Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LIEUX D'ENERGIES
Pages
Derniers commentaires
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 275 264
16 avril 2013

Rose

        

rose

                     Comme dès l'Antiquité, la rose est célébrée au Moyen Âge comme la reine des fleurs, aux qualités ornementales, médicinale et culinaire. L'une des variétés de roses aurait été apportée en Europe au moment des croisades. Comme de nombreuse autres fleurs, elle était employée pour soigner, l'huile essentielle de rose soulageait le mal de tête et les pétales de rose confits stimulaient le coeur et l'intestin. Ses pétales séchés parfumaient le linge. Enfin, la symbolique de la rose était importante, elle est associée à la Vierge Marie, rappelant sa pureté. Depuis le 12 ème siècle et les écrits de Saint Bernard, la Vierge est comparée à la rose sans épines, les épines étaient l'emblème du péché.

Propriétés: Fébrifuge, anti-diarrhéique, astringente 

Applications: Maux de gorges, de tête et d'yeux, soins de la peau

31 août 2014

La coudée, la canne......etc, unités de mesures des constructeurs

imagesN4YHH89M  images3SAEU18B  sans-titre

           Les hommes ont d'abord mesuré avec leur corps. Toutes les civilisations ont utilisé des unités en rapport avec la morphologie humaine. Jusqu'au XVIII ème siècle il existait en France aucun système de mesure unifié.  Au Moyen Âge, les maîtres constructeurs utilisaient une canne pour mesurer les longueurs. Les unités de mesures pour les longueurs étaient choisies en relation avec les dimensions du corps humain, la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.

           La ligne: La plus petite unité utilisé par les compagnons bâtisseurs était la ligne. Une ligne correspondait sensiblement au diamètre d'un grain d'orge, soit environ 2.25 millimètres. En multipliant la ligne par 555, les constructeurs obtenaient une unité appelée l'emjambée, d'une longueur de 125 centimètres. Cette longueur était ensuite divisée en 5 unités différentes, reliées entre elles par la valeur du nombre d'or 1.618 ce qui permettait de retrouver les valeurs.

          La canne ou la pige: des maîtres d'oeuvre, fut l'instrument de mesure privilégié des bâtisseur d'églises. Cet outil associé à la règle et au compas, permettait d'obtenir pratiquement toutes les tracés géométriques et harmonique. La canne des bâtisseurs équivaut à 555 lignes et une ligne vaut en moyenne 2.25 millimètres ou en ajoutant la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée équivaut à environ 1.25m selon les régions. Ces mesures ont un facteur commun, la ligne.

  • 1 paume     =  34 lignes
  • 1 palme      =  55 lignes
  • 1 empan     =  89 lignes
  • 1 pied         = 144 lignes
  • 1 coudée    = 233 lignes

          Le pied: Le pied servit longtemps de base pour déterminer d'autres mesures de longueurs. Le pied utilisé par les bâtisseurs équivalaient à 32 cm environ. Cette valeur correspond à la longueur de l'empan 20 cm, multiplié par le nombre d'or 20x1.618 = 32.36

Main titrée

         Cette suite de mesure s'appelle la Quine et fonctionne ainsi, chaque mesure est la somme des deux précédentes:

  • 1 paume    +     1 palme      =      1 empan
  • 1 palme     +     1 empan     =      1 pied     
  • 1 empan    +     1 pied         =      1 coudée 

          En utilisant la coudée du lieu à la place du mètre pour construire un édifice, on crée une dynamique et une harmonie entre l'énergie propre  au lieu (en lien avec la latitude autrement dit la course du soleil) et celle de l'homme par l'intermédiare du bâti qui devient un interface énergétique.

Citation: Le Corbusier 

          Le malheur du présent, c'est que les mesures sont partout tombées dans l'arbitraire et dans l'abstraction, elle devrait être chair, c'est une expression palpitante de notre univers à nous, l'univers des hommes qui est le seul concevable dans notre entendement.

           

2 septembre 2014

Peintures murales au Moyen Âge


                        La paroi naturelle pour ne pas dire la pierre à l'état brut fût l'un des premiers supports que nos artistes, ancêtres de la préhistoire utilisaient durant des millénaires " l'art pariétal". Sous l'antiquité l'art de la peinture se developpe, l'artiste applique la couleur sur un enduit à la chaux (A FRESCO qui vient du terme Italien dans le frais). Cette technique consiste à peindre sur un enduit encore frais, il va se dérouler en cinq étapes.   

TECHNIQUE PEINTURE A FRESCO

 

Dessin 1

                       1) L'artiste va appliquer à la truelle et taloche un enduit (L'ARRICO) composé de chaux et de sable contenant une légère granulation afin de gommer toutes les imperfections du support.

Dessin 2

                       2) Sur l'arrico le peintre va préciser les grandes lignes préparatoires à son oeuvre avec du charbon de bois ou de l'ocre contenu dans la terre afin de laisser apparaître son esquisse.

Dessin 3

                       3) Puis l'artiste va appliquer une terre rouge (SINOPIA) qui est contenue dans la terre sur son esquisse qui disparaîtra sous l'enduit final pour en laisser deviner la généralité de son dessin.

                       4) Le peintre crée ensuite les différentes couleurs à partir de différents pigments contenus dans les plantes et les différentes terres. Le contenu étant broyé ils seront mélangés avec de l'eau (LE LIANT) qui laissera apparaître la couleur définitive. Une fois la peinture réalisée une seconde fine couche (L'INTONACO) est appliquée laissant apparaître par transparence l'oeuvre.  

TECHNIQUE PEINTURE A LA DETREMPE

                        La peinture à la détrempe utilise une technique simple et rapide contenue dans trois applications laissant à l'artiste le temps de composer son oeuvre.

                        1) L'artiste va appliquer à la truelle et la taloche un enduit (L'ARRICO) sur le support.

                        2) Il va appliquer ((L'INTONACO) sur la surface de sa future peinture.

                        3)Puis l'artiste exécute son oeuvre, sachant que sa couleur ne peut plus pénétrer dans le mortier de chaux et de sable (L'ARRICO) 

  

 

DSC_9073
DSC_9074
DSC_9075
IMG_4314
IMG_4315
IMG_4316
IMG_4317
IMG_4008 compressée
IMG_4009 compressée
IMG_4010 compressée
IMG_4017 compressée
IMG_4018 compressée

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG_4312
DSC_9072
DSC_9073
DSC_9075

 

 

 

 

 

 

 

 

                             Au XV ème siècle, les murs foisonnent d'images, cette période perpétue et concrétise les peurs du Moyen-âge. Confronté à la crise religieuse, aux guerres et aux épidémies, l'art devient le reflet des maux du temps, par lui des générations entières exorcisent leurs peurs.  Enfers, Cavalcades des vices, Tentations.........Les murs des plus humbles sanctuaires sont ainsi sacralisés par les peintures offertes à la méditation du pauvre "Représentation du monde imaginaire". Sans cesse est ainsi rappelé la lutte éternelle du Bien et du Mal.

                            C'est le Concile de Trente qui tente de rénover le Mal totalement désacralisé, l'église ordonne le badigeonnage des peintures murales et le remplacement de cette iconographie périmée. A ce changement profond, on doit sa protection sous badigeon de ces peintures.  

La peinture monochrome médiévale dite "La Grisaille"

IMG_5428 IMG_5429 IMG_5430  IMG_5432

                          Cette technique servait à faire croire que les personnages ainsi représentés étaient sculptés dans la pierre. Elle était utilisée pour décorer certain volet de retable, ou choeur de chapelle, les gens du Moyen Âge ne s'approchait que très peu de l'autel ou du choeur, l'illusion était crée. L'artiste utilise des tons blancs, gris, noirs qu'il applique soit de façon couvrante ou diluée sur un fond ocre ainsi celui-ci transparait et donne aux nuances de gris une coloration différente.

2 mars 2013

Eglise Saint Pierre de Cazaux Laplume

 

DSC_9885 DSC_9909

Chapiteaux côté solaire dans l'église 

Photo 1:  La tradition chrétienne fait état d'une apparition de la croix dans le ciel vue par Constantin  et son armée en 312, ainsi que d'un songe prémonitoire qui aurait annoncé à Constantin sa victoire au pont de Malvius. La même nuit, Jésus lui serait apparu en rêve et lui aurait montré un chrisme flamboyant dans le ciel en lui disant: "par ce signe,  " in hoc, vinces", traduit tu vaincras. Constantin fit alors apposer sur le labarum et sur les boucliers de ses légionnaires un chrisme formé de la lettre grecques KHI (X) et Rho (p), les initiales du mot Christ. Après cette grande victoire, il reconnut officiellement le christianisme jusque là persécuté, en signant le concile de Milan. 

DSC_9896 DSC_9900 DSC_9898 DSC_9905 

 

Chapiteaux côté lunaire dans l'église 

DSC_9897 DSC_9899 DSC_9901 DSC_9902

Modillons entrée portail 

DSC_9887      DSC_9888       DSC_9889       DSC_9890       DSC_9891

 

 

 DSC_9882   DSC_9881   DSC_9883

10 mars 2013

Eglise Loupinat Monbahus 47290

 

DSC_9537 

Notes: Archives départementales du lot et Garonne, extraits des notes de chamoines Durengues.

                              Cette église eut aussi beaucoup à souffrir pendant les guerres de religion. Elle est toute découverte, écrivait en 1597 Nicolas de Villars dans ses mémoires. Il y a une grande ouverture derrière l'autel, aucun autel en pied, qu'un amas de pierres, point de cloche. Le recteur réside dans le Limousin, le vicaire a été trouvé sans robe.......On lit dans le verbal de Mascaron 1682. L'église est champêtre n'y ayant que quatre ou cinq maisons au voisinage, elle est longue de 12 cannes, large de 4, haute de 5, elle n'est ni voûtée ni lambrissée. Le clocher est en bas de l'édifice en triangle. L'ancienne église était romane, dit monsieur Massip, détruite de fond en comble par les protestants à la fin du XVI siècle. Elle fut reconstruite en 1639 dans le style gothique, telle qu'on la voit aujourd'hui. Son aspect est misérable.  

