LIEUX D'ENERGIES

16-04-14

Accueil, bienvenu sur notre blog

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                                  Notre monde électromagnétique, celui dans lequel nous vivons. Ce monde de l'invisible, celui dont personne n'ose parler, est un facteur d'interaction avec le vivant, qu'il soit animal,végétal ou humain, et il va nous conduire dans l'avènement de la géobiologie à travers notre page d'histoire.  Eglises romanes lieux d'énergies

                                 Partout où que nous soyons sur notre planète, nous sommes sous l'influence permanente de deux énergies desquelles nul, ne peut se soustraire. L'espèce humaine est donc, de nature électromagnètique naturelle.L'énergie tellurique, celle qui provient de la terre, et l'énergie cosmique celle qui vient de l'espace. Depuis tous les temps, dans toutes les civilisations, l 'homme  de par son intuition, de par ces ressentis se trouve  "relié entre la terre et le ciel ", ils savaient parfaitement laisser parler leurs émotions, choses que nous avons complétement perdu à cause de notre société évolutive, où nous ne savons plus nous situer par rapport  à nous même. La conscience celle qui nous relie, celle que nous unifie, s'oppose au mental, qui lui à l'inverse, va séparer et diviser. Bien sûr au sens large des choses, j'aurai envie de dire que la différence entre conscience et  mental peut paraitre subjectif. Par définition notre mental ne cesse de nous guider, de nous orienter vers l'extérieur de nous même, et que la conscience nous guide, et nous oriente vers l'intérieur de nous même. Cette conscience là nous donne la paix et la sensation d'élévation spirituelle.   

                                 Les civilisations lointaines, à travers leurs cultures commençaient par voir l'esprit des choses puisque ils ont vénéré toutes sortes de dieux, un lieu,un arbre, une pierre, ....etc....Cette approche était un moyen de rentrer en contact avec les grandes énergies, et de pouvoir  vénérer les grandes forces de la nature celles de notre Terre-Mère et notre Soleil-Père. Depuis la nuit des temps l'homme s'est toujours positionner dans l'espace en fonction du soleil et sur un point bien précis celui des énergies géomagnétiques. L'homme d'autrefois était il doté d'un sixième sens?  

                                 Druides,Celtes, Templiers, ont tous  marqué la conscience humaine, à travers des savoirs qui ont laissé leurs marques à une certaines classes, celles des initiés. A travers ce temps passé, qui peut paraître au premier regard inintelligible, nous venions d'hériter d'un savoir, celui du choix des lieux, où nos bâtisseurs ont implanté nos monuments, nos chapelles. 

                                Bien sur nous n'avons aucune prétention de pouvoir expliquer en quelques lignes le contenu sacré qui a appartenu au monde des bâtisseurs, mais nous voulons juste apporter une meilleur compréhension  dans la visite de notre petit patrimoine., celui de nos chapelles.   

Contact: Lionel Villechenaud

               Géobiologue

               Sirgue Nord

               47300 Villeneuve Sur Lot

               Tél 0553491993

               Tél 0685054488

  onde-et-vie@hotmail.fr

  www.onde-et-vie.com


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Chapelle en Agenais 47

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                                             Qui n'a jamais été saisi par l'immense beauté de nos chapelles! Qui n'a jamais regardé vers l'infini et a abandonné ses communes mesures pour revivre une page d'histoire! C'est oser s'aventurer au delà des certitudes, c'est aussi l'aptitude à nous interroger sur notre passé et sur ceux qui ont su à travers des formes trouver l'acte de géométrie pour bâtir et laisser des traces d'un savoir faire. Bien des hommes, bien des femmes , bien des enfants ont embrassé la foi à travers de cruels épisodes de guerres, d'épidémies et de sacrifices face à la réalité de cette page d'hitoire.

                                             A travers les décennies, il y en a un autre qui a traversé de nombreuse péripéties celui de nos édifices religieux. Les traces de leur passé s'est arrêté et s'est figé pour nous permettre à chacun de retrouver et de renouer avec cette histoire lointaine. Si l'on est en droit d'avoir une vision strictement romantique du patrimoine, on peut aussi envisager de prêter à ce dernier des vertus pédagogiques pour nous aider à aiguiser notre jugement sur la civilisation moderne. Une lecture attentive des présentations proposées, qu'elle soit poêtique, scientifique, selon les goûts et les besoins de chacun, ne peut que vous guider dans vos choix futurs. 

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                         Essayer de comprendre ce patrimoine, c'est déjà tenter de démêler un écheveau où interviennent tant de paramétres qu'il est difficile de cerner lesquels des facteurs, naturels et humains ont la primeur pour expliquez cette exeptionnelle variété d'expressions. C'est bien de plusieurs dizaines de types d'églises que nous allons présenter afin d'entrer dans le monde de la géobiologie pour accéder dans le détail de ces architectures afin de comprendre  le savoir de nos anciens constructeurs.

                        Toutes belles, toutes étonnantes, elles nous donnent toutes envie de s'arrêter pour mieux les connaître, et surtout de pouvoir approcher le mystère de leur singularité. De cette diversité, nous ne tiendrons compte que des grands traits, ceux qui parlent d'évidences, des formes, de proportions, de symboles, des réseaux et bien sur des matériaux.

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                        Notre  approche pour les chapelles romanes n'est pas le fait du hasard. L'invisible dont personne ne parle, les mystères, les légendes ne font qu'éveiller nos sens.Fondé, ou infondé nous allons à travers la géobiologie essayer de donner un sens, ou plustôt nous allons soulever un savoir ancêstrale resté au fond d'un tiroir qui appartenait à la liturgie.

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           Au 21 eme siècle, à travers toute notre évolution avons nous oublié que la technologie est un produit de la terre! Ce produit là est de l'énergie puisque il est issu de la terre. Alors pourquoi ne pas vouloir mieux regarder, mieux comprendre ce phénomène qui a appartenu durant des siècles à des générations qui ont su à travers leurs constructions nous laisser leur savoir sur la captation des énergies.

 

Approche d'une église romane

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Histoire

           Les civilisations lointaines, à travers leurs cultures commençaient par voir l'esprit des choses puisque ils vénéraient toutes sortes de dieux, un lieu, un arbre, une pierre......etc. Cette approche était un moyen de rentrer en contact avec les grandes forces de la nature celles de notre Terre-Mère et de notre Soleil-Père.

           Depuis la nuit des temps l'homme s'est toujours positionné dans l'espace en fonction du soleil et sur un point bien précis celui des énergies géomagnétiques. L'homme d'autrefois était il doté d'un sixième sens!

           Depuis la plus haute antiquité, dans toutes les civilisations traditionnelles, l'homme a toujours cherché:

  • A faire rentrer en contact le monde visible avec le monde invisible
  • L'homme de cette époque avait de l'intuition
  • L'homme de cette époque avait des ressentis physiques
  • L'homme se trouvait naturellement  en résonance avec la terre et le ciel

           Les premiers chrétiens n'étaient pas des bâtisseurs, ils ont dû apprendre. Il a fallu attendre le moine Cluny Garin de Troyes et la science du trait pour voir naître ce savoir. Toute la christianisation tient en trois principes :

  • Anéantissez le paganisme
  • Baptisez ce que vous ne pouvez pas détruire et baptisez ce que vous ne devez pas pas détruire
  • Sauvez des valeurs paiennes si vous voulez pouvoir christianiser

          A travers celles qui nous émerveillent, nos chapelles, ne sont elles pas encore là pour nous rappeler nos racines et pour renforcer notre assise. Elles laissent aussi, le témoignage d'un savoir qui reste à nos yeux invisible, mais suivant la qualité de nos pensées, elles peuvent nous aider dans notre progression personnelle. 

          Nos églises ne sont aujourd'hui, qu'un lieu où se rassemble les fidèles pour participer à la messe, recevoir les sacrements, entendre la bonne parole. Les fantastiques vaisseaux de pierre que sont nos basiliques, églises, chapelles ont été construites suivant un pricipe alchimique dans lequel, la matière sert de support à la conversion des hommes pour les aider à accéder au sacré.

  • Une église est par excellence, le lien entre le monde visible et le monde invisible 
  • Elle est régénératrice, pouvoir de guérison sur le plan physique
  • Elle est régénératrice, pouvoir de guérison sur le plan conscience vital
  • Elle est régénératrice, pouvoir de guérison sur le plan spirituel 

           Le premier référentiel de l'homme fût et reste la lumière. Chaque jour, elle marque de son empreinte et nous voyons son action dans la modification progressive de l'environnement.

