ces deux points déterminent un axe orienté Est/Ouest appelé "décamanus"
  • Lorsque le soleil est à son zénith, l'ombre du mât dessine un deuxième axe sur le sol, orienté Nord/Sud appelé "cardo"

           De ce fait la lumière du jour est comparée au déroulement de la vie, la nuit en revanche marque le passage par les ténèbres. Une fois après avoir repéré sur le cercle le lever solstice d'été et son coucher, ainsi que le lever solstice d'hivers et son coucher, il ne reste plus qu'à relier ces points pour en tracer un rectangle.

  • Ils venaient d'inscrire un rectangle dans le cercle. Cette figure, ce rectangle s'appelle le quadrilatère solsticial.
  • Toutes architectures sacrées se ramènent au quadrilatère. La fondation de l'édifice commence par son orientation.
  • Elle doit être un lien entre le monde visible et invisible.

 

Carré quadrilataire A

 

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La croix du bûcheron

            L'arbre, symbole de force, de pouvoir, de sagesse, il y a des arbres, qui de par leur forme, leur port, leur qualité, leur défaut, leur blessure laissent apparaître, comme tout être, une conscience, une histoire. A chacun sa vie, il sera lui-même tributaire de ses rencontres, il aura ses propres rythmes, ses propres mouvements. Il peut avoir une croissance lente ou rapide, il peut avoir subi les rigueurs climatiques, chaud ou froid, avoir un tronc droit ou tordu, dur ou tendre, il restera celui dont le bûcheron devra déchiffrer son histoire, entre subtilité, conscience et savoir.

            Si au Moyen Âge, on mesurait la surface d'un bois de chênes en fonction du nombre de porcs qu'elle pouvait nourrir " la glandée", pour les dates d'abattages d'arbres ils utilisaient les sagesses populaires, les on dit, les croyances, les fêtes religieuses, qui étaient des repères temporels en fonction des cycles lunaires, le chêne pour noël, le bouleau entre deux.....etc. Le bois était luné en période de lune descendante, de plus on lui attribuait un sens noble ayant un rapport avec la matière bois, solidité, puissance et longévité. Pour l'abattage des arbres, pour en prendre les mesures ils utilisaient la croix de bûcheron.   

            Conception d'une croix de bûcheron:

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            Estimation d'une hauteur d'arbre à l'aide de la croix de bûcheron:

  • Se placer face à l' arbre à estimer, à une distance approximative de sa hauteur.
  • Faire coïncider sur une même ligne, le pied de l'arbre avec le bas du bâton et l'oeil
  • Faire coïncider sur une même ligne, le haut de l'arbre avec le haut du bâton et l'oeil
  • Lorsque les deux extrémités de l'arbre correspondent bien aux extrémités du bâton, mesurer la distance entre vous et l'arbre. Soit BC sur le schéma

Croix du bûcheron arbre 2

 

Conclusion:

  • La hauteur de l'arbre AB est égale à la distance BC

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La coudée, la canne......etc, unités de mesures des constructeurs

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           Les hommes ont d'abord mesuré avec leur corps. Toutes les civilisations ont utilisé des unités en rapport avec la morphologie humaine. Jusqu'au XVIII ème siècle il existait en France aucun système de mesure unifié.  Au Moyen Âge, les maîtres constructeurs utilisaient une canne pour mesurer les longueurs. Les unités de mesures pour les longueurs étaient choisies en relation avec les dimensions du corps humain, la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.

           La ligne: La plus petite unité utilisé par les compagnons bâtisseurs était la ligne. Une ligne correspondait sensiblement au diamètre d'un grain d'orge, soit environ 2.25 millimètres. En multipliant la ligne par 555, les constructeurs obtenaient une unité appelée l'emjambée, d'une longueur de 125 centimètres. Cette longueur était ensuite divisée en 5 unités différentes, reliées entre elles par la valeur du nombre d'or 1.618 ce qui permettait de retrouver les valeurs.

          La canne ou la pige: des maîtres d'oeuvre, fut l'instrument de mesure privilégié des bâtisseur d'églises. Cet outil associé à la règle et au compas, permettait d'obtenir pratiquement toutes les tracés géométriques et harmonique. La canne des bâtisseurs équivaut à 555 lignes et une ligne vaut en moyenne 2.25 millimètres ou en ajoutant la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée équivaut à environ 1.25m selon les régions. Ces mesures ont un facteur commun, la ligne.

  • 1 paume     =  34 lignes
  • 1 palme      =  55 lignes
  • 1 empan     =  89 lignes
  • 1 pied         = 144 lignes
  • 1 coudée    = 233 lignes

          Le pied: Le pied servit longtemps de base pour déterminer d'autres mesures de longueurs. Le pied utilisé par les bâtisseurs équivalaient à 32 cm environ. Cette valeur correspond à la longueur de l'empan 20 cm, multiplié par le nombre d'or 20x1.618 = 32.36

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         Cette suite de mesure s'appelle la Quine et fonctionne ainsi, chaque mesure est la somme des deux précédentes:

  • 1 paume    +     1 palme      =      1 empan
  • 1 palme     +     1 empan     =      1 pied     
  • 1 empan    +     1 pied         =      1 coudée 

          En utilisant la coudée du lieu à la place du mètre pour construire un édifice, on crée une dynamique et une harmonie entre l'énergie propre  au lieu (en lien avec la latitude autrement dit la course du soleil) et celle de l'homme par l'intermédiare du bâti qui devient un interface énergétique.

Citation: Le Corbusier 

          Le malheur du présent, c'est que les mesures sont partout tombées dans l'arbitraire et dans l'abstraction, elle devrait être chair, c'est une expression palpitante de notre univers à nous, l'univers des hommes qui est le seul concevable dans notre entendement.

           

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26-08-14

Eglise Saint Hilarion Duravel crypte 46700

                   Tous les regards, se portent vers cet escalier qui descend, pour nous conduire dans un espace, celui qui est dédié au culte de la mort, celui de l'au-delà. L'étymologie du mot crypte (cacher) indique bien sa signification. Sombre et humide, elle est reliée au mystère de la mort et de la résurrection, on peut sans le savoir, ressentir l'expression de toute sa symbolique à travers sa propre conscience qui sera celle du moment et de son propre état mental.

