LIEUX D'ENERGIES

14-07-19

Architecture solaire


                     L'architecture solaire orientée, nous invite à mettre en lumière notre inconscient pour nous libérer de ce que nous sommes. Elle devient une lumière mesurée, jeu d'ombre et de lumière, elle provoque des charges émotionnelles.

                                     

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                      L'architecture solaire informationnelle donne la connaissance au- delà de la vie matérielle. Le chapiteau dans son essence est une information, une vibration porteuse d'informations.

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                    Passeur de lumière, le vitrail est la frontière entre la matière et la lumière. Dans sa dimension immatérielle  et son caractère changeant il a le pouvoir de transformer la lumière du soleil en paroles de lumière.

 

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                 L'homme encore proche de la nature s'identifie à lui, le soleil en tant que support physique anime, il transforme, il rythme le temps. Composante magique il est l'objet de la représentation.  

                                                   

 


07-06-19

Eglise Saint Pierre de Monbos Thènac 24240

 Lecture des chapiteaux de l'Eglise de Monbos

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                   Cette église qui fait le charme de cette campagne,  implantée  sur un versant naturel, pour ne pas dire sur un semblant de promontoire, seule, isolée, presque perdue, elle est en ce lieu pour laisser place à la maison de Dieu. Avait-elle récupérée cet endroit pour certaines raisons, selon des légendes, elle serait implantée à la croisée de certaines énergies mystérieuses mais encore plus elle était aussi, celle qui donnait une issue favorable aux problèmes d'infertilité.  

                    On retrouve l’existence de cette chapelle dans une charte issue du cartulaire de Cadouin, suivant le texte, il est mentionné la donation de Boson, comte de Grignols et de tous ses biens périgourdins aux moines de Cadouin. La donation a lieu en 1135 dans l’église de Monbos en présence également d’Audebert, frère de Boson et seigneur de Puyguillem. Malgré son appartenance au monastère de Cadouin et sans doute aussi du fait de son emplacement stratégique entre vallée du Dropt et de la Dordogne, cette petite église eût à souffrir des guerres de religions, huguenots et catholiques, aux invasions barbares. Elle subît plusieurs remaniements………… (Information d’après la thèse de Florence Vachia sur les églises médiévales du Canton de Sigoulès).

 

                   Chaque détail, chaque forme de la construction anime une symbolique, cette chapelle, est  placée dans une direction cosmique, tel que le voulait la liturgie de l’époque. Le principe de l’orientation était fondée sur la lumière, orientation choisie entre le solstice d’été et le solstice d’hiver, le soleil se levant à l'est, il est celui qui triomphe de la nuit, celui qui donne la lumière sur toutes choses, il est aussi la force rassemblant, point de rencontre entre Dieu et l’homme.  Mais n’est- il pas plus !  Le plan de cet édifice est fondé entre différents états, le lieu et  la relation au lieu, il doit repousser ou attirer, afin que l’âme pèlerine découvre, dimensions, formes  et  représentations,   pour le conduire dans le mystère  divin afin de pouvoir s’ouvrir à l’éveil spirituel à travers le symbole. La symbolique de la lumière de Saint Pierre de Monbos est  une notion, associant deux éléments, dont l’un est physique,  la lumière, et le second  étant spirituel, croire, d’ailleurs souvent interprété, lumières/ ténèbres.  

                                          

                 Eglise Saint Pierre de Monbos Thénac 24240 réseaux géomagnétiques         Eglise Saint Pierre de Monbos Thénac 24240 parcourt énergétique       Eglise Saint Pierre de Monbos Thénac 24240 Plan bioénergie

                                                                   Quadrilataire du lieu 

                                                                                                      

                

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                   Les arcatures reposent sur des chapiteaux historiés, l’ensemble couronné par une frise sculptée. Riche d’enseignements, dans  un monde sensible aux apparences, le sculpteur de l’époque, a livré une thématique, simple, naïve, en  mêlant, imaginaire et réel, créant un facteur d’enseignement religieux à travers un livre de pierre. L’attrait principale est formé de quatre chapiteaux, historiés, placés dans le cœur, cet ensemble sculpté est la représentation même du changement d’état, le bien et le mal, il est représenté sous différentes formes en utilisant des scènes de la vie de tous les jours, ils sont là pour vous rappeler  votre propre cheminement intérieur pour accéder à la vie divine. 

                          

                    Le chapiteau est le représentant d’un microcosme, formant trois parties bien distinctes, le monde inférieur, le monde terrestre et le monde céleste, dans lequel il y aura exagérément  réparties des scènes de façons troublantes, qui interpellent le questionnement. Associés dans ce microcosme, des éléments empruntés à la nature, se mêlent, hommes, végétaux et animalité, constituent des signes perçus comme de multiple figures du mal, l’animal représenté, opposé à l’homme est une créature  imparfaite, les oiseaux, eux sont le lien entre la terre et le ciel, l’homme représenté nu est un symbole de pureté….etc. Association  de mystères, ces données spirituelles donnent un grand pouvoir symbolique de la vision du bien et du mal, la vision de l’après, celui du paradis. Un symbole est là pour vous questionner, pour ouvrir votre propre conscience. L’imagier de l’époque a donc inscrit une thématique bien ordonnée dans le système solaire du lieu, instrument permettant d’illustrer la Création et de comprendre le parcours de l’homme à travers le temps. Chargé de métaphores, ces chapiteaux nous livrent  tous les sens de l’écriture, avec des enseignements, des mises en garde et des promesses,….etc. La mise en évidence des attributs féminins nous renseigne de la prééminence de la symbolique de la féminité, représentation des seins, des cheveux et du pubis. Elle incarne la féminité, la procréation mais aussi la fonction d'une épouse. Il est fort probable que la représentation soit à situer dans une continuité d'une ancienne croyance celtique, culture éloignée du contexte rural ou l'on peut supposer une superposition d'un culte chrétien à celui d'un culte paîen. N'oublions pas que les animaux sont aussi prédominant et ils constituent un des thèmes majeurs de l'art celtique dont ils étaient représentés de profil et les humains et divinités de face. On peut imaginer que le thème majeur représentait soit celui d'un dieu à la fois masculin et féminin ou celui d'une déesse associée à un dieu que l'on retrouve dans toute sa nudité sur le chapiteau deux et trois.

 chapiteaux 1

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Chapiteau 1 lecture :