  • L'homme commence par observer
  • Il commence à comprendre le principe des cycles, journaliers, mensuels et annuels
  • La course de la lumière règle sa vie
  • Le soleil donne aux hommes la conscience de l'éternité
  • Le soleil donne aux hommes la révélation de la divinité

           La lumière solaire permettant de reconnaitre les cycles de la vie à la mort, oblige à considérer les rytmes et les influences de la lune, car l'un ne va pas sans l'autre. La différence avec les populations anciennes, même les plus éloignées, commençaient par voir: 

  • L'esprit des choses, d'un arbre, d'une pierre, d'un lieu.....etc
  • Que nous, à l'inverse, nous ne voyons que les apparences
  • Ils voyaient la qualité, nous ne voyons que la quantité 

           La première manifestation de Dieu dans la bible, au matin du premier jour est de séparer les ténèbres de la lumière.

L'orientation de l'homme et ses repères

           Chaque jour dans sa course, le soleil marque de par son balayage le rôle de transformation incessant de la lumière.

  • Elle oblige l'homme à se positionner dans son environnement
  • Elle oblige l'homme à s'orienter dans son espace
  • Elle oblige l'homme à s'orienter dans le temps

          En reconnaissant la terre, l'homme découvre le ciel qui en marque les limites. Désormais sa vie dépendra de l'échange qui s'effectura entre la terre et le ciel. Du cosmique, tout le monde reçoit mais pas forcément avec la même intensité

  • Certaines  plantes ont besoin d'un fort taux d'enracinement pour ne laisser paraître qu'une petite partie d'elles-mêmes.
  • D'autres bien au contraire possèdent une large frondaison pour acceuillir l'énergie cosmique au détriment d'un petit système racinaire donc un faible ancrage.

Ce qui est valable pour les végétaux, est valable pour le monde animal, minéral, humain.

  • L'orientation du sujet animal par rapport à lui-même
  • L'orientation spatiale par rapport aux points cardinaux terrestres. L'orientation spatiale s'articule sur l'axe est/ouest marquée par les levers et les couchers du soleil.
  • L'orientation temporelle par rapport aux points cardinaux célestes. Elle s'articule sur l'axe de rotation de monde sud/nord.
  • La croisée de ces deux axes représente la croix d'orientation totale. 

Les réseaux

           Les réseaux terrestres ont toujours étaient utilisés par les anciens, les moines constructeurs depuis les temps les plus reculés pour dynamiser un lieu. Ils devaient avoir:

  • Une approche holistique sur les données telluriques et cosmiques
  • Une approche sur le langage des symboles et théologique qui se rejoignaient dans la même volonté

           Les réseaux terrestres ne sont que des états particuliers de la matière qu'il faut concevoir dans une structure dynamique et en volume. Il existe une grande variété de réseaux harmoniques qui donnent accès à des informations, et de plus leurs dimensions ne cessent de changer en fonction de la latitude, du lieu et de la géologie locale :

  • Réseau Curry
  • Réseau Hartmann
  • Réseau Sacré, il sera soumis à l'influence du balayage solaire sur le lieu.Le soir il se décalera pour reprendre sa place le matin au lever du soleil. L'observation du réseau sacré nous montre qu'il correspond à l'attitude psy de l'observateur, qui lui permet de créer un état particulier qui informe sa structure et qui la rend sacrée.

           L'église, le temple, la chapelle sont la représentation du ciel et de la terre. Ils subissent en permanence deux influences:

  • Une information froide de maturation et de transformation, dispersée par les énergies de la lune
  • Une information chaude de révélation et de concrétisation, densifiée par le soleil.

           Quand les constructeurs ont dessiné au sol le plan de la future chapelle, en plus de toutes les données techniques, mathématiques et théologiques, ils ont également intégré les données énergétiques.

  • Le but n'est pas simplement d'amplifier les énergies telluriques, mais de sortir l'homme de la matière, afin qu'il s'éleve.
  • Le lever du soleil représente la naissance, par l'appartition progressive de celui-ci
  • Le coucher symbolise quant à lui la transformation, la mort

Construction des églises, chapelles,basiliques

           La construction des édifices sacrés, selon les maîtres d'oeuvres, se faisait selon les principes d'orientation rigoureux. Selon la position du soleil, heure après heure, jour après jour, saison après saison, l'ombre portée par le bâton varie en intensité, en longueur en fonction du soleil. C'est le principe du gnomon du cadran solaire.

Gnomon noir

 

            Le solstice d'été ( 21 juin), à midi, lorsque le soleil est à son zénith (midi solaire), l'ombre projetée par le mât est la plus courte et la plus contrastée.

            Le solstice d'hivers (22 décembre), à midi, lorsque le soleil est à son zénith(midi solaire), l'ombre projetée par le mât est la plus longue et la moins contrastée.

           Entre ces deux extrêmes, deux dates de l'année offrent le même longueur d'ombre les équinoxes du 21 mars et 23 septembre.

            L'équinoxe de printemps (21 mars) nous trace un chemin celui de la belle maturité. C'est le symbole de la graine en terre qui germe, va croître, mûrir et donner des fruits. C'est l'expression de l'épanouissement, des joies intérieures...

            L'équinoxe d'hiver (23 septembre) nous mène à la maturité, à l'intériorisation, à la mort symbolique.

 

Quadrilataire noir  La date des équinoxes sera donc choisie pour tracer les quatres points cardinaux

  • Le maître d'oeuvre plantait un mât, qui symbolisait l'axe vertical
  • A partir du bâton qui était le centre, il traçait un cercle
  • Au lever et au coucher du soleil, le mât projette une ombre qui coupe le cercle en deux points. Ces deux points déterminent un axe orienté est/ouest appelé "décumanus" 
  • Lorsque le soleil était à son zénith, l'ombre du mât dessinait un deuxième axe sur le sol, orienté nord/sud appelé "cardo"

          De ce fait, la lumière du jour est comparée au déroulement de la vie, la nuit en revanche marque le passage par les ténèbres.Transporté sur l'année, par la succession des saisons, nous retrouverons ce même rythme symbolique rélié à la vie, à la mort, à la renaissance.

Points cardinaux noirs

        Une fois après avoir repéré sur le cercle le lever (solstice d'été) et son coucher, le lever (solstice d'hiver) et son coucher, il ne reste plus qu'à relier ces points pour en tracer un rectangle. Ce rectangle s'inscrit dans le cercle, il est en relation avec le mouvement du soleil levant et couchant. 

Points cardinaux carré noirs

           Ils venaient d'inscrire un rectangle dans un cercle. La détermination de ce rectangle est en relation avec le mouvement du soleil et couchant. Cette figure, ce rectangle s'appelle le quadrilatère solsticial.Toute architecture sacrée se ramène au quadrilatère, c'est la base de la fondation de l'édifice son orientation.

  • Elle doit être le lien entre le monde visible et invisible          

          Dans un grand nombre de constructions se retrouve cette orientation caractéristique privilégiant l'axe équinoxial. C'est la relation entre:

  • L'ordre terrestre et l'ordre cosmique
  • L'ordre humain et l'ordre divin

Il est important de retenir de façon précise les trois opérations de l'implantation d'un église :

  • Tracé du cercle
  • Tracé des axes cardinaux ( cardo, nord/sud) et (décumanus, est/ouest )
  • Tracé du quadrilatère de base 

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L'eau

           Sans eau, il n'y a pas d'énergie. De par ses propriétés électriques, l'eau est l'élément essentiel dans le processus de transfert des énérgies. C'est elle qui relie toutes les particules vivantes entre elles. La molécule d'eau met en résonance le terre et le cosmos.

  • Sans eau, il n'existe aucune information
  • Sans eau, il n'y a pas d'église 
  • La molécule d'eau met en résonance la terre et le cosmos

          Toutes les églises sont construites par rapport aux réseaux géomagnétiques, mais aussi par rapport aux rivières souterraines qui lui donnent les informations suivantes :

  • L'eau est source de vie
  • L'eau est un moyen de purification
  • L'eau est le centre de régénérescence
  • L'eau apporte l'information tellurique
  • L'eau permet de faire vibrer la construction d'un point de vue énergétique.

          Tout les monuments qui ont été sacralisés par l'homme pour honorer une divinité ont utilisés ces principes. La maîtrise des maîtres d'oeuvre était telle, qu'ils étaient capables de modifier les veines d'eau en les détournant. Ils choisissaient donc le lieu en fonction

  • Du sous-sol aquifère du site choisi
  • En fonction des réseaux géomagnétiques

         Généralement, une église est  parcourue par plusieurs courants qui vont traverser le sanctuaire en plusieurs points perpendiculairement ou transversalement au bâtiment.