DSC_9547 DSC_9548 DSC_9543 DSC_9544

    DSC_9541   DSC_9542

DSC_9549  DSC_9553

7 mars 2013

Eglisse paroissiale Saint Cyprien Dolmayrac 47110

   

DSC_9378                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Notes: Archives départementales du Lot et Garonne extraits des notes de chamoine Durengues (1860-1948)

Eglise: Un verbal d'archiprête de 1640 fournit les renseignements suivants: L'église est sur une montagne, la sacristie seule est voûtée. De chaque côté il y a deux chapelles voûtée et les voûtes sont peintes. Le clocher est en bas de l'église pavillon. Le rapport d'un curé de 1740 complaisant le verbal de Joly de 1668 nous apprend que cette église est bâtie en pierre, que la nef n'est pas lambrissée, qu'il y a vu le haut des murs sur les côtés, la marque d'une naissance de voûte, qu'il y a deux chapelles voûtées l'une côté sud (côté épître) dédiée à Saint Jean, l'autre au nord côté de l'évangile dédiée à Sainte Catherine......etc.

DSC_9405 DSC_9410 DSC_9382 DSC_9386

Spirituel: Saint Cyprien avait droit, sous l'ancien régime à toutes les fonctions curiales. La grande fête locale était le 15 août. Ce jour là, écrivait un curé en 1740, il se rassemble beaucoup de monde et l'on danse beaucoup. En 1640, il y avait deux reliquaires d'argent l'un enfermait une sainte épine, l'autre les reliques de Saint Cyprien, Saint Jean, Sainte Blaise, Saint Loup, Saint Ferriol et Sainte Raffine.....etc.   

 DSC_9391 DSC_9396 DSC_9393  DSC_9413

 

DSC_9385DSC_9392DSC_9399

 

19 juin 2013

Chapelle XII eme Sainte Eulalie Cauzac 47470

DSC_6927           DSC_6918        DSC_6924

1                                                         2                                                       3

                    Cette chapelle de pierres et d'esprit, isolée, seule, elle nous invite à découvrir sa beauté dissimulée. Elle garde le souvenir d'un passé, enracinée dans le paysage et dans le temps, elle est là posée au fond de cette vallée construite sur des ruines gallo-romaine. Faite de pierres elle symbolise le divin. En poussant la porte, vous serez envahi par l'atmosphère qui domine cet édifice "La Lumière".

Photo 1: Entrée de l'église (sans doute ancien narthex ou parvis), le dallage au sol semble dater de l'époque romane. Les larges pierres au sol sont marquées par l'humidité du lieu. 

Photo 2: Soleil dardant ses rayons par un après-midi estival aux travers les vitraux du choeur faisant flamboyer les couleurs sur ses piliers de pierres. Instant uniques, magiques où le temps est suspendu.

Photo3: Choeur de pierres blanches toujours éclairé par un facétieux soleil d'été.

  

DSC_6929

4

  

DSC_6905   DSC_6908   DSC_6911

   5                                                        6                                                 7 

Photo 4: Fragment de bas-relief datant de l'époque gallo-romaine découvert lors des travaux de refection de la nef et du choeur de cette chapelle attestant qu'elle était bâtie sur d'anciens bains romains d'où l'importance de l'eau.

Photo 5: La dualité semble avoir été vaincue, les animaux fantastiques se tiennent la main, ils sont liés par leurs pattes et semble même s'élever dans les airs ensembles.

Photo  6:  Dualité opposant les contraires telles que l'ombre et la lumière, le bien et le mal. Au centre de la composition un visage. L'homme doit il choisir entre céder à ses passions ou les maitriser.  

Photo 7: Dans la scupture romane, la représentation du feuillage et un symbole d'espérance. Il porte en lui le message de la transformation car il est appelé à porter des fleurs et des fruits. Il est un moyen de nous montrer notre cheminement.

 

DSC_6906

   DSC_6919                                                                                          9

Photo 8: Animal fantastique montrant la direction à suivre.

Photo 9: Vitrail récent au-dessus de la porte d'entrée actuelle, communion de trois cercles symbolisant la Tinité sur un cercle représentant le tout fini et l'infini, l'unité et le multiple, le plein est la perfection comme l'est le Créateur de l'Univers.

 

Extraits des notes historiques du chanoine Durengues (1860-1948)

Saint Patron: On lit dans le verbal de Mascaron (1681) Sainte Eulalie est la patronne de cette paroisse et Saint Orens en est le premier titulaire. Par contre dans le propre du diocèse de 1724 c'est Sainte Eulalie qui est qualifiée titulaire. Quoi qu'il en soit de temps immémorial et de nos jours encore on célébre la fête le 1er mai qui est le fête de Saint l'Orens

Titres: Sous l'ancien régimeSaint Eulalie était une cure du diocèse d'Agen, archiprète de Férrussac., anciennement de ..........à la nomination de l'evèque. En 1792, les constitutionnels lui avaient conserné son titre de cure dans leur projet de circonscription. A l'organisation de 1803 elle fut érigée  en succursale du canton de Beauville.

Note archéologique: On a trouvé aux abords de l'église de Sainte Eulalie des tombes en pierre qui remontent vraisemblablement à la période carolingienne. 

Eglise: un pré, éloignée des maisons, qu'elle est longue de 20 cannes, large de 3, haute de 7, que le sanctuaire est voûté ainsi qu'une partie de la nef le reste lambrissé. Que le clocher au bas de l'église en carré voûté et élevé. Claude Joly compléte ainsi ces données (verbal de 1668), du côté de l'épLe sanctuaire date seul de l'époque romane. La voute du choeur en berceau plein cintre est séparée de celle de l'abside par un fort doubleau qui repose sur des colonnes dosserets. Des cinq fenêtres étroites de l'époque romane, l'une celle du fond de l'abside, est percée dans un contre fort, une autre est actuellement condamnée. Nota, depuis plusieurs de ces fenêtres ont été agrandies en dépit du style de l'édifice (verbal de 1879)

Les supports de l'arc triomphal et du doubleau ont des chapiteaux dont la sculpture est rudimentaire, ce n'est qu'un épannelage de la corbeille corynthienne dans lequel les volutes et la rose centrale sont remplacées par des billettes plates carrées. Ces denticules sont ornées de volutes gravées aux replis si nombreux qu'on les prend tout d'abord pour des cercles concentriques. La tentation d'Adam et d' Eve, dit animaux fantastiques à la tête et aux membres grossièrement équarris, des feuilles épaisses figurent comme décoration sur les corbeilles. La nef est recouverte de trois travées voûtées en croisées d'ogives lors d'une restauration moderne. Elle s'appuie au sud sur un bas-côté de deux travées dont les voutes en étoile doivent dater du XVI eme siècle. J'attribue le sanctuaire au commencement du XI eme siécle.

 

Nicolas de Villars qui visite cette église en 1595, la trouva assez entière. Il y a, écrivait-il, deux fonds baptismaux, point de repositoire. Les guerres et injures du temps ne le permettant pas comme en plusieurs lieux pour .............par la retraite des pauvres passants dans les églises. Les ornements, sacristie, autels ont été reconnus par les anciens profanés, les hérétiques ayant préché et démoli les autels.Dans un verbal de 1681, Mascaron constate que cette église est champêtre, dans itre il y a une grande chapelle qui fait une sorte d'aile dédiée à Antoine, aujourd'hui à la Sainte Vierge. Elle est aujourd'hui à deux arceaux et bien voûtée. L'unique cloche de Sainte Eulalie est de trois quintaux.

Temporel: Sous l'ancien régime la dîme du blé se payait au dixième, du vin et des menus grains à discrétion. Le curé ne prenait que la moitié de la dîme, l'autre moitié étant perçue par le seigneur de Cauzac en vertu d'un prétendu droit d'inféodation (verbal de Mascaron). Le revenu du curé était .........commune de 1700 livres dont il fallait déduire 30 livres pour les  frais d'exploitation (compte établi d'après les revenus des dix années qui ont précédé la révolution).Son compte de régie de 1790 porte en recette de 1604 livres 15 sols provenant des fruits décimaux et en dépense 24 livres pour frais de perception.D'où un revenu net de 1580 livres 15 sols. A quoi l'on doit ajouter le produit des fonds obituaires. Ces fonds comprenant 1er, 1 pré 1 cartonnat 1/2 d'un revennu de 8 livres, estimé 132 livres vendu 176 livres, 2eme, une pièce de terre labourable de 1 cartonnat du revenu de 12 livres, estimé 264 livres, 3eme une pièce de vignes au lieu de Salomon de 1 cartonnat estimé 88 livres, 4eme une pièce de terre labourable et bois et taillis de 3 cartonnats.

               Il y avait aussi un presbytère avec dépendances et jardin d'une valeur locative de 30 livres. Il fut vendu 540 francs pendant la révolution. Le desservant qui fut nommé à l'organisation monsieur Delméja en  était propriétaire, moyennant 80 francs d'indemmité que lui allouait la commune il en fit sa résidence. A sa mort survenue 1833, les paroissiens se cotisèrent pour acheter cet immeuble et le réparer. Monsieur de Châteaurenard avança les fonds qui devaient lui être remboursés dans l'espace de trois ans.Le presbyptère de Sainte Eulalie n'est donc pas communal. La superficie du jardin est de 5 ou 6 ares.

Démographie: 550 âmes en 1804, 360 en 1844, 233 en 1879, 210 en 1910.  En 1876, 8 hommes et 50 femmes furent leurs ages.En 1879,  aucun homme et seulement 20 femmes. 

Implantation de la chapelle Sainte Eulalie Cauzac selon la liturgie du XII siècle .

DSC_7642

                                                                              10

La figure 10: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire 

 

18 avril 2022

Architecture solaire


 L'architecture solaire orientée, nous invite à mettre en lumière notre inconscient pour nous libérer de ce que nous sommes. Elle devient une lumière mesurée, jeu d'ombre et de lumière, elle provoque des charges émotionnelles.

                                     

                                                       IMG_7722

L'architecture solaire informationnelle donne la connaissance au- delà de la vie matérielle. Le chapiteau dans son essence est une information, une vibration porteuse d'informations.

                                                   IMG_3843

 

                                       

Passeur de lumière, le vitrail est la frontière entre la matière et la lumière. Dans sa dimension immatérielle  et son caractère changeant il a le pouvoir de transformer la lumière du soleil en paroles de lumière.

 

                                                     IMG_7305

L'homme encore proche de la nature s'identifie à lui, le soleil en tant que support physique anime, il transforme, il rythme le temps. Composante magique il est l'objet de la représentation.  

                                                   

 

26 septembre 2013

L' église vieille de Cocumont 47250

 

DSC_1028

 Portail église paroissiale Saint Jean de Vidailhac dite la vieille église

DSC_1030      DSC_1031      DSC_1032

1                                     2                                 3

Sur la gauche du portail trois chapiteaux ancien testament;

Chapiteau 1, La décollation de Saint Jean Baptiste: Cette église est dédiée à Saint Jean Baptiste, nous voyons ici le martyr (la décollation) de Saint Jean Baptiste qui eu le tête coupée, déposée sur un plat d'argent comme l'avait demandé Salomé au roi Hérode car elle avait bien dansé lors d'un banquet. Saint Jean Baptiste est le précurseur du Christ, il prêchait l'arrivée d'un messie quand il vit Jésus sur les rives du Jourdain et qu'il le baptisa. Salomé fait partie des femmes tentatrices, grâce à elles le péché se commet.