  • Parlant : Sur la base de l’astragale, une femme nue, laissant apparaître ses formes, debout, les bras écartés, tenant fermement de sa main droite un animal au collet et de  sa main gauche brandissant une massue. Sur la partie centrale du chapiteau, on devine un serpent frayant,  formant un enroulement. Au centre, une feuille, au pétiole tourné vers le bas semble tomber sur le serpent. Au-dessus, sur la partie haute du chapiteau, deux têtes s’opposant dont les mains sont déployées l’une vers la nef, l’autre vers le chœur. Sur la partie intérieure du chapiteau, au sol, un hérisson  fuyant la scène, et juste au- dessus de lui, un animal fantastique sur-dimensionné à la queue segmentée, brisée. Sur la partie tailloir, sur chaque côté,  un homme et une femme enlacés dans une posture très explicite.
  • Signifiant, cachant :     Le monde terrestre : la nudité est imagée par cette femme nue, symbole de pureté, brandissant  un bâton, s’opposant et maîtrisant de sa main ferme, les intrus soumis à la tentation, aux péchés, pour les chasser de ce monde, une feuille, virevoltant, montrant sa chute, comme pour nous rappeler le pécher originel, un animal aux formes disproportionné à la queue fragmentée , cassée, pour nous enseigner toute la difficulté pour entrer et trouver sa place dans la maison de Dieu, un serpent frayant, laissant apparaître sa tête en regardant en direction de la nef, il est celui qui a imprégné le cœur d’Eve du péché de la tentation, mais il est aussi celui qui se glisse dans les méandres de la terre, il devient celui qui engloutit les âmes des pécheurs pour les livrer à la damnation éternelle, un hérisson de par sa plénitude naturel fuyant cette scène, restant lui-même en marchant en direction du cœur. Monde céleste, un couple nu, copulant, pour nous faire parvenir un message d’amour, aimez-vous les uns les autres, et non pas le rapport sexué, un visage d’où sort un bras avec une main repoussant toutes formes de mauvaises pensées. Le monde inférieur, représenté sur les bases de l’astragale représente le monde d’en dessous, le monde de la matière, le tellurisme. 

   Chapiteau 2

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Chapiteau 2 lecture :

  • Parlant : Un homme debout,nu, regardant du côté de la nef, tient de sa main droite un olifant qu’il porte à sa bouche et de sa main gauche il tient une massue.Sur sa droite, deux animaux à quatre pattes s’opposent et donnent l’impression de s’élever. Juste au-dessus sur l’astragale deux têtes dont sur l’une d’elles une main vient se poser. Sur la face avant, trois grosses feuilles aux longues tiges se croisant et rejoignant l’astragale. Un petit animal à quatre pattes fixé sur l’astragale. Au-dessus, sur la partie tailloir, une tête représentative d’un humain tient dans sa main gauche la tige d’une fleur en direction du chœur.Sur la partie intérieure, un animal,pouvant ressembler à un cerf les deux pattes arrières posées sur l’astragale et les pattes avant posées sur l’une des feuilles. Juste au-dessus de lui,se trouve un petit animal, un lapin .Sur la partie tailloir, une tête regarde en direction du chœur.   
  • Signifiant, cachant : Le mode terrestre : un homme nu symbole de pureté, souffle dans un olifant pour appeler des fidèles, il tient dans sa main droite un bâton pour chasser les impurs, un monde végétale luxuriant, s’entrecroise, s'élève,  un animal à corne, prend appui sur des feuilles et sur son dos un oiseau  posé semble nous montrer  le changement d’état,  celui de l’élévation. Le monde céleste : La tête ou les têtes sont là pour nous inviter, nous soumettre à la pensée divine, cette main vient nous inviter à écouter la parole de dieu.

Chapiteau 3

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 Chapiteau 3 lecture :

  • Parlant : Un homme,nu, debout, posé sur sa main droite un oiseau, certainement un faucon,  dans sa main gauche tenant un oiseau par les pattes, la tête en bas,sans doute une prise de chasse, un petit animal posé au sol.Sur la partie tailloir, un animal fantastique, à l’oeil démesuré. Au centre du chapiteau, plusieurs représentations naïves d’oiseaux, où l’on peut deviner une chouette, un coq….,etc , tous imbriqués les uns les autres.Et au-dessus, une représentations de fleurs s’opposant, toutes les deux liées par la même tige.Sur la partie, côté nef, un animal à quatre pattes avec deux yeux regardant vers le chœur porte sur son dos un petit animal.Sur la partie haute, un animal se retournant et regardant derrière lui .
  • Signifiant, cachant : Monde terrestre : Chasse au faucon, très pratiquée au Moyen Âge, l’imagier, mêlant mystique et onirisme, utilise  une iconographie variée,opposant quadrupèdes et oiseaux. Tous ces animaux imbriqués les uns les autres,représentent l’humain sous toutes ces formes et sous tous ses états, le fauconnier pratiquant la chasse,  son arme favorite pour chasser les mauvais. Monde céleste: A travers ces représentations, monde animal et végétal, il nous est rappelé que nous pouvons tous y accéder.

                                             Chapiteau 4                            

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 Chapiteau 4 lecture :

  • Parlant : Un oiseau, au sol, sur son dos un chevreuil tous deux regardant vers la nef.Sur la partie astragale, deux fleurs dont les pétioles se rejoignent.Sur la partie centrale du chapiteau,deux grandes feuilles se déploient dont les tiges viennent parcourir le sol.Sur le haut, une tête humaine semblant repousser avec force une autre tête sur la partie nef, de chaque côté de cette représentation à gauche une fleur étant arrivé à maturation pétales déployées et à sa droite une fleur à demi-fleurie.Du côté intérieur, une petite tête humaine, sur sa droite un oiseau sur-dimensionné par rapport à celle-ci portant sur son dos un animal à quatres pattes. Sur la partie astragale, deux fleurs reliées entre elles.
  • Signifiant, cachant : Monde terrestre : Ce chapiteau est le symbole du paradis dont il est la représentation sculptée, il incarne des états spirituels correspondant au séjour paradisiaque de l’homme, il est aussi le point de communication entre la terre et le ciel.

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13-03-19

Corde à treizes noeuds

                     Au Moyen Âge l'architecture d'un édifice religieux ne pouvait être appréhendée que par l'esprit qui fait naître la forme, cette maîtrise de l'art aux proportions harmonieuses reposait sur des notions simples, des figures géométriques. On se servait de mesures établies en rapport avec le corps humain, la ligne, le pouce, la paume, la palme, l'empan, le pied, la coudée ainsi que la toise. La coudée (du latin, cubitus), respectant les proportions et l'harmonie des futurs tracés, le maître d'oeuvre, utilisait la corde à treize noeuds afin d'effectuer les différents traçages pour élaborer les  principes géométriques.