  • La première veine d'eau, située côté entrée, porte Ouest, va jouer un rôle important celui de représenter le Jourdain, là où Jésus fut baptisé (signe de purification )
  • Toujours en partant de la porte Ouest, sur la gauche, la deuxième veine d'eau qui accueille la zone baptistère. Elle se trouve dans la partie basse de la chapelle, qui est la partie matière, symbole de lourdeur. Le futur baptisé ne fait pas encore partie de la maison de Dieu, il lui faut le sacrement de baptême pour accéder plus loin dans la nef.
  • La troisième veine d'eau, celle du choeur, sous l'autel ...

Plan Chapelle Saint Clair Cauzac 47

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Les différentes parties d'une église

  • Porte Ouest: Lorsque nous sommes devant la porte ouest, nous sommes sur le parvis. Le parvis est l'espace plat situé à l'entrée principale de l'église. Le mot parvis vient du mot paradis. L'entrée, occidentale correspond à un passage de l'obscurité (ouest) vers la lumière (est) associé à la voie ascendante de la Terre vers le Ciel.
  • Porte Sud: C'est le zénith solaire, l'apogée de la création et de sa fructification. Le sud représente le jour éternel.
  • Nef: Après avoir franchi le parvis et la porte ouest nous nous retrouvons dans la nef qui était le lieu de rencontre. Souvent pour arriver à l'autel il fallait monter une ou plusieurs marches pour y accéder.
  • Choeur: Le choeur de l'église est le lieu de communion où se situe l'autel. C'est l'endroit de la lecture de la parole, de la célébration de l'Eucharistie et de la chorale. 
  • L'Autel: Il est le lieu de l'offrande, un lieu où l'on célèbre l'Eucharistie, qui est situé plus haut que le parvis pour nous rappeler que Jésus désire nous entrainer vers une élévation, une vie plus haute, plus riche et plus belle.
  • Zone baptistère: Les fonds baptismaux étaient placés au nord de l'église, car le nord  est réservé aux ténèbres, où sont placés les néophytes avant de recevoir la purification du baptème. Venant du mot latin " fonts" qui veux dire source. Le baptême du chrétien, on immergeait l'enfant afin que l'eau froide lui provoque un choc physique, ouvrant ainsi son corps éthérique. Le baptisé étant sur une zone très vibratoire, d'énergie positive, il en emmaganisait une grande quantité qui le vitalisait bénéfiquement. Bien sûr, les religieux ont préféré considérer le fait comme étant la descente du saint esprit, c'était beaucoup plus simple pour les gens du peuple qui vivaient dans l'ignorance. 

 

14-03-14

Le tétramorphe église Saint Pierre-és-Liens Goujounac 46250

 

                      Dans l'art chrétien occidental, l'iconographie chrétienne représente fréquemment les Évangélistes sous des  formes figuratives animales, Le Tétramorphe.Du grec tétra, qutare et morphè, forme. 

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                  Le Christ au centre, à la fois juge et roi, il trône en majesté. Placé dans la mandorle identifiant l'état de ressuscité, Le Christ est vêtu d'une longue tunique, il est la représentation bénissant de sa main droite, et de la main gauche tenant le livre du savoir. juste au dessus de la mandorle deux anges ailés.

                  Le tétramorphe: Il réapparaît dans l'Apocalypse de Jean (chapitre IV), dans sa vision du trône de Dieu. Les quatre "Vivants" ont été associés aux évangélistes par les pères de l'église dans les premiers siècles du christianisme.

Mathieu : La sculpture de l'homme est attribuée à Saint Mathieu, il commence son évangile par la généalogie de Jésus, indiquant l'impliquation du Christ dans l'histoire de l'humanité par son incarnation. Symbole de l'incarnation, l'homme.

Marc : il commençe son évangile dans le désert qui à l'époque, était encore hanté par les lions. Le lion est le symbole de la christologie.

Luc : Saint Luc, commence son Évangile dans le temple avec l'annonce de Gabriel à Zacharie puis à Marie. C'est dans le temple que l'on sacrifié les taureaux comme offrande à Dieu. Symbole taureau.

Jean : L'aigle est attribué à l'évangéliste Jean, car le prologue de son évangile, sur le verbe de Dieu, commence avec sa vision pénétrante du mystère, une grande hauteur de vue qui lui provient du Verbe de Dieu lui-même. C'est pour cette raison, Jean l'Evangéliste, sera   appelé Jean le Théologien.

     

12-03-14

La croix du bûcheron

            L'arbre, symbole de force, de pouvoir, de sagesse, il y a des arbres, qui de par leur forme, leur port, leur qualité, leur défaut, leur blessure laissent apparaître, comme tout être, une conscience, une histoire. A chacun sa vie, il sera lui-même tributaire de ses rencontres, il aura ses propres rythmes, ses propres mouvements. Il peut avoir une croissance lente ou rapide, il peut avoir subi les rigueurs climatiques, chaud ou froid, avoir un tronc droit ou tordu, dur ou tendre, il restera celui dont le bûcheron devra déchiffrer son histoire, entre subtilité, conscience et savoir.

            Si au Moyen Âge, on mesurait la surface d'un bois de chênes en fonction du nombre de porcs qu'elle pouvait nourrir " la glandée", pour les dates d'abattages d'arbres ils utilisaient les sagesses populaires, les on dit, les croyances, les fêtes religieuses, qui étaient des repères temporels en fonction des cycles lunaires, le chêne pour noël, le bouleau entre deux.....etc. Le bois était luné en période de lune descendante, de plus on lui attribuait un sens noble ayant un rapport avec la matière bois, solidité, puissance et longévité. Pour l'abattage des arbres, pour en prendre les mesures ils utilisaient la croix de bûcheron.   

            Conception d'une croix de bûcheron:

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            Estimation d'une hauteur d'arbre à l'aide de la croix de bûcheron:

  • Se placer face à l' arbre à estimer, à une distance approximative de sa hauteur.
  • Faire coïncider sur une même ligne, le pied de l'arbre avec le bas du bâton et l'oeil
  • Faire coïncider sur une même ligne, le haut de l'arbre avec le haut du bâton et l'oeil
  • Lorsque les deux extrémités de l'arbre correspondent bien aux extrémités du bâton, mesurer la distance entre vous et l'arbre. Soit BC sur le schéma

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Conclusion:

  • La hauteur de l'arbre AB est égale à la distance BC

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La Lune et nos édifices religieux

                     La lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse dont le foyer est au centre du globe terrestre, au cours de son parcours, elle se raproche de la Terre pendant quelques jours, à une distance d'environ trois cent soixante mille kilomètres, on dit qu'elle est à son périgée. Puis elle s'en éloigne peu à peu, pour arriver quatorze jours plus tard à une distance maximale de quatre cent neuf mil kilomètres, on dit alors que la lune est à l'apogée. Entre deux passages successifs, s'écoule 27.55 jours.

                    Les noeuds lunaires sont des instants pendant lesquels la trajectoire de la lune traverse le plan écliptique, ce phénomène ne dure que quelques heures et s'observe deux fois par mois. Quand la lune est ascendante, on parle de noeud ascendant et inversement quand la lune est descendante on parle de noeud descendant.

Noeuds lunaires

                     Premier quartier, pleine lune, dernier quartier et nouvelle lune vont former un cycle, la lunaison. La lunaison, est le nom que l'on donne au cycle que forme conjointement le soleil et la lune douze à treize fois dans une année. La lune tourne autour de la terre, et le couple terre, lune tourne autour du soleil. Les positions de ces trois astres sont donc souvent différents mais se retrouvent cycliquement dans les mêmes configurations.   

                     Pendant des siècles les phases lunaires ou lunaisons furent le seul calendrier, il était l'échelle naturelle du temps.

 

cycle lunaire

                     Toute la durée du cycle nouveau voit alors  succéder les différentes phases de lunaison:

  • Premier croissant: Âge moyen, entre douze et vingt heures, c'est la plus petite partie observable du limbe lunaire éclairé. Entre ce premier croissant et le premier quartier, on observe la lumière cendrée qui correspond à la faible et douce lumière réfléchie par la partie éclairée de la lune.
  • Premier quartier (quadrature): Au septième jour, la partie Ouest de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en première partie de la nuit.
  • Pleine lune (opposition): Au quinzième jour la totalité du disque lunaire est illuminé. A partir de cet instant, on dit que la lune décroît.
  • Dernier quartier (quadrature): Au vingt troisième jour, la partie Est de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en deuxième partie de la nuit.
  • Nouvelle lune (conjonction): La fin du cycle moyen aura duré 29 jours, 12 heures et 3 secondes

                     Quand la lune se trouve entre la terre et le soleil, sa face éclairée n'est pas visible de la terre, c'est ce que l'on appelle la nouvelle lune qui est représentée par un disque noir. Puis en tournant autour de la terre, la lune va laisser apparaître un croissant lumineux qui va augmenter petit à petit jusqu'à devenir lumineux plein, c'est la pleine lune.