Chapiteau 2, La Tentation, Le péché Originel: Au centre du chapiteau, le serpent initiateur, enroulé autour de l'arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, à gauche Eve l'écoutant, à droite Adam une main à sa gorge, il a mangé le fruit défendu. Ils seront exclus du paradis terrestre. Comme punition, la femme enfantera dans la douleur, le serpent rampera et sera foulé au pied, l'homme travaillera dans la sueur. Eve femme tentatrice, pour elle, la faute originelle sera commise.  

Chapiteau 3, L'Offrande du Pain et du Vin à Abraham par Melchisédech: Abraham à gauche sur son siège avec les pieds surélevés peut-être sur des feuilles d'acanthe symbole de l'élévation, reçoit le pain et le vin apportés par Melchisédech, Roi de Salem, roi de Jérusalem, Melchisédech était le prêtre du Dieu Très Haut, il est un intermédiaire entre Dieu et les Hommes. Abraham reçu le pain et donna le dîme en retour.

  

 DSC_1033      DSC_1034       DSC_1035

4                                   5                           6 

Sur la droite du portail, trois chapiteaux,  la Rédemption.

Chapiteau 4, La cène: Jésus apparaît au milieu d'apôtres, c'est une représentation de la Cène. Le personnage de Jésus semble avoir été vandalisé, il se trouvait au centre, un peu plus bas exactement sous les volutes d'énergies et sous le regard du petit loup vert positionné sur l'angle du tailloir. A la gauche de Jésus, un personnage drapé, peut-être s'agit-il du préféré, de l'ami, Jean ?  

Chapiteau 5: La Sirène : Etre hybride mi-femme, mi-poisson, elle apparaît comme une messagère de certains enseignements. De par ses formes, elle est le symbole de la beauté, elle avertit du danger de la séduction, elle attire les feux de l'amour et se fait luxurieuse. Elle reste aussi le symbole de l'eau, le maître d'oeuvre a utilisé ce chapiteau pour informer la présence d'une veine d'eau souterraine qui passe dans le sanctuaire.

Chapiteau 6: Les Oiseaux : Chapiteau d'oiseaux affrontés ayant vaincus la dualité du Bien et du Mal. Il semblerait représenter deux oiseaux aux corps liés et afrontés avec un renversement, but final, s'extraire de la matière pour pouvoir se rendre au cimetière côté Sud, côté de l'Eternité.   

DSC_1036

 Chrisme

Clé de voute le chrisme: Symbole chrétien, le chrisme est formé des lettres grecques  X (chi) qui ressemble à la lettre X majuscule et le Rô semblable à notre P majuscule. L'X est associé à la représentation solaire du quadrilataire solsticial , entre le solstice d'été et le solstice d'hiver, alors que le P représente l'axe du monde coupé par alpha et l'oméga symbolisant le début et la fin. Véritable enseignement que nous a laissé le maître d'oeuvre en nous livrant la clé énergétique du lieu.

  DSC_1049   DSC_1050   DSC_1048   DSC_1051   DSC_1053

4 février 2014

Menhir Tayrac 47270

              

Etude Menhir Tayrac 

DSC_6974

1

Définition: Le mot breton men-hir signifie en français "pierre longue" 

                   La vie de par son principe est rythmée par le soleil. L'homme en parcourant le monde prend conscience des éléments qui régissent le monde l'eau, l'air et le feu. Depuis la plus haute antiquité il s'oriente en fonction du soleil, et de par ses observations, ses connaissances et ses émotions il cherche un lien avec les énergies de la nature et celles du ciel.

                   Nos druides, les chammans sont les grands promoteurs d'une science où ils ont su unir les énergies telluriques et les énergies cosmiques afin d'équilibrer le monde sur le plan subtil pour en assurer la prospérité du plan physique. C'est ainsi qu'ils ont créé le menhir qui était une véritable machine à énergiser. Depuis le massacre des druides, gardiens de la nature, gardiens des pierres levées, gardiens d'un secret, elles furent couchées souvent détruites pour éviter que les populations ne se livrent à des cultes paëns. Puis Charlemagne ordonna; lui aussi les destructions des mégalithes, mais l'endroit, le lieu resta marqué à jamais qui étaient considérés par les populations comme des lieux sacrés. Ces lieux furent en partie récupérés, utilisés pour y implanter nos églises et chapelles, ou dans notre cas il servit de support pour une croix chrétienne.

Réseau aquifère et magnétique menhir Tayrac

                                                                                     Figure   2

Figure 2: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnètiques (champs magnétiques). En voici la légende:

  • Bleu clair.................................................veine d'eau 
  • Bleu Foncé.............................................veine d'eau
  • Vert.........................................................réseau magnétique Hartmann
  • Rouge.....................................................réseau magnétique Curry
  • Marron....................................................courant tellurique
  • Violet.......................................................cheminée cosmotellurique
  • Rectanble blanc......................................implantation menhir

                 Depuis longtemps, les chinois ont connaissance d'un système de lignes de courants d'énergie qui circulent dans et sur la terre. Ils nomment cette énergie la veine du dragon (marron,dans la lithurgie chrétienne elle est symbolisée par la vouivre). Magnétisme et électricité sont intimement liès. Le magnétisme est l'effet de courants électriques profonds de notre globe.  Le champ magnétique terrestre et le champ électrique terrestre sont donc modifiés chaque fois que des courants électriques additionnels arrivent. Les lignes du dragon sont formées de courants électriques qui circulent le long de conducteurs naturels dans la terre. Au contact, au mouvement de l'eau (bleu clair, bleu foncé), de riviéres souterraines, ressac, cascade....etc, la friction des roches, l'activité des volcans, le vent sont sources de charges électriques. Notre écorce terrestre est composée de métaux (fer, nickel, or, cuivre), les gisements de cristaux minéraux (contenant du quartz) sont aussi producteurs de courants électriques.

                Les rayonnements venus du centre de la terre apparaissent sous formes de grilles d'énergie, comme une maille de filet. Chaque métal a sa propre forme donc des dimensions et des orientations différentes.

Réseau Hartmann           Réseau Curry

          Figure 3 : réseau Hartmann                                                      Figure 4 réseau Curry

                La qualité énergétique du lieu, peut être ressentie par de nombreuses personnes au travers  leur corps physique. On peut ressentir des picotements, une atmosphère lourde, vivifiante, ou même pour les plus sensibles des frissons ou à l'inverse du chaud......etc. L'implantation du menhir de Tayrac n'a donc pas était située au hasard mais bien sur un lieu d'énergie, ce qui prouve que les peuples anciens détenaient la connaissance des énergies.  

                On peut supposer que le site de Tayrac avait un lien direct avec l'astronomie, car le site fut en partie détruit par l'activité humaine. Servait-il à repèrer des dates importantes afin de les repérer pour planifier les récoltes?  On peut toujours supposer mais ceci reste qu'une spéculation sans preuve.             

Champ énergétique repos menhir Tayrac

 Figure 5           

Légende figure 5:

Jaune champ électrique

Orange champ magnétique

Bleu champ thérmique                                          

              Rassemblons toutes nos données pour synthétiser le contenu. Un  courant tellurique circule à travers la terre (marron), liés à trois veines d'eau (beu foncé, bleu clair) superposées qui de par leur frottement sur la roche créent un champ électrique et un champ magnétique en fonction de leurs débits. En vert le réseau géomagnétique Hartmann qui lui est comme un maillage à la surface de la terre, il vient se déformer car de par sa composante il est attiré par l'électricité. Le menhir, lui agit comme un condensateur, un véritable accumulateur d'électrons. De par sa polarité moins au sol et plus au sommet il permet un échange continuel des énergies avec le cosmos.

              Ces flux naturels restent invisibles, mais peuvent être ressentis en accordant une importance  par certaines personnes entrainées et par radiesthésie. On peut déterminer la localisation d'un flux, sa largeur, sa profondeur et son intensité vibratoire.

Champ énergétique activé menhir Tayrac

         Figure 7          

Légende figure 7:

Bleu champ électrique

Orange champ magnétique  

Rouge champ thermique                                                                                 

14 mars 2014

Les couleurs et les habits liturgiques

Habits

 

 

« La différence des couleurs dans les vêtements sacrés a pour but d’exprimer, même avec des moyens externes, la caractéristique particulière des mystères de la foi qui sont célébrés et le sens de la vie chrétienne en marche au cours de l’année liturgique. »

 

 

 

Les cinq couleurs liturgiques : blanc, rouge, vert, violet et noir

  • Blanc : Il   est aux fêtes de Notre Seigneur, de la Sainte Vierge et des Saints qui ne sont pas martyrs et au temps pascal. Il est le symbole de la joie pascale, de la pureté, de la lumière et de la vie.
  • Rouge : Il est pour les fêtes de la Croix, du précieux Sang, des apôtres, des martyrs et pour les fêtes du Saint Esprit. Il est le symbole de l’Amour de Dieu, du don de l’Esprit Saint qui rend capable de témoigner de sa foi même jusqu'à l’effusion du sang.
  • Vert : Il est réservé à tous les dimanches, en dehors du temps où on emploie le blanc (temps pascal) et du temps où on emploie le violet. Le vert symbolise l’espérance du ciel, la reprise d’une vie nouvelle.
  • Violet : Il est la couleur de l’Avent, de la Septuagésime à Pâques, des Quatre temps, des Rogations, des Vigiles. Il est le symbole de la pénitence, l’espérance chrétienne au moment de la souffrance et du deuil.
  • Noir : Il est la couleur de deuil pour le vendredi Saint et pour les messes des morts.
  • Drap d’or : A ces couleurs liturgiques il faut ajouter le drap d’or, qui peut remplacer, dans des circonstances solennelles, le blanc, le rouge et le vert.