Triangle rectangle

                Corde de chanvre, réalisée sur les proportions de la coudée humaine, basée sur la mesure du coude jusqu'à l'extrémité des doigts de la main. Elle est d'une longueur de douze coudées , donc de douze intervalles identiques marqués par treize noeuds. On peut d'ailleurs comprendre l'origine du verbe multiplier en rapport avec celle-ci quand on le décompose: Multi, plusieurs et plier qui est l'action de donner une forme, mais encore, ne faut-il pas faire le lien avec les douze lunaisons représentions des douze intervalles et celui des treize noeuds pour rappeler les années à treize lunes......! Si la maîtrise de cet art passait par la relation à l'autorité sacerdotale n'oublions pas que chaque forme crée était conduite par l'élan spirituel qui dominait ces outils restreint, règle, pige, compas....etc, et surtout ne pas oublier que l'erreur était la part de dieu disait-on !    

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22-02-19

Lieux d'Energies

Chapelles en Agenais 47

Qui n’a jamais été saisi par l’immense beauté de nos chapelles ! Qui n’a jamais regardé vers l’infini et a abandonné ses communes mesures pour revivre une page d’histoire ! C’est oser s’aventurer au-delà des certitudes, c’est aussi l’aptitude à nous interroger sur notre passé et sur ceux qui ont su à travers des formes trouver l’acte de géométrie pour bâtir et laisser des traces d’un savoir-faire. 

                                                        

 Approche d’une église Romane

               Construire une église était une chose mais le choix de l’emplacement n’était  pas  laissé au hasard. Il fallait donc :

  • Trouver le lieu
  • Choisir le lieu
  • Le lieu n’était  pas forcément choisi par ses formes, sources, espaces, arbres…….

              Ils utilisaient  le système cosmologique. L’orientation  était  l’un des procédés pour déterminer l’implantation d’un lieu sacré :

  • Il fallait une énergie du lieu
  • Il fallait canaliser cette énergie à un endroit précis
  • Il fallait canaliser en conscience les énergies telluriques et les énergies cosmiques.
  • transcender l’homme

              Il est tout à fait possible aujourd’hui non seulement de comprendre ce lieu, mais en plus d’en restituer un circuit initiatique, voulu par le constructeur par rapport à son :

  • Rôle dogmatique (point fondamental  et considéré comme incontestable des croyances  ou des principes de la religion chrétienne)
  • Rôle sacerdotal (fonction de ceux qui ont le privilège du sacré pour prier au nom du peuple, soit pour transmettre au peuple certains enseignements et bénédictions de Dieu).

 

20-02-19

La Lune et nos édifices religieux

                   La lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse dont le foyer est au centre du globe terrestre, au cours de son parcours, elle se rapproche de la Terre pendant quelques jours, à une distance d'environ trois cent soixante mille kilomètres, on dit qu'elle est à son périgée. Puis elle s'en éloigne peu à peu, pour arriver quatorze jours plus tard à une distance maximale de quatre cent neuf mil kilomètres, on dit alors que la lune est à l'apogée. Entre deux passages successifs, s'écoule 27.55 jours.

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                  Les noeuds lunaires sont des instants pendant lesquels la trajectoire de la lune traverse le plan écliptique, ce phénomène ne dure que quelques heures et s'observe deux fois par mois. Quand la lune est ascendante, on parle de noeud ascendant et inversement quand la lune est descendante on parle de noeud descendant.

Noeuds lunaires

                     Premier quartier, pleine lune, dernier quartier et nouvelle lune vont former un cycle, la lunaison. La lunaison, est le nom que l'on donne au cycle que forme conjointement le soleil et la lune douze à treize fois dans une année. La lune tourne autour de la terre, et le couple terre, lune tourne autour du soleil. Les positions de ces trois astres sont donc souvent différents mais se retrouvent cycliquement dans les mêmes configurations.   

                     Pendant des siècles les phases lunaires ou lunaisons furent le seul calendrier, il était l'échelle naturelle du temps.

 

cycle lunaire

                     Toute la durée du cycle nouveau voit alors  succéder les différentes phases de lunaison:

  • Premier croissant: Âge moyen, entre douze et vingt heures, c'est la plus petite partie observable du limbe lunaire éclairé. Entre ce premier croissant et le premier quartier, on observe la lumière cendrée qui correspond à la faible et douce lumière réfléchie par la partie éclairée de la lune.
  • Premier quartier (quadrature): Au septième jour, la partie Ouest de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en première partie de la nuit.
  • Pleine lune (opposition): Au quinzième jour la totalité du disque lunaire est illuminé. A partir de cet instant, on dit que la lune décroît.
  • Dernier quartier (quadrature): Au vingt troisième jour, la partie Est de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en deuxième partie de la nuit.
  • Nouvelle lune (conjonction): La fin du cycle moyen aura duré 29 jours, 12 heures et 3 secondes

                     Quand la lune se trouve entre la terre et le soleil, sa face éclairée n'est pas visible de la terre, c'est ce que l'on appelle la nouvelle lune qui est représentée par un disque noir. Puis en tournant autour de la terre, la lune va laisser apparaître un croissant lumineux qui va augmenter petit à petit jusqu'à devenir lumineux plein, c'est la pleine lune.

                     Lorsque l'on observe la lune dans l'hémisphère Nord, quand on peut dessiner soit un "p", soit un "d" avec une barre imaginaire on dit que:

  • La lune est croissante quand la barre est située à gauche, elle représente un p
  • La lune est décroissante quand la barre est située à droite, elle  représente un d

Lune montante descendante

                    Les anciens voyaient la lune formant un couple avec le soleil, elle a joué un rôle important dans toutes les mythologies, ces cycles souvent en relation avec l'idée de la fécondation, mythes ancestraux, à la lune rousse rien ne pousse, mais encore, la lune lave plus blanc, la relation de la femme et de la lune, et dans les expressions, être dans la lune, être lunatique. N'est elle pas un astre mystérieux!

Couleur des lunes traditionnelles

                     N'oublions pas que la lune a défini les dates de constructions de nos édifices religieux:

  • La lune est associée au temps, elle est le rétroviseur du soleil, elle est le symbole des apparences.
  • Le soleil est associé à l'espace.

                     Durant le moyen Âge, la lune occupait parmi les astres une relation privilégiée car c'est d'après ses cycles  que l'on mesurait  le temps et déterminait les principales lois de la nature, naissance, croissance et mort. La lune gouverne tous les cycles naturels liés à l'eau, de la pluie aux marées, de la gestation à l'accouchement. Elle est le second des grands luminaires elle incarne le principe féminin qui anime l'univers. Elle préside à l'humeur flegmatique, physiologique et émotive. N'oublions pas que la lune lors de sa phase ascendante, va tirer toutes les énergies pour atteindre son trop plein énergétique le jour de la pleine lune, et inversement ces mêmes énergies décroîtront en lune descendante. La lune qui n'est que le rétroviseur du soleil n'est elle pas là pour nous montrer notre chemin et pour nous rappeler notre état, celui du moment, pour suivre le chemin de la transformation. On comprend mieux pourquoi les constructeurs, ceux de nos chapelles on choisit de placer la zone baptistaire dans la partie lunaire de l'église, partie froide, sombre et humide, mais avant tout elle est là pour nous montrer le chemin de la transformation et d'appartenance pour accéder à la connaissance du divin, la maison de dieu, le baptême est la pour nous conduire à l'élan et l'éveil spirituel donc signe de changement d'état.