                     Lorsque l'on observe la lune dans l'hémisphère Nord, quand on peut dessiner soit un "p", soit un "d" avec une barre imaginaire on dit que:

  • La lune est croissante quand la barre est située à gauche, elle représente un p
  • La lune est décroissante quand la barre est située à droite, elle  représente un d

Lune montante descendante

                    Les anciens voyaient la lune formant un couple avec le soleil, elle a joué un rôle important dans toutes les mythologies, ces cycles souvent en relation avec l'idée de la fécondation, mythes ancestraux, à la lune rousse rien ne pousse, mais encore, la lune lave plus blanc, la relation de la femme et de la lune, et dans les expressions, être dans la lune, être lunatique. N'est elle pas un astre mystérieux!

Couleur des lunes traditionnelles

                     N'oublions pas que la lune a défini les dates de constructions de nos édifices religieux:

  • La lune est associée au temps, elle est le rétroviseur du soleil, elle est le symbole des apparences.
  • Le soleil est associé à l'espace.

                     Durant le moyen Âge, la lune occupait parmi les astres une relation privilégiée car c'est d'après ses cycles  que l'on mesurait  le temps et déterminait les principales lois de la nature, naissance, croissance et mort. La lune gouverne tous les cycles naturels liés à l'eau, de la pluie aux marées, de la gestation à l'accouchement. Elle est le second des grands luminaires elle incarne le principe féminin qui anime l'univers. Elle préside à l'humeur flegmatique, physiologique et émotive. N'oublions pas que la lune lors de sa phase ascendante, va tirer toutes les énergies pour atteindre son trop plein énergétique le jour de la pleine lune, et inversement ces mêmes énergies décroîtront en lune descendante. La lune qui n'est que le rétroviseur du soleil n'est elle pas là pour nous montrer notre chemin et pour nous rappeler notre état, celui du moment, pour suivre le chemin de la transformation. On comprend mieux pourquoi les constructeurs, ceux de nos chapelles on choisit de placer la zone baptistère dans la partie lunaire de l'église, partie froide, sombre et humide, mais avant tout elle est là pour nous montrer le chemin de la transformation et d'appartenance pour accéder à la connaissance du divin, la maison de dieu, le baptême est la pour nous conduire à l'élan et l'éveil spirituel donc signe de changement d'état.

 

Elle est associée au métal argent de par sa couleur et se trouve en relation avec l'organe l'utérus. Le jour de la semaine que l'on lui attribue est le lundi.

                     Mais encore, en fonction de sa couleur, de sa brillance et de sa position, ces différents états étaient considérés comme des signes prémonitoires, elle apparaît, disparaît et se représente sous différentes formes. La lune est depuis toujours considérée comme à l'origine de nombreux phénomènes psychiques comme par exemples la folie hystérique et lunatique.        

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01-03-14

Corde à treizes noeuds

                     Au Moyen Âge l'architecture d'un édifice religieux ne pouvait être appréhendée que par l'esprit qui fait naître la forme, cette maîtrise de l'art aux proportions harmonieuses reposait sur des notions simples, des figures géométriques. On se servait de mesures établies en rapport avec le corps humain, la ligne, le pouce, la paume, la palme, l'empan, le pied, la coudée ainsi que la toise. La coudée (du latin, cubitus), respectant les proportions et l'harmonie des futurs tracés, le maître d'oeuvre, utilisait la corde à treize noeuds afin d'effectuer les différents traçages pour élaborer les  principes géométriques.

Triangle rectangle

                Corde de chanvre, réalisée sur les proportions de la coudée humaine, basée sur la mesure du coude jusqu'à l'extrémité des doigts de la main. Elle est d'une longueur de douze coudées , donc de douze intervalles identiques marqués par treize noeuds. On peut d'ailleurs comprendre l'origine du verbe multiplier en rapport avec celle-ci quand on le décompose: Multi, plusieurs et plier qui est l'action de donner une forme, mais encore, ne faut-il pas faire le lien avec les douze lunaisons représentions des douze intervalles et celui des treize noeuds pour rappeler les années à treize lunes......! Si la maîtrise de cet art passait par la relation à l'autorité sacerdotale n'oublions pas que chaque forme crée était conduite par l'élan spirituel qui dominait ces outils restreint, règle, pige, compas....etc, et surtout ne pas oublier que l'erreur était la part de dieu disait-on !    

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28-02-14

Boite à idées

 

 

                                                                             Merci, 

                Mille,  mille et un, merci  de nous lire,

               Nous avons remarqué que vous aimiez nos albums photos. Nos photos sont toutes authentiques sans retouches, ni effets spéciaux. Elles sont toutes des instantanés prises avec les yeux du coeur ... Vous pouvez bien sûr les imprimer mais nous aimerions que cela soit à but disons non lucratif, si non nous vous remercions de respecter notre travail et nous demander notre accord.

                Nos textes sont des originaux, des réflexions, des essais;  toujours écrits avec un grand souci d'exactitude, de vérité certes la  nôtre mais ... Ils sont  animés de passion, emplis d'envie de vous faire connaître,voir, toucher, sentir, aimer ...autrement. Nous avons encore tant de projets de messages, de visites de lieux, de reportages photos à vous faire découvrir  mais nous aimons  aussi le partage,  c'est pour cela que nous ouvrons une boîte à idées  afin que vous puissiez nous contacter et nous donner vos avis.

               Alors, à vos plumes, claviers, tablettes,  nous vous attendons.

 

 

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21-02-14

La coudée, la canne......etc, unités de mesures des constructeurs

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           Les hommes ont d'abord mesuré avec leur corps. Toutes les civilisations ont utilisé des unités en rapport avec la morphologie humaine. Jusqu'au XVIII iéme siècle il existait en France aucun système de mesure unifié.  Au Moyen Âge, les maîtres constructeurs utilisaient une canne pour mesurer les longueurs. Les unités de mesures pour les longueurs étaient choisies en relation avec les dimensions du corps humain, la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.

           La ligne: La plus petite unité utilisé par les compagnons bâtisseurs était la ligne. Une ligne correspondait sensiblement au diamètre d'un grain d'orge, soit environ 2.25 milimètres. En multipiant la ligne par 555, les constructeurs obtenaient une unité appelée l'emjambée, d'une longueur de 125 centimètres. Cette longueur était ensuite divisée en 5 unités différentes, reliées entre elles par la valeur du nombre d'or 1.618 ce qui permettait de retrouver les valeurs.

          La canne ou la pige: des maîtres d'oeuvre, fut l'instrument de mesure privilégié des bâtisseur d'églises. Cet outil associé à la règle et au compas, permettait d'obtenir pratiquement toutes les tracés géométriques et harmonique. La canne des bâtisseurs équivaut à 555 lignes et une ligne vaut en moyenne 2.25 milimètre ou en ajoutant la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée équivaut à environ 1.25m selons les régions. 

          Le pied: Le pied servit longtemps de base pour déterminer d'autres mesures de longueurs. Le pied utilisé par les bâtiseurs équivalaient à 32 cm environ. Cette valeur correspond à la longueur de l'ampan 20 cm, multiplié par le nombre d'or 20x1.618 = 32.36

Main titrée

           

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19-02-14

Gnomon

Gnomon

 

gnomon 2

 

                Plusieurs milliers d'années avant notre ère l'homme avait compris le rythme solaire, celui des saisons, des années, ainsi que l'alternance des jours et des nuits. Les premières orientations des constructions architecturales aussi simples qu'elles soient, menhirs, dolmens, chapelles, églises reposent sur les mêmes considérations, l'ombre du soleil ou de la lune à un instant donné du lieu.  

                 Gnomon               

                          Le gnomon est l'un des premiers instruments scientifiques de l'histoire de l'humanité qui cumule les fonctions, celui du temps, mais aussi qui a la faculté de déterminer les grandes périodes de l'année solaire. Il suffit de mesurer au cours de l'année la longueur de l'ombre lorsque le soleil est au méridien.

  • Quand l'ombre est minimale, c'est le solstice d'été
  • Quand l'ombre est maximale, c'est le solstice d'hivers

                         C'est ainsi, que de tous temps, l'homme a toujours voulu mesurer le temps, la mort est associée aux ténébres et la vie à la lumière.

 

Lever solaire 0

           Les constructions des édifices sacrés, selon les maîtres d'oeuvres se faisaient selon les principes d'orientations rigoureux. Selon la position du soleil, heure après heure, jour après jour, saison après saison, l'ombre portée par le bâton varie en intensité et en longueur en fonction du soleil.