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                                                                                    Crypte autel

                  Descendre ces marches, c'est déjà, vouloir comprendre l'importance du message que le constructeur a voulu nous laisser. L'obscurité, le silence du lieu prête à croire à l'importance du langage de l'art à travers la lumière, la forme et la matière mais dans la réalité il en est tout autre. Nos ancêtres voyaient l'esprit des choses, ils savaient montrer l'aspect émotionnel pour nous emmener à considérer que Dieu est à l'intérieur de soi et que la seule lumière vient de notre coeur.

                   Nous savons tous que notre mental oriente nos pensées vers l'extérieur de soi-même, alors essayons d'utiliser notre conscience, celle qui nous mène vers notre jardin intérieur, la voie de la connaissance, la voie du coeur pour aborder cette visite de façon symbolique. Elle en sera d'autant plus riche qu'elle vous guidera en fonction de vos émotions pour vous faire découvrir votre propre cheminement intérieur.

     

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                     Crypte côté lunaire                                                              Crypte escalier côté lunaire

                   Dans sa généralité, la crypte se présente comme un rectangle, avec en fond "l'acrosolium", elle mesure dans les deux dimensions quatre mètres cinquante par quatre mètres cinquante. Le bâtisseur l'a creusée, l'a enracinée, et c'est de là que se nourrissent les racines de notre humanité, à travers des forces invisibles, bien présentes. Elles furent représentées sur les hauts et bas de colonnes, elles sont là pour nous montrer toutes les indications énergétiques et symboliques et pour nous faire suivre notre propre chemin de lumière. La crypte possédait à l'origine deux escaliers permettant aux nombreux pèlerins qui venaient implorer l'assistance des saints, de descendre processionnellement par l'un qui est solaire puisque il se situe au sud et pour remonter par l'autre, qui lui est lunaire puisque il est positionné sur le côté nord.C'était le chemin des pèlerins, celui de la renaissance, celui de la course du soleil de gauche à droite pour en ressortir par la porte lunaire. D'une manière plus symbolique, il tournait dans le sens solaire, celui des énergies naturelles pour accomplir sa renaissance, et, inversement, à l'opposé du sens solaire, il aurait fait la démarche de retourner à ses origines. Plus tard, le percement de l'escalier central certainement aménagé lorsque les reliques furent remontées. Des fûts de colonnes, en pierre, aux nombres de quatorze viennent en complément des chapiteaux soutenir la voûte de la crypte. Dans cette ombre romane, le calme ancien ne suffisait pas, on apporta évidemment la lumière immuable des cierges pour que notre regard se porte vers l'autel, où convergent toutes les énergies afin de transcender les pélerins devant les reliques d'hilarion, Agathon et Poemon. 

                                       

  DSC_8297 Hilarion DSC_8299 Agathon DSC_8298 Poemon

  Saint Hilarion mort en 372              Saint Agathon mort en 370            Saint Poemon mort en 450

                   Si le constructeur était le maitre absolu, il fallait recourir à certaines conditions. Le choix du lieu n'était jamais découvert, mais simplement reconnu par lui. Si le temps n'existait pas, nos bâtisseurs, maîtres absolus, issus du compagnonnage restaient dans l'anonymat pour nous livrer tout au fond de l'obscurité un message d'espoir de la vie après la mort. C'était savoir transmettre la notion du changement d'état et regarder le message autrement afin d'agir avec le coeur, pour aborder l'au-delà. Le constructeur de Duravel possédait de par son savoir la géométrie et par le sacerdoce la symbolique, si le symbole joue le rôle d'une structure mentale, ce lieu nous donne les alignements et les principes des énergies nécessaires à l'animation du lieu "sacré". On peut dire aujourd'hui qu'il est possible non seulement de comprendre le lieu, mais il est aussi possible d'en restituer le circuit initiatique. La crypte est par excellence, le lien entre le monde visible et le monde invisible, elle est orientée comme un grand nombre de construction privilégiant l'axe équinoxial (est/ouest), qui représente la relation entre l'ordre terrestre et l'ordre cosmique, l'ordre humain et l'ordre divin.Si l'orientation fait partie des grands fondamentaux, il fallait harmoniser les énergies de la terre (réseaux aquifères) et les énergies du ciel (réseau cosmique) avec la course du soleil.

Quadrilatère solsticial

Schéma Duravel crypte quadrilatère solsticial

                 

                    Dans la tradition chrétienne, l'eau revêt un caractère important. L'eau est l'énergie de la terre, elle est la jonction des deux qui donnera la vie. L'eau représente le passage d'un monde à l'autre, dans l'au-delà. D'une manière plus symbolique l'eau est l'élément qui transforme, qui purifie, qui bénit. Compte tenu de ces propriétés on comprend mieux pourquoi les anciens l'ont souvent sacralisée là où elle surgit de la terre, et que le choix de cet emplacement n'était pas dû au hasard.

Plan aquifère

 

Plan église crypte Duravel aquifère brut

 

 

                   Dans le silence de notre chère Terre, il y en a un autre qui est là! Invisible, inodore elle serpente les sous sols la "vouivre". Cette énergie venant de sous terre a été diabolisée ou reconvertie par l'église, ces phénomènes font référence à la nature infernale, aux serpents et aux personnages de la bible ayant combattu les dragons.Dans la réalité, ces courants telluriques sont des flux éthériques certainement liés à des mouvements de convections causés par la rotation de la terre, qui de par son coeur en fusion vient former un courant tellurique qui généralement suit de façon naturelle les cavités, les rivières, les veines d'eau ainsi que certaines couches de l'écorce terrestre. 