                      Elle est associée au métal argent de par sa couleur et se trouve en relation avec l'organe l'utérus. Le jour de la semaine que l'on lui attribue est le lundi. Mais encore, en fonction de sa couleur, de sa brillance et de sa position, ces différents états étaient considérés comme des signes prémonitoires, elle apparaît, disparaît et se représente sous différentes formes. La lune est depuis toujours considérée comme à l'origine de nombreux phénomènes psychiques comme par exemples la folie hystérique et lunatique.        

 

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06-02-19

Cimetières, Croix, tombes, .......

Cimetière, cœmeterium, lieu saint destiné à enterrer les corps des fidèles morts dans le sein de l'église catholique. Ce mot vient du grec et veut dire dortoir ; je dors, parce que dans les principes de la religion, les fidèles défunts ne sont pas proprement morts, ils dorment en attendant la résurrection générale

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Sous l’empire de Charlemagne pour rompre tout à fait avec la coutume païenne de la crémation des dépouilles, il est prescrit de donner une sépulture aux défunts. Ceci en référence aussi au jugement dernier et à la résurrection des morts, réduits en cendres cela ne convenait pas. Mais avec cette idée que plus on est proche de Dieu, plus on est sous sa protection, cela amène à choisir de se faire inhumer dans, et autour de l’église. Pourtant, déjà plusieurs capitulaires de Charlemagne interdisaient les inhumations dans les églises sauf celle des évêques, des abbés et des prêtres. Les interdits sont réitérés jusqu’à la fin du IXe siècle, Mais sans grand effet. L'usage d'enterrer dans l'église s'introduisit aussi insensiblement : on n'y enterra d'abord que les personnes distinguées par leur sainteté, puis les ecclésiastiques, ensuite les hommes constitués en dignités; enfin, depuis plus de huit cents ans, on y enterre les laïques indifféremment.
Juridiquement, les tombes étaient de deux sortes : celles des fondateurs d'églises et de chapelles leur appartenaient en toute propriété ainsi qu'à leurs descendants ou successeurs; par ailleurs, des portions du sous-sol d'une église pouvaient être concédées sans limitation de durée à des familles ou à des corps organisés. Enfin le clergé pouvait autoriser la simple inhumation dans le sol de l'église, sans qu'elle s'accompagne d'une concession.

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Pour les chrétiens, la croix, en raison de la condamnation et de la mort de Jésus est symbole du mystère pascal et signe de salut pour l'humanité. Elle révèle l'amour infini de Dieu dans le don salvafique du Christ mort et ressuscité. Elle nous rappelle notre baptême par lequel nous devenons enfants de Dieu.  Une grande croix au centre du cimetière donne  l'espace, le symbole d'un lieu dominé par la spiritualité chrétienne. Le cimetière lieu de paix et de sérénité par laquelle la mort est avant tout l'événement  scellé de l'itinéraire de tout homme.

 Mais elle est encore bien plus, elle concentre un endroit de repos éternel pour constituer une mémoire collective, un passage dans l'aù- delà. Elle est la destinée humaine, un symbole ascensionnel, les âmes s'élevent vers Dieu.

                                                       

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Tombes funéraires, toutes surmontées d'une croix, ouvrages destinés à perpétuer le souvenir et à matérialiser l'emplacement. Le symbolisme chrétien investi les objets, tombes, croix,peintures, La croix découpe, ordonne et mesure les espaces sacrés des cimetières et églises. 

Au détour de certains lieux, des formes pensées se créent,entités,esprits au plus classique du sens du terme désignent des ressentis, des visions, des apparitions étranges qui peuvent se manifester en ces lieux.

  

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Loi d’inhumation

Jusqu'au  XVIII ème siècle, on avait le droit d'enterrer des morts dans l'église. Le roi Louis XVI interdira cette pratique le 10 mars 1776 pour des raisons de « salubrité de l'air » Il était très fréquent d'enterrer les morts dans l'église et dans les registres on trouvait : «enterré dans l'église», «dans les tombeaux de ses ancêtres», «dans les tombeaux de la fabrique». On devait même payer un droit pour avoir droit à un tombeau dans l'église c'était souvent les nobles, ou les personnes qui faisaient des dons à l'église qui avait des tombeaux dans l'église... on trouve encore des vieilles tombes dans des églises... en latin généralement à même le sol...

De chapelles, en cimetières nous avons rencontrés de belles restaurations, de belles mises en valeur de ces lieux qui ont tant à nous raconter, à nous enseigner. Mais hélas, aussi parfois des choix plus hasardeux, douteux, peut-être dus à l'ignorance d'un édile, l'égo d'une famille ou à une concession acquise à perpétuité par un ancêtre, par exemple une pierre tombale ou un caveau flambant neuf à côté d'une tombe abandonnée à la croix moussue et envahie par le lierre.

Pouquoi, ne pas réserver un carré disons "VIP" pour les adeptes du flambant neuf bien policé et laisser dormir pour l'éternité nos tombes oubliées qui outre être abandonnées sont écrasées par ces "buildings " ?

Ces tombes avec leurs croix font partie de notre patrimoine au même titre que la chapelle, ou le château du lieu, nous leur devons un devoir de mémoire, de respect à ces oubliées des cimetières . 

 

 

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27-01-19

Eglise Saint Martin Besse 24550

Besse

 La légende des séraphins                         

En 740 avant Jésus Christ, les séraphins sont décrits par le prophète Isaïe. Le prophète est en prière dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem et il a une vision Dieu, de Dieu dans sa gloire. Dieu n'est pas seul, il est accompagné d'anges, de séraphins. Ces séraphins se déplacent au-dessus de la vision du Seigneur. Isaïe décrit ces séraphins avec six ailes, deux ailes pour voler, deux ailes pour se voiler la face et deux ailes pour se couvrir les pieds. Ces séraphins chantent d'une voix forte le trois fois saint, le trisagion. Voici comment Isaïe décrit la vision des séraphins : "L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l'un à l'autre, et disaient : Saint, saint, saint est le Seigneur des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis: Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des armées. Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes. Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié" (Isaïe, chapitre 6). On peut voir sur la photo numèro deux un séraphin tenant dans sa main une pince au bout duquel une braise purifie les lèvres d'Isaïe.