  • Ils plantaient un mât, qui symbolisait l'axe vertical
  • A partir du bâton qui était le centre ils traçaient un cercle
  • Au lever et au coucher du soleil, le mât projette une ombre qui coupe le cercle en deux points. Ces deux points déterminent un axe orienté Est/Ouest appelé "décamanus"
  • Lorsque le soleil est à son zénith, l'ombre du mât dessine un deuxième axe sur le sol, orienté Nord/Sud appelé "cardo"

           De ce fait la lumière du jour est comparée au déroulement de la vie, la nuit en revanche marque le passage par les ténébres. Une fois après avoir repéré sur le cercle le lever solstice d'été et son coucher, ainsi que le lever solstice d'hivers et son coucher, il ne reste plus qu'à relier ces points pour en tracer un rectangle.

  • Ils venaient d'inscrire un rectangle dans le cercle. Cette figure, ce rectangle s'appelle le quadrilatère solsticial.
  • Toutes architectures sacrées se ramènent au quadrilatère. La fondation de l'édifice commence par son orientation.
  • Elle doit être un lien entre le monde visible et invisible.

 

Carré quadrilataire A

 

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19-01-14

Eglise Saint Hilarion Duravel crypte 46700

                   Tous les regards, se portent vers cet escalier qui descend, pour nous conduire dans un espace, celui qui est dédié au culte de la mort, celui de l'au-delà. L'étymologie du mot crypte (cacher) indique bien sa signification. Sombre et humide, elle est reliée au mystère de la mort et de la résurrection, on peut sans le savoir, ressentir l'expression de toute sa symbolique à travers sa propre conscience qui sera celle du moment et de son propre état mental.

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                                                                                    Crypte autel

                  Descendre ces marches, c'est déjà, vouloir comprendre l'importance du message que le constructeur a voulu nous laisser. L'obscurité, le silence du lieu prête à croire à l'importance du langage de l'art à travers la lumière, la forme et la matière mais dans la réalité il en est tout autre. Nos ancêtres voyaient l'esprit des choses, ils savaient montrer l'aspect émotionnel pour nous emmener à considérer que Dieu est à l'intérieur de soi et que la seule lumière vient de notre coeur.

                   Nous savons tous que notre mental oriente nos pensées vers l'extérieur de soi-même, alors essayons d'utiliser notre conscience, celle qui nous mène vers notre jardin intérieur, la voie de la connaissance, la voie du coeur pour aborder cette visite de façon symbolique. Elle en sera d'autant plus riche qu'elle vous guidera en fonction de vos émotions pour vous faire découvrir votre propre cheminement intérieur.

     

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                     Crypte côté lunaire                                                              Crypte escalier côté lunaire

                   Dans sa généralité, la crypte se présente comme un rectangle, avec en fond "l'acrosolium", elle mesure dans les deux dimensions quatre mètres cinquante par quatre mètres cinquante. Le bâtisseur l'a creusée, l'a enracinée, et c'est de là que se nourrissent les racines de notre humanité, à travers des forces invisibles, bien présentes. Elles furent représentées sur les hauts et bas de colonnes, elles sont là pour nous montrer toutes les indications énergétiques et symboliques et pour nous faire suivre notre propre chemin de lumière. La crypte possédait à l'origine deux escaliers permettant aux nombreux pélerins qui venaient implorer l'assistance des saints, de descendre processionnellement par l'un qui est solaire puisque il se situe au sud et pour remonter par l'autre, qui lui est lunaire puisque il est positionné sur le côté nord.C'était le chemin des pélerins, celui de la renaissance, celui de la course du soleil de gauche à droite pour en ressortir par la porte lunaire. D'une manière plus symbolique, il tournait dans le sens solaire, celui des énergies naturelles pour accomplir sa renaissance, et, inversement, à l'opposé du sens solaire, il aurait fait la démarche de retourner à ses origines. Plus tard, le percement de l'escalier central certainement aménagé lorsque les reliques furent remontées. Des fûts de colonnes, en pierre, aux nombres de quatorze viennent en complément des chapiteaux soutenir la voûte de la crypte. Dans cette ombre romane, le calme ancien ne suffisait pas, on apporta évidemment la lumière immuable des cierges pour que notre regard se porte vers l'autel, où convergent toutes les énergies afin de transcender les pélerins devant les reliques d'hilarion, Agathon et Poemon. 

                                       

  DSC_8297 Hilarion DSC_8299 Agathon DSC_8298 Poemon

  Saint Hilarion mort en 372              Saint Agathon mort en 370            Saint Poemon mort en 450

                   Si le constructeur était le maitre absolu, il fallait recourir à certaines conditions. Le choix du lieu n'était jamais découvert, mais simplement reconnu par lui. Si le temps n'existait pas, nos bâtisseurs, maîtres absolus, issus du compagnonnage restaient dans l'anonymat pour nous livrer tout au fond de l'obscurité un message d'espoir de la vie après la mort. C'était savoir transmettre la notion du changement d'état et regarder le message autrement afin d'agir avec le coeur, pour aborder l'au-delà. Le constructeur de Duravel possédait de par son savoir la géométrie et par le sacerdoce la symbolique, si le symbole joue le rôle d'une structure mentale, ce lieu nous donne les alignements et les principes des énergies necessaires à l'animation du lieu "sacré". On peut dire aujourd'hui qu'il est possible non seulement de comprendre le lieu, mais il est aussi possible d'en restituer le circuit initiatique. La crypte est par excellence, le lien entre le monde visible et le monde invisible, elle est orientée comme un grand nombre de construction priviligiant l'axe équinoxial (est/ouest), qui représente la relation entre l'ordre terrestre et l'ordre cosmique, l'ordre humain et l'ordre divin.Si l'orientation fait partie des grands fondamentaux, il fallait harmoniser les énergies de la terre (réseaux aquifères) et les énergies du ciel (réseau cosmique) avec la course du soleil.

Quadrilatère solsticial

Schéma Duravel crypte quadrilatère solsticial

                 

                    Dans la tradition chrétienne, l'eau revêt un caractère important. L'eau est l'énergie de la terre, elle est la jonction des deux qui donnera la vie. L'eau représente le passage d'un monde à l'autre, dans l'au-delà. D'une manière plus symbolique l'eau est l'élément qui transforme, qui purifie, qui bénit. Compte tenu de ces propriétés on comprend mieux pourquoi les anciens l'ont souvent sacralisée là où elle surgit de la terre, et que le choix de cet emplacement n'était pas dû au hasard.

Plan aquifère

 

Plan église crypte Duravel aquifère brut

 

 

                   Dans le silence de notre chère Terre, il y en a un autre qui est là! Invisible, inodore elle serpente les sous sols la "vouivre". Cette énergie venant de sous terre a été diabolisée ou reconvertie par l'église, ces phénomènes font référence à la nature infernale, aux serpents et aux personnages de la bible ayant combattu les dragons.Dans la réalité, ces courants telluriques sont des flux éthériques certainement liés à des mouvements de convections causés par la rotation de la terre, qui de par son coeur en fusion vient former un courant tellurique qui généralement suit de façon naturelle les cavités, les rivières, les veines d'eau ainsi que certaines couches de l'écorce terrestre. 

                   Pour aborder cette étude, il est nécessaire de savoir que le symbolisme roman est construit sur un mode de pensée et d'opposé, le bien et le mal, le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel, tout peut engendrer un symbole. Plus précisèment, chaque objet devient la figuration d'une chose concernant le mystère de la foi, et c'est ainsi que l'imaginaire devient réalité. C'est dans ce décor sculpté  que nous allons retenir toute notre attention, que l'on peut classer en deux  groupes, celui des énergies telluriques et des énergies cosmiques. Ils sont là pour nous indiquer la notion de changement d'état, interprétons et regardons ces messages avec la raison et le coeur pour mieux les comprendre. Un chapiteaux se lit sur trois niveaux d'ouverture d'esprit.

  • Le parlant, le descriptif, lecture simple.
  • Le signifiant, jeu de symboles suivant son stade d'entendement.
  • Le cachant, lecture sacrée du message, prise de conscience. 

    DSC_7841    DSC_7844   

                                                    Chapiteau 5 haut               Chapiteau 5 bas

                   Ces symboles ne sont pas une réponse en soit, mais ils vont nous révéler un cheminement. Si le corps est le véhicule de l'âme au service de l'esprit, les premiers pas dans l'église devront être vécus avec émotions pour prétendre alimenter eux aussi notre âme. Si nous nous obstinons dans notre mental, nous passerons à côté d'une partie de la réalité en prônant la valeur universel des sculptures sachant que celle-ci n'existe pas. S'ils représentent le corps, l'âme et l'esprit ils ne sont pas là, par fantaisie ou lubie d'artiste, ils sont là pour nous ouvrir notre conscience d'homme. 