                   Pour aborder cette étude, il est nécessaire de savoir que le symbolisme roman est construit sur un mode de pensée et d'opposé, le bien et le mal, le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel, tout peut engendrer un symbole. Plus précisément, chaque objet devient la figuration d'une chose concernant le mystère de la foi, et c'est ainsi que l'imaginaire devient réalité. C'est dans ce décor sculpté  que nous allons retenir toute notre attention, que l'on peut classer en deux  groupes, celui des énergies telluriques et des énergies cosmiques. Ils sont là pour nous indiquer la notion de changement d'état, interprétons et regardons ces messages avec la raison et le coeur pour mieux les comprendre. Un chapiteaux se lit sur trois niveaux d'ouverture d'esprit.

  • Le parlant, le descriptif, lecture simple.
  • Le signifiant, jeu de symboles suivant son stade d'entendement.
  • Le cachant, lecture sacrée du message, prise de conscience. 

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                                                    Chapiteau 5 haut               Chapiteau 5 bas

                   Ces symboles ne sont pas une réponse en soit, mais ils vont nous révéler un cheminement. Si le corps est le véhicule de l'âme au service de l'esprit, les premiers pas dans l'église devront être vécus avec émotions pour prétendre alimenter eux aussi notre âme. Si nous nous obstinons dans notre mental, nous passerons à côté d'une partie de la réalité en prônant la valeur universel des sculptures sachant que celle-ci n'existe pas. S'ils représentent le corps, l'âme et l'esprit ils ne sont pas là, par fantaisie ou lubie d'artiste, ils sont là pour nous ouvrir notre conscience d'homme. 

Chapiteau 5 bas (Le parlant). La vouivre est représentée sous la forme d'un mouvement ondulatoire qui comporte trois enroulements, de sa bouche, elle semble cracher de l'énergie. 

Chapiteau 5 bas (Le signifiant). La vouivre représente les courants d'énergies telluriques qui innervent la Terre considérée comme vivante. La manifestation des énergies de la vouivre est équilibrée par les énergies cosmiques. C'est pour celà qu'elle est associée au paon qui est un symbole solaire.

Chapiteau 5 bas (Le cachant). Elle est la représentation même des énergies pour nous rappeler sa force, sa façon de se transformer.

Chapiteau 5 haut (Le parlant). La paon, symbole paloéchrétien. Au moyen âge on croyait qu'il était imputrescible, c'est pour cette raison qu'il est devenu un symbole d'immortalité. Son bec se termine en forme de spirale.

Chapiteau 5 haut (Le signifiant). Le paon, symbole solaire de l'immortalité, de la résurrection. Il est aussi le symbole de la beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est produite par la transmutation spontanée des venins qu'il absorbe en détruisant les serpents (symbole du Christ rachetant le péché originel  par sa mort et sa résurrection). Son bec en forme de spirale, indique les énergies d'évolution tournant de la droite vers la gauche pour permettre l'évolution. Symboliquement, il tire les énergies telluriques. 

Chapiteau 5 haut (Le cachant). Il est là pour nous rappeler le passage à un autre état celui du monde visible au monde invisible, et que la transmutation peut être spontanée.

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                                         Chapiteau 10 haut                                             Chapiteau 7 haut

 

                       Dans le centre de la crypte se trouvent quatre colonnes, chacune, posées sur un socle identique dont la base de pierre est carrée. Le pied des fûts délimités par deux astragales intègre parfaitement la base, que l'on pourrait assimiler au système racinaire d'un arbre, peut être pour nous faire comprendre son ancrage ainsi que sa force à travers son enracinement. Au-dessus de la base, le fût s'élève pour soutenir celui qui repose sur l'astragale, le chapiteau. L'ensemble représente des feuilles d'acanthe dans leurs divers états, partant d'une simple feuille ouverte à la représentation de plusieurs feuilles comme une multiplication ou duplication. Les chapiteaux n°7 et 9 possèdent dans leurs angles des voulutes représentatives d'un état d'énergie. Du n° 7 a jailli de la matière des feuilles, elle s'est dépliée, ouverte symbole d'évolution et de maturation. Comme l'esprit qui s'interroge, se questionne, s'ouvre, se métamorphose. D'une graine en,terre, naît une plante. Elle grandit, fleurit et produit des fruits. Dans le jardin d'Eden, la nature y était luxuriante, généreuse. C'est le cycle de la vie, de la mort. Dans la représentation de ces chapiteaux aux feuilles d'acanthe, la nature exprime un au-delà, lieu paradisiaque où séjourne l'âme du défunt.

                     Le pèlerin descendait l'escalier aux marches étroites et abruptes guidé à la lueur d'une bougie pour pénétrer le monde de l'au-delà, celui des trois saints, Hilarion, Poemon et Agathon.

    Sarcophage des trois saints

Sarcophage des trois saints Duravel

Saint Hilarion abbé à Gaza mort en 372:

                   Issu d'une famille aisée, ses parents l'envoyèrent faire des études à Alexandrie en Egypte. Baptisé vers l'âge de 15 ans, il partit rejoindre Saint Antoine dans le désert, il resta à ses côtés trois mois et décida de se faire ermite à son tour à Naiouma près de Gazza. Ses parents étant décédés, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres et parti en solitaire. Il fonda à Gazza la vie érémitique. Une nouvelle organisation y prend corps "Les Laures".

                   Les ermites installent leurs habitations individuelles le long d'une avenue (Laura en Grec) qui conduit à l'église ou à un oratoire où ils se retrouvent plusieurs fois par semaine. De plus, ils se soumettent à la direction spirituelle d'un Abbé tout en gardant leur indépendance de mouvement. Le système des Laures eut du succès et se développa grâce Saint Chariton dans le désert de Judée et sur le territoire qui va de la Mer Rouge à Nirnive. C'est la  préfiguration, en fait de la vie érémétique groupée, plus tard instututionnalisée par les Chartreux. A Gazza, Hilarion vécut dans la plus totale austérité, ne changeant de tunique que seulement si celle-ci tombait en lambeaux, ne mangeant que quelques figues et lentilles. Sa seule lecture était les Saintes Ecritures.  A l'instar de Saint Antoine, son maître, il triompha de nombreuses tentations. Il accueillait tous les malades qui venaient à lui, chassait les démons et guérissait la cécité, des chevaux fous, tous les fidéles se joignaient à lui. Des admirateurs le poursuivent tant est grand son rayonnement, il entame une grève de la faim et fuit avec quarante moines allant d'Alexandrie, Libye, Sicile; Dolmatie pour se fixer à Chypre. Hilarion avait eu une vision où sa mort lui était annoncée. Il s'étendit et s'écria: "Sors mon âme, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore, il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ. Peux-tu craindre la mort!"