  

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              La légende de Saint Eustache

           Selon le récit originel de sa vie et de sa Passion (un texte grec [BHG 641] d'où dérivent toutes les versions connues de la légende), Eustathe, qui portait initialement le nom de Placidas, était un excellent général (στρατηλάτης), païen de religion mais très humain et charitable, qui vivait à l'époque de l'empereur Trajan. S'étant converti au christianisme à la suite d'un miracle survenu pendant une partie de chasse (entre les bois du cerf qu'il poursuivait une croix apparut tandis que la voix divine l'interpelait), Placidas se fit baptiser avec sa femme et ses deux enfants : il prit alors le nom d'Eustathios/Eustathe (qui signifie « bien équilibré », « constant »), son épouse Tatiana celui de Théopisté (« celle qui a foi en Dieu ») et leurs fils furent appelés Agapios (« celui qui est plein de charité ») et Théopistos (« celui qui a foi en Dieu »). Des malheurs annoncés par la voix divine s'abattirent bientôt sur lui pour le mettre à l'épreuve : il perd ses terres, ses troupeaux, sa fortune. Pour cacher sa misère, la famille décide de se retirer en Égypte. Comme Eustathe ne peut payer le prix de la traversée, le capitaine du bateau se dédommage en gardant pour lui la belle Théopisté. Menacé de mort, Eustathe s'enfuit à la nage avec ses deux fils. Mais bientôt ceux-ci, au moment de traverser un fleuve, sont brusquement ravis, l'un par un lion, l'autre par un loup. Eustathe les croit morts mais ils ont été sauvés l'un par des bergers, l'autre par des laboureurs qui les élèvent dans le même village sans que personne (pas même les intéressés) soupçonne qu'ils sont frères. Le temps passe. Le péril barbare rappelle Placidas au souvenir de Trajan. L'empereur fait rechercher partout l'exilé volontaire, le tire de sa retraite, lui rend son grade et lui confie la défense du pays. Eustathe enrôle alors de nouveaux soldats, parmi lesquels deux jeunes gens qu'il prend en amitié et dont il fait ses commensaux. Après une brillante victoire sur les Barbares, le général et ses deux aides de camp font halte près d'une maison habitée par une pauvre femme qui cultive un petit jardin. Les deux aides de camp, qui ne sont autres qu'Agapios et Théopistos, se reconnaissent alors les premiers au moment où ils se racontent leur vie. Témoin muet de ces retrouvailles, la jardinière (en réalité Théopisté, que le capitaine, mort subitement, n'a pas eu le temps de déshonorer et qui s'est échappée) reconnaît bientôt son mari dans le général. Toute la famille (père, mère et fils) se retrouve alors en une scène émouvante, typique de l'anagnorisis hagiographique. Mais la réhabilitation mondaine de Placidas-Eustathe ne dure guère. À Trajan succède Hadrien. Le nouvel empereur, voyant que le héros et les siens refusent de sacrifier aux idoles, les fait jeter en pâture à un lion féroce, lequel se couche à leurs pieds. Hadrien ordonne alors de les ébouillanter dans un taureau d'airain chauffé à blanc : plus résolus et unis que jamais, Eustathe, son épouse et ses deux fils conquièrent ainsi la palme du martyre. Les corps sont enlevés secrètement par les Chrétiens et déposés avec vénération « dans un lieu très célèbre ». Saint Eustache (c'est le nom sous lequel l'Occident médiéval le connaît) est fêté, à Rome comme chez les Grecs, le 20 septembre[1], mais son nom a été supprimé du calendrier romain général lors de la réforme de 1969.

 

 IMG_3236 Saint Michel

Michel est cité dans la bible, dans le livre de Daniel comme le premier des princes et gardiens d'Israël. Dans le nouveau testament, il est défini comme archange dans l'Epître de Saint Jude, alors que dans l'Apocalypse, il est l'ange qui conduit d'autres anges dans le combat contre le dragon représentant le démon, et il le vainc. Il est représenté avec des ailes, en armure portant l'épée ou la lance avec laquelle il vainquit le démon, représenté sous forme de dragon.

 

 

 

 

 

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17-01-19

Eglise Saint Hilarion Duravel crypte 46700

                   Tous les regards, se portent vers cet escalier qui descend, pour nous conduire dans un espace, celui qui est dédié au culte de la mort, celui de l'au-delà. L'étymologie du mot crypte (cacher) indique bien sa signification. Sombre et humide, elle est reliée au mystère de la mort et de la résurrection, on peut sans le savoir, ressentir l'expression de toute sa symbolique à travers sa propre conscience qui sera celle du moment et de son propre état mental.

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                                                                                    Crypte autel

                  Descendre ces marches, c'est déjà, vouloir comprendre l'importance du message que le constructeur a voulu nous laisser. L'obscurité, le silence du lieu prête à croire à l'importance du langage de l'art à travers la lumière, la forme et la matière mais dans la réalité il en est tout autre. Nos ancêtres voyaient l'esprit des choses, ils savaient montrer l'aspect émotionnel pour nous emmener à considérer que Dieu est à l'intérieur de soi et que la seule lumière vient de notre coeur.

                   Nous savons tous que notre mental oriente nos pensées vers l'extérieur de soi-même, alors essayons d'utiliser notre conscience, celle qui nous mène vers notre jardin intérieur, la voie de la connaissance, la voie du coeur pour aborder cette visite de façon symbolique. Elle en sera d'autant plus riche qu'elle vous guidera en fonction de vos émotions pour vous faire découvrir votre propre cheminement intérieur.

     

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                     Crypte côté lunaire                                                              Crypte escalier côté lunaire

                   Dans sa généralité, la crypte se présente comme un rectangle, avec en fond "l'acrosolium", elle mesure dans les deux dimensions quatre mètres cinquante par quatre mètres cinquante. Le bâtisseur l'a creusée, l'a enracinée, et c'est de là que se nourrissent les racines de notre humanité, à travers des forces invisibles, bien présentes. Elles furent représentées sur les hauts et bas de colonnes, elles sont là pour nous montrer toutes les indications énergétiques et symboliques et pour nous faire suivre notre propre chemin de lumière. La crypte possédait à l'origine deux escaliers permettant aux nombreux pèlerins qui venaient implorer l'assistance des saints, de descendre processionnellement par l'un qui est solaire puisque il se situe au sud et pour remonter par l'autre, qui lui est lunaire puisque il est positionné sur le côté nord.C'était le chemin des pèlerins, celui de la renaissance, celui de la course du soleil de gauche à droite pour en ressortir par la porte lunaire. D'une manière plus symbolique, il tournait dans le sens solaire, celui des énergies naturelles pour accomplir sa renaissance, et, inversement, à l'opposé du sens solaire, il aurait fait la démarche de retourner à ses origines. Plus tard, le percement de l'escalier central certainement aménagé lorsque les reliques furent remontées. Des fûts de colonnes, en pierre, aux nombres de quatorze viennent en complément des chapiteaux soutenir la voûte de la crypte. Dans cette ombre romane, le calme ancien ne suffisait pas, on apporta évidemment la lumière immuable des cierges pour que notre regard se porte vers l'autel, où convergent toutes les énergies afin de transcender les pélerins devant les reliques d'hilarion, Agathon et Poemon. 