Chapiteau 5 bas (Le parlant). La vouivre est représentée sous la forme d'un mouvement ondulatoire qui comporte trois enroulements, de sa bouche, elle semble cracher de l'énergie. 

Chapiteau 5 bas (Le signifiant). La vouivre représente les courants d'énergies telluriques qui innervent la Terre considérée comme vivante. La manifestation des énergies de la vouivre est équilibrée par les énergies cosmiques. C'est pour celà qu'elle est associée au paon qui est un symbole solaire.

Chapiteau 5 bas (Le cachant). Elle est la représentation même des énergies pour nous rappeler sa force, sa façon de se transformer.

Chapiteau 5 haut (Le parlant). La paon, symbole paloéchrétien. Au moyen âge on croyait qu'il était imputrescible, c'est pour cette raison qu'il est devenu un symbole d'immortalité. Son bec se termine en forme de spirale.

Chapiteau 5 haut (Le signifiant). Le paon, symbole solaire de l'immortalité, de la résurrection. Il est aussi le symbole de la beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est produite par la transmutation spontanée des venins qu'il absorbe en détruisant les serpents (symbole du Christ rachetant le péché originel  par sa mort et sa résurrection). Son bec en forme de spirale, indique les énergies d'évolution tournant de la droite vers la gauche pour permettre l'évolution. Symboliquement, il tire les énergies telluriques. 

Chapiteau 5 haut (Le cachant). Il est là pour nous rappeler le passage à un autre état celui du monde visible au monde invisible, et que la transmutation peut être spontanée.

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                                         Chapiteau 10 haut                                             Chapiteau 7 haut

 

                       Dans le centre de la crypte se trouvent quatre colonnes, chacune, posées sur un socle identique dont la base de pierre est carrée. Le pied des fûts délimités par deux astragales intègre parfaitement la base, que l'on pourrait assimiler au système racinaire d'un arbre, peut être pour nous faire comprendre son ancrage ainsi que sa force à travers son enracinement. Au-dessus de la base, le fût s'élève pour soutenir celui qui repose sur l'astragale, le chapiteau. L'ensemble représente des feuilles d'acanthe dans leurs divers états, partant d'une simple feuille ouverte à la représentation de plusieurs feuilles comme une multiplication ou duplication. Les chapiteaux n°7 et 9 possèdent dans leurs angles des voulutes représentatives d'un état d'énergie. Du n° 7 a jailli de la matière des feuilles, elle s'est dépliée, ouverte symbole d'évolution et de maturation. Comme l'esprit qui s'interroge, se questionne, s'ouvre, se métamorphose. D'une graine en,terre, naît une plante. Elle grandit, fleurit et produit des fruits. Dans le jardin d'Eden, la nature y était luxuriante, généreuse. C'est le cycle de la vie, de la mort. Dans la représentation de ces chapiteaux aux feuilles d'acanthe, la nature exprime un au-delà, lieu paradisiaque où séjourne l'âme du défunt.

                     Le pèlerin descendait l'escalier aux marches étroites et abruptes guidé à la lueur d'une bougie pour pénétrer le monde de l'au-delà, celui des trois saints, Hilarion, Poemon et Agathon.

    Sarcophage des trois saints

Sarcophage des trois saints Duravel

Saint Hilarion abbé à Gaza mort en 372:

                   Issu d'une famille aisée, ses parents l'envoyèrent faire des études à Alexandrie en Egypte. Baptisé vers l'âge de 15 ans, il partit rejoindre Saint Antoine dans le désert, il resta à ses côtés trois mois et décida de se faire ermite à son tour à Naiouma près de Gazza. Ses parents étant décédés, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres et parti en solitaire. Il fonda à Gazza la vie érémitique. Une nouvelle organisation y prend corps "Les Laures".

                   Les ermites installent leurs habitations individuelles le long d'une avenue (Laura en Grec) qui conduit à l'église ou à un oratoire où ils se retrouvent plusieurs fois par semaine. De plus, ils se soumettent à la direction spirituelle d'un Abbé tout en gardant leur indépendance de mouvement. Le système des Laures eut du succès et se développa grâce Saint Chariton dans le désert de Judée et sur le territoire qui va de la Mer Rouge à Nirnive. C'est la  préfiguration, en fait de la vie érémétique groupée, plus tard instututionnalisée par les Chartreux. A Gazza, Hilarion vécut dans la plus totale austérité, ne changeant de tunique que seulement si celle-ci tombait en lambeaux, ne mangeant que quelques figues et lentilles. Sa seule lecture était les Saintes Ecritures.  A l'instar de Saint Antoine, son maître, il triompha de nombreuses tentations. Il accueillait tous les malades qui venaient à lui, chassait les démons et guérissait la cécité, des chevaux fous, tous les fidéles se joignaient à lui. Des admirateurs le poursuivent tant est grand son rayonnement, il entame une grève de la faim et fuit avec quarante moines allant d'Alexandrie, Libye, Sicile; Dolmatie pour se fixer à Chypre. Hilarion avait eu une vision où sa mort lui était annoncée. Il s'étendit et s'écria: "Sors mon âme, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore, il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ. Peux-tu craindre la mort!"

                  Dix jours plus tard, son corps fut ramené secrètement à Gazza, son premier monastère par Saint Hésyschios. Sa vie fut décrite par Saint Jérôme. Il se fête le 21 Octobre. 

 Saint Agathon (qui veut dire bon en  français ) ermite au désert de Scété en Egypte mort en 370:

                  Ouadi Natroum connu sous le nom de désert de Scété dans l'histoire Chrétienne, est une vallée aride dans le désert occidental de l'Egypte à environ 75 kms au Nord-Ouest du Caire et 80 kms au Sud-Est d'Alexandrie. Durant l'époque pharaonique, cette région était considérée comme sacrée en raison du Natron, composé naturel de carbonate de sodium, bicarbonate, sulfate de sodium et chlore ayant des propriétés absorbante et antiseptique, qui s'y trouvait en abondance, et qui était essentiel aux cérémonies de purification et à la conservation des momies. La très grande consommation de ce produit nécessitait de fréquentes visites et le lieu devint vite un sanctuaire.

                  Connu sous le nom de Désert de Scété durant l'ère chrétienne, le Ouadi Natroum abrita Saint Macaire Le Grand qui s'y retira en 330. Sa présence attira de nombreux croyants puis peu à peu des églises et des hospices pour les pèlerins furent construits ainsi que des monastères pour les religieux. Dès les premiers siècles de notre ère, le Ouadi Natroum servit de refuge aux chrétiens d'Egypte brimés par les autorités de Byzance puis par le pouvoir musulman de Caire. Ayant souvent recours à l'exil pour pouvoir préserver leur foi, les coptes (habitants chrétiens d'Egypte) y vivaient d'abord en ermite avant de s'organiser en communautés. C'est ainsi que près de cinquante monastères y ont été établis au IV siècle. De nos jours, il n'en reste que quatre toujours habités par des moines. 

                  Agathon de l'Egypte était un contemporain de Saint Macaire Le Grand, il vécut en ermite dans ce désert de Scété.Il fut surnommé "Le Silentiaire" parce qu'il garda pendant 3 ans un caillou dans sa bouche pour éviter de parler. Ensuite, il se distingua par sa grande douceur, ses sermonts toujours très sages, sa grande humilité. Il se fête le 2 Mars.

Saint Poemon Abbé de Diolcos (ile semi deserte du Delta du Nil en Egypte ) mort en 450.

                  Un des pères du désert Egyptien. Propablement originaire d'Egypte, il se retira avec plusieurs de ses frères dans une île se mi déserte du Delta du Nil. Après des attaques de Berbères en 408 ils fuient et s'installent dans les ruines du temple païens à Terenuthis. Poemon fut abbé de la communauté. Il était doté de grandes vertus, humilité, bonté et sagesse. La note caractéristique de la fin des solitaires est la sérénité. Ils meurent comme ils ont vécu.

Sources: La vie des Saints Pères du Désert et de quelques Saintes Solitaires d'Orient (Joseph François Bourgoing de Villefore 1714)

Notes: Ces Saints Reliques Egyptiens certainement momifiés car encore relativement en bon état furent offerts à l'abbaye de Moissac par Charlemagne. L'abbaye de Moissac les transféra à Duravel en l'an 1095, Elles se trouvaient probablement dans la crypte. Actuellement, elles se situent dans un sarcophage derrière le maître autel. Une ostentation se déroule le 21 Octobre tous les cinq ans, la dernière a eu lieu en 2010. Elles sont alors visibles dans le sarcophage vitré.

Chapelle Saint Sabin Villefranche du Queyran 47160

 

 

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                                       Celle qui fut, et qui reste un des symboles de l'art roman, prisonnière de son histoire, prisonnière du temps qui passe, cette vieille dame est là pour  livrer ses secrets, et nous laisser découvrir la lecture de ses chapiteaux.