Les habits

  • L’Amict : Linge blanc à appliquer autour du cou quand l’aube ne couvre pas complètement l’habit commun du prêtre. A l’origine, il couvrait  la tête, le cou, les épaules. Il symbolise la force contre le démon. La tête pour éviter les pensées dangereuses, le cou pour que la Parole ne soit dite qu’avec respect et dignité, les épaules pour marquer le poids du sacerdoce.
  • L’Aube : Vêtement d’étoffe blanche, long jusqu’au chevilles et couvre complètement l’habit du prêtre. Elle est l’image de la pureté par sa blancheur, elle présage des joies éternelles. Il est nécessaire de posséder de la pureté pour accomplir l’œuvre du Seigneur.
  • La chasuble : Elle était à l’origine un manteau de grandes dimensions, sans manches et avec une petite ouverture dans le haut, pour y passer la tête comme un disque percé, elle fut aussi appelée « Planetta »symbolisant ainsi le cosmos dont le Christ est Roi. Elle est composée de deux pans d’égale longueur, dont l’un est sur la poitrine et l’autre sur le dos. La chasuble comme l’étole symbolise le joug du seigneur que la grâce rend léger. Elle exprime en plus de la fidélité, la charité dont on doit faire preuve, de l’accueil, à ouvrir notre porte aux autres. Celui qui la revêt, revêt le Christ et agit « in personae »
  • La chape : Vêtement en forme d’ample pèlerine, ouverte sur le devant. Elle figure la robe éternelle dont les Saints seront un jour revêtus.
  • Le Cordon d’Aube : C’est le symbole de la chasteté et de la continence, il assure le contrôle du siège des passions charnelles. Celui qui le porte doit avoir de la retenue.
  • L’étole : Ornement en forme de bande, que le prêtre passe autour du cou. Elle est le rappel de la première robe d’innocence perdue par le péché originel. En la portant, le prêtre conjure le Seigneur de lui rendre cette innocence avec celle qui le couvre puisqu’il célèbre la Messe « in personna Christi »Elle se porte toujours pour célébrer une messe, comme l’aube elle représente le pourvoir sacerdotal. Elle est un vêtement d’immortalité.
  • La bannière : Les oriflammes représentent des scènes ou des personnages religieux.
16 avril 2013

Lavande

Lavande

 

                      La lavande est selon son étymologie latine "lavare", une plante qui sert à laver. En effet, dès le Moyen Âge; la lavande est employée pour parfumer l'eau de la toilette. Parfum  et médicament sont souvent associés, sentir bon est synonyme de bonne santé. Les pouvoirs désinfectants de la lavande sont utilisés dans les demeures pour combattre la peste. Mais la lavande a aussi un autre pouvoir magique, les fleurs cousues à l'intérieur d'une coiffe soulagent le cerveau.

Propriétés: Antispasmodique, diurétique, antiseptique, vulnéraire, stomachique

Indications: Maladies nerveuses, toux, douleurs rhumatismales, acné

Parties utilisées: Épis floraux et fleurs 

15 avril 2013

Sarriette

 

Sarriette

                 Depuis l'Antiquité, elle est appréciée tant pour ses vertus médicinales que pour ses qualités aromatiques. Ainsi, au Moyen Âge, elle faisait partie des herbes dont on faisait une soupe épaisse à base de plantes, de pain, d'oignons appelée "porée". Il semble aussi, que du fait de son nom latin "satureia", évoquant la figure du styre, on lui a attribué un pouvoir aphrodisiaque.

Propriétés: Antiseptique, anti-diarrhéique, digestive

Indications: Aphtes, Muguet, problèmes de peau

15 avril 2013

Sauge

Sauge

                   La sauge est capable de protéger du tonnerre, à condition d'en faire bénir un bouquet le jour de l'Assomption. Elle protège une récolte si on la met à chaque coin du champ, mais il faudra surveiller car un proverbe dit  aussi " quand un bouquet de sauge dépérit, la maison s'amoindrit".

                  La sauge officinale, probablement originaire d'Asie occidentale et répandue en région méditerranéenne, elles est réputée pour ses nombreuses vertus médicinales et culinaires. On dit qu'elle est la reine des plantes médicinales comme la rose est celle des fleurs d'agrément. Son étymologie issue du latin "salvare", en faite la plante qui sauve. Au Moyen Âge, il n'en existe que deux sortes, la sauce officinale et la sauge sclarée.

Propriétés: Stimulante, antispasmodique, stomachique, emménagogue

Indications: Troubles nerveux, cicatrise plaies et aphtes, fait baisser la fièvre.

15 avril 2013

Tanaisie

 

Tanaisie

               Au Moyen Âge, la tanaisie, est appréciée pour sa valeur culinaire et médicinale. Elle est à la fois réputée pour son pouvoir vermifuge, on l'appele aussi "herbe aux vers" et pour son parfum légèrement camphré. Elle faisait partie des herbes amères consommées pour rompre le jeûne et le carême. Elle est à manier avec précaution car elle a des indications et contre-indications de la sulfureuse absinthe.

Propriétés: Tonique, emménagogue, vermifuge, gigestive, béchique.

Indications: Douleurs rhumatismales, plaies, foulures; entorses

16 juin 2013

Allée funéraire Chanteloube Mourrens 47310

DSC_0452DSC_0457DSC_0459DSC_0460

                         D'une longueur d'environ 10.50 m , sur une largeur variable de 1 mètre à 0.50 m cette allée est orientée Est/ouest. Sept dalles compose le côté droit, et cinq pour le côté gauche.  Il semble que la partie arrière qui forme le chevet pourrait être une partie de la table. Ce monument est posé sur un tumulus.

 

Allée funéraire Canteloube quadrilatère solsticiale

29 avril 2013

Acanthe

L'acanthe

Plante acanthe

                              Il existe des acanthes épineuses et celles que nous connaissons à feuilles molles et découpées. C'est une plante majestueuse qui ne fleurit que dans sa 3 ème année. De grandes hampes parfois de plus de deux mètres s'élèvent vers les cieux. Sur les chapiteaux roman, se trouve très souvent représenté la feuille d'acanthe à divers stades d'ouverture.

Légende:

  • Apollon (Dieu du Soleil) a voulu enlever une nymphe du nom d'Acanthe, elle lui résista et le griffa au visage. Il se vengea et la transforma en une plante épineuse qui aime le soleil et ainsi naquit l'Acanthe.
  • Il faudra attendre Colimaque, qui passant devant le tombeau d'une jeune fiancée, décédée la veille de son mariage vit une magnifique acanthe aux feuilles recourbées comme pour saluer la belle endormie. Il en fut si ému qu'il s'en inspira pour orner un chapiteau.

Symbolique:

                           Cette plante est un symbole de persévérance, de triomphe sur les épreuves de la vie et de la mort. Elle est le symbole de l'amour éternel, l'élévation de notre âme vers le divin. Plus sa feuille se déploie, s'ouvre, plus les épreuves seront vaincues et transformées en gloire.

4 décembre 2012

Aubépine

                                                                             

Aubépine

Nom populaire: Elle est aussi appelée épine blanche, épine de Mai

                           Les aubépines, arbrisseaux aux rameaux munis de robustes épines, fleurissent en Mai. Les fleurs blanches dégagent une odeur animale plus ou moins appréciée. Selon la légende, ce serait le souvenir des langes de Jésus que Marie étendit sur les branches. La couronne de la Passion était faite de branches d'aubépine.

                           L'aubépine écarte la foudre, car la foudre est l'oeuvre du Diable et elle ne peut frapper une plante qui a touché le front du fils de Dieu. Comme protection, on déposait dans les combles des maisons le premier rameau d'aubépine fleurie. L'aubépine était aussi accrochée aux portes des étables ou des granges pour éloigner les maléfices.  

27 avril 2012

Dédicace

La dédicace des l'églises

La dédicace des églises écrit par Jules Baudot bénédictin de Farnborough 1909

Historique

           Le mot dédicace n'eut tout d'abord, dans le langage ecclésiatique, la signification que nous lui donnons aujourd'hui, parce que le rite désigné actuellement sous ce mot se forma peu à peu. Primitivement , dans l'antiquité liturgie romaine, il semble bien que toute la cérémonie consistait dans la consécration d'un autel dressé sur le tombeau d'un martyr et dans la célébration solennelle de la messe sur cet autel. L'événement attirait souvent un concours considérable de fidèles, on faisait suivre la cérémonie d'un repas et sous prétexte d'honorer la mémoire des martyrs, on tomba dans les excès et désordre des païens qui avaient leurs anniversaires marqués par les sacrifices. Il fallut réprimer ces abus de dédicaces.

           En Gaulle et ailleurs, il y eu bientôt un rite spécial, occasionné par la transformation de temples païens en églises cathholiques, on procédait d'abord à des purifications préalable. Bientôt le même rite de purification s'étendit aux nouvelles églises et on y joignait des onctions (application d'huile sainte pour la consacrer à Dieu) tant pour l'édifice tout entier que pour l'autel. C'est le rite de la consécration ou dédicace des églises. Plus tard fut institué une cérémonie plus simple pour les oratoires ou même pour les grandes églises dont on ne pouvait pas faire immédiatement la consécration.    

           La consécration ou dédicace des églises peut se définir comme une action sainte ou plustôt un ensemble d'actions saintes et solennelles, déterminées par l'Eglise et dont l'effet est de rendre un édifice, sacré de profane qu'il était, dédié pour toujours à Dieu et son culte, par un ministre légitime, afin que dans l'édifice on puisse accomplir les fonctions divines ecclésiastiques. 

Dédicace église 

  

    Il y a dans une église deux choses que l'on doit consacrer:

    Le Temple 

  •     L'autel

 

 

 Les règles canoniques et liturgies du rite de la dédicace et son symbolisme.

              Quelles que soient les difficultés que l'on éprouve à découvrir l'origine des cérémonies et rite de la consécration des églises, on doit tenir à la correction du Pontifical romain faite en 1596 par les soins du pape Clément VIII, défense étant insérée dans la bulle de publication de rien ajouter, changer ou retrancher à ce qui est prescrit pour l'accomplissement des cérémonies pontificales.

 Préparatifs: Il est permis d'accomplir la dédicace des églises n'importe quel jour de la semaine ou le dimanche.Si une coutume existe déjà il faut la respecter.

Obliguation de jeûner la veille de la cérémonie: Elle existe pour l'êveque consécrateur et pour ceux qui ont sollicité la faveur d'avoir une église consacrée.