                                       

  DSC_8297 Hilarion DSC_8299 Agathon DSC_8298 Poemon

  Saint Hilarion mort en 372              Saint Agathon mort en 370            Saint Poemon mort en 450

                   Si le constructeur était le maitre absolu, il fallait recourir à certaines conditions. Le choix du lieu n'était jamais découvert, mais simplement reconnu par lui. Si le temps n'existait pas, nos bâtisseurs, maîtres absolus, issus du compagnonnage restaient dans l'anonymat pour nous livrer tout au fond de l'obscurité un message d'espoir de la vie après la mort. C'était savoir transmettre la notion du changement d'état et regarder le message autrement afin d'agir avec le coeur, pour aborder l'au-delà. Le constructeur de Duravel possédait de par son savoir la géométrie et par le sacerdoce la symbolique, si le symbole joue le rôle d'une structure mentale, ce lieu nous donne les alignements et les principes des énergies nécessaires à l'animation du lieu "sacré". On peut dire aujourd'hui qu'il est possible non seulement de comprendre le lieu, mais il est aussi possible d'en restituer le circuit initiatique. La crypte est par excellence, le lien entre le monde visible et le monde invisible, elle est orientée comme un grand nombre de construction privilégiant l'axe équinoxial (est/ouest), qui représente la relation entre l'ordre terrestre et l'ordre cosmique, l'ordre humain et l'ordre divin.Si l'orientation fait partie des grands fondamentaux, il fallait harmoniser les énergies de la terre (réseaux aquifères) et les énergies du ciel (réseau cosmique) avec la course du soleil.

Quadrilatère solsticial

Schéma Duravel crypte quadrilatère solsticial

                 

                    Dans la tradition chrétienne, l'eau revêt un caractère important. L'eau est l'énergie de la terre, elle est la jonction des deux qui donnera la vie. L'eau représente le passage d'un monde à l'autre, dans l'au-delà. D'une manière plus symbolique l'eau est l'élément qui transforme, qui purifie, qui bénit. Compte tenu de ces propriétés on comprend mieux pourquoi les anciens l'ont souvent sacralisée là où elle surgit de la terre, et que le choix de cet emplacement n'était pas dû au hasard.

Plan aquifère

 

Plan église crypte Duravel aquifère brut

 

 

                   Dans le silence de notre chère Terre, il y en a un autre qui est là! Invisible, inodore elle serpente les sous sols la "vouivre". Cette énergie venant de sous terre a été diabolisée ou reconvertie par l'église, ces phénomènes font référence à la nature infernale, aux serpents et aux personnages de la bible ayant combattu les dragons.Dans la réalité, ces courants telluriques sont des flux éthériques certainement liés à des mouvements de convections causés par la rotation de la terre, qui de par son coeur en fusion vient former un courant tellurique qui généralement suit de façon naturelle les cavités, les rivières, les veines d'eau ainsi que certaines couches de l'écorce terrestre. 

                   Pour aborder cette étude, il est nécessaire de savoir que le symbolisme roman est construit sur un mode de pensée et d'opposé, le bien et le mal, le visible et l'invisible, le matériel et l'immatériel, tout peut engendrer un symbole. Plus précisément, chaque objet devient la figuration d'une chose concernant le mystère de la foi, et c'est ainsi que l'imaginaire devient réalité. C'est dans ce décor sculpté  que nous allons retenir toute notre attention, que l'on peut classer en deux  groupes, celui des énergies telluriques et des énergies cosmiques. Ils sont là pour nous indiquer la notion de changement d'état, interprétons et regardons ces messages avec la raison et le coeur pour mieux les comprendre. Un chapiteaux se lit sur trois niveaux d'ouverture d'esprit.

  • Le parlant, le descriptif, lecture simple.
  • Le signifiant, jeu de symboles suivant son stade d'entendement.
  • Le cachant, lecture sacrée du message, prise de conscience. 

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                                                    Chapiteau 5 haut               Chapiteau 5 bas

                   Ces symboles ne sont pas une réponse en soit, mais ils vont nous révéler un cheminement. Si le corps est le véhicule de l'âme au service de l'esprit, les premiers pas dans l'église devront être vécus avec émotions pour prétendre alimenter eux aussi notre âme. Si nous nous obstinons dans notre mental, nous passerons à côté d'une partie de la réalité en prônant la valeur universel des sculptures sachant que celle-ci n'existe pas. S'ils représentent le corps, l'âme et l'esprit ils ne sont pas là, par fantaisie ou lubie d'artiste, ils sont là pour nous ouvrir notre conscience d'homme. 

Chapiteau 5 bas (Le parlant). La vouivre est représentée sous la forme d'un mouvement ondulatoire qui comporte trois enroulements, de sa bouche, elle semble cracher de l'énergie. 

Chapiteau 5 bas (Le signifiant). La vouivre représente les courants d'énergies telluriques qui innervent la Terre considérée comme vivante. La manifestation des énergies de la vouivre est équilibrée par les énergies cosmiques. C'est pour celà qu'elle est associée au paon qui est un symbole solaire.

Chapiteau 5 bas (Le cachant). Elle est la représentation même des énergies pour nous rappeler sa force, sa façon de se transformer.

Chapiteau 5 haut (Le parlant). La paon, symbole paloéchrétien. Au moyen âge on croyait qu'il était imputrescible, c'est pour cette raison qu'il est devenu un symbole d'immortalité. Son bec se termine en forme de spirale.

Chapiteau 5 haut (Le signifiant). Le paon, symbole solaire de l'immortalité, de la résurrection. Il est aussi le symbole de la beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est produite par la transmutation spontanée des venins qu'il absorbe en détruisant les serpents (symbole du Christ rachetant le péché originel  par sa mort et sa résurrection). Son bec en forme de spirale, indique les énergies d'évolution tournant de la droite vers la gauche pour permettre l'évolution. Symboliquement, il tire les énergies telluriques. 

Chapiteau 5 haut (Le cachant). Il est là pour nous rappeler le passage à un autre état celui du monde visible au monde invisible, et que la transmutation peut être spontanée.