 

 

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Photo 12: La spirale est un symbole graphique bien antérieur aux Celtes. Le motifs de la spirale peut avoir été inspiré à l'origine par l'observation des turbulances de l'eau. On peut également supposer qu'elle permet d'établir la relation avec les puissances invisibles surnaturelles " énergies d'évolutions et d'involutions"

 

Photo 7: Elle est le symbole d'un passage d'une veine eau, une indication.L'eau est le principe même de la vie. Par les informations qu'elle emmaganise, elle devient le gardien de la mémoire du monde. Elle permet le passage du monde de la matière à celui de l'esprit

 

Photo 1: Représentation de la marque du tailleur de pierre, le tâcheron, le compagnon.

                        Toutes ces représentations, "art sacré", se sont attachées à répandre toutes leurs illustrations de l'histoire sainte, qui était un véritable récit, d'un enseignement religieux imagé à travers ces scuptures. Ces chefs d'oeuvres représentatifs ne sont que le reflet de l'homme à travers des scènes, utilisant des êtres aux formes exagérées, que se soit des monstres ou des animaux, le sculpteur, ne cherchait vraiment, que la représentation de l'homme à travers un symbole.

      

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Photo 6.8.9: Feuillage, dans la tradition romane, la représentation du feuillage est toujours un symbole d'espérance. Dans l'église romane, le végétal marque la promesse de la rédemption. Très souvent il est marqué par une tête de loup qui jaillit du feuillage. Il est là pour montrer le point d'ouverture, le début de notre chemin et de notre cheminement vers l'intérieur de nous même.

                      Le symbole, par définition n'était pas là pour donner une réponse à une question, mais simplement pour faire ressentir et éveiller des sens, afin de montrer un chemin à suivre. Toutes les interrogations, quelles qu'elles soient, sont dues à l'instant même sur notre état de conscience, qui va changer avec les événements du temps et permettre à chacun d'évoluer dans l'interprétation de ces sculptures.  Il y aura mille et une façons pour déchiffrer un châpiteau, dans le sens où personne n'a le même niveau de conscience, et qu'une oeuvre, une sculpture doit d'abord nous interpeller avant de pouvoir la comprendre. 

                       Nous pouvons l'aborder d'une façon objective, et là, elle ne sera que le refflet d' une réalité, qui ne changera rien en nous sauf le fait de trouver la représentation à notre goût ou pas, ou soit, nous pouvons l'interroger, mais celà dépendra de la qualité des questions posées pour que celles-ci nous donnent des réponses de qualité. Ces questions réponses sont en nous à travers l'imaginaire de chacun. 

 

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Photo 10: Cette colonne est la seule à être ornée à la base. Aulne, Verne, Vergne, il a toujours était considéré comme un arbre magique. Chez les Celtes, c'est l'arbre sacré sous lequel jaillissent les sources sacrées. Il a toujours été associé à la symbolique de l'eau. On ne peut le confondre avec une pomme de pin, car dans les traditions du Moyen Âge Saint Martin considérait le pin comme un arbre démoniaque.  Il permet selon les superstitions de ressusciter les morts. 

Extraits des notes historiques du chanoine Durengues (1860-1948)

Saint Patron: Saint Sabin évêque d'assise et martyre au IV eme siècle titulaire de l'église paroissiale primitive était  anciennement le patron de la paroisse.

Topographie: Villefranche est une bastide du XIII ème siècle qui appartient aux Ferréol, aux d'Albret, aux Caumont.C'était un chef- lieu de baillage et de juridiction comprenant les paroisses de Villefranche, de Saint Pierre de Cabadex, de Saint Etienne de Crespian ou de Peyré, d'Anzex, Corbian, Lussac, Lesbourres, Notre Dame des Près, de Saint Martin, Legrity, Razinet et Saint  Pé de Lanon. Il n'a jamais été la capitale de l'archiprête de Quayran , comme l'avance Samazenilh.................., est archiprête étant bien antérieur à la fondation de cette bastide et n'ayant jamais eu de chef lieu propement dit Villefranche fut pris par Derby en 1346, repris par les français et détruit sauf le château qui la même année fut de nouveau occupé par Derby. Occupé en 1569 par une force protestante de l'armée Montgomery, il fut enlevé par Dupleix qui commandait dans Casteljaloux une garnison catholique.

Eglise: Monsieur Samazenilh lui à consacré la notice suivante. Elle est située à la porte de Villefranche, sur le bord méridional du chemin de grande communication N°8 de cette ville à Lavardac.Elle se compose du choeur évidemment roman bysantin et de la nef gothique. Celle-ci n'offre rien de remarquable, ses murs se trouvent entierement nus, sans colonne, ni pilastre.Seulement une ligne de modillons les couronne intérieurement, et une porte en ogives sans ornement rattache cette partie de l'église à l'époque gothique. Quand au choeur, c'est là, nous semble-t-il l'ancienne église de Saint Savin et celle-ci mérite fort les nombreuses visites dont elle fait l'objet.

           Treize colonnes qui régnent à l'entour de ce sanctuaire dont elles dessinent l'enceinte, s'y relient entre elles par 12 arceaux à plein cintre. Chaque chapiteau de ses colonnes porte dans sa partie superieure, un envoutement, des feuilles de vigne ou des grappes de raisin. Ces chapiteaux, à l'exception d'un seul, sont historiés, et nous croyons utile d'en donner la description succinte.

1 )DSC_7673 Chapiteau, à droite en rentrant. Adam et Eve, ainsi que l'arbre de la science du bien et du mal, avec le serpent tentateur qui s'y voit enroulé.

2 )DSC_7672Chapiteau, Quatre lions entrelacés deux à deux par leur cou, lequel a une longueur démesurée. La queue de ces animaux ainsi que celle de tous les autres ci-après, leur dépasse sous le ventre, pour se relever le long du flanc, bien au dessus du corps et se termine par un fouet fort épanoui où figure une ou deux fleurs de lys ou tréfles.

3 )DSC_7671 Chapiteau, Quatre lions se tenant deux à deux  par une patte de devant levée à hauteur de poitrine. 

4 )DSC_7670 Chapiteau, deux centaures, dont toutefois la queue et la crinière indiquent plutôt un corps de lion que de cheval. Ces monstres tiennent chacun un arc tendu, visant un oiseau debout et ayant une forme humaine.

5 )DSC_7669 Chapiteau très fruste, cinq personnages dont l'un est à peine visible et dont les autres se trouvent fort dégradés. La première figure s'appuie contre une chaire, sur laquelle s'aperçoit une inscription devenue illisible. La chaire a pour support un lion. Le personnage opposé porte une urne ou amphore dans sa main, en se dirigeant vers la chaire .

6 )DSC_7668 Chapiteau, un personnage revêtu d'habits pontificaux, d'un côté un lion rampant de l'autre côté, un ange qui enlève au vieux une figure dont une main tient une amphore et l'autre un pain. Mais ici l'anse de l'amphore est au-dessus, et c'est dans cette anse que passe la main de cette dernière figure.

7 )DSC_7667 Chapiteau, sept figures qui doivent représenter l'adoration des mages. L'enfant Jésus reconnaissable au nimbe qui la couronne, repose sur les genoux de sa mère assise sur un escabeau. Des trois mages, le premier  est à genoux, les deux autres debout tenant chacun une urne dans la main. La Sainte Vierge a derrière elle deux personnages debout entre le premier mage et l'enfant  divin et dans les cieux plane un aigle tenant dans sa griffe un livre, à ce qui nous semble du moins. Nota. Ce chapiteau qui est celui du fond du sanctuaire, le précédent et le suivant, sont d'une pierre au grain plus fin et d'un meilleur travail que les autres, bien que l'on y remarque plusieurs fautes de dessin, l'enfant Jésus notamment s'y trouvant aussi grand que sa mère.

8 )DSC_7666 Chapiteau, sept figures agencées à peu près comme au précédent et représentant aussi un hommage, peut être l'adoration des bergers. Seulement le personnage qui soutient l'autre sur ces genoux parait être un homme et ici les trois personnages qui s'avancent vers les deux premiers se tiennent par la main, à la manière des bas-reliefs antiques. Derrière le personnage assis sur l'escabeau, on remarque deux autres figures assises également et dont la plus voisine des précédents tient sa tête appuyée dans sa main, dans l'attitude d'une personne qui écoute avec attention ce que paraissent  dire les autres personnages. 

9 )DSC_7665 Chapiteau, au centre, et faisant face au spectateur, un personnage nimbé et debout sous une arcade légèrement ogivale. Cette figure tient d'une main un livre sur son coeur. A sa gauche, se montrent un lion et un ange au-dessus de ce lion, à sa main droite un ange lion surmonté d'un oiseau aux ailes étendues.