                  Dix jours plus tard, son corps fut ramené secrètement à Gazza, son premier monastère par Saint Hésyschios. Sa vie fut décrite par Saint Jérôme. Il se fête le 21 Octobre. 

 Saint Agathon (qui veut dire bon en  français ) ermite au désert de Scété en Egypte mort en 370:

                  Ouadi Natroum connu sous le nom de désert de Scété dans l'histoire Chrétienne, est une vallée aride dans le désert occidental de l'Egypte à environ 75 kms au Nord-Ouest du Caire et 80 kms au Sud-Est d'Alexandrie. Durant l'époque pharaonique, cette région était considérée comme sacrée en raison du Natron, composé naturel de carbonate de sodium, bicarbonate, sulfate de sodium et chlore ayant des propriétés absorbante et antiseptique, qui s'y trouvait en abondance, et qui était essentiel aux cérémonies de purification et à la conservation des momies. La très grande consommation de ce produit nécessitait de fréquentes visites et le lieu devint vite un sanctuaire.

                  Connu sous le nom de Désert de Scété durant l'ère chrétienne, le Ouadi Natroum abrita Saint Macaire Le Grand qui s'y retira en 330. Sa présence attira de nombreux croyants puis peu à peu des églises et des hospices pour les pèlerins furent construits ainsi que des monastères pour les religieux. Dès les premiers siècles de notre ère, le Ouadi Natroum servit de refuge aux chrétiens d'Egypte brimés par les autorités de Byzance puis par le pouvoir musulman de Caire. Ayant souvent recours à l'exil pour pouvoir préserver leur foi, les coptes (habitants chrétiens d'Egypte) y vivaient d'abord en ermite avant de s'organiser en communautés. C'est ainsi que près de cinquante monastères y ont été établis au IV siècle. De nos jours, il n'en reste que quatre toujours habités par des moines. 

                  Agathon de l'Egypte était un contemporain de Saint Macaire Le Grand, il vécut en ermite dans ce désert de Scété.Il fut surnommé "Le Silentiaire" parce qu'il garda pendant 3 ans un caillou dans sa bouche pour éviter de parler. Ensuite, il se distingua par sa grande douceur, ses sermonts toujours très sages, sa grande humilité. Il se fête le 2 Mars.

Saint Poemon Abbé de Diolcos (ile semi deserte du Delta du Nil en Egypte ) mort en 450.

                  Un des pères du désert Egyptien. Propablement originaire d'Egypte, il se retira avec plusieurs de ses frères dans une île se mi déserte du Delta du Nil. Après des attaques de Berbères en 408 ils fuient et s'installent dans les ruines du temple païens à Terenuthis. Poemon fut abbé de la communauté. Il était doté de grandes vertus, humilité, bonté et sagesse. La note caractéristique de la fin des solitaires est la sérénité. Ils meurent comme ils ont vécu.

Sources: La vie des Saints Pères du Désert et de quelques Saintes Solitaires d'Orient (Joseph François Bourgoing de Villefore 1714)

Notes: Ces Saints Reliques Egyptiens certainement momifiés car encore relativement en bon état furent offerts à l'abbaye de Moissac par Charlemagne. L'abbaye de Moissac les transféra à Duravel en l'an 1095, Elles se trouvaient probablement dans la crypte. Actuellement, elles se situent dans un sarcophage derrière le maître autel. Une ostentation se déroule le 21 Octobre tous les cinq ans, la dernière a eu lieu en 2010. Elles sont alors visibles dans le sarcophage vitré.

24-08-14

Chapelle de Cadillac Roumagne 47800

    Saint Patron: St Martin, évêque de Tours, fêté le 11 Novembre. L'image de charité de Saint Martin devient le symbole de l'imitation du Christ. 

                           Nous voici sur le seuil, celui qui rassemble les hommes pour toujours. De par sa pérennité, la pierre est l'élément majeur qui allie le livre de pierre au monde animal et végétal pour participer à la gloire des Cieux. Petit chef d'oeuvre de l'art roman, enrichit d'images bibliques où sur la gauche est enseigné le bien, et sur la droite le mal, nous allons donc essayer de déchiffrer le message que le constructeur de l'époque a voulu nous laisser. 

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Descriptif scène de l'agneau: L'agneau, emblème du Christ portant une croix sur son dos. Il semblerait qu'il ait la bouche entre ouverte: C'est l'appel aux âmes, l'appel échappé des lèvres du Sauveur que répètent les Évangiles.

                                                   Deux oiseaux, deux colombes une à gauche, une à droite de l'agneau, regardant derrière elles, libre choix d'écouter la parole du Christ, si elles le souhaitent, <<qu'elles prennent ma croix et me suivent>>. La colombe, est plus qu'un oiseau, un esprit, un souffle, une lumière,mais aussi un médiateur entre le monde d'en bas tellurique et le monde d'en haut cosmique.

  

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                                  Chapiteau Saint Martin                   Chapiteau faute originelle

Chapiteau Saint Martin: Il est la représentation de Saint Martin qui voyant un mendiant nu alors qu'il était soldat romain, partagea en deux son manteau et lui en donna la moitié. L'image de charité de Saint Martin devint le symbole de l'imitation du Christ. 