Préparation des saints religieux: La consécration d'une église ne peut se faire licitement sans la consécration d'un autel fixe.La table de cet autel doit être de pierre et d'un seul morceau. On y fait graver cinq croix, une au milieu et une à chacun des quatres coins. En avant de la croix du milieu on fait pratiquer une cavité assez grande pour renfermer les saintes reliques. On prépare une pierre qui devra fermer l'entrée de cette cavité. Cette pierre sera scellée au cours de la cérémonie après qu'on aura déposé les saintes reliques dans le sépulcre (tombeau). Pour la quantité des reliques, il faut que ce soient des reliques de saints, et non simplement de bienheureux, de plusieurs saints et non simplement d'un seul. La veille du jour ou doit se faire la concécration de l'église, le Pontife (titre donné aux évêques) s'étant procuré de ces reliques, les enfermera dans une boite convenable avec trois grain d'encens (résine aromatique, tirée principe d'une plante d'Arabie et d'Ethiopie). Il y joindra une attestation par écrit de l'acte de consécration qui va s'accomplir, et scellera le tout de son sceau. Puis il exposera les reliques dans un endroit distinct de l'église dont il doit faire la consécration sur une table convenablement ornée, avec deux flambeaux allumés. Les reliques demeurent ainsi exposées toute la nuit.Dédicace autelVigiles : Le Pontifical romain dit que devant les reliques exposées, on chantera les nocturnes (qui a lieu pendant la nuit) et laudes (prières liturgiques à l'aurore) des saints dont on a les reliques.  

Ministre consécrateur: Le ministre ordinaire de la consécration des églises est l'évêque. Le droit canon qui en décide ainsi, s'appuie sur la pratique universelle de l'Eglise.L'évêque ne peut se faire suppléer dans cet office par un simple prêtre. Le droit de consacrer les églises appartient à l'évêque du lieu pour toute l'étendue de son diocèse. Dans des temps anciens, les évêques se réunissaient nombreux à l'occasion de la consécration des églises, et plusieurs se partageaient souvent les parties de la cérémonie.

Essence de la consécration: L'essence de la consécration de l'église doit être placée dans l'onction (appliquation d'huile sainte pour la consacrer à Dieu), avec le saint chrême (Huile bénite mêlé de baume, utilisée pour les consécrations), des douzes croix qui sont sur les mures et dans les paroles que le pontifie prononce au moment de l'onction. 

Les conséquences de la consécration: Pour tous ceux qui sont attachés à l'église consacrée, il y a obliguation de célébrer cette dédicace, plutôt en vertu d'une coutume que d'une loi écrite. Dès le fin du IV eme siècle, la pèlerine Ethérie nous atteste l'existance de cette pratique à Jérusalem. Chaque années, au jour anniversaire de la consécration, à moins que l'Evêque n'ait fixé, une fois pour toutes, un autre jour, le clergé de l'église consacré récite l'office et célèbre la messe du commun de la dédicace en tenant compte des rubriques générales.  

 I Le rite actuel de la dédicace au point de vue liturgique

 
Préludes:
                1  Au préalable, le pontife vient faire l'inspection de l'église à consacrer pour s'assurer par lui-même que tout est prêt. Il fait allumer les douzes cierges qui surmontent les douzes croix autour des murs, sort de l'édifice, en fait sortir tous ceux qui s'y trouveraient, laissant uniquement à l'intérieur un diacre (serviteur) qui en fera la garde, puis les portes se ferment. Devant les reliques exposées, l'Evêque assisté du clergé, récite les prières préparatoires. Elles se composent aujourd'hui des septs Psaumes (champ liturgique) de la Pénitence, de l'invocation à la sainte Trinité, et de la premiere des Litanies des saints.
                  Après les septs Psaumes de la pénitence, l'Evêque se revêt de l'amict, de l'aube, du cordon, de l'étole et de la chape blanche, puis se rend avec le clergé à la porte extérieure de l'église, non content de s'être reconnu comme pécheur, il proclame ici son impuissance, fait invoquer par le choeur l'assistance des trois personnes divines, demande leur intervention pour l'accomplissement de l'oeuvre, et comme effrayé de l'entreprise, il se prosterne de nouveau pendant qu'on invoque tous les saints du ciel.
                2  Alors, par des exorcismes et bénédictions, il prépare l'eau qui doit servir à l'aspertion extérieure. Les trois aspersions qui se succèdent ont pour objet de ravir l'influence du démon l'édifice avec le terrain sur lequel il est bâti, d'assujettir  cet édifice pleinement à Dieu qui a présidé à la construction, en a uni toutes les parties et daigne le visiter en la personne de son ministre.
                    C'est la pensée qu'expriment les oraisons récitées après chaque aspersion. On remarquera ainsi que l'Evêque faisant cette aspertion ne cesse de répéter " Iin nomine Patris" c'est au nom de la sainte Trinité qu'il prétend agir. A ce titre aussi, il demande par trois fois qu' on lui ouvre les portes. Ainsi la cérémonie nous fait entendre la difficulté d'arracher au démon les éléments matériels depuis qu'il est devenu le maître par le péché de l'homme.Parvenu à se faire ouvrir les portes, l'Evêque prend possession de l'édifice, en marquant le seuil du signe de la croix, annonce la paix au nom du Sauveur Jésus qui choisit ici sa demeure.
                3 L'hymne Veni Creator appelle la bénédiction de Dieu sur cette prise de possession, c'est aussi pour celà qu'on répéte les Litanies des Saints avec les solennelles invocatrions, que l'Evêque après deux oraisons et pendant le chant du Benedictus grave sur le pavet les deux alphabets grec et latin.
 
Dédicace croix
 
II Lustration de l'autel et de l'Eglise
 
                  Tout ce qui a été fait jusqu'ici n'est qu'un préambule de la cérémonie, c'est la prise de possession de l'édifice au nom de Dieu. Maintenant commence l'oeuvre de la purification pour laquelle l'Evêque implore le secours d'En-Haut, par une invocation trois fois répétée.
              
                    1 Préparation de l'eau lustrale. Eau bénéite pour la purification extérieure ne suffit plus. Il faut une eau spéciale dans lequelle entrent les éléments du sel (symbole de la doctrine incorruptible), des cendres (symbole de la pénitence) et du vin (symbole de la divinité du Sauveur).Les rituels de date postérieure ont appelé cette eau, eau grégorienne. Pour sa bénédiction, le Pontifical romain contient de nouvelles formules, l'exorcisme et la bénédiction. de l'eau disent la vertu de l'eau pénétrée d'une efficacité divine par le baptême du Sauveur. Après que le pontifie a marqué de la croix la porte intérieure de l'église, il est question de l'ange gardien des sanctuaires où Dieu veut habiter.
            
                     2 Lustration de l'autel. Elle commence par la récitation de l'ancienne Introibo et du psaume Judicame, que le prètre dit au début de chaque messe avant de monter à l'autel.L'Evêque monte ensuite à l'autel pour y marquer de l'eau lustrale les croix gravées sur la table, la croix du milieu rappelle plus spécialement la passion de Jésus, les quatre autres aux quatres coins symbolisent l'efficacité universelle de son sacrifice. En y traçant une croix, le pontife prononce une parole de sanctification qui reviendra souvent sur les lèvres au cours de la cérémonie. Il conclut ce premier acte par une oraison qui rapelle l'acte de Jacob dressant un autel au Seigneur après la vision dont il fut favorisé. Pendant les septs tours qu'il fait pour l'aspersion de l'autel, le choeur chante l'antienne Asperges me et le psaume Miserere. Ces actes d'aspersion nous disent l'ardeur infatiguable que les Apôtres doivent apporter à la santification des âmes purifiées par leur ministre.
           
                   3 Lustration de l'église. Trois tours intérieurs sont accomplis pour l'aspersion des murs pendant que le choeur chante des antiennes psaumes. C'est en effet la purification extérieure ne suffit pas. Celle du dedans prépare la maison de Dieu où ses serviteurs goûteront la joie, contre lequelle les ennemis du Seigneur seront impuissants, à l'ombre de laquelle on trouvera toujours la puissante protection du Très-Haut. Puis le pavé est aspergé et comme lavé à fond pendant que le choeur chante les heureux effets de cet acte.
            
                   4 Préface consécratoire ou prière eucharistique. L'acte de lustration se termine par deux oraisons, dont la seconde tirée en partie du deuxième livre des Paralipomènes, servait autrefois de consécration. Elle est suivie aujourd'hui d'une autre formule consécratoire dont l'objet est de nous inspirer la plus grande vénération pour nos églises. C'est là, y est il dit, que les prêtres offrent le saint Sacrifice, que les fidéles viennent payer à Dieu le tribut de leurs péchés, relevés, guéris, comblés de toutes les grâces du ciel. Alors se prépare le ciment avec l'eau lustrale et le reste de cette eau est répendu à la base de l'autel.
 
III Translation solennelle des reliques
 
Relique
 
                       Le trône  étant préparé, le moment est venu d'aller chercher les maîtres ou plutôt Notre-Seigneur lui-même qui ne se sépare point de ses serviteurs, les saints martyrs. 
 
                   1 Point de départ et la procession jusqu'à l'entrée de l'église: Après une demande de purification du coeur qu'on retrouve sur les lèvres du prêtre a saint sacrifice de la messe, l'Evêque fait fumer l'encens devant les saintes reliques, des prêtres chargent sur leurs épaules le précieux fardeau et l'on se met en marche en chantant des antiennes ou des répons qui sont une invitation enthousiaste et pressante adressée à la personne même des saints. Puis retentit le psaume 94 qui est comme une prococation à la louange et, au milieu de ces acclamations, on entend une prière qui semble rappeler les guérisons opérées par le contact des saintes reliques. Le cortège arrive ainsi à l'entrée de l'église. 
 
                   2 Allocution du Pontife: Le peuple fidèle va être admis à rentrer dans l'édifice à la suite des saintes reliques. Les églises, y est-il dit sont vénérables, parce que les Hébreux ont eu leur sanctuaire en grande vénération, que les empereurs romains convertis au christianisme ont traduit leur respect pour les édifices sacrés par toutes sortes d'immunités et de privilèges. Le pontif fait lire par l'archidiacre deux décrets. Le premier contre les usurpateurs des biens de l'église, le second prescrivant le paiement des dîmes. La même préocupation lui fait interpeller le constructeur ou fondateur de l'édifice.A lui et à ses héritiers sera accordée la première place dans les processions, mais on veut savoir quel dot il assure à cette fiancée du Sauveur qu'est l'édifice sacré.
 
                    4 Entrée dans l'Eglise: Alors reprennent les chants de triomphe en l'honneur des saintes reliques, mais avant d'aller plus loin l'Evêque marque d'une onction avec le saint chrême la porte extérieure pour qu'elle soit vraiment l'entrée du salut et de la paix.  

 
 
IV Consécration de l'autel et de l'église
 
                      Cette acte constitue comme le point central de toute la cérémonie. Il se décompose lui-même en reposition des reliques et onction de la table d'autel, onction des murs de l'église, prière eucharistique ou consécratoire.  
   