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                                         Chapiteau 10 haut                                             Chapiteau 7 haut

 

                       Dans le centre de la crypte se trouvent quatre colonnes, chacune, posées sur un socle identique dont la base de pierre est carrée. Le pied des fûts délimités par deux astragales intègre parfaitement la base, que l'on pourrait assimiler au système racinaire d'un arbre, peut être pour nous faire comprendre son ancrage ainsi que sa force à travers son enracinement. Au-dessus de la base, le fût s'élève pour soutenir celui qui repose sur l'astragale, le chapiteau. L'ensemble représente des feuilles d'acanthe dans leurs divers états, partant d'une simple feuille ouverte à la représentation de plusieurs feuilles comme une multiplication ou duplication. Les chapiteaux n°7 et 9 possèdent dans leurs angles des voulutes représentatives d'un état d'énergie. Du n° 7 a jailli de la matière des feuilles, elle s'est dépliée, ouverte symbole d'évolution et de maturation. Comme l'esprit qui s'interroge, se questionne, s'ouvre, se métamorphose. D'une graine en,terre, naît une plante. Elle grandit, fleurit et produit des fruits. Dans le jardin d'Eden, la nature y était luxuriante, généreuse. C'est le cycle de la vie, de la mort. Dans la représentation de ces chapiteaux aux feuilles d'acanthe, la nature exprime un au-delà, lieu paradisiaque où séjourne l'âme du défunt.

                     Le pèlerin descendait l'escalier aux marches étroites et abruptes guidé à la lueur d'une bougie pour pénétrer le monde de l'au-delà, celui des trois saints, Hilarion, Poemon et Agathon.

    Sarcophage des trois saints

Sarcophage des trois saints Duravel

Saint Hilarion abbé à Gaza mort en 372:

                   Issu d'une famille aisée, ses parents l'envoyèrent faire des études à Alexandrie en Egypte. Baptisé vers l'âge de 15 ans, il partit rejoindre Saint Antoine dans le désert, il resta à ses côtés trois mois et décida de se faire ermite à son tour à Naiouma près de Gazza. Ses parents étant décédés, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres et parti en solitaire. Il fonda à Gazza la vie érémitique. Une nouvelle organisation y prend corps "Les Laures".

                   Les ermites installent leurs habitations individuelles le long d'une avenue (Laura en Grec) qui conduit à l'église ou à un oratoire où ils se retrouvent plusieurs fois par semaine. De plus, ils se soumettent à la direction spirituelle d'un Abbé tout en gardant leur indépendance de mouvement. Le système des Laures eut du succès et se développa grâce Saint Chariton dans le désert de Judée et sur le territoire qui va de la Mer Rouge à Nirnive. C'est la  préfiguration, en fait de la vie érémétique groupée, plus tard instututionnalisée par les Chartreux. A Gazza, Hilarion vécut dans la plus totale austérité, ne changeant de tunique que seulement si celle-ci tombait en lambeaux, ne mangeant que quelques figues et lentilles. Sa seule lecture était les Saintes Ecritures.  A l'instar de Saint Antoine, son maître, il triompha de nombreuses tentations. Il accueillait tous les malades qui venaient à lui, chassait les démons et guérissait la cécité, des chevaux fous, tous les fidéles se joignaient à lui. Des admirateurs le poursuivent tant est grand son rayonnement, il entame une grève de la faim et fuit avec quarante moines allant d'Alexandrie, Libye, Sicile; Dolmatie pour se fixer à Chypre. Hilarion avait eu une vision où sa mort lui était annoncée. Il s'étendit et s'écria: "Sors mon âme, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore, il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ. Peux-tu craindre la mort!"

                  Dix jours plus tard, son corps fut ramené secrètement à Gazza, son premier monastère par Saint Hésyschios. Sa vie fut décrite par Saint Jérôme. Il se fête le 21 Octobre. 

 Saint Agathon (qui veut dire bon en  français ) ermite au désert de Scété en Egypte mort en 370:

                  Ouadi Natroum connu sous le nom de désert de Scété dans l'histoire Chrétienne, est une vallée aride dans le désert occidental de l'Egypte à environ 75 kms au Nord-Ouest du Caire et 80 kms au Sud-Est d'Alexandrie. Durant l'époque pharaonique, cette région était considérée comme sacrée en raison du Natron, composé naturel de carbonate de sodium, bicarbonate, sulfate de sodium et chlore ayant des propriétés absorbante et antiseptique, qui s'y trouvait en abondance, et qui était essentiel aux cérémonies de purification et à la conservation des momies. La très grande consommation de ce produit nécessitait de fréquentes visites et le lieu devint vite un sanctuaire.

                  Connu sous le nom de Désert de Scété durant l'ère chrétienne, le Ouadi Natroum abrita Saint Macaire Le Grand qui s'y retira en 330. Sa présence attira de nombreux croyants puis peu à peu des églises et des hospices pour les pèlerins furent construits ainsi que des monastères pour les religieux. Dès les premiers siècles de notre ère, le Ouadi Natroum servit de refuge aux chrétiens d'Egypte brimés par les autorités de Byzance puis par le pouvoir musulman de Caire. Ayant souvent recours à l'exil pour pouvoir préserver leur foi, les coptes (habitants chrétiens d'Egypte) y vivaient d'abord en ermite avant de s'organiser en communautés. C'est ainsi que près de cinquante monastères y ont été établis au IV siècle. De nos jours, il n'en reste que quatre toujours habités par des moines. 

                  Agathon de l'Egypte était un contemporain de Saint Macaire Le Grand, il vécut en ermite dans ce désert de Scété.Il fut surnommé "Le Silentiaire" parce qu'il garda pendant 3 ans un caillou dans sa bouche pour éviter de parler. Ensuite, il se distingua par sa grande douceur, ses sermonts toujours très sages, sa grande humilité. Il se fête le 2 Mars.

Saint Poemon Abbé de Diolcos (ile semi deserte du Delta du Nil en Egypte ) mort en 450.

                  Un des pères du désert Egyptien. Propablement originaire d'Egypte, il se retira avec plusieurs de ses frères dans une île se mi déserte du Delta du Nil. Après des attaques de Berbères en 408 ils fuient et s'installent dans les ruines du temple païens à Terenuthis. Poemon fut abbé de la communauté. Il était doté de grandes vertus, humilité, bonté et sagesse. La note caractéristique de la fin des solitaires est la sérénité. Ils meurent comme ils ont vécu.

Sources: La vie des Saints Pères du Désert et de quelques Saintes Solitaires d'Orient (Joseph François Bourgoing de Villefore 1714)

Notes: Ces Saints Reliques Egyptiens certainement momifiés car encore relativement en bon état furent offerts à l'abbaye de Moissac par Charlemagne. L'abbaye de Moissac les transféra à Duravel en l'an 1095, Elles se trouvaient probablement dans la crypte. Actuellement, elles se situent dans un sarcophage derrière le maître autel. Une ostentation se déroule le 21 Octobre tous les cinq ans, la dernière a eu lieu en 2010. Elles sont alors visibles dans le sarcophage vitré.