Chapiteau La faute originelle: Ce chapiteau se trouve souvent placé du côté droit, du coté solaire de l'église. Il représente dans le nouveau testament Eve donnant à Adam la pomme, fruit défendu, la végétation est luxuriante, c'est le jardin d'Eden. Il nous signifie que nous sommes des pêcheurs que nous devons nous laver du péché originel. Entrer dans cette chapelle pour nous purifier

                                 

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L'Aigle : Aigle reposant sur le sol, les ailes à demi-déployées, prêt à l'envol  . Juste au dessus de son corps se  trouve une lignée de volutes comme pour séparer la terre et le ciel et montrer la difficulté de prendre son l'envol, de s'élever. Il est face au soleil, il devient alors la représentation solaire comme pour nous montrer le chemin.  

Implantation de la chapelle de Cadillac selon la liturgie du 12 ème siècle

 

Plan chapelle Cadillac Roumagne 2

Extraits des notes historiques du chanoine Durangues (1860-1948)

Saint Patron: Cadillac est sous le patronage de Saint Martin, évêque de Tours (11 novembre). Cette paroisse honorait comme patron secondaire Saint Clair (1er juin) aux XVII et XVIII ème siècle.

Église: On trouve dans les mémoires de Nicolas de Villars aux dates de 1603 et de 1607: Église toute couverte, clocher sans cloche. Aucun autel en pied, tous trois rompus, sans fonts, quelques ornements, mais point de chasuble en 1607 ni autel, ni chrèmière. Le recteur ne réside pas. Il y a un vicaire ignorantissime, fait prêtre à 20 ans par M. de Périgueux, interdit et renvoyé. Le verbal de Mascaron 1680 fournit ce détail: L'église située dans la plaine a 12 cannes de long, 8 de larges et 6 de haut, le sanctuaire est lambrissé. On lit dans celui de monsieur de Chabannes 1732: Église petite, le sanctuaire et la nef lambrissés. Cette petite église a été restaurée en 1888. 

Temporel: Il n'y avait pas de fondation de charité. Les pauvres étaient presque tous à la charge du curé et cette charge était souvent fort lourde. Dans un rapport en date de 1775 le curé Rustant observe que depuis plusieurs années à l'exception de celle de 1773, il y a eu très peu de blé dans la paroisse et que l'année 1774 a été une des plus disetteuse qu'il ait vues puisqu'il n'y a pas eu la moitié des grains de toutes espèces qu'il y avait les années précédentes et qu'il y a très peu eu de personnes dans sa paroisse qui soient en état de soulager les pauvres.

                  Ils s'attendent à gémir cruellement et la plupart dans leurs maisons, ayant honte de mendier si une maison bienfaisante ne charite ces gens infortunés déjà réduit à une extrême indigence. La misère devait être bien plus grande encore quelques années plus tard après le terrible orage du 18 août 1789 dont nous empruntons le récit aux registres paroissiaux de Roumagne..............................Le 18 août 1789  tout a été perdu sans ressources, ce jour qu'on n'oubliera de longtemps dans ce pays, a consommé la ruine des habitants. Le bruit affreux des éclats et la vivacité des éclairs qui se succèdent  sans interruption, semblaient annoncer aux habitants effrayés les malheurs dont ils étaient menacés. Il tomba une grêle si forte qu'elle détruisit absolument tout ce qui s'y trouva exposé. Les maisons furent découvertes, les tuiles mises en pièces, de même que les lattes ou planches minces qui soutiennent les tuiles sur les charpentes. Les maisons furent inondées, les meubles et les denrées qu'elles enfermaient furent mouillés comme s'ils avaient été dehors. Les habitants ne savaient où se mettre à découvert et ne trouvaient après l'orage ni linge, ni habits secs pour changer.

                 La grêle qui fit ce dégât horrible était d'une grosseur énorme. On en vit plus gros que la tête d'un enfant. On en pesa le lendemain qui se trouvèrent du poids de cinq livres et demi...........etc 

 

 

22-08-14

Chapelle du jugement dernier Brantôme 24310

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                      Tout est là pour imprégner le site de mystère, en se glissant dans les méandres de la roche fraîche, le site dévoile ses secrets, rivalisant entre beauté et mystère. Les hommes ont façonné tout un monde pour laisser leur empreinte, ils ont écrit les premières pages d'une histoire dont subsiste les vestiges dissimulés sous un relief naturel.

 

Jugement dernier

  

Photo représention du jugement dernier

                        Pénétrer le lieu, symbole des entrailles de notre Mère -Terre, symbole de la création, là où les premiers hommes ont souvent trouvé refuge, ils recevaient tout de la terre c'était un don de la nature, mais à l'inverse ils voyaient en elle une toute puissance cachée à travers la violence des éléments, et le mystère de la mort qui finissait toujours par s'imposer à tous. Ces cavités rocheuses ont continué à jouer un rôle dans la pratique des croyances anciennes, et c'est par l'appropriation du lieu et la sanctification de cet espace naturel, que les premiers chrétiens s'abritèrent des persécutions.

                       C'est en pénétrant ce lieu, que nous cherchons la vérité des hommes de l'époque, leurs secrets qui étaient le fondement élémentaire pour établir celle qui allait devenir une chapelle. Deux fresques, l'une la scène du jugement dernier, une grande parabole nous renvoyant à la symbolique, nous livrant ses dires, pour cristalliser les peurs qui étaient une source de nourriture intellectuelle. Situer dans la partie lunaire, nord, les ténèbres pour nous rappeler que Saint Michel juge les mérites ou les immérites des âmes qui se présentent à la porte du ciel.

Descriptif photo jugement dernier:

                    1  Porte qui mène au jugement dernier.

                    2  Accueil des âmes.

                    3  Ange annonçant le jugement dernier par les trompettes pour réveiller les morts.

                    4  Ange annonçant le jugement dernier par les trompettes pour réveiller les morts.

                    5  Tombeau, d'ou sortent des têtes en attente du jugement.

                    6  Balance à plateaux pour peser les âmes.

                    7  Tête humaine, coiffée d'un chaudron contenant de l'eau bouillante.

                    8  Diable, remuant, dans  son écuelle d'eau bouillante, les âmes immérites.

                    9  Âmes, après jugement, marquées d'un symbole le cercle représentant le paradis.

                  10  Ange, dirigeant les âmes, soit en enfer, soit au paradis.

                  11  ..................................................................................................................................