                    1 Reposition des reliques et onctions de la table d'autel: La cérémonie s'accomplissaient autrefois dans le mystère et comme dans l'ombre, un voile séparait le sanctuaire du reste de l'église, les fidéles n'entendaient que les chants et les prières sans apercevoir ce qui faisait à l'autel. Une ouverture a été pratiquée préalablement au milieu de l'autel. C'est là que doivent reposer les saintes reliques comme dans un tombeau. L'Evêque fait à l'intérieur, des onctions avec le saint chrème, il y place ensuite le sacré dépot et scelle lui même la pierre qui ferme l'entrée du sépulcre. Cette pierre devra désormais ne plus former qu'un seil tenant avec la table d'autel, l'enlever ou la briser serait faire perdre à l'autel sa consécration. Pendant toute cette opération , le choeur chante des antiennes, Après quoi le pontife récite une oraison qui résume les voeux et les intentions de tous. Il marque d'une nouvelle onction du saint chrême la partie extérieure du tombeau et encense l'autel. L'encensement doit alors se continuer sans interruption jusqu'à la fin de l'acte de concécration.
                        Par trois fois le pontife marque d'une onction les cinq croix incrustées sur la table d'autel, les deux prmieres fois avec l'huile des catéchumènes, la troisième avec le saint chrême. A chaque oraison il répète la même formule, pendant ce temps le choeur chante des antiennes et des psaumes. Le pontife s'interrompt pour entonner un répons, encenser l'autel et dire une oraison. Pendant une quatrième antienne et un quatrième psaume, il répand sur toute la table et mêle ensemble l'huile des catéchumènes et le saint chrême pour que la pierre en soit tout imprégnée et toute pénétrée. On chante alors une cinquième antienne et un cinquiéme psaume, puis l'Evêque en une dernière formule exprime le résultat des onctions réptées. Jusqu'à ce moment les psaumes sont chantés sans Gloria Patri à la fin, comme pour marquer le caractère de purification.
 
                    2 Onctions des murs de l'église: Sur les murs on été gravées ou peintes des croix qui doivent être pour les générations futures une marque et une attestation de l'acte de consécration. Sur chacune de ces croix brûlent les cierges allumès dès le commencement de la cérémonie. L'Evêque vient faire une onction avec le saint chrême en prononçant une formule (Sanctificetur et consecretur hoc templum) et immédiatement après chaque, il encense la croix. Pendant ce temps le choeur exécute des antiennes, un psaume et des répons auxquels se mêlent cette fois le Gloria Patri et allelluia.  
                       L'Evêque revient ensuite à l'autel où par une antienne et plusieurs oraisons, il prépare les fumigations d'encens qui vont embraser et embaumer l'autel tout entier. C'est comme une oblation d'holcauste sur laquelle on appelle les flammes de l'amour divin. La combustion terminée on nettoie la table d'autel, le pontife y fait descendre les bénédictions du ciel en prère. 
 
                    3 Préface consécratoire:  Elle exprime la reconnaissance pour le choix que Dieu a daigné faire de ce temple sacré, le voeu réalisé dans son enceinte sous le regard des anges ce qu'Abraham et Jacob se proposaient d'obtenir le premier, par l'immolation de son fils, le second par l'autel érigé à l'endroit de sa vision céleste.Le tout se termine par l'antienne Confirma  hoc, le psaume Exurgat Deus, un chant de triomphe après le combat. Et enfin une dernière onction sur la partie antérieure de l'autel, sur les jointures, et deux oraisons pour attirer les regards favorables du Seigneur.
 
 Le rite actuel de la dédicace au point de vue symbolique
 
                      La cérémonie décrite dans les pages précédentes devait plus que toute autre donner occasion à des leçons pratiques et à des interprétations mystiques,pour ce motif, dès les premiers temps, une consécration d'église était toujours accompagnée d'un discours destiné à en expliquer le sens. Il serait trop long d'analyser ici tous les sermons prononcés en pareille circonstance, depuis d'Eusèbe à la dédicace de l'église de Tyr, en passant par les explications des Pères grecs et latins pour arriver à celle des liturgistes du moyen âge.
 

 
                      Retenons deux points principaux qui sont:
  • La dédicace d'une église est comme un baptême de l'édifice sacré.
  • Elle représente l'union entre Dieu et son temple matériel. 

           L'enseignement de la foi est présenté à l'âme paîenne dont le ministre de Dieu tâche d'ouvrir l'intelligence en la marquant du signe de la croix, c'est la période du catéchuménat. Tout ceci est symbolisé dans la cérémonie de la dédicace par:

  • Les douzes cierges allumés le long des murs représentent les douzes apôtres.
  • L'alphabet tracé au sol en forme de croix contenant  l'alphabet grec et latin.  Ils contiennent tous les éléments par lesquels est exprimée la divine doctrine, rappellent la simplicité de la foi que Notre-Seigneur envoya annoncer aux sages et aux puissants du monde.
  • L'enseignement pénétre dans l'intelligence par la vertu de la croix à mesure que l'on s'éloigne le prince des ténébres. C'est ce que marquent les troix coups frappés à la porte de l'église, la croix tracée sur le seuil, les alphabets tracés sur la croix de cendre
  • Les exorcismes et les prières
6 janvier 2021

Cimetières, Croix, tombes, .......

Cimetière, cœmeterium, lieu saint destiné à enterrer les corps des fidèles morts dans le sein de l'église catholique. Ce mot vient du grec et veut dire dortoir ; je dors, parce que dans les principes de la religion, les fidèles défunts ne sont pas proprement morts, ils dorment en attendant la résurrection générale

IMG_1919

      LA MORT---------------L'ÄME HORS.

Dans le mot mort nous retrouvons  la lettre M (mère), dans la lettre T (terre) suivie de O (eau), R (air), ils font partis des  éléments qui composent  notre Mère Terre. Il en manque un, l'élément feu qui lui apparait d'une façon beaucoup plus subtil. Au moment du décès d'une personne on dit qu'il s'éteint, le jour de  la retranscription sur son acte de décès  il sera marqué feu........Ils sont les quatre éléments que constituent notre terre.

Sous l’empire de Charlemagne pour rompre tout à fait avec la coutume païenne de la crémation des dépouilles, il est prescrit de donner une sépulture aux défunts. Ceci en référence aussi au jugement dernier et à la résurrection des morts, réduits en cendres cela ne convenait pas. Mais avec cette idée que plus on est proche de Dieu, plus on est sous sa protection, cela amène à choisir de se faire inhumer dans, et autour de l’église. Pourtant, déjà plusieurs capitulaires de Charlemagne interdisaient les inhumations dans les églises sauf celle des évêques, des abbés et des prêtres. Les interdits sont réitérés jusqu’à la fin du IXe siècle, Mais sans grand effet. L'usage d'enterrer dans l'église s'introduisit aussi insensiblement : on n'y enterra d'abord que les personnes distinguées par leur sainteté, puis les ecclésiastiques, ensuite les hommes constitués en dignités; enfin, depuis plus de huit cents ans, on y enterre les laïques indifféremment.

Juridiquement, les tombes étaient de deux sortes : celles des fondateurs d'églises et de chapelles leur appartenaient en toute propriété ainsi qu'à leurs descendants ou successeurs; par ailleurs, des portions du sous-sol d'une église pouvaient être concédées sans limitation de durée à des familles ou à des corps organisés. Enfin le clergé pouvait autoriser la simple inhumation dans le sol de l'église, sans qu'elle s'accompagne d'une concession.

IMG_5129

Pour les chrétiens, la croix, en raison de la condamnation et de la mort de Jésus est symbole du mystère pascal et signe de salut pour l'humanité. Elle révèle l'amour infini de Dieu dans le don salvafique du Christ mort et ressuscité. Elle nous rappelle notre baptême par lequel nous devenons enfants de Dieu.  Une grande croix au centre du cimetière donne  l'espace, le symbole d'un lieu dominé par la spiritualité chrétienne. Le cimetière lieu de paix et de sérénité par laquelle la mort est avant tout l'événement  scellé de l'itinéraire de tout homme.

Mais elle est encore bien plus, elle concentre un endroit de repos éternel pour constituer une mémoire collective, un passage dans l'aù- delà. Elle est la destinée humaine, un symbole ascensionnel, les âmes s'élèvent vers Dieu.

                                                       

IMG_5137

Tombes funéraires, toutes surmontées d'une croix, ouvrages destinés à perpétuer le souvenir et à matérialiser l'emplacement. Le symbolisme chrétien investi les objets, tombes, croix, peintures, La croix découpe, ordonne et mesure les espaces sacrés des cimetières et églises. 

Au détour de certains lieux, des formes pensées se créent, entités, esprits au plus classique du sens du terme désignent des ressentis, des visions, des apparitions étranges qui peuvent se manifester en ces lieux.

  

DSC_0234

Loi d’inhumation

Jusqu'au  XVIII ème siècle, on avait le droit d'enterrer des morts dans l'église. Le roi Louis XVI interdira cette pratique le 10 mars 1776 pour des raisons de « salubrité de l'air » Il était très fréquent d'enterrer les morts dans l'église et dans les registres on trouvait : «enterré dans l'église», «dans les tombeaux de ses ancêtres», «dans les tombeaux de la fabrique». On devait même payer un droit pour avoir droit à un tombeau dans l'église c'était souvent les nobles, ou les personnes qui faisaient des dons à l'église qui avait des tombeaux dans l'église. On trouve encore des vieilles tombes dans des églises en latin généralement à même le sol.

De chapelles, en cimetières nous avons rencontrés de belles restaurations, de belles mises en valeur de ces lieux qui ont tant à nous raconter, à nous enseigner. Mais hélas, aussi parfois des choix plus hasardeux, douteux, peut-être dus à l'ignorance d'un édile, l'égo d'une famille ou à une concession acquise à perpétuité par un ancêtre, par exemple une pierre tombale ou un caveau flambant neuf à côté d'une tombe abandonnée à la croix moussue et envahie par le lierre.

 

11 mars 2012

Chapelle XIII eme Saint Avit 47150

DSC_5476DSC_5467DSC_5465

1                                                                 2                                                           3 

 

                                     Une petite route s'ouvre dans cette vallée encaissée entre le village de Monflanquin et Lacapelle Biron pour laisser apparaître un petit village aux mille éclats. Maisons moitié en ruines et d'autres restaurées  laissent apparaître des pierres du pays jaunâtre avec des trainées rougeâtres probablement dues à des coulées ferreuses. Des toits à deux pentes recouverts de lauses chapeautent ces vieilles pierres aux mille  histoires.