La Cloche...Temporelle, Spirituelle, Spatiale

 

Toutes les chapelles ou églises que nous avons rencontrées lors de nos périgrinations par monts et par vaux possédaient une ou plusieurs cloches suspendues à leur clocher .

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TEMPORELLE : 

La cloche rythme la vie des hommes, elle le situe dans le temps à l'époque où ils travaillaient dans les champs aux alentours, elles retentissaient 3 fois par jour matin 6h00, midi, et soir 18H00 c'était l'Angélus illustré fin du XIX ème siècle par le fameux tableau de Jean-François MILLET 

Elle avertit d'un danger comme lors d'une crue de dame  Garonne, ou sonne le glas, le tocsin ... 

SPIRITUELLE :

La cloche,née de l'alchimie complexe de la terre et du feu , objet sacré de par son baptême, sa dédicace,ses mentions et décorations gravées sur son corps en forme de coupe renversée (cloche), appelle au rassemblement, à la prière avec cette fonction sacrée.en Chine, le ciel est appelé " la Cloche " c'est une coupole, une voûte circulaire 

la cloche reflet des coupoles des églises romanes souvent peintes comme une voûte céleste de couleur bleu avec des milliers d'étoiles

la cloche semble nous prendre sous sa coupe, nous protéger, nous materner, symbole féminin de ventre maternel pour nous permettre de maturer nous développer et grandir dans la spiritualité. 

Elle accompagne et marque différents moments de l'office comme lors de la  communion, elle signale à ceux qui ne seraient pas présents ou au loin dans leurs champs ou maisons cet instant précis de la messe  

lors d'un baptême, d'un mariage ou pour Noël ou Pâques elle sonne  à la volée, elle est alors joyeuse,gaie 

SPATIALE :  

la cloche par les ondes sonores qu'elle émet, emplit, purifie, sacralise l'air et l'espace ...

 

Comme à Oradour sur Glane, la cloche mutilée et fondue s'est tue à jamais ... le village aussi. 

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15-01-19

Le Coq d'Eglise ou " cochet "

 Qui n'a pas rencontré , perché au sommet du clocher de l'église en guise de girouette parfois, un coq. Le clocher est un symbole ascensionnel, il nous indique l'élévation de notre âme, de notre spiritualité . Le coq au sommet est là pour nous protéger, il guette, il nous indique les heures de la nuit par son chant et annonce l'approche du jour .Il rappelle aussi le reniement de Saint-Pierre selon la prédication de Jésus " Avant que le coq ne chante deux fois, tu m'auras rénié trois fois "  (sans doute à minuit et trois heures du matin ), il est donc un attribut de Saint Pierre comme les clefs.

girouette

il est associé à la Résurrection du Christ, à la vigilance chrétienne et au prédicateur . Saint-Pierre était un prédicateur " Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirais mon église ". le coq réveille les croyants et les invite à la prière ...Dans les monastères, autrefois, il ne se célèbrait que deux offices le "Gallinicum " ( heure du coq ) au petit matin et le "Lucernarium " ( heure de la lampe) au soir.  Jadis, les compagnons bâtisseurs sacrifiaient des coqs  pour exorciser leurs constructions. Sa couleur avait une grande importancce car elle correspondait à l'un des trois chants que le gallinacé fait résonner dans la nuit avant l'aube... 

  • le premier coq était de couleur noire car son chant retentit dans la nuit profonde et noire 
  • le deuxième coq doit être rouge, de couleur écarlate, il représente l'aurore, le combat des ténèbres et de la lumière
  • le troisième coq est blanc, signifiant la victoire de la lumière sur les ténèbres. 

C'est le plus jeune apprenti compagnon qui grimpe au sommet du clocher pour placer le "cochet ", girouette en forme de coq, une sorte de rite initiatique pour le jeune apprenti.

Le coq est aussi un animal fabuleux et de légende, il a donné naissance aux chimères et autres monstres à l'aspect composite, comme le Basilic, animal fabuleux rencontré sur des chapiteaux d'églises romanes ( voir album photo  abbayes de la Sauve Majeure 33 ) ayant l'apparence d'un coq à queue de serpent ou de dragon et  aux ailes de coq. Pour le voir naître, il faut qu'un coq âgé de sept ans ponde un oeuf, le dépose dans un tas de fumier et le fasse couver par un crapaud. La bête qui en sort mi-coq, mi-reptile est redoutable: son regard ou son souffle suffit à tuer quiconque l'approche ou croise son regard . Seule astuce pour le vaincre, lui présenter un miroir et son image en reflet le terrasse. 

Le Cocatrix, autre animal fabuleux qui possèderait une tête de coq, des ailes de chauves-souris et un corps de serpent .

L'Hippolectryon de l'Antiquité Grecque, possède l'avant d'un cheval et l'arrière du coq. 

  

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02-01-19

Gnomon

Gnomon

                 Plusieurs milliers d'années avant notre ère l'homme avait compris le rythme solaire, celui des saisons, des années, ainsi que l'alternance des jours et des nuits. Les premières orientations des constructions architecturales aussi simples qu'elles soient, menhirs, dolmens, chapelles, églises reposent sur les mêmes considérations, l'ombre du soleil ou de la lune à un instant donné du lieu.   C'est ainsi, que de tous temps, l'homme a toujours voulu mesurer le temps, la mort est associée aux ténèbres et la vie à la lumière.

                 Gnomon               

                          Le gnomon est l'un des premiers instruments scientifiques de l'histoire de l'humanité qui cumule les fonctions, celui du temps, mais aussi qui a la faculté de déterminer les grandes périodes de l'année solaire. Il suffit de mesurer au cours de l'année la longueur de l'ombre lorsque le soleil est au méridien.

  • Quand l'ombre est minimale, c'est le solstice d'été
  • Quand l'ombre est maximale, c'est le solstice d'hivers

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           Les constructions des édifices sacrés se faisaient selon les principes d'orientations.En fonction de la position du soleil, heure après heure, jour après jour, saison après saison, l'ombre portée par le bâton varie en intensité et en longueur en fonction du soleil.

  • Ils plantaient un mât, qui symbolisait l'axe vertical
  • A partir du bâton qui était le centre ils traçaient un cercle
  • Au lever et au coucher du soleil, le mât projette une ombre qui coupe le cercle en deux points. Ces deux points déterminent un axe orienté Est/Ouest 
  • Lorsque le soleil est à son zénith, l'ombre du mât dessine un deuxième axe sur le sol, orienté Nord/Sud 

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