                  12  ..................................................................................................................................

                  13   Représentation de Saint Pierre détenant les clés du paradis

                  14  Trous des pigeonniers

                        Les trous dans les hauts de murs sont des pigeonniers. Cet élevage était un monopole de la noblesse du clergé pour les propriétaires terriens. Le droit coutumier attribuait un trou de boulin pour un demi hectare de terre et ceci pour limiter le nombre d'oiseaux afin qu'ils ne soient pas en cause lors de famine en allant se nourrir dans les récoltes.                 

                         La deuxième sculpture, représente la Passion du Christ, au pied de la Croix se trouvent les Maries et Saint Jean que Jésus aimait, ils veillent sur lui et l'assistent dans son martyr et dernier souffle. Orientée vers le soleil levant symbole de la résurrection et de la victoire de la lumière de Dieu qui éclaire le monde.Crucification

Photo  représentant la crucifixion de Jésus

Descriptif photo crucifixion de Jésus:

                           1.  Jésus crucifié sur la croix

                           2.  Marie Madeleine au pied de la croix

                           3.  Jean l'Evangéliste disciple aimé de Jésus

                           4.  La vierge Marie

                           5.  Marie de Cléophas, tante de Jésus et "soeur spirituelle de Marie"

                           6. Marie Salomé de Zebedie et mère de Jacques le Majeur et de Jean l' évangéliste

                           7. Représentation de Jérusalem

Symbolique:

                           Au pied de la croix, la Vierge Marie, représente l'amour maternel, Saint Jean l'amour fraternel et Marie Madeleine l'amour

Photos divers

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16-08-14

Eglise de Mourrens Sainte Colombe en Bruilhois 47310

                           Portail roman du XII ème siècle, modeste, il est avant tout la rigueur qui caractérise ce style sobre et austère. Ce portail, de plein cintre se compose d'une triple voussure, les colonnes supportant quatre chapiteaux ou les sculptures s'épanouissent dans une iconographie mêlant le monde de l'imaginaire et de la pédagogie. Le point n'est-il pas l'étincelle de le forme, l'idée du projet sur lequel le constructeur a développé ce tout pour laisser un décor qui mêle une ambiance qui passe par le mystère originel! S'il est le représentant du lien entre la "Terre et le Royaume céleste", leur propre science de l'époque, savait associer nature et symbole pour traduire et élever le monde invisible.   

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1     (modillon haut gauche)          2    (chapiteau côté gauche)            3   (chapiteau côté gauche)         

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1     (modillon haut droit)                  2    (chapiteau côté droit)              3   (chapiteau côté droit)

                           Des liens invisibles traversent le point pour orienter de façon pensée le portail, ils sont ceux des levers et des couchers solaires, ceux qui marquent de leurs empreintes, ceux qui changent d'états. De ce point comme toutes les constructions sacrées, il fallait associer une horizontalité, comme pour séparer le plan matière et divin ainsi qu'une verticalité pour son élévation, lumière et ténèbres. Afin de contenir ces axes sans limites, le sculpteur a contenu l'ensemble des droites dans un cercle, de là vient de naître l'intention, l'expression de la forme et des proportions qui va être disposée et rythmée pour lui donner une dimension cosmique.  

                                                                                           Porche roman dessin de base quadrilatère                                                                                Schéma 1

Référentiel schéma 1:

  • L'orientation spatiale par rapport aux points cardinaux terrestre, elle s'articule sur l'axe Est/Ouest marqué par les levers et les couchers du soleil.
  • L'orientation temporelle par rapport aux points cardinaux célestes, elle s'articule sur l'axe de rotation Nord/Sud.
  • Confondre le monde visible avec le monde invisible.

                           Réduite à sa plus simple expression, la géométrie de ce portail est la représentation même du monde vibratoire utilisant l'espace en fonction du soleil et de la lune. Astres de vie, ceux qui rythment la nature, de la naissance (Est), en passant par l'apogée (Sud) pour à son retour retirer ses dons, la mort (Ouest). Assimilés aux astres, matières et formes sont là pour atteindre une architecture vibratoire pour toucher l'irrationnel et marquer l'essence de la pensée pour transcender les fidèles. 

                           Nous pouvons ainsi, assimiler les éléments qui composent une colonne à celle d'un végétal, un arbre est doté de son système racinaire tel que la colonne possède une base, celle qui de par sa surface va augmenter sa prise pour puiser les énergies telluriques, le tronc, représente la verticalité, l'élément conducteur celui qui canalise est associé au fût, la frondaison de l'arbre, celle qui est le lien entre terre et ciel permettant l'échange cosmo-tellurique, elle même ré-émettrice des afflux d'énergies à qui traversera le portail.

                           Les éléments d'un tout, colonnes et modillons sont distribués, ordonnés dans un espace matière (orange) par laquelle le mystère essentiel de la création est rendu visible, il est aussi le passage d'un état pour manifester la création. Si l'imaginaire guide le ciseau du sculpteur, la raison d'être de l'homme est de transformer son incarnation involuée en un corps lumière, représentant des états successifs, d'évolution, de transformation et de mutation. Le décor végétal, lui, s'épanouit pour s'articuler sur des lignes, il souligne les corbeilles des chapiteaux, il court sur les tailloirs.

                            Deux figurines animales, monstreuses, situées à chaque extrémité de la voussure,  accompagnent de leur regard malveillant et attentif le fidèle dans sa progression vers le salut, en lui rappelant que les puissances du Mal régnent en Maître en dehors du royaume de Dieu.  

Référentiels schéma 2:

  • Rose, le point symbolise l'esprit, tout part du point.
  • Noir axes points cardinaux, croix d'orientation.
  • Rouge, représentation des quatre dimensions de l'univers.
  • Violet, le cercle symbole créateur, il est l'esprit
  • Vert, du mariage du cercle et de la croix, naît l'esprit de la forme.
  • Orange, il est la représentation parfaite de la matière, la terre. 