                                    Au milieu de tout, posée, sobre et majestueuse la chapelle du village.Cette vallée, chargée d'histoire avec des guerres de religions. La dispute des divers territoires aquitain entre l'Angleterre et la France, était un lieu de passage entre Monflanquin et Monpazier en Dordogne.   

Photo 2 et 3: Ce type de croix signalent une bénédiction effectuée lors de la consécration de l'église. Ces croix restent pour les générations futures une attestation de l'acte de consécration.

 

                                                

 DSC_5717A

 Figure 4 Chapelle Saint Avit XIII eme siècle

Photo 4: On peut trouver des églises carrées, rectangulaires ou de plan plus complexe en mélangeant ces différentes formes. Les églises de notre région à partir du Moyen Age étaient pour la plupart rectangulaires.  

 

DSC_5836DSC_5832DSC_5481 

5                                                                           6                                            7

Photo 5: Pousser cette porte n'est pas anodin. L'entrée de cette chapelle est le passage du profane au sacré, elle est marquée d'une demi-marche, comme pour mieux montrer le chemin pour aller à la rencontre de Dieu.

Photo 6: Le baptistère situé dans la partie lunaire de la chapelle, placé sur une veine d'eau symbolisant le Jourdain , là où Jésus fût baptisé. Cette cuve en  pierre, massive, de forme hoctogonale représente les sept jours de la semaine et la résurrection de Jésus.

 Photo 7: Représentation Jésus sur la croix.

DSC_5848

8    

 

 DSC_5849                                                                              9

DSC_5462

10

Photo 8: Un personnage semblant se pencher avec attention  devant un femme agenouillée.

Photo 9: Les églises de notre région n'avaient pas le caractère de nudité sévère qu'on leur donne, la couleur triomphait sur les murs peints. Une femme à la longue chevelure ondoyante et dénouée aux mains jointes en signe de prière.

Photo 10: La scène figurée sur la pierre tombale puise sa signification dans les textes bibliques. C'était un moyen d'expliquer la pesée de l'âme par Saint Michel.

 

 Titres: La paroisse de Saint Avit, sous l'ancien régime, était une cure de l'ancien comme du plus récent archiprêtre de Fumel à la nomination de l'Evêque. Elle figure comme membre du prieuré de Laurenque dans la bulle d'Eugène III de 1153, confirmative des possessions de l'abbaye de Sarlat. On lit dans le verbal de Mascaron de 1dans celui de monsieur de Chabannes de 1738, il y a une chapelle publique ( distante de la chapelle d

 

Extraits des notes du chanoine Durengues (1860-1948)

 

Saint patron: Saint Avit, confesseur (17 juin). Il s'agit de Saintomestique du château) à l'entrée du bourg du côté du couchant, réparée mais interdite. On dit qu'elle est établie pour trois chanoines que le seigneur de la chapelle est obligé de payer, mais il y a cent ans que cela ne se fait. Selon toute vraisemblance, cette chapelle avait été construite et votée par les seigneurs de Biron pour servir aux habitants du bourg qui s'étaient formés autour du château bâti sur cette partie de leur terre. De là, sans doute, le nom de Lacapelle Biron qui prit le lieu et qu'il a gardé depuis ruinée et dépouillée de sa dotation pendant les troubles du XVI eme siècle, cette chapelle fut relevée et restaurée dans la suite, mais les autorités éclésiastiques mirent peu d'empressement à la desservir 682: Il y a une chapelle à cent pas du bourg. Elle est en ovale, longue de six cannes, large de trois et haute de cinq . Les paroissiens demandent qu'on y dise la messe de quinze en quinze, ou du moins le troisième dimanche de chaque mois.Ce n'est pas l'usage, et pour ne pas porter tort à l'église parossiale Sain Avit. En 1783 le comte de Valenu, seigneur du lieu, la fit encore réparer et à partir de cette époque un service régulier semble y avoir été établi.

Eglise: De Saint Avit, Nicolas de Villars notait dans ses mémoires 1609 que cette église est toute couverte, qu'elle a été publiée puis quelques mois par sépulture d'un hugenot, qu'elle a été autrefois consacrée, qu'il n'y a pas de fond que le St sacrement y été réservé dans un vieux reliquaire, la sainte hostie fort vieille, que le cimetière est aussi .........,que la caminade est un peu ruinée mais habitable, que la plupart  des habitant sont huguenots, que l'on ne sait pas qui est recteur, qu'il y a un vicaire logé chez la dame de Biron assez peu catholique.

             Verbal de Mascaron de 1682 porte: Cette église est champêtre, dans un vallon, sur une croupe de montagne à cinq cents pas du château et du bourg. Elle est longue de vingt cannes, large de six, haute de 10. Le sanctuaire est voûté, la nef lambrissée. Le clocher est sur l'arceau.

             Verbal de monsieur Chabannes donne les renseignements suivants: église toute voûtée, le clocher sur le sanctuaire. Il y a des croix sur les murs et on célébre la dédicace le dimanche après Saint Luc (18 octobre). Depuis le verbal de monsieur Bonnac de Radegonde de 1769, il y avait deux chapelles respectivement dédiées à la Sainte Vierge et à Sainte Radegonde. Monsieur Tholien  a consacré à cet édifice la notice suivante: église  Sainte du XIII eme siècle, entièrement voûtée en berceau brisé. Il n'y a pas de doubleau dans la nef. Le choeur assez étroit terminé par une abside , est surmonté d'une haute tour servant de clocher. Une toiture en pierre plate est posée sur .............des voûtes. Cette église remarquable construite en beaux matériaux n'est pas pourvue de contreforts. Elle n'a plus d'ornementation L'un triomphal et le doubleau du choeur repose sur de simples pilastres.

Temporel: Dans cette paroisse, sous l'ancien régime, la dîme du blé, du vin et du chanvre se payait au dixième. On ne dîmait pas les mesures grains. Cette paroisse était un membre du prieuré de Saint Sardos de Lorenques. Le chapitre de Sarlat, auquel le prieuré était uni, prenait encore en 1601 (mémoire de Nicolas de Villars) la moitié de tous les fruits décimaux.Cette paroisse, prenant un quartier de cette dite paroisse appelé le .............. de Montauriol où le curé ne prend rien. A cette époque, et depuis  le curé prenait le reste de la dîme. Il jouissaient en outre d'un ............composé:  1° Une pièce de terre appelée à Padirot, de onze ............d'une valeur locative de quatorze livres et capitale de 308 livres, 2e Une pièce de terre située dans le bourg, dans laquelle il y a un pigeonnier de un cartonnat, d'une valeur locative de 13 livres et capitale de trois cent trente livres, 3e Prè et petit jardin attenant le bourg de Saint Avit de cinq boisselats deux escats, d'une valeur locative de six livres et capitale de 132 livres, 4e Un jardin dans le bourg de un boisselat d'une valeur locative de une livre et capitale de 22 livres, 5e Un pré appelé sur le ruisseau de Lède, de quatre boisselets, d'une valeur locative de six livres et capitale de 132 livres. Le revenu du bénéfice dépassait 1300 livres en 1790. Il y avait aussi à Saint Avit un presbytère, avec une petite décharge, petite écurie, grange, fournil, basse-cour,corridor, terrasse et petit jardin attenant, de deux boisselets et un demi, d'une valeur locative de 55 livres fut vendu 1050 livres pendant la Révolution.     

 

Implantation de la chapelle Avit selon la liturgie du 12 siècle 

 

DSC_7634                                                                                 10

La figure 10: Elle représente le sous-sol aquifère (eau) et les réseaux géomagnétiques (champ magnétique). En voici la légende:

  • Bleu veine d'eau
  • Violet cheminée cosmo-tellurique
  • Jaune réseau solaire  
20 février 2019

La Lune et nos édifices religieux

La lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse dont le foyer est au centre du globe terrestre, au cours de son parcours, elle se rapproche de la Terre pendant quelques jours, à une distance d'environ trois cent soixante mille kilomètres, on dit qu'elle est à son périgée. Puis elle s'en éloigne peu à peu, pour arriver quatorze jours plus tard à une distance maximale de quatre cent neuf mil kilomètres, on dit alors que la lune est à l'apogée. Entre deux passages successifs, s'écoule 27.55 jours.

IMG_4924

Les nœuds lunaires sont des instants pendant lesquels la trajectoire de la lune traverse le plan écliptique, ce phénomène ne dure que quelques heures et s'observe deux fois par mois. Quand la lune est ascendante, on parle de nœud ascendant et inversement quand la lune est descendante on parle de nœud descendant.

Noeuds lunaires

Premier quartier, pleine lune, dernier quartier et nouvelle lune vont former un cycle, la lunaison. La lunaison, est le nom que l'on donne au cycle que forme conjointement le soleil et la lune douze à treize fois dans une année. La lune tourne autour de la terre, et le couple terre, lune tourne autour du soleil. Les positions de ces trois astres sont donc souvent différents mais se retrouvent cycliquement dans les mêmes configurations.   

Pendant des siècles les phases lunaires ou lunaisons furent le seul calendrier, il était l'échelle naturelle du temps.

 

cycle lunaire

 

Toute la durée du cycle nouveau voit alors  succéder les différentes phases de lunaison:

  • Premier croissant: Âge moyen, entre douze et vingt heures, c'est la plus petite partie observable du limbe lunaire éclairé. Entre ce premier croissant et le premier quartier, on observe la lumière cendrée qui correspond à la faible et douce lumière réfléchie par la partie éclairée de la lune.
  • Premier quartier (quadrature): Au septième jour, la partie Ouest de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en première partie de la nuit.
  • Pleine lune (opposition): Au quinzième jour la totalité du disque lunaire est illuminé. A partir de cet instant, on dit que la lune décroît.
  • Dernier quartier (quadrature): Au vingt troisième jour, la partie Est de la lune est éclairée, cela correspond à la moitié du disque lunaire. La lune est visible en deuxième partie de la nuit.
  • Nouvelle lune (conjonction): La fin du cycle moyen aura duré 29 jours, 12 heures et 3 secondes

Quand la lune se trouve entre la terre et le soleil, sa face éclairée n'est pas visible de la terre, c'est ce que l'on appelle la nouvelle lune qui est représentée par un disque noir. Puis en tournant autour de la terre, la lune va laisser apparaître un croissant lumineux qui va augmenter petit à petit jusqu'à devenir lumineux plein, c'est la pleine lune.