10 )DSC_7664 Chapiteau, six oiseaux, les uns entrelacés par leurs cous, les autres par leurs becs lesquels sont démesurés. Ces oiseaux se tiennent aussi  deux à deux par une patte.

11 )DSC_7663 Chapiteau, sans figure, soit d'hommes, soit d'animaux, ornés seulement de feuilles ou palmes fort droites.

12 )DSC_7662 Chapiteau, cinq personnages, celui de devant, c'est à dire au centre se tient debout. De chaque côté une figure à cheval. Celle qui se trouve à la gauche du premier personnage joue d'un instrument à cordes, avec un archet, la bride de son cheval passée au bras qui tient l' instrument. Derrière ce musicien  s'en montre un second qui tient à hauteur de sa bouche, un instrument qu'il ne nous a pas été possible de déterminer. Le cavalier placé de l'autre côté de la première figure porte une chevelure crépée et fort prolongée par derrière sa tête. Il est impossible d'assigner des fonctions à la personne à pied qui se trouve derrière ce cavalier.

13 )DSC_7661 Chapiteau, deux figures d'hommes saisies chacun à la tête par un lion. Ces deux animaux réunissent leurs têtes au milieu du chapiteau pour saisir également le sommet de la tête d'un enfant debout et sur le devant. 

            Au chapiteau d'une des colonnes qui soutiennent l'arceau séparatif entre le choeur roman et la nef gothique, nous avons cru reconnaitre la fuite en Egypte. On y remarque une monture qui porte un enfant, et devant laquelle marche un personnage couvert d'un manteau en face d'une autre figure couvert d'un manteau également. Ce chapiteau a été maçonné et il y a une telle hauteur que nous n'avons pas pu discerner convenablement.

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Photo 11: L'aigle est l'animal solaire par exellence. Sa représentation correspond toujours à une logique spécifique. Selon sa situation dans l'édifice, il nous indique son rôle et sa fonction. Nous le retrouvons comme gardien du temple, c'est lui qui nous montre le chemin. Il peut seul s'élever jusqu'au soleil de la création, sans s'y brûler les yeux.

Photo 16: Dans la tradition romane, la représentation du feuillage est un symbole d'espérance. Il es la promesse de la transformation et du renouveau. Lorsque il arrive  à maturation,  les fleurs se sont se transformer en fruits. Il est le moyen d'indiquer le chemin à suivre celui de la transformation.

           A l'intérieur du choeur, les arcs boutans sont surmontés, chacun d'une colonnette qui devait soutenir un entablement. Mais cette église n'avait plus ni voûte, ni toiture. Un arbre pin avait même pris racine au sommet du mur septentrionnal. Lorsque en 1840, pour conserver ce monument, le gouvernement, sur notre rapport accorda des fonds qui ont permis de le mettre quelque peu à l'abri de l'intempérie des saisons.Les pierres en sont de moyen appareil, à l'exception de l'église gothique qui est en moëllon.

           Somme toute, l'église de Saint Savin parait la plus précieuse que possède l'arrondissement de Nérac. Nota; les pierres de taille du sanctuaire portent des marques de tâcherons.  

 Implantation  de la chapelle Saint Sabin Villefranche du Queyran

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                                                           22

La figure 22: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétiques). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire

 

024-400Chapelle Saint Sabin autrefois

 

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Chapelle XII eme Saint Clair Cauzac 47470

 

 

DSC_6631 Posée au bout d'un chemin, au bord d'une crête bordée de chênes tortueux semblant lutter pour la vie, surplombant un lavoir à l'eau limpide d'une source fraîche qui jaillit sous une paisible chapelle de pierres blanches : Saint Clair.

                        Ce hameau de quelques maisons, a été un lieu où la vie était plus importante, il existait une mairie, un four à pain communal, un lavoir, un presbytère, cette chapelle...Quelle était cette vie au bout de ce chemin, au bout du monde, une vie sans doute rythmait par les saisons, la cloche de l'église (mâtine, angélus, complie ), les travaux des champs, les corvées à rendre au châtelain de Cauzac.

                         Son nom St Clair peut s'expliquer par la luminosité du lieu. D'après des notices sur les saints de l'Eglise de Nantes, l'éphéméride que le Grand Chantre de la cathédrale notait à l'Ordinaire de 1263, sous la date du 10 0ctobre: "Fête du bienheureux Clair, évêque et confesseur. Ce saint fut le premier évêque de l' Eglise de Nantes, qui, envoyé par le Pontife romain de cette même église, apporta avec lui le clou que Saint Pierre avait à la main droite durant son martyre, et que nous avons en grande vénération." Dieu guérit les maux d'yeux par l'invocation de St Clair.

                         Nous avons là, sans doute, le souvenir de guérisons miraculeuses opérées par l'apôtre durant sa vie, probablement au début de ses prédications: c'est aussi peut-être un symbole de lumière dont il est venu éclairer ceux qui "étaient assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort." Comment celui qui alluma, pour éclairer les intelligences, le flambeau de la foi, ne rendrait-il pas la vue aux yeux éteints ! L'oraison de son office demande à Dieu "d'éclairer les ténèbres de nos coeurs par l'intercession de celui qui illumina les aveugles." Les laminiers et les miroitiers l'ont choisi comme Saint Patron.

                        Cette chapelle est simplissime, une énorme clé pour ouvrir sa vieille porte de bois épaisse et lourde, au sol un dallage d'origine de pierres blanches, les murs de pierres millénaires, un autel de pierre, quelques statues ayant fait leur temps, des gravures Jésus, Marie, des fonds baptismaux, elle représente la sobriété même pourtant elle brille ...

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 Saint Antoine de Padoue                   Porte d'entrée et sa clé                 Gravure Jésus                           

 

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     Fonds Baptismaux

             Dans le druidisme, l'eau sied à l'ouest, là où pour nos ancêtres se termine le terre pour plonger dans l'immensité de l'océan. La récupération symbolique chrétienne, c'est accaparée de cette tradition en placant les fonts baptismaux dans la partie ouest de l'église.  

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                                                                            Lumière, clarté,majesté...

                     La symbolique de la lumière n'est pas une notion exclusivement  chrétienne. Associant les éléments physiques de clarté avec la connotation morale, souvent formulée bien/mal, lumière/ténébres.

                    Seule particularité, au sol se trouve des dalles marquées de diverses croix, ce sont des tombes de prêtres, de seigneurs qui au cours des siècles se sont faits inhumer à l'intérieur de cette chapelle.Saint Clair, la bien nommée, resplendit, nous inonde de lumière et de sérénité. Vous quittez cette chapelle à regret en état de grâce...

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Implantation de la chapelle Saint Clair selon la liturgie du 12 siècle.

  Plan Saint Clair implanation géographique   Plan réseaux Saint Clair Cauzac

Plan quadrilatère Saint Clair Cauzac   Plan énergétique Saint Clair Cauzac

 

Posté par VILLECHENAUD à 07:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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15-01-14

Les sept péchés capitaux église Sainte Perdulphe de la Masse

7 péchés capitaux blog


  La gueule grande ouverte, le léviathan laisse apparaître ses crocs pour dévorer les pécheurs. Ils sont  enchaînés et tirés par un diable qui les mène à la porte de l'enfer.

Orgueil:  Représenté sous les traits d'un noble chevauchant un lion roi des animaux. Il est vêtu d'un manteau à col de fourrure et d'un chapeau à plumet. Sur sa main droite est posé un faucon, animal de chasse réservé à la noblesse.

Avarice: Un homme chevauchant son âne, tenant précautionneusement dans chaque main un sac probablement rempli d'or.

Luxure: Une femme chevauchant un bouc, symbole d'impucidité, vêtue d'une robe aux manches à crevés, une courtisane s'admire dans un miroir

Envie: Un homme chevauchant son âne, contemple un objet. Le diable qui l'accompagne appuie sa main pour l'inciter à regarder de plus près l'objet de sa convoitise.

Gourmandise: Partie peut visible, mais facilement imaginable, une cruche ainsi que le groin d'un porc.

Colère: Un homme chevauchant un léopard se transperce la poitrine avec son épée.

Paresse: Un homme, chevauchant un âne, vêtu d'une tunique aux manches tailladées et d'un chapeau de feutre. Il ferme la marche, se faisant fouetter par un diable.

Arrestation de Jésus blog

 Le saint qui a donné le nom à l'église de la Masse est certainement Saint Perdulphe ou Saint Pardoux, abbé de Guéret mort en 737. Devenu aveugle dès son enfance, il effectue de nombreuses guérisons miraculeuses, à l'aide d'eau ou d'huile bénite.

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