 

Porche roman géométrie

                                                                                       Schéma 2

Descriptif chapiteau gauche 1 (le parlant): Deux têtes , l'une animale, semblant regarder vers le bas, l'autre humaine regardant devant elle, toutes deux positionnées de chaque côté d'une feuille d'acanthe aux nervures resserrées et à l'extrémité de sa limbe repliée sur elle-même. Sur cette feuille est posée sur son dessus deux spirales.  

Descriptif chapiteau gauche 2 (le parlant): Animaux fantastiques, liés, épaule contre épaule, front contre front regardant chacun dans une direction. Au-dessus de leurs têtes l'expression de deux spirales semble les lier en les tenant. Au-dessus du tailloir, la représentation d'une tête animale tenant dans sa gueule des liens en forme de spirale.

Descriptif chapiteau droit 4 (le parlant): Bouquet de feuilles d'acanthe, l'extrémité de leurs limbes sont repliées sur elles-mêmes. Au  dessus de la feuille centrale sont posées deux spirales. Dans les angles, des feuilles semblent pousser les entrelacs situés juste au-dessus.

Descriptif chapiteau droit 5 (le parlant): Un animal fantastique, juste au-dessus de sa croupe une tête animale semble sortir de sa bouche un lien comme pour l'attacher. A son côté un humain semblant tirer ou  tenir une personne. C'est trois représentations sont toutes unies par une spirale au dessus de leur tête. Au dessus du tailloir, la représentation d'une tête animale tenant dans sa gueule des liens en forme de spirale.

                                                                                          

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Saint Patron: Saint Martin. 

16-06-14

Eglise Saint Pierre de Monbos Thènac 24240

 Lecture des chapiteaux de l'Eglise de Monbos

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                   Cette église qui fait le charme de cette campagne,  implantée  sur un versant naturel, pour ne pas dire sur un semblant de promontoire, seule, isolée, presque perdue, elle est en ce lieu pour laisser place à la maison de Dieu. Avait-elle récupérée cet endroit pour certaines raisons, selon des légendes, certaines d’entre elles seraient implantées à la croisée de certaines énergies mystérieuses.  

                    On retrouve l’existence de cette chapelle dans une charte issue du cartulaire de Cadouin, suivant le texte, il est mentionné la donation de Bonson, comte de Grignols et de tous ses biens périgourdins aux moines de Cadouin. La donation a lieu en 1135 dans l’église de Monbos en présence également d’Audebert, frère de Boson et seigneur de Puyguillem. Malgré son appartenance au monastère de Cadouin et sans doute aussi du fait de son emplacement stratégique entre vallée du Dropt et de la Dordogne, cette petite église eût à souffrir des guerres de religions, huguenots et catholiques, aux invasions barbares. Elle subît plusieurs remaniements………… (Information d’après la thèse de Florence Vachia sur les églises médiévales du Canton de Sigoulès).

 

                   Eglise Saint Pierre de Monbos Thénac 24240 3Chaque détail, chaque forme de la construction anime une symbolique, cette chapelle, est  placée dans une direction cosmique, tel que le voulait la liturgie de l’époque. Le principe de l’orientation était fondée sur la lumière, orientation choisie entre le solstice d’été et le solstice d’hiver, le soleil se levant à l'est, il est celui qui triomphe de la nuit, celui qui donne la lumière sur toutes choses, il est aussi la force rassemblant, point de rencontre entre Dieu et l’homme.  Mais n’est- il pas plus !  Le plan de cet édifice est fondé entre différents états, le lieu et  la relation au lieu, il doit repousser ou attirer, afin que l’âme pèlerine découvre, dimensions, formes  et  représentations,   pour le conduire dans le mystère  divin afin de pouvoir s’ouvrir à l’éveil spirituel à travers le symbole. La symbolique de la lumière de Saint Pierre de Monbos est  une notion, associant deux éléments, dont l’un est physique,  la lumière, et le second  étant spirituel, croire, d’ailleurs souvent interprété, lumières/ ténèbres.  

                                          

Quadrilataire du lieu 

                                                                                                      

                

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                   Les arcatures reposent sur des chapiteaux historiés, l’ensemble couronné par une frise sculptée. Riche d’enseignements, dans  un monde sensible aux apparences, le sculpteur de l’époque, a livré une thématique, simple, naïve, en  mêlant, imaginaire et réel, créant un facteur d’enseignement religieux à travers un livre de pierre. L’attrait principale est formé de quatre chapiteaux, historiés, placés dans le cœur, cet ensemble sculpté est la représentation même du changement d’état, le bien et le mal, il est représenté sous différentes formes en utilisant des scènes de la vie de tous les jours, ils sont là pour vous rappeler  votre propre cheminement intérieur pour accéder à la vie divine. 

                          

                    Le chapiteau est le représentant d’un microcosme, formant trois parties bien distinctes, le monde inférieur, le monde terrestre et le monde céleste, dans lequel il y aura exagérément  réparties des scènes de façons troublantes, qui interpellent le questionnement. Associés dans ce microcosme, des éléments empruntés à la nature, se mêlent, hommes, végétaux et animalité, constituent des signes perçus comme de multiple figures du mal, l’animal représenté, opposé à l’homme est une créature  imparfaite, les oiseaux, eux sont le lien entre la terre et le ciel, l’homme représenté nu est un symbole de pureté….etc. Association  de mystères, ces données spirituelles donnent un grand pouvoir symbolique de la vision du bien et du mal, la vision de l’après, celui du paradis. Un symbole est là pour vous questionner, pour ouvrir votre propre conscience. L’imagier de l’époque a donc inscrit une thématique bien ordonnée dans le système solaire du lieu, instrument permettant d’illustrer la Création et de comprendre le parcours de l’homme à travers le temps. Chargé de métaphores, ces chapiteaux nous livrent  tous les sens de l’écriture, avec des enseignements, des mises en garde et des promesses,….etc.      

 chapiteaux 1

 

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Chapiteau 1 lecture :