Lorsque l'on observe la lune dans l'hémisphère Nord, quand on peut dessiner soit un "p", soit un "d" avec une barre imaginaire on dit que:

  • La lune est croissante quand la barre est située à gauche, elle représente un p
  • La lune est décroissante quand la barre est située à droite, elle  représente un d

Lune montante descendante

Les anciens voyaient la lune formant un couple avec le soleil, elle a joué un rôle important dans toutes les mythologies, ces cycles souvent en relation avec l'idée de la fécondation, mythes ancestraux, à la lune rousse rien ne pousse, mais encore, la lune lave plus blanc, la relation de la femme et de la lune, et dans les expressions, être dans la lune, être lunatique. N'est elle pas un astre mystérieux!

Couleur des lunes traditionnelles

N'oublions pas que la lune a défini les dates de constructions de nos édifices religieux:

  • La lune est associée au temps, elle est le rétroviseur du soleil, elle est le symbole des apparences.
  • Le soleil est associé à l'espace.

Durant le moyen Âge, la lune occupait parmi les astres une relation privilégiée car c'est d'après ses cycles  que l'on mesurait  le temps et déterminait les principales lois de la nature, naissance, croissance et mort. La lune gouverne tous les cycles naturels liés à l'eau, de la pluie aux marées, de la gestation à l'accouchement. Elle est le second des grands luminaires elle incarne le principe féminin qui anime l'univers. Elle préside à l'humeur flegmatique, physiologique et émotive. N'oublions pas que la lune lors de sa phase ascendante, va tirer toutes les énergies pour atteindre son trop plein énergétique le jour de la pleine lune, et inversement ces mêmes énergies décroîtront en lune descendante. La lune qui n'est que le rétroviseur du soleil n'est elle pas là pour nous montrer notre chemin et pour nous rappeler notre état, celui du moment, pour suivre le chemin de la transformation. On comprend mieux pourquoi les constructeurs, ceux de nos chapelles on choisit de placer la zone baptistaire dans la partie lunaire de l'église, partie froide, sombre et humide, mais avant tout elle est là pour nous montrer le chemin de la transformation et d'appartenance pour accéder à la connaissance du divin, la maison de dieu, le baptême est la pour nous conduire à l'élan et l'éveil spirituel donc signe de changement d'état.

Elle est associée au métal argent de par sa couleur et se trouve en relation avec l'organe l'utérus. Le jour de la semaine que l'on lui attribue est le lundi. Mais encore, en fonction de sa couleur, de sa brillance et de sa position, ces différents états étaient considérés comme des signes prémonitoires, elle apparaît, disparaît et se représente sous différentes formes. La lune est depuis toujours considérée comme à l'origine de nombreux phénomènes psychiques comme par exemples la folie hystérique et lunatique.        

 

IMG_4927

 

12 septembre 2013

Règle selon Saint Benoit

Régle Saint Benoit

Selon la régle de Saint Benoit:

Né au 3 éme siècle dans les déserts d'orient, dans les pas d'Antoine l'ermite et des abbés Pachôme et Basile, il multiplie ses adeptes.

Aux orignes du Monachisme (état de moine, institution monastique)

  • En 270 Antoine, l'un des tout premiers ermites chrétiens se retire dans le désert de Pispir, à l'est du Nil.
  • En 320, l'égyptien Pachôme
  • En 358, le Cappadocien Basile
  • En 358, ils instaurent les premiers monastères de moines cénobites (moine qui vit en communauté)   

En occident, l'idéal monastique séduit en premier lieu les évêques tels que :

  • Martin de tours (vers 316-397)
  • Augustin d'Hippone (vers 354-410)
  • Saint Victor de Marseille (vers 415)

Dans sa première expression chrétienne, le monachisme est cette forme de vie religieuse, adoptée par les croyants appelés anachorètes ou ermites.

  • Ils se retirent dans la solitude
  • Ils refusent toutes richesses
  • Ils refusent la vie des plaisirs
  • Ils se réfugient dans la prière

Le mouvement monastique a pris une grande ampleur:

  • Engypte, en Thébaïde et dans le désert de Scété.
  • Syrie
  • Palestine
  • Asie Mineur

        La vie parfaite d'Antoine lui a conféré des charismes, attirant auprès de lui, et malgré son désir de solitude, des disciples. Son admirateur, et ami l'évêque d'Alexandrie Athanase, fait connaitre au monde occidentale l'existence du "Père des moines" Athanase compose la bibliographie d'Antoine, traduit en latin vers 370, ce premier traité de spirualité monastique qui se diffuse dans l'ensemble de l'empire romain, ces brèves sentences ou anecdotes ont données les premières règles de ceux que l'église appellera les "Péres du désert".

L'ascétisme (personne qui s'impose une vie rude) des premiers ermites orientaux pouvait prendre des formes spectaculaire:

  • Les brouteurs ne se nourissaient que d'herbe et de racines
  • Les stationnaires restaient immobiles au milieu des foules
  • Les dentrites vivaient sur les arbres
  • Les stylites, tels des statues au sommet des colonnes

D'orient où il est né, le monachisme se répand rapidement en Occident sous deux formes

  • Erémitique (mode de vie relatif aux ermites)
  • Cénobotique (forme de vie monastique en communauté)

        Au VI ème siècle et VII ème siècles le monachisme est solidement implanté en Occident. Les monastères y suivent chacun sa règle, mais une seule allait devenir universelle des moines d'Occident "celle de Saint Benoit".

 

15 janvier 2019

Le Coq d'Eglise ou " cochet "

 Qui n'a pas rencontré , perché au sommet du clocher de l'église en guise de girouette parfois, un coq. Le clocher est un symbole ascensionnel, il nous indique l'élévation de notre âme, de notre spiritualité . Le coq au sommet est là pour nous protéger, il guette, il nous indique les heures de la nuit par son chant et annonce l'approche du jour .Il rappelle aussi le reniement de Saint-Pierre selon la prédication de Jésus " Avant que le coq ne chante deux fois, tu m'auras rénié trois fois "  (sans doute à minuit et trois heures du matin ), il est donc un attribut de Saint Pierre comme les clefs.

girouette

il est associé à la Résurrection du Christ, à la vigilance chrétienne et au prédicateur . Saint-Pierre était un prédicateur " Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirais mon église ". le coq réveille les croyants et les invite à la prière ...Dans les monastères, autrefois, il ne se célèbrait que deux offices le "Gallinicum " ( heure du coq ) au petit matin et le "Lucernarium " ( heure de la lampe) au soir.  Jadis, les compagnons bâtisseurs sacrifiaient des coqs  pour exorciser leurs constructions. Sa couleur avait une grande importancce car elle correspondait à l'un des trois chants que le gallinacé fait résonner dans la nuit avant l'aube... 

  • le premier coq était de couleur noire car son chant retentit dans la nuit profonde et noire 
  • le deuxième coq doit être rouge, de couleur écarlate, il représente l'aurore, le combat des ténèbres et de la lumière
  • le troisième coq est blanc, signifiant la victoire de la lumière sur les ténèbres. 

C'est le plus jeune apprenti compagnon qui grimpe au sommet du clocher pour placer le "cochet ", girouette en forme de coq, une sorte de rite initiatique pour le jeune apprenti.

Le coq est aussi un animal fabuleux et de légende, il a donné naissance aux chimères et autres monstres à l'aspect composite, comme le Basilic, animal fabuleux rencontré sur des chapiteaux d'églises romanes ( voir album photo  abbayes de la Sauve Majeure 33 ) ayant l'apparence d'un coq à queue de serpent ou de dragon et  aux ailes de coq. Pour le voir naître, il faut qu'un coq âgé de sept ans ponde un oeuf, le dépose dans un tas de fumier et le fasse couver par un crapaud. La bête qui en sort mi-coq, mi-reptile est redoutable: son regard ou son souffle suffit à tuer quiconque l'approche ou croise son regard . Seule astuce pour le vaincre, lui présenter un miroir et son image en reflet le terrasse. 

Le Cocatrix, autre animal fabuleux qui possèderait une tête de coq, des ailes de chauves-souris et un corps de serpent .

L'Hippolectryon de l'Antiquité Grecque, possède l'avant d'un cheval et l'arrière du coq. 

  

19 avril 2015

Le Tulsi ou basilic sacré ...

Basilic sacré

basilic

 

Le nom botanique : Ocimum Sanctum, Ocimum Ternuiflorum

Sa famille botanique : Lamiacée

Origine : Inde

                                         L’homme ne peut se nourrir exclusivement de produits d’origine animale donc les plantes ont toujours fait partie de son alimentation. Hippocrate, grand médecin de l’Antiquité, disait déjà 2500 ans avant Jésus-Christ « Que ton aliment soit ton remède. »

                    La médecine par les plantes se développa aux fils des siècles et des civilisations. Les plus anciennes traces écrites remontent à la Chine, à l’Inde, à la Mésopotamie et à l'Egypte. La médecine Ayurvédique de l’Inde, vieille de plusieurs millénaires, a répertorié quelques 3000 plantes dont plus du tiers sont couramment utilisées. Les principes reposent sur les 5 éléments ( air, terre, eau, feu, éther) et sur les 3 forces dynamiques ou « dosha » ( votta,pitta,kapla) qu’il faut rééquilibrer pour combattre la maladie.

                     Le basilic Tulsi est une variété de basilic, sacrée en Inde et honorée  en médecine ayurvédique. Consacré à Vishnu (chakra sacré siège de la procréation) et Krishna , le basilic Tulsi renforce la foi, la capacité de s’enthousiasmer, la compassion et la clarté spirituelle. Il doit son nom Tulsi en français « incomparable » en référence à l’amante de Krishna transformée en plante.

                     Symbole de protection, il est coutume en Inde, d’apposer sur le torse d’un défunt une feuille de basilic sacré afin de l’aider à trouver le chemin de la paix éternelle.

                      Une infusion de feuilles fraiches de basilic sacré prise tous les matins calme, tout en donnant une certaine énergie physique. Le Tulsi est classé plante « adaptogène » c'est-à-dire qu’elle augmente la  capacité de l’organisme à s’adapter au stress. Elle ramène l’individu à la santé quelle que soit ses problèmes. Elle favorise la reconstruction de la personne épuisée physiquement et moralement et la nourrit. Une consommation journalière de Tulsi équilibre les chakras ; rééquilibre les excès d’énergies mentale créant un stress physique et diminue le trop plein d’idée avec recentrage dans le présent et dans la partie intuitive (ventrale) chakra racine. Elle est utilisée aussi pour améliorer la circulation cérébrale et la mémoire.                  

 

Mes sources :

  • Petit Larousse des Plantes qui guérissent
  • Le-jardin-des-medicinales.com
  • Althéaprovence.com
<< < 1 2 3 4 5 > >>