  • Parlant : Sur la base de l’astragale, une femme nue, laissant apparaître ses formes, debout, les bras écartés, tenant fermement de sa main droite un animal au collet et de  sa main gauche brandissant une massue. Sur la partie centrale du chapiteau, on devine un serpent frayant,  formant un enroulement. Au centre, une feuille, au pétiole tourné vers le bas semble tomber sur le serpent. Au-dessus, sur la partie haute du chapiteau, deux têtes s’opposant dont les mains sont déployées l’une vers la nef, l’autre vers le chœur. Sur la partie intérieure du chapiteau, au sol, un hérisson  fuyant la scène, et juste au- dessus de lui, un animal fantastique sur-dimensionné à la queue segmentée, brisée. Sur la partie tailloir, sur chaque côté,  un homme et une femme enlacés dans une posture très explicite.
  • Signifiant, cachant :     Le monde terrestre : la nudité est imagée par cette femme nue, symbole de pureté, brandissant  un bâton, s’opposant et maîtrisant de sa main ferme, les intrus soumis à la tentation, aux péchés, pour les chasser de ce monde, une feuille, virevoltant, montrant sa chute, comme pour nous rappeler le pécher originel, un animal aux formes disproportionné à la queue fragmentée , cassée, pour nous enseigner toute la difficulté pour entrer et trouver sa place dans la maison de Dieu, un serpent frayant, laissant apparaître sa tête en regardant en direction de la nef, il est celui qui a imprégné le cœur d’Eve du péché de la tentation, mais il est aussi celui qui se glisse dans les méandres de la terre, il devient celui qui engloutit les âmes des pécheurs pour les livrer à la damnation éternelle, un hérisson de par sa plénitude naturel fuyant cette scène, restant lui-même en marchant en direction du cœur. Monde céleste, un couple nu, copulant, pour nous faire parvenir un message d’amour, aimez-vous les uns les autres, et non pas le rapport sexué, un visage d’où sort un bras avec une main repoussant toutes formes de mauvaises pensées. Le monde inférieur, représenté sur les bases de l’astragale représente le monde d’en dessous, le monde de la matière, le tellurisme. 

   Chapiteau 2

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Chapiteau 2 lecture :

  • Parlant : Un homme debout,nu, regardant du côté de la nef, tient de sa main droite un olifant qu’il porte à sa bouche et de sa main gauche il tient une massue.Sur sa droite, deux animaux à quatre pattes s’opposent et donnent l’impression de s’élever. Juste au-dessus sur l’astragale deux têtes dont sur l’une d’elles une main vient se poser. Sur la face avant, trois grosses feuilles aux longues tiges se croisant et rejoignant l’astragale. Un petit animal à quatre pattes fixé sur l’astragale. Au-dessus, sur la partie tailloir, une tête représentative d’un humain tient dans sa main gauche la tige d’une fleur en direction du chœur.Sur la partie intérieure, un animal,pouvant ressembler à un cerf les deux pattes arrières posées sur l’astragale et les pattes avant posées sur l’une des feuilles. Juste au-dessus de lui,se trouve un petit animal, un lapin .Sur la partie tailloir, une tête regarde en direction du chœur.   
  • Signifiant, cachant : Le mode terrestre : un homme nu symbole de pureté, souffle dans un olifant pour appeler des fidèles, il tient dans sa main droite un bâton pour chasser les impurs, un monde végétale luxuriant, s’entrecroise, s'élève,  un animal à corne, prend appui sur des feuilles et sur son dos un oiseau  posé semble nous montrer  le changement d’état,  celui de l’élévation. Le monde céleste : La tête ou les têtes sont là pour nous inviter, nous soumettre à la pensée divine, cette main vient nous inviter à écouter la parole de dieu.

Chapiteau 3

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 Chapiteau 3 lecture :

  • Parlant : Un homme,nu, debout, posé sur sa main droite un oiseau, certainement un faucon,  dans sa main gauche tenant un oiseau par les pattes, la tête en bas,sans doute une prise de chasse, un petit animal posé au sol.Sur la partie tailloir, un animal fantastique, à l’oeil démesuré. Au centre du chapiteau, plusieurs représentations naïves d’oiseaux, où l’on peut deviner une chouette, un coq….,etc , tous imbriqués les uns les autres.Et au-dessus, une représentations de fleurs s’opposant, toutes les deux liées par la même tige.Sur la partie, côté nef, un animal à quatre pattes avec deux yeux regardant vers le chœur porte sur son dos un petit animal.Sur la partie haute, un animal se retournant et regardant derrière lui .
  • Signifiant, cachant : Monde terrestre : Chasse au faucon, très pratiquée au Moyen Âge, l’imagier, mêlant mystique et onirisme, utilise  une iconographie variée,opposant quadrupèdes et oiseaux. Tous ces animaux imbriqués les uns les autres,représentent l’humain sous toutes ces formes et sous tous ses états, le fauconnier pratiquant la chasse,  son arme favorite pour chasser les mauvais. Monde céleste: A travers ces représentations, monde animal et végétal, il nous est rappelé que nous pouvons tous y accéder.

                                             Chapiteau 4                            

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 Chapiteau 4 lecture :

  • Parlant : Un oiseau, au sol, sur son dos un chevreuil tous deux regardant vers la nef.Sur la partie astragale, deux fleurs dont les pétioles se rejoignent.Sur la partie centrale du chapiteau,deux grandes feuilles se déploient dont les tiges viennent parcourir le sol.Sur le haut, une tête humaine semblant repousser avec force une autre tête sur la partie nef, de chaque côté de cette représentation à gauche une fleur étant arrivé à maturation pétales déployées et à sa droite une fleur à demi-fleurie.Du côté intérieur, une petite tête humaine, sur sa droite un oiseau sur-dimensionné par rapport à celle-ci portant sur son dos un animal à quatres pattes. Sur la partie astragale, deux fleurs reliées entre elles.
  • Signifiant, cachant : Monde terrestre : Ce chapiteau est le symbole du paradis dont il est la représentation sculptée, il incarne des états spirituels correspondant au séjour paradisiaque de l’homme, il est aussi le point de communication entre la terre et le ciel